03/08/09 (B510) Les traits de l’Erythrée / les autorités dessaisissent le CICR de son rôle dans le rapatriement de ressortissants éthiopiens (CICR)

Les autorités érythréennes ont informé le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) qu’il ne participerait plus au rapatriement d’Éthiopiens depuis le territoire national.

Selon les autorités, cette décision est motivée par l’annulation unilatérale par l’Éthiopie de deux opérations de rapatriement, fin 2008 et début 2009.

Depuis 2000, plus de 43 000 civils éthiopiens et érythréens souhaitant regagner leur foyer ont été rapatriés dans leurs pays respectifs sous l’égide du CICR, dans le respect de leur dignité. En sa qualité d’intermédiaire neutre, le CICR a pris les dispositions logistiques nécessaires des deux côtés de la frontière et a confié les personnes rapatriées aux autorités de leur pays d’origine. C’est ensuite à celles-ci qu’il incombe de répondre aux besoins des ressortissants rapatriés et de les réintégrer dans la société.

Conformément à son mandat, le CICR continuera de suivre la mise en œuvre des dispositions de la quatrième Convention de Genève s’appliquant au rapatriement d’Éthiopiens depuis l’Érythrée. La décision prise par les autorités érythréennes de mettre fin à la participation du CICR aux opérations de rapatriement ne porte pas atteinte au droit qu’ont les ressortissants éthiopiens de quitter l’Érythrée s’ils le souhaitent. En outre, elle ne libère pas les autorités érythréennes de leur obligation de veiller à ce que tout futur rapatriement – qu’il ait lieu avec ou sans la participation du CICR – soit mené dans des conditions satisfaisantes de sécurité, d’hygiène, de salubrité et d’alimentation, conformément à l’article 36, paragraphe 1 de la quatrième Convention de Genève.

27/09/08 (B467) CICR / Somalie / Le CICR demande instamment à toutes les parties de respecter le droit international humanitaire.

La récente intensification des combats dans la capitale Mogadiscio a fait des dizaines de morts. Les hôpitaux et autres centres médicaux sont débordés par l’afflux des blessés. De plus, les violents combats ont entravé l’accès de nombreux autres blessés aux soins médicaux dont ils ont besoin d’urgence.

« Suite aux affrontements de cette semaine, plus de 140 blessés ont été admis dans les hôpitaux de Keysaney et Medina à Mogadiscio, qui sont soutenus par le CICR », a déclaré Pascal Mauchle, chef de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour la Somalie. Terrifiées, les personnes abandonnent leur maison pour se réfugier dans des régions plus sûres, mais risquent, ce faisant, d’être prises dans les feux croisés ».

Le CICR déplore le nombre élevé de victimes civiles. Il demande instamment à toutes les parties au conflit de respecter les règles du droit international humanitaire, et leur rappelle qu’il est interdit de diriger des attaques contre des civils ne prenant pas directement part aux hostilités ou des attaques indiscriminées visant sans distinction des objectifs militaires et des civils ou des biens de caractère civil. Toutes les mesures de précaution possibles doivent être prises pour épargner les civils et leurs biens contre les effets des hostilités. Le personnel médical et humanitaire ainsi que les hôpitaux et les dispensaires doivent être respectés et protégés.

Le CICR distribue des secours médicaux aux hôpitaux de Keysaney et Medina, qui ont traité, à eux deux, plus de 2 200 blessés depuis janvier. Il a aussi récemment étendu son soutien à cinq autres centres de soins de santé primaire temporaires du Croissant-Rouge de Somalie à la périphérie de Mogadiscio qui prennent en charge plus de 200 000 personnes déplacées ayant fui la capitale ces derniers mois.

Le CICR dispense une aide humanitaire à la population somalienne depuis 1977 et travaille en étroite coopération avec le Croissant-Rouge de Somalie.

17/09/08 (B465-B) CICR / Somalie : le CICR distribue des vivres et de l’eau, dispense des soins de santé et insuffle de l’espoir

La situation en Somalie continue de se détériorer et est parmi les pires du monde sur le plan humanitaire. Des villes et des cités toujours plus nombreuses dans le centre et le sud du pays ont été en proie à des affrontements armés.

La capitale Mogadiscio est toujours le théâtre d’affrontements particulièrement intenses.

Un grand nombre de civils ont été tués ou blessés, pris dans des feux croisés, et des centaines de milliers de personnes ont dû fuir leur maison.

La sécheresse chronique ne fait qu’aggraver leurs problèmes. Pendant ce temps, le coût de la vie est monté en flèche, laissant bon nombre de personnes dans l’impossibilité d’acheter des vivres et autres biens de première nécessité. Selon les équipes d’évaluation du CICR, de nombreuses familles déplacées de diverses régions survivent avec moins d’un repas par jour et doivent dépenser une part de plus en plus importante de leur maigre revenu pour se procurer de l’eau potable. De nombreuses communautés locales s’efforcent de donner refuge au nombre toujours plus important de familles qui fuient les hostilités.

Secours acheminés à des centaines de milliers de personnes pour lutter contre la sécheresse

Les pluies insuffisantes en milieu d’année ont conduit le CICR à lancer cette année une deuxième opération de distribution de secours pour atténuer les conséquences de la sécheresse. Par son programme de distribution d’eau d’une durée de 35 jours devant prendre fin à la mi-octobre, l’institution vise à distribuer 70 millions de litres en rations de survie dans 500 endroits.

Plus tôt dans l’année, le CICR avait déjà lancé une vaste opération pour atténuer les conséquences de la sécheresse à la suite d’une saison de pluies nettement inférieures à la moyenne. L’institution avait acheminé par camion 187 million de litres d’eau à près d’un demi-million d’éleveurs et leur bétail dans plus de 400 endroits pendant cent jours.

Le CICR a aussi continué à rénover et à remettre en état l’infrastructure stratégique d’approvisionnement en eau. Cette année, les efforts visant à améliorer les sources d’eaux souterraines (puits et forages) et les installations de stockage des eaux de surface (réservoirs d’eau privés et captages de l’eau de pluie) ont permis à quelque 180 000 personnes de continuer à avoir accès à de l’eau. Des projets similaires en cours d’exécution devraient bénéficier à 140 000 autres personnes d’ici la fin de l’année.

Soutien aux hôpitaux de Mogadiscio

Le CICR apporte son soutien aux deux grands hôpitaux chirurgicaux de Mogadiscio, Médine et Keysaney, qui ont traité, à eux deux, plus de 2 000 victimes depuis janvier. En 2007, les deux installations ont soigné plus de 4 000 personnes blessées lors du conflit.

Le CICR aide à couvrir les frais de fonctionnement des deux hôpitaux, et fournit des secours médicaux, une formation et des chirurgiens. Ses équipes chirurgicales ont également apporté leur concours à d’autres hôpitaux dans des régions du pays à forte instabilité, qui elles aussi ont reçu des secours médicaux.

Une équipe de chirurgiens du Croissant-Rouge du Qatar, soutenue par le CICR, travaille à l’hôpital de Keysaney, géré par le Croissant-Rouge de Somalie.

Soins de santé primaires

Le CICR a récemment étendu son soutien à cinq autres centres de soins de santé primaires du Croissant-Rouge de Somalie à la périphérie de Mogadiscio qui prennent en charge plus de 200 000 personnes déplacées ayant fui la capitale ces derniers mois. Les 32 dispensaires relevant du Croissant-Rouge de Somalie dans le centre et le sud du pays, soutenus par le CICR, ont procédé à plus de 142 500 consultations et 61 500 vaccinations depuis janvier.

Secours et aide d’urgence

Le CICR a adapté ses opérations pour mettre l’accent sur les secours à grande échelle pour les familles de personnes déplacées, leurs communautés d’accueil et les éleveurs frappés par la sécheresse.

L’institution vient aussi en aide aux personnes qui souffrent à cause du conflit et de catastrophes naturelles par des projets « eau et assainissement », ainsi que par des programmes portant sur les moyens de subsistance pour accroître la production agricole et augmenter les revenus des communautés et des groupes vulnérables particulièrement touchés par la détérioration de la situation humanitaire.

Depuis janvier, le CICR a distribué :

· des rations alimentaires devant suffire pour quatre mois à plus de 500 000 personnes. Les rations mensuelles comprennent 12 kg de céréales, quatre kilos de haricots et deux litres d’huile par personne.

· des articles ménagers de première nécessité à 420 000 personnes, notamment du matériel pour la construction d’abris, des ustensiles de cuisine, des couvertures, des nattes, des jerrycans et des vêtements.

· des assortiments de semences de légumes à 10 000 familles, leur permettant d’avoir une nourriture plus diversifiée.

· des semences de cultures vivrières à près de 20 000 familles d’agriculteurs tributaires de l’agriculture pluviale.

L’année dernière, plus de 800 000 personnes ont reçu des articles ménagers de première nécessité dans le sud et le centre de la Somalie, dans les zones situées autour de Mogadiscio et dans la région au nord de Sool. Plus de 230 000 personnes contraintes de fuir Mogadiscio ont reçu une ration alimentaire pour trois mois.

Rétablissement des liens familiaux

Le rétablissement et le maintien des contacts entre des membres d’une famille dispersée par le conflit sont une autre composante majeure de l’action du CICR. En coopération avec le Croissant-Rouge de Somalie, le CICR a recueilli près de 4 000 messages Croix-Rouge et en a distribué plus de 9 700, dont bon nombre provenant de l’extérieur du pays. Le CICR a ouvert 130 dossiers de rétablissement des liens familiaux en réponse aux demandes de personnes recherchant des membres de leur famille et a émis 100 documents de voyage CICR.

Le CICR en Somalie

Le CICR est présent en Somalie depuis 1977. En 1982 il a contribué à répondre aux conséquences résultant de la guerre entre l’Éthiopie et la Somalie. Au début des années 90, il a mené une vaste opération de secours d’urgence lorsque la guerre civile et les catastrophes climatiques dévastatrices ont entraîné la famine.

Aujourd’hui, la plupart des opérations du CICR se déroulent dans le centre et le sud de la Somalie, où les affrontements armés perdurent et les services essentiels sont quasi inexistants.

L’institution répond aux situations urgentes complexes de la Somalie par une vaste gamme d’activités visant principalement la population rurale.

Pour pouvoir fonctionner dans cet environnement difficile, le CICR fait appel à un réseau de collaborateurs locaux expérimentés et compétents. Dans le même temps, le CICR travaille en partenariat étroit avec le Croissant-Rouge de Somalie, afin d’étendre les capacités de la Société nationale dans les domaines de la santé, des secours et du rétablissement des liens familiaux.

11/03/08 (B438) CICR : Communiqué de presse. Somalie : une détérioration inquiétante de la situation humanitaire

Si l’attention des médias, ces dernières semaines, s’est fixée sur d’autres crises frappant l’Afrique, la situation humanitaire en Somalie a continué de se détériorer de manière alarmante.

Le long conflit armé qui secoue le pays s’est intensifié, avec des vagues de violents combats non seulement à Mogadiscio, la capitale, mais aussi dans d’autres régions. Des centaines de milliers de personnes ont été déplacées. Leur situation a été exacerbée par le manque chronique de pluie. Le coût de la vie a grimpé si brutalement que de nombreuses personnes n’ont pas les moyens de s’acheter de la nourriture et d’autres produits de première nécessité.

Les équipes d’évaluation du CICR signalent que dans plusieurs régions, un grand nombre de familles déplacées doivent survivre avec un peu moins d’un repas par jour et consacrer une part de plus en plus importante de leurs maigres revenus à l’achat d’eau potable. Les pénuries de nourriture et d’eau menacent la survie de la population dans les régions de Mudug, Galgudud, Nugaal, Bakool et ailleurs. Dans certaines parties du pays, les habitants dépendent entièrement de l’élevage et du commerce. Mais beaucoup de zones de pâturage sont devenues arides, et les bergers perdent les animaux qui sont trop faibles pour parcourir des distances de plus en plus longues entre les pâturages et les rares points d’eau. Dans ces régions où de nombreuses familles vivent principalement de l’agriculture, comme à Bakool, les maigres récoltes dues au manque de pluie durant deux ans ont entraîné de grandes souffrances.

Conditions de vie

« Nous sommes allés là où la population déplacée avait peu de nourriture et pratiquement aucun bien », dit Daniel Gagnon, spécialiste des secours du CICR en Somalie. « Les déplacés nous ont dit que les bombardements à Mogadiscio étaient si intenses qu’ils avaient dû fuir en laissant derrière eux même leurs effets personnels les plus indispensables. »

Il y a deux mois, 3 500 familles sont arrivées à Guriel, à 300 km de Mogadiscio. « Ces familles endurent les pires souffrances. Les conditions de vie sont effroyables, déclare M. Gagnon. Dans certains endroits, la nourriture, l’eau, les articles ménagers de première nécessité et les installations sanitaires sont rares ou inexistants. »

Dans la région de Mudug, toutes les communautés visitées par les équipes du CICR avaient perdu leurs principaux moyens de subsistance. L’économie locale est fondée sur l’élevage et l’agriculture, et la plupart des gens vivent au jour le jour. « Il y a une grave sécheresse dans la région, où la pluie n’est pas tombée en suffisance depuis trois ans », explique Julian Jones, coordonnateur du CICR pour les projets eau et habitat en Somalie. « La combinaison d’une grave pénurie d’eau et de pâturages trop éloignés signifie que les gens ne peuvent pas faire grand-chose à part espérer qu’il pleuve. »

Certaines communautés font tout leur possible pour donner refuge au grand nombre de familles déplacées fuyant le conflit armé à Mogadiscio – un nombre qui ne cesse de croître. Dans certaines parties de Bakool, en raison de la sécheresse prolongée, des agriculteurs vivent dans la misère. « Après toute une année de lutte, les mécanismes de survie ont atteint leurs limites », dit Henri Maindiaux, agronome du CICR pour la Somalie. « En plus de la nourriture, l’eau devient une préoccupation majeure. »

Soins de santé pour les familles à Afgoye et Danile

Un grand nombre de familles déplacées de Mogadiscio vivent à seulement quelques kilomètres de la capitale. « Dans les districts d’Afgoye et de Danile, les gens sont inquiets de voir augmenter les cas de maladies telles que la diarrhée et le paludisme. Et ils ne peuvent aller nulle part pour se faire soigner correctement, la situation étant trop dangereuse à Mogadiscio », explique Rodolfo Rossi, délégué médical du CICR pour la Somalie.

Au cours des deux premiers mois de 2008, le CICR a aidé le Croissant-Rouge de Somalie à ouvrir trois dispensaires provisoires à Afgoye et un à Danile. Les trois dispensaires d’Afgoye assurent en moyenne 130 consultations par jour, et celui de Danile 70 par jour. Avec le soutien du CICR, la Société nationale gère dans le centre et le sud de la Somalie 25 dispensaires qui desservent une population de 260 000 personnes. Depuis janvier, ces structures ont assuré près de 18 000 consultations.

Traitement des blessés à Mogadiscio

À Mogadiscio, le nombre élevé de blessures par arme demeure une source de grande inquiétude pour le CICR. Chaque jour, les équipes chirurgicales des deux principaux hôpitaux, Medina et Keysaney, soignent des dizaines de personnes blessées par des éclats d’obus ou des balles. Le CICR continue de fournir une assistance importante à ces hôpitaux disposant de services spécialisés.

Depuis le début de l’année, les hôpitaux Medina et Keysaney ont traité plus de 600 blessés, dont 350 femmes et enfants. En 2007, ils avaient traité plus de 4 000 blessés.

Depuis août 2007, deux chirurgiens du Croissant-Rouge du Qatar travaillent à l’hôpital Keysaney, géré par le Croissant-Rouge de Somalie. Ils réalisent environ 120 opérations par mois. En outre, ils organisent des sessions de formation destinées au personnel médical.

Appel à épargner les civils

À plusieurs reprises, le CICR a rappelé aux parties au conflit qu’elles doivent prendre toutes les mesures possibles pour éviter de faire des victimes parmi les civils et d’endommager des biens civils.

Profondément préoccupé par la détérioration de la situation humanitaire et la dégradation des conditions de sécurité, le CICR a depuis janvier renforcé ses opérations humanitaires dans le pays. « Il est essentiel que le personnel humanitaire, ainsi que les secours et le matériel médical soient respectés et protégés », souligne Pascal Hundt, chef de la délégation du CICR pour la Somalie.

Outre les programmes de secours d’urgence et médicaux, le CICR continue de mener des activités telles que l’installation et la remise en état de systèmes d’approvisionnement en eau, la réalisation de projets portant sur l’agriculture et les moyens de subsistance, la transmission de messages Croix-Rouge et le rétablissement des liens familiaux dans différentes régions du pays. Actif en Somalie depuis 1977 et travaillant en étroite coopération avec le Croissant-Rouge de Somalie, le CICR reste un acteur essentiel en matière d’aide d’urgence aux victimes du conflit armé et des catastrophes naturelles.

Vue d’ensemble des activités d’assistance

Depuis janvier 2008, le CICR a :
· transporté par avion quelque 16 tonnes de matériel médical et chirurgical destinées aux hôpitaux de Mogadiscio ;
· fait parvenir cinq tonnes de matériel médical à 25 structures médicales du Croissant-Rouge de Somalie dans les régions du centre et du sud du pays ;
· fourni aux hôpitaux de Borama et de Bossaso environ 3,5 tonnes de matériel médical et chirurgical pour traiter les blessés de guerre.

Depuis mi-février 2008, le CICR a fourni :
· des rations alimentaires – riz, haricots secs et huile végétale – pour une période de deux mois à plus de 22 000 personnes vulnérables et sans ressources dans le nord de la région de Mudug et dans certaines parties de la région de Nugaal, et à plus de 27 000 personnes dans le sud de la région de Sool ;
· des assortiments complets d’articles ménagers – matériel pour l’installation d’abris, batteries de cuisine, vêtements pour adultes et enfants, matelas, couvertures et jerrycans – à près de 155 000 personnes dans les régions de Mudug et de Galgudud, la zone de El Dere, Danile (à la périphérie de Mogadiscio), Medina (dans la capitale) et la région du Moyen-Shabelle.

En outre, deux millions de litres d’eau sont transportés chaque jour par la route et distribués à 350 000 personnes dans les régions de Mudug, du nord de Bakool, de l’est de Bay et de Galgudud.

10/10/07 (B416) CICR (Croix Rouge) Somalie Dernier compte rendu des activités du CICR sur le terrain et appel à l’aide pour les familles sinistrées en Somalie.

Distribution de semences

Dans le centre et le sud de la Somalie, la sécurité alimentaire s’est gravement détériorée depuis juin, car la saison des pluies, prenant fin en mai, a été insuffisante. La récolte étant mauvaise, de nombreux paysans n’ont pas pu garder des semences pour les prochaines semailles, qui commencent normalement en octobre. Ce problème a encore été aggravé par un effondrement du commerce dans la capitale, Mogadiscio, où les prix des produits de consommation de base ont connu une brusque hausse.

Fin septembre, le CICR a distribué des semences et des rations alimentaires pour deux mois (notamment 48 kg de haricots et 24 l d’huile par famille) à 26 750 familles – paysans pauvres et personnes déplacées ayant accès à des terres. Cette opération a amélioré la sécurité alimentaire de 160 750 personnes se trouvant dans une situation économique critique.

« Lorsque la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance sont tous deux menacés, il ne suffit pas de fournir des semences. L’aide doit aussi comprendre des vivres pour éviter que les gens ne consomment les semences et pour leur permettre de tenir le coup jusqu’à la prochaine récolte, » a déclaré Mathias Frese, coordonnateur du CICR en Somalie pour les secours et la sécurité économique.

Malgré la situation désastreuse régnant dans le reste du pays, les paysans établis le long des rivières Juba et Shabelle ont fait une bonne récolte, grâce à la production obtenue sur les terres dont les eaux s’étaient retirées. En octobre 2006, après des inondations dévastatrices, le CICR avait distribué des assortiments de semences à 59 000 familles, leur permettant de faire une récolte tardive.

Le CICR est très attentif à la menace de nouvelles inondations qui pourraient se produire lors de la prochaine saison des pluies, surtout dans les zones où les berges des rivières sont fragilisées. Il a déjà distribué 110 000 sacs de sable dans cinq régions, à titre préventif.

Traitement des blessés à Mogadiscio

Les structures médicales de Mogadiscio, dont les hôpitaux Keysaney et Medina, continuent à accueillir des dizaines de blessés par armes chaque semaine, les chirurgiens travaillant souvent nuit et jour. Rien qu’au cours des trois premières semaines de septembre, ces deux hôpitaux ont traité 158 blessés. Depuis le début de l’année, ce ne sont pas moins de 3 387 blessés qui ont reçu des soins, dont 965 femmes et enfants.

En août et septembre, une équipe chirurgicale de quatre personnes du Croissant-Rouge du Qatar, collaborant avec le CICR et le Croissant-Rouge de Somalie, a réalisé 86 opérations dans les hôpitaux Keysaney et Medina, ce qui a permis d’augmenter considérablement les capacités chirurgicales des deux établissements et ouvert la voie à une future coopération avec le Croissant-Rouge du Qatar.

À Mogadiscio, la priorité du CICR consiste à apporter aide et soutien aux structures chirurgicales spécialisées. Depuis janvier, l’institution a transporté par voie aérienne 102 tonnes de fournitures chirurgicales et médicales destinées aux hôpitaux de la capitale somalienne.

Le CICR rappelle régulièrement à toutes les parties impliquées dans le conflit armé qu’elles ont l’obligation d’épargner les effets des hostilités à la population civile et de mettre les installations et les services médicaux à la disposition de tous ceux qui en ont besoin, que ce soient des civils ou des combattants blessés. Il insiste sur le fait que les structures médicales, leur personnel et les collaborateurs des organisations humanitaires sont explicitement protégés par le droit international humanitaire.

Parallèlement à ses programmes d’urgence, le CICR poursuit d’autres activités; il apporte notamment son soutien à 24 dispensaires du Croissant-Rouge de Somalie dans les régions du centre et du sud du pays et aux hôpitaux de Mogadiscio, il construit et répare des systèmes d’approvisionnement en eau, réalise des projets pour améliorer l’agriculture et les moyens d’existence, s’emploie à transmettre des messages Croix-Rouge et à rétablir les liens familiaux.

Présent en Somalie depuis 1977, le CICR , qui travaille en étroite collaboration avec le Croissant-Rouge de Somalie, reste l’un des plus grands fournisseurs d’aide d’urgence aux victimes des conflits armés et des catastrophes naturelles de ce pays.

Aperçu général de l’aide

Depuis juin 2007, le CICR a :

  • distribué, avec des volontaires du Croissant-Rouge de Somalie, une troisième ration alimentaire d’un mois à 225 000 personnes, déplacées de Mogadiscio vers les régions de Mudug, Galgadud, Moyen et Bas Shabelle, Bas Juba et Galkayo et vers le district de Danile ;
  • fourni à 55 520 personnes des articles ménagers essentiels, notamment des feuilles de plastique, des ustensiles de cuisine, des jerrycans, des nattes, des couvertures et des vêtements, dans les régions du Bas Juba (y compris Kismayo), du Moyen et Bas Shabelle, de Galgadud et de Gedo;
  • distribué 20 000 moustiquaires à 10 000 familles dans le Nord Gedo et le district de Badhade ;
  • fourni 110 000 sacs de sable pour lutter contre les inondations dans les régions du Bas et du Moyen Shabelle, de Gedo, ainsi que du Bas et Moyen Juba ;
  • réhabilité deux systèmes pour l’irrigation de 240 hectares de terres agricoles dans la région d’Hiran;
  • réhabilité sept vannes utilisées pour irriguer 700 hectares de terres agricoles dans le Bas Shabelle ;
  • distribué des assortiments de semences de légumes à 20 000 paysans des régions du nord, du centre et du sud du pays;
  • traité 890 blessés par armes à Mogadiscio ;
  • dans les régions méridionale et centrale, rénové 17 puits creusés à la main et poursuivi le travail sur 18 autres, réalisé quatre forages et poursuivi le travail sur quatre autres, réhabilité six points de captage d’eau de pluie et poursuivi le travail sur deux autres ;
  • collecté et distribué respectivement plus de 2 500 et 4 120 messages Croix-Rouge et permis à 109 familles de retrouver des proches.

02/06/07 (B398) CICR / Somalie : Une vaste intervention d’urgence (Info lectrice)

Depuis la fin mars, le CICR renforce ses opérations
humanitaires en Somalie. En collaboration étroite avec le Croissant-Rouge
de Somalie, il concentre ses efforts sur le traitement des personnes blessées
dans les combats et sur l’assistance aux familles forcées de quitter
leur maison. Le CICR, qui mène des activités en Somalie depuis
1977, est une des rares organisations humanitaires à avoir pu fonctionner
pendant la récente crise.

Les organisations humanitaires en Somalie travaillent dans des conditions
dangereuses et imprévisibles.

Leur aide est requise dans de nombreux endroits, distants les uns des autres.
« Il y a des centaines de petites zones d’installation. Un grand nombre
de familles déplacées sont dispersées à travers
le centre et le sud de la Somalie, ce qui rend la distribution des secours
très difficile. Toutefois, la fourniture des secours doit être
rapide et efficace, car les gens sont épuisés et traumatisés
», a déclaré Mathias Frese, coordonnateur des secours
du CICR.

D’après les équipes du CICR envoyées dans les régions
où les familles déplacées se sont réfugiées,
il n’y aurait aucun lieu d’hébergement ; la nourriture, les articles
ménagers essentiels et, parfois, l’eau potable manqueraient cruellement.
« Certaines familles ont quitté Mogadiscio sans rien pouvoir
emporter avec elles et sont obligées de s’entasser, sous des arbres,
avec leurs enfants. Elles n’ont pas de nourriture, pas d’abri, rien »,
a raconté Daniel Gagnon, un délégué du CICR.

Avec le début de la saison des pluies, les enfants, déjà
épuisés par les longues marches et n’ayant pas d’abri correct,
sont gravement exposés à la maladie. «

Certains d’entre eux arrivent dans les dispensaires, souffrant de malnutrition
et de diarrhée aqueuse », a raconté Nasra Ismail, chef
du dispensaire géré par le Croissant-Rouge de Somalie à
Dousamareb, où quelques familles déplacées de Mogadiscio,
à 500 km, ont trouvé refuge.

Tout en menant ses interventions d’urgence, le CICR a poursuivi ses autres
activités : soutien médical à 23 dispensaires du Croissant-Rouge
de Somalie dans le centre et le sud du pays, construction et réparation
d’installations d’approvisionnement en eau, poursuite de programmes agricoles
et projets de création de moyens d’existence, et rétablissement
des liens familiaux par l’intermédiaire des services de recherches
et des messages Croix-Rouge.

Soins aux blessés

Les familles fuyant Mogadiscio, théâtre d’intenses combats, les
chirurgiens et le personnel hospitalier de la capitale ont travaillé
24 heures sur 24.
Malgré l’insécurité régnant
à Mogadiscio, la non-disponibilité des moyens de transport et
la difficulté qui en résulte de transporter les blessés
dans les hôpitaux de la ville, les victimes n’ont cessé d’affluer.

Les hôpitaux de Medina et Keysaney à Mogadiscio ont augmenté
leur capacité de 65 à 200 lits en installant des tentes sur
leur terrain. Ils ont aussi recruté du personnel supplémentaire.
Pour faire face aux besoins urgents, le CICR a transporté par avion
de grandes quantités de secours médicaux et chirurgicaux vers
les hôpitaux de la capitale.

Situé à Mogadiscio-Nord, l’hôpital de Keysaney est géré
par le Croissant-Rouge de Somalie et, depuis 1991, il reçoit le soutien
du CICR. Installé à Mogadiscio-Sud, l’hôpital de Medina
fonctionne quant à lui avec la participation de la communauté
locale ; le CICR lui apporte son soutien depuis 1999.

Chaque mois, le CICR fait parvenir une assistance – chirurgicale et autre
– à ces deux établissements, prend en charge les salaires des
membres du personnel et assure le soutien à l’entretien. Il dispense
en outre une formation aux personnels médical et technique et s’emploie
à développer l’infrastructure de ces hôpitaux.

Depuis le 1er janvier, les hôpitaux de Medina et Keysaney ont traité
2 080 blessés. Les structures médicales soutenues par le CICR
dans le centre et le sud du pays, à Mogadiscio notamment, ont quant
à elles soigné 3 150 blessés.

D’autres structures médicales à Mogadiscio qui accueillent et
soignent les blessés bénéficient d’une assistance ponctuelle
du CICR.

L’approvisionnement en eau potable

Une des tâches les plus urgentes du CICR a été de fournir
de l’eau potable aux personnes les plus vulnérables. Chaque semaine,
les structures médicales signalent des centaines de cas de diarrhée
aqueuse. Le manque d’eau potable dans le Bas-Shebelle, le Moyen-Shebelle et
le sud du Galgudud, où un grand nombre de familles déplacées
ont trouvé refuge, aurait aggravé une situation déjà
précaire sur le plan de la santé publique.

Chaque jour, de l’eau potable chlorée a été amenée
par camions à 60 000 personnes.

En outre, de grandes quantités de paquets de sels de réhydratation
orale ont été distribuées à cinq centres de réhydratation
de Mogadiscio, administrés par le Croissant-Rouge de Somalie, et à
des structures médicales du centre et du sud de la Somalie.

09/05/07 (B394) Somalie : le CICR accroît une aide vitale pour des centaines de milliers de victimes du conflit (Info lectrice)

Emetteur:
CICR Comité International de la Croix-Rouge

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) demande à
ses donateurs internationaux de financer une augmentation de 18,7 millions
de francs suisses de son budget pour la Somalie, où il déploie
déjà l’une de ses plus vastes opérations au niveau mondial.


Cet appel, qui porterait ce budget à plus de 46 millions de francs
pour 2007, a été lancé pour répondre aux besoins
urgents des victimes des récents combats à Mogadiscio, notamment
des blessés et des personnes déplacées ou essayant de
revenir chez elles.

« Ces combats
font suite à une année au cours de laquelle la Somalie a connu
ses pires inondations depuis des décennies, ainsi qu’une grave sécheresse,
un conflit armé et une criminalité généralisée,
qui ont plongé la population dans une pauvreté croissante et
augmenté ses privations et ainsi que sa dépendance de l’aide
extérieure “, a déclaré Pascal Hundt, chef de la
délégation du CICR pour la Somalie.

Le CICR a renforcé
ses programmes d’aide. Une opération de transport d’eau par camions
a été mise en place pour fournir de l’eau potable pour trois
mois à 60 000 personnes – déplacés internes et habitants
– à la périphérie de Mogadiscio. Du matériel pour
abris et des articles ménagers essentiels sont distribués à
300 000 personnes vulnérables; en outre, des rations alimentaires quotidiennes
sont fournies pendant trois mois à des familles déplacées
sans ressources, dans diverses régions du centre et du sud de la Somalie.
Quelque 210 000 personnes devraient bénéficier de ces vivres.

Depuis le début
de troubles importants en décembre 2006, le CICR a augmenté
ses livraisons d’articles de premiers secours et de fournitures chirurgicales
aux hôpitaux et aux dispensaires situés à Mogadiscio et
aux alentours. Quelque 3 000 blessés de guerre ont déjà
été traités cette année. Au cours de ces prochaines
semaines, le CICR envisage d’accroître encore son soutien aux structures
médicales de Mogadiscio et des régions centrales et méridionales.
L’institution continue à inviter fermement toutes les parties au conflit
à respecter les règles du droit international humanitaire, et
en particulier à épargner les civils, le personnel médical
et le personnel humanitaire, notamment les volontaires du Croissant-Rouge
de Somalie,

Le CICR travaille
en Somalie depuis 30 ans et il dispose d’une délégation pour
ce pays à Nairobi depuis 1994. Il s’attache essentiellement à
fournir une aide d’urgence aux personnes qui sont directement touchées
par le conflit armé, dont les conséquences sont souvent aggravées
par la sécheresse ou par des inondations. Il gère également
un vaste programme de premiers secours, de soins médicaux et de santé
publique, et s’emploie à rétablir les liens familiaux par le
biais de ses services de recherches et de messages Croix-Rouge.

En Somalie, le CICR
réalise toutes ses activités en étroite coopération
avec le Croissant-Rouge de ce pays. Actuellement, 15 expatriés et 33
collaborateurs locaux travaillent dans diverses régions du pays.

31/05/06 (B352-A) La situation s’agrave en Somalie. La violence monte entre les forces en présence, qui n’hésitent plus à violer les Droits de l’Homme et à attaquer des hôpitaux. Le CICR est extrêmement inquiet. (Deux articles dont un en anglais, signalés par un lecteur)

1 – Somali gunmen seize key hospital

Mogadishu’s medical facilities are already stretched
Gunmen have seized a key hospital in the north of Somalia’s capital, Mogadishu, the International Committee of the Red Cross (ICRC) has confirmed.

An ICRC spokesman said dozens of wounded had been forced to flee the clearly marked Red Cross facility in violation of humanitarian law.

The militia are loyal to a group of secular warlords who have been battling rivals from the Islamic courts.

Some 200 people have been killed in recent fighting between the groups.

Somalia has had no effective government since the overthrow of President Siad Barre in 1991 but this year’s clashes have been the worst in the capital for more than a decade.

A truce agreement between the two rival militias was broken last week.

‘War crimes’

The UN’s humanitarian co-ordinator for Somalia warned the militias that their actions may be considered war crimes under international law.

We saw armed fighters entering into the hospital and taking some military positions on the roof of the hospital

“Any deliberate attempt to prevent wounded or civilians receiving assistance and protection during fighting in the city may constitute elements of future war crimes,” Eric Laroche told AFP news agency.

Meanwhile, a senior American diplomat, Michael Zorick, who specialises in Somalia, has been removed from his post in Nairobi after expressing concerns about US support for the Mogadishu warlords, who say the Islamic

Courts are sheltering al-Qaeda fighters.

The US merely says it will support those trying to stop “terrorists” setting up in Somalia but stresses its commitment to the country’s transitional government, which functions from Baidoa, 250km (155 miles) north-west of the capital.

‘Tense’

The ICRC’s Pascal Hundt urged the gunmen of the warlords’ Anti-Terrorism Alliance to leave so the medical staff could continue looking after the injured.

Are you in Mogadishu? Send us your experiences

He told the BBC there were 120 patients in Keysaney Hospital when armed fighters arrived on Monday afternoon during a lull in fighting.

“We saw armed fighters entering into the hospital and taking some military positions on the roof of the hospital,” he said.

Facts and figures about life in Somalia

At-a-glance

He said 60 patients were taken home by their families. The other patients were still at the hospital with some Red Crescent staff.

“The situation remains very very tense,” he said.

But an alliance commander told the agency their aim was “to protect [the hospital] from the Islamic courts militia that could prevent people from getting medical aid”.

The Islamic Courts grouping has gradually been gaining the upper hand in recent fighting and civilians have been hiding in their homes or fleeing the sporadic but heavy battles.

The fighting began earlier this year when a group of warlords, who had divided Mogadishu into fiefdoms, united to form the Anti-Terrorism Alliance to tackle a growing Islamist force.

The Anti-Terrorism Alliance includes eight warlords, among them four ministers in the current government.

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2 – CICR – Somalie : Le CICR est extrêmement préoccupé par le nombre élevé de victimes civiles

Type : Communiqué de presse

Emetteur: CICR


Thème: Dossiers | Afrique

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant-Rouge de Somalie sont extrêmement préoccupés par les lourdes pertes en vies humaines et les souffrances endurées par les civils suite à la recrudescence des violents affrontements armés, menés sans discrimination à Mogadishu. Ils lancent un nouvel appel à la retenue dans les combats.

Le 25 mai, des hôpitaux de la capitale, en particulier l’hôpital Keysaney, géré par la Société nationale, et l’hôpital Medina, ont admis plus de 150 blessés, parmi lesquels des femmes et des enfants. Quant au nombre de morts, estimé à plusieurs dizaines, il n’a pu être confirmé par des sources indépendantes. Depuis le début des affrontements, le 18 février, plus de 300 personnes ont été tuées et 1 500 blessés ont été soignés dans les hôpitaux.

Le CICR et le Croissant-Rouge de Somalie demandent instamment à tous les belligérants de respecter les règles du droit international humanitaire et de faire preuve, en permanence, de la plus grande prudence dans la conduite des opérations militaires, afin d’épargner la vie et la dignité des blessés, des malades, des détenus et des civils en général. De plus, il est impératif que toutes les parties au conflit armé prennent toutes les mesures possibles pour protéger le personnel et les installations sanitaires, ainsi que les véhicules utilisés pour transporter les blessés et les malades.

Les personnels du CICR et du Croissant-Rouge de Somalie doivent eux aussi être respectés pour qu’ils puissent mener à bien leurs activités humanitaires vitales.

Le CICR a renforcé le soutien sans faille qu’il apporte aux hôpitaux Keysaney et Medina, tout en fournissant aussi une aide d’urgence à d’autres structures médicales de la capitale somalienne. Les personnels de santé à Mogadishu et ceux du CICR, qui viennent de Nairobi, travaillent tous sans relâche dans un environnement dangereux et instable pour sauver des vies dans des circonstances difficiles.