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10/02/2000 – Justice et Paix-Djibouti : Communiqué de presse pour saluer l’accord de Paix et pour exprimer les attentes du peuple Djiboutien dans le domaine des D.H.

BP 29
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COMMUNIQUE DE PRESSE

Justice et Paix-Djibouti se réjouit de la signature d’un accord-cadre pour réaliser la Paix dans le Pays.

Justice et Paix-Djibouti félicite le FRUD- Opposition Armée et le Gouvernement de Djibouti.

Il s’agit là, d’un pas vers un avenir plus humain.

L’essentiel reste à faire. Le but final étant le respect du BIEN COMMUN, le respect des DROITS FONDAMENTAUX DE LA PERSONNE HUMAINE, et la PAIX TOTALE.

Nous saluons le courage dans l’action et la confiance dans l’avenir exprimés par le Président AHMED DINI.

Le Développement tant souhaité, n’attend plus que la PAIX.

Robert Carton Dibeth
Justice et Paix-Djibouti
2ème Vice Président de la LDDH

09/02/2000 – Affaire PINOCHET – Merci à ceux qui ont répondu à l’appel lancé. Il a été entendu par les autorités britanniques et le dictateur n’a pas été rencoyé dans son pays.

La fantatisque mobilisation ce week end pour demander aux autorités britanniques de ne pas renvoyer le général PINOCHET dans son pays a été entendue. Les nouvelles plaintes déposées par les Associations, Amnesty International en tête, ont été examinées par la justice anglaise.

Cela a conduit à écouter les témoins et il est possible que l’affaire soit traitée maintenant sur le fond et non plus seulement sur la forme.

Le Général PINOCHET n’est pas libre et la possibilité de son retour au Chili s’éloigne… Il est important que les dictateurs ne soient plus couverts par une impunité qui ne repose sur rien. Les crimes commis ne peuvent pas être oubliés ni rester impunis.

Merci à tous nos lecteurs qui ont envoyé la pétition.

09/02/2000 – AMNESTY INTERNATIONAL apporte un démenti aux accusions du dénommé FARES contre notre ASSOCIATION.

Note de l’ARDHD

Le dénommé FARES poursuit une campagne pour faire croire que notre association avait falsifié un communiqué d’AMNESTY INTERNATIONAL.
Il avait même prétendu qu’une enquête était en cours.
Il mentait, comme toujours –

Vous trouverez ci-joint le communiqué d’Amnesty qu’il n’est pas nécessaire de commenter.

Cette réponse jette le discrédit sur tous les messages que ce FARES essaye de faire passer et il va perdre l’audience des rares personnes qui acceptaient encore de le lire.

De plus, en cette période de signature d’un accord de paix, il y a des négociations en cours et nous pensons tous qu’il est préférable de ne pas jeter d’huile sur le feu … afin de donner toutes ses chances à la paix. Notre Association et notre journal ont pris la sage décision de modérer nos actions / communications dans ce but.

FARES ne semble pas avoir encore compris cette impérieuse nécessité et il continue, sans se rendre compte des risques et des dangers qu’il fait courir au processus en cours, d’autant plus que c’est en général pour donner de fausses informations.

Voit-il d’un bon oeil la possibilité de la Paix ? La question est posée !

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Amnesty International, Londres, le 9 fevrier 2000

À qui de droit ! rectification

Amnesty International reste très inquiète au sujet des droits de ArefMohamed Aref, défenseur des droits humains, et continue de demander au gouvernement de Djibouti de garantir la sécurité et la liberté de cet avocat, d’abandonner les poursuites engagées contre lui pour diffamation, de lui restituer son passeport, ainsi que de ne plus luiinterdire de se rendre à l’étranger et d’exercer sa profession.

À la suite de notre récente Action urgente concernant Aref Mohamed Aref (index AI : AFR 23/10/99, 26 novembre 1999), un certain Ibrahim Ali Abdallah nous a adressé plusieurs critiques, qu’il a largement diffusées par courrier électronique. Cette personne, qui se fait également appeler « Farès le Djiboutien », se présente comme le porte-parole du Groupe pour le Rétablissement de la Vérité sur Djibouti, une organisation que nous ne connaissions pas. Cette Action urgente avait d’abord été publiée en anglais et c’est cette version qui fait foi. En général, nos documents publics sont traduits par nos sections ou par d’autres services, selon nos besoins, et peuvent être reproduits par toute personne. En ce qui concerne la traduction française que l’Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti a faite pour son site Internet, nous ne constatons aucune différence de sens importante par rapport à l’original anglais.

Contrairement à ce qu’a affirmé Ibrahim Ali Abdallah en raison d’un malentendu, nous n’avons pas effectué d’ « enquête urgente » sur cette traduction et nous ne voyons aucune nécessité de retirer ce que nous avons dit. Nous regrettons de constater que les autorités de Djibouti, auxquelles s’adressait l’Action urgente, ne nous ont fait parvenir aucune réponse.

Nous récusons l’accusation selon laquelle notre appel était motivé par des considérations politiques. L’action d’Amnesty International est fondée sur des principes stricts d’indépendance et d’impartialité.

Notre organisation ne soutient ni ne rejette aucun gouvernement ni système politique, pas plus qu’elle ne défend ni ne rejette les convictions des victimes dont elle tente de défendre les droits.

Amnesty International s’attache exclusivement à défendre les droits fondamentaux de l’être humain dans tous les pays du monde.

Andrew Anderson,
directeur de Programme,

Équipe chargée des Actions urgentes

09/02/2000 – COMMUNIQUE DE L’AFADD au sujet de l’accord de Paix

COMMUNIQUE

Le 9 février 2000

L’ASSOCIATION FRANCAISE DES AMIS DES DEMOCRATES DE DJIBOUTI (A.F.A.D.D.) se réjouit de l’accord de paix signé le 7 février 2000 à Paris entre le F.R.U.D. et le gouvernement de la République de Djibouti.

L’A.F.A.D.D. a pris connaissance avec satisfaction des engagements souscrits par les deux parties pour parvenir à l’instauration d’un Etat de droit dans la paix et la fraternité.

Elle souhaite que cet accord, événement majeur de ces dernières années, soit mis en oeuvre le plus rapidement possible pour que la justice, le progrès, la paix et la solidarité puissent bénéficier au peuple djiboutien tout entier.

Elle forme des voeux pour que les autorités djiboutiennes reviennent sur leur refus de délivrance de visas et pour que soit garantie la sécurité des personnes qui auraient à se rendre sur le territoire de la République de Djibouti.

Elle est disposée à apporter sa contribution pour aider à la mise en place des structures nécessaires à la réalisation de l’accord de paix.

Elle attend avec détermination et fermeté les premiers résultats de cet accord.

Fait à Paris, le 9 février 2000

Le Président,

Bâtonnier Roger-Vincent Calatayud

08/02/2000 – COMMUNIQUE DE L’OPPOSITION DJIBOUTIENNE UNIFIEE – ODU – SUITE A LA SIGNATURE DE L’ACCORD FRUD – GOUVERNEMENT DJIBOUTIEN

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Route NELSON MANDELA
Téléphone : 253 34 04 43 – B.P : 501
DJIBOUTI (République de Djibouti)
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COMMUNIQUE DE PRESSE

L’opposition Djiboutienne Unifiée – ODU -, dont la lutte vise au retou

08/02/2000 – Le dernier livre de François Verschave ” le crime continue”

Depuis quarante ans, la politique francaise en Afrique est la continuation de l’ancienne logique coloniale : une suite d’actes criminels et de profits
gigantesques. Corruption, meurtres, guerres, soutien aux dictatures, detournement de l’aide publique au developpement… tous les moyens sont bons pour mettre la main sur les ressources des pays africains. Dans ce requisitoire contre la Francafrique, Francois-Xavier Verschave accuse notamment l’entreprise Elf et les reseaux Foccart, Pasqua ou Mitterand.

Francois-Xavier Verschave a ecrit “La Francafrique. Le plus long scandale de la Republique” (1998). Il est president de l’association Survie, qui se
donne pour tache de faire la lumiere sur la politique africaine de la France et de contribuer a l’instauration de garde-fous.

80p. de format A6, 15F en librairie

07/02/2000 – LA LIBERTÉ prend acte de l’accord signé ce matin à Paris. Elle précise ses orientations à partir de ce jour.

L’accord signé à Paris ce matin du 7/02 entre Ahmed DINI représentant l’opposition armée FRUD et le Gouvernement djiboutien est un accord politique. Notre rôle n’étant pas de nous entremettre dans la politique djiboutienne ; nous ne nous exprimerons donc pas sur le sujet.

Quelques soient les réticences de certains, nous estimons que l’annonce de l’arrêt des hostilités et celle de la libération de tous les prisonniers est une excellente nouvelle et nous nous en réjouissons (Nous attendons la confirmation de leur libération, mais ce soir du 7/02, malgré les assurances reçues pendant la conférence de presse, un seul a été libéré !).

Le rôle joué par notre Association dans ce processus ne pourra jamais être mesuré, mais il est clair qu’elle y a contribué indubitablement. Mais aussi, quel a été le poids de l’affaire BORREL dans la précipitation ?

Afin de donner à la Paix toutes ses chances, nous avons décidé de “modérer” provisoirement nos actions. Nous mettrons ce temps à profit pour observer la nouvelle situation et les décisions qui seront prises à partir de demain.

Cela signifie que nous resterons extrêmement attentifs et que nous continuerons à dénoncer toutes les violations des Droits de l’Homme qui pourraient être encore commises à Djibouti. Nous suivrons aussi les domaines pour lesquels nous n’avons reçu que de très vagues assurances :

restitution des passeports de toutes les personnalités de l’opposition,

liberté de circulation à l’intérieur et à l’extérieur,

retour à la démocratie,

normalisation du système judiciaire,

liberté d’expression, d’Association et liberté de la presse, etc..
Lorsque Monsieur Ahmed DINI viendra, comme tout le laisse supposer, à occuper des fonctions ministérielles, c’est à lui personnellement que nous demanderons l’état d’avancement et les mesures prises sur les points précédents.

LA LIBERTÉ continuera ses publications hebdomadaires jusqu’à ce que les journaux d’opposition soient autorisés à Djibouti et qu’ils puissent paraître sans difficulté. Ce jour-là et seulement celui-là, nous cesserons de mettre à jour le journal.

A terme, nous avons quatre raisons pour maintenir l’ouverture de notre site Internet :

MÉMOIRE : le site constitue une base de données et d’archives unique sur plus d’une année d’actualité et d’événements à Djibouti,

INFORMATION : de nombreux internautes ont pris l’habitude de consulter notre site de façon très régulière, car ils y trouvent l’information qui leur manque, surtout lorsqu’ils sont expatriés,

VIGILANCE : le site restant ouvert, il pourrait être actualisé en quelques minutes en cas d’avènements graves / importants nécessitant d’alerter l’opinion publique internationale,

JUSTICE : la signature de l’accord n’efface pas d’un trait de plume magique tous les crimes qui ont été commis : les victimes souffrent toujours ! Et nous continuerons sans faiblesse, toutes nos actions pour que la justice soit rendue en ce qui concerne les crimes odieux qui ont été perpétrés à Djibouti par les équipes gouvernementales.

L’équipe de Rédaction

07/02/2000 – LE TEXTE INTÉGRAL DU COMMUNIQUE REMIS CE MATIN LORS DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE

COMMUNIQUE COMMUN

Des démarches ont été entreprises par le Président du Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie, le FRUD-armé, faisant offre de négociation et de paix auprès du Président de la République de Djibouti.

Le Chef de l’Etat de Djibouti, Monsieur Ismaël Omar Guelleh, ayant favorablement accueilli cette initiative a dépêché une délégation en vue d’ouvrir des négociations avec le FRUD-armé sur les conditions de réaliser la paix civile et de promouvoir les réformes nécessaires.

La délégation gouvernementale est dirigée par Monsieur Ali Guelleh Aboubaker, chef de cabinet du Président de la République, accompagné de Monsieur Dileïta Mohamed Dileïta, ambassadeur de la République de Djibouti en Ethiopie. La délégation du FRUD-armé est dirigée par son président Ahmed Dini Ahmed, accompagné de son vice-président Chehem Daoud Chehem.

Après avoir négocié, les deux délégations ont signé un Accord cadre comprenant un préambule et sept articles portant notamment sur les conditions de la paix civile, la nature des réparations des effets de la guerre civile, les réformes à mettre en place pour réaliser la décentralisation, le renouveau de la démocratie et l’amélioration de la gestion de la chose publique.

En outre, cet Accord cadre comble d’autre part les lacunes importantes et précise l’application des clauses restées sans effet de “l’accord de paix et de réconciliation nationale” signé le 26 décembre 1994.

Les deux parties ont décrété la suspension des hostilités à compter de ce jour pour permettre l’application de cet Accord cadre dans de bonnes conditions.

Les prisonniers des deux parties détenus de part et d’autre seront immédiatement libérés pour marquer le début du processus mettant fin à l’état de belligérance.

L’exécution de cet Accord cadre permettra de mettre fin aux causes profondes qui ont généré la situation singulière et dangereuse en cours en République de Djibouti depuis de longues années.

Fait à Paris, le 7 Février 2000

Pour le FRUD-armé
Le Président
Ahmed Dini Ahmed

Pour le Gouvernement
Le Chef de Cabinet du Président de la République

Ali Guelleh Aboubaker