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07/02/2000 – Je pensai que nous aurions l’occasion d’entendre l’estime qu’ils tenaient au magistrat feu Borrel

Je viens de lire le communiqué que des magistrats et avocats se sont crus devoir diffuser. Je pensai que nous aurions l’occasion d’entendre l’estime qu’ils tenaient au magistrat feu Borrel, ou leur émotion dans cette affaire surtout leur appel au respect de l’instruction :ce qu’en justice les magistrats appellent “la manifestation de la vérité “.

Il s’agit nullement de cela ! Personne en tout cas aujourd’hui ne demande, à” la famille judiciaire” de fournir la preuve de l’innocence du chef de l’État. C’est du moins une attitude suspecte.

Par ailleurs toute démocratie repose sur la liberté de la presse !

Famille présidentielle , famille gouled , famille au pouvoir ,famille judiciaire, voyez vous
nos magistrats et avocats sont victimes d’un processus inconscient . on aura compris la filiation, fantasme périlleux dans lequel ils exercent une justice fondée sur le règne familial , bien entendu .

Dans ce cas , la parole du chef des familles est sacrée .

S. I.
Canada , Vancouver

07/02/2000 – LA LIBERTÉ prend acte de l’accord signé ce matin à Paris. Elle précise ses orientations à partir de ce jour.

L’accord signé à Paris ce matin du 7/02 entre Ahmed DINI représentant l’opposition armée FRUD et le Gouvernement djiboutien est un accord politique. Notre rôle n’étant pas de nous entremettre dans la politique djiboutienne ; nous ne nous exprimerons donc pas sur le sujet.

Quelques soient les réticences de certains, nous estimons que l’annonce de l’arrêt des hostilités et celle de la libération de tous les prisonniers est une excellente nouvelle et nous nous en réjouissons (Nous attendons la confirmation de leur libération, mais ce soir du 7/02, malgré les assurances reçues pendant la conférence de presse, un seul a été libéré !).

Le rôle joué par notre Association dans ce processus ne pourra jamais être mesuré, mais il est clair qu’elle y a contribué indubitablement. Mais aussi, quel a été le poids de l’affaire BORREL dans la précipitation ?

Afin de donner à la Paix toutes ses chances, nous avons décidé de “modérer” provisoirement nos actions. Nous mettrons ce temps à profit pour observer la nouvelle situation et les décisions qui seront prises à partir de demain.

Cela signifie que nous resterons extrêmement attentifs et que nous continuerons à dénoncer toutes les violations des Droits de l’Homme qui pourraient être encore commises à Djibouti. Nous suivrons aussi les domaines pour lesquels nous n’avons reçu que de très vagues assurances :

restitution des passeports de toutes les personnalités de l’opposition,

liberté de circulation à l’intérieur et à l’extérieur,

retour à la démocratie,

normalisation du système judiciaire,

liberté d’expression, d’Association et liberté de la presse, etc..
Lorsque Monsieur Ahmed DINI viendra, comme tout le laisse supposer, à occuper des fonctions ministérielles, c’est à lui personnellement que nous demanderons l’état d’avancement et les mesures prises sur les points précédents.

LA LIBERTÉ continuera ses publications hebdomadaires jusqu’à ce que les journaux d’opposition soient autorisés à Djibouti et qu’ils puissent paraître sans difficulté. Ce jour-là et seulement celui-là, nous cesserons de mettre à jour le journal.

A terme, nous avons quatre raisons pour maintenir l’ouverture de notre site Internet :

MÉMOIRE : le site constitue une base de données et d’archives unique sur plus d’une année d’actualité et d’événements à Djibouti,

INFORMATION : de nombreux internautes ont pris l’habitude de consulter notre site de façon très régulière, car ils y trouvent l’information qui leur manque, surtout lorsqu’ils sont expatriés,

VIGILANCE : le site restant ouvert, il pourrait être actualisé en quelques minutes en cas d’avènements graves / importants nécessitant d’alerter l’opinion publique internationale,

JUSTICE : la signature de l’accord n’efface pas d’un trait de plume magique tous les crimes qui ont été commis : les victimes souffrent toujours ! Et nous continuerons sans faiblesse, toutes nos actions pour que la justice soit rendue en ce qui concerne les crimes odieux qui ont été perpétrés à Djibouti par les équipes gouvernementales.

L’équipe de Rédaction

07/02/2000 – LE TEXTE INTÉGRAL DU COMMUNIQUE REMIS CE MATIN LORS DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE

COMMUNIQUE COMMUN

Des démarches ont été entreprises par le Président du Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie, le FRUD-armé, faisant offre de négociation et de paix auprès du Président de la République de Djibouti.

Le Chef de l’Etat de Djibouti, Monsieur Ismaël Omar Guelleh, ayant favorablement accueilli cette initiative a dépêché une délégation en vue d’ouvrir des négociations avec le FRUD-armé sur les conditions de réaliser la paix civile et de promouvoir les réformes nécessaires.

La délégation gouvernementale est dirigée par Monsieur Ali Guelleh Aboubaker, chef de cabinet du Président de la République, accompagné de Monsieur Dileïta Mohamed Dileïta, ambassadeur de la République de Djibouti en Ethiopie. La délégation du FRUD-armé est dirigée par son président Ahmed Dini Ahmed, accompagné de son vice-président Chehem Daoud Chehem.

Après avoir négocié, les deux délégations ont signé un Accord cadre comprenant un préambule et sept articles portant notamment sur les conditions de la paix civile, la nature des réparations des effets de la guerre civile, les réformes à mettre en place pour réaliser la décentralisation, le renouveau de la démocratie et l’amélioration de la gestion de la chose publique.

En outre, cet Accord cadre comble d’autre part les lacunes importantes et précise l’application des clauses restées sans effet de “l’accord de paix et de réconciliation nationale” signé le 26 décembre 1994.

Les deux parties ont décrété la suspension des hostilités à compter de ce jour pour permettre l’application de cet Accord cadre dans de bonnes conditions.

Les prisonniers des deux parties détenus de part et d’autre seront immédiatement libérés pour marquer le début du processus mettant fin à l’état de belligérance.

L’exécution de cet Accord cadre permettra de mettre fin aux causes profondes qui ont généré la situation singulière et dangereuse en cours en République de Djibouti depuis de longues années.

Fait à Paris, le 7 Février 2000

Pour le FRUD-armé
Le Président
Ahmed Dini Ahmed

Pour le Gouvernement
Le Chef de Cabinet du Président de la République

Ali Guelleh Aboubaker

07/02/2000 – L’espace et le temps sont notre destinée

L’unité et la paix sont notre survie.
Espoir et prospérité,
a ceux qui construiront le prochain millénaire,
rien n’est écrit , tout est a construire.
Faites appel a votre vlonté,

faites attention aux petites choses ,
pensez comme des adultes .

Construisez le futur et imaginez l’avenir ,
cultivez l’imagination et la connaissances.
Attendez vous toujours a l’inattendu.
RESPECTEZ LE PLUS FAIBLES,
RESPECTEZ LA DIFFÉRENCE.
Referez la science au pouvoir.
L’unité DANS LA DIVERSITÉ , SERA LA FORCE DES DJIBOUTIENS.
On n’ est pas toujours compris a son époque , mais si vous avez de la volonté , allez et n’hésitez pas.
Alors faisons un bout de chemin ensemble a la conquête de la paix et la prospérité

C I

07/02/2000 – SIGNATURE A PARIS D’UN ACCORD CADRE POUR RÉALISER LA PAIX entre le FRUD – opposition armée et le Gouvernement Djiboutien.

Dans notre précédente édition, nous nous interrogions sur les raisons de la présence d’une importante délégation djiboutienne à l’hôtel Méridien à Paris.

Elle négociait avec le FRUD présidé par Ahmed DINI, le cadre d’un accord pour réaliser la paix à Djibouti.

Cet accord a été rendu public le lundi 7 février à 11 heures au cours d’une conférence de presse à Paris – Hôtel Méridien Porte Maillot.

N’en connaissant pas encore le contenu, qui devrait être publié demain mardi 8/02 dans une édition spéciale du jouurnal officiel djiboutien, notre Association ne peut que se réjouir d’un accord pour réaliser la paix.

Nous avons été informés de la décision de libérer dans l’après-midi tous les prisonniers : soit 10 côté FRUD et 47 côté djiboutien. Nous attendons la confirmation …. (*)

Ce sera un grand soulagement pour toutes les populations opprimées et victimes de la guerre. On peut imaginer aussi la restitution des passeports et la reconstruction dans le Nord des édifices publics et privés qui avaient été endommagés ou détruits. Qu’en sera-t-il pour la presse d’opposition ?

Il n’est pas opportun aujourd’hui d’émettre des critiques et nous le ferons donc pas, pour donner à la paix toutes les chances de réussir. Notre association a pris la décision de “lever le pied” dans les prochains jours pour observer …. Cela ne nous empêchera pas de rester extrêmement vigilants sur la situation des Droits de l’Homme.

(*) 9/02 – 8h00 (Paris GMT + 2) : Contrairement à l’annonce officielle faite pendant la conférence devant de nombreux journalistes, un seul prisonnier a été libéré le mardi 7/02 au lieu de 47 côté djiboutien. De l’autre côté, nous ne savons rien des 10 prisonniers détenus par le FRUD, mais il avait été annoncé qu’un délai “de transport” était nécessaire pour les rapatrier vers Djibouti.

07/02/2000 – Suite à votre annonce de l’accord signé à PARIS d’une part MR. AHMEN DINI president de l’opposition armée FRUD et d’autre part le gouvernement de DJIBOUTI.

J’ai l’honneur de vous confirmer et affirmer que nous sommes satisfait de cet accord et de cette rencontre.
1- reconnaissance de la personnalite politique et du leadership du president DINI
2- reconnaissance qu’une grande partie de la population djiboutiennne vit dans l’oppression.
3- Personnellement,j e crois que vous vous trompez dans la mesure ou vous estimez que MR.DINI est prêt pour engager des négociations pour recolter des fruits subalternes(fauteuil ministeriel).
4-Detrompez vous encore une fois et revoyez l’histoire de (cote francaise des somalis,TFAI,Republique de DJIBOUTI)*

MR.DINI est le premier politicien a avoir demissionné democratiquement de son poste de VICE PRESIDENT DU CONSEIL DE GOUVERNEMENT après un vote de mefiance, il est sorti la tete haute pour refus de corruption administres par les colons.
5-Aussi le premier politicien a avoir demissioné de son poste de premier ministre quelque mois apres l’independance pour avoir denoncer publiquement son desaccord à la politique proner par le president de la republique S.E MR HASSAN GOULED APTIDON ET aussi son ami de long date ensemble ils ont combattu pour la liberation de djibouti à l’independance et la delivrance de tout un peuple pour vivre dans un monde meilleure .

Note de l’ARDHD :
Merci pour votre message et de votre réaction. Peut-être nous sommes nous mal exprimés. Je vous confirme que nous nous réjouissons de cet accord, parce qu”il apporte des espoirs dans les domaines qui nous concernent : Paix et Libération des Prisonniers politiques.

Je ne pense pas avoir jamais écrit que M DINI avait engagé des négociations pour obtenir un poste ministériel. Reprenant une dépêche de l’AFP, j’ai simplement dit “que tout laissait supposer qu’il allait exercer prochainement des fonctions ministérielles”. C’est une conséquence et non un préalable. Pour nous cela représent la garantie de faire bouger les choses et nous attendons beaucoup de lui. Il a fait le choix de s’engager pour la restauration de la démocratie et pour la reconstruction de Djibouti : à nos yeux, il en devient le garant. C’est bien parce que nous le respectons et que nous avons confiance, que j’ai ajouté : “c’est à lui personnellement que nous demanderons l’état d’avancement et les mesures prises sur les points précédents.”

Comprenez aussi que sur le plan politique nous ne prenions partie pour aucun homme politique, pas plus M DINI que d’autres.

06/02/2000 – CONGO / SURVIE: Manifestation réussie à Lyon. Proposition d’une lettre à adresser à M. le Président Jacques CHIRAC.

L’Associaition SURVIE vous propose le modèle d’une lettre à adresser à Monsieur Jacques CHIRAC, Président de la République, au sujet de la situation désastreuse des Droits de l’homme au Congo
http://www.globenet.org/survie

Prénom, Nom :
Adresse :

Monsieur Jacques CHIRAC

Président de la République
Palais de l’Elysée
55, rue du Faubourg Saint Honoré
75800 PARIS

, le xxxxxxxxxxx

Monsieur le Président de la République,

Nous vous exprimons par ce courrier, en ce jour où nous manifestons, dans les rues de Lyon, notre désir de paix et de démocratie au Congo-Brazzaville, aujourd’hui en guerre civile, et notre indignation face au rôle funeste qu’a joué la France dans ce conflit tragique. La France est en effet compromise par son soutien diplomatique, militaire et financier à Denis Sassou Nguesso. Or celui-ci a mené une politique de tueries et de viols systématiques, y compris à caractère ethnique, qui relève clairement du crime contre l’humanité.

En 1996, M. Sassou Nguesso était à Paris pour préparer son coup d’Etat. En 1997, il a repris le pouvoir par les armes avec l’aide de ses milices (cobras), de mercenaires (dont des militaires français “retraités”, “démissionnaires”, voire en congé sans solde) et de troupes étrangères (angolaises, tchadiennes, rwandaises du Hutu power génocideur en 1994…). Ne voulant pas payer ses milices, il les a laissé piller la population. Il a remplacé la constitution par un “acte fondamental” caractéristique d’un régime autocratique.
Depuis décembre 1998, les massacres se sont multipliés, provoquant des dizaines de milliers de morts et la fuite de centaines de milliers de personnes dans les forêts. Beaucoup de ces déplacés sont morts, faute de nourriture et de soins. Même s’il faut se méfier des comparaisons et ne pas exonérer les milices de Pascal Lissouba et de Bernard Kolélas de leurs exactions, les événements placent Denis Sassou Nguesso du coté des Milosevic.

Il ne s’agit pas bien sûr, à travers cette manifestation, de nous prononcer pour l’une des parties en conflit. Chacune d’elle porte sa part de responsabilité dans le drame que vivent les Congolais. Mais nous n’acceptons pas que la France ait soutenu un chef d’Etat autoproclamé, en feignant de croire à la possibilité d’un “passage en force de la démocratie” au moyen du crime contre l’humanité. Nous refusons également à la société Elf la liberté d’organiser des coups d’Etat en Afrique et de financer des régimes en guerre civile qui s’arment jusqu’aux dents.

Nous souhaitons, dans ce qui suit, étayer quelques faits qui justifient nos griefs :

Dès l’automne 1997, les plus hautes autorités de notre pays ont renoué avec le gouvernement issu de la guerre au Congo-B, sans aucune garantie de respect des libertés démocratiques et des droits de l’Homme. A l’automne 1998, l’ambassadeur de France à Brazzaville a fait don à l’armée congolaise de 71 véhicules destinés à transporter des troupes ; en novembre, le ministre de la coopération, Charles Josselin, remettait 500 000 000 francs CFA non remboursables au Congo-B, destinés à relancer la coopération officielle avec Sassou Nguesso. En juillet 1999, Vous auriez même demandé à Michel Camdessus, directeur du FMI, d’intervenir pour que le Congo-Brazzaville soit désormais considéré comme pacifié (d’après La lettre du continent). La logistique de l’armée française en Afrique centrale n’a cessé de livrer des armes à la faction au pouvoir. Mi-1999, d’après la lettre du continent, la France a financé avec l’argent du Fonds d’aide et de coopération (FAC) l’intervention d’au moins 80 officiers et sous-officiers français. De surcroît, une opération officieuse HADES dirigée par deux militaires français “retraités”, Marc Garibaldi et Bernard Daviet, aurait recruté 25 sous-officiers français pour encadrer 600 soldats congolais. Le financement serait passé par la banque FIBA – d’Elf – et Omar Bongo (Président gabonais et gendre de Sassou Nguesso). De leur côté, les opposants au régime dénoncent l’intervention de légionnaires français dans le “maintien de l’ordre”.

Une action clandestine directement branchée sur l’Elysée : c’est avec ce genre de scénario que la France s’est retrouvée, en 1994, au cœur de l’apocalypse rwandaise.

Les juges Joly et Vichnievsky, lors d’une perquisition à la tour Elf en 1998, ont saisi des documents (des notes du colonel Daniel, ancien officier des services secrets français) prouvant que les réseaux de Pasqua mettaient en place, déjà en 1991, avec Alfred Sirven (Elf) et le Gabon, des commandos de mercenaires pour renverser la Conférence Nationale Souveraine (CNS qui devait tenter de mener ce pays à la démocratie)… et imposer aux congolais Sassou Nguesso, plusieurs fois rejeté par les urnes.

Toujours prompts à soutenir les pires dictateurs “amis de la France”, tant financièrement que militairement ou par du lobbying auprès des institutions internationales, certains réseaux politiques, industriels et militaires ont pillé les ressources du sol africain, déclenché ou soutenu des massacres, instrumentalisé l’ethnisme. Le lubrifiant de ces mécanismes est “l’Aide Publique au Développement” (APD), dont moins de 5% sert à lutter contre la pauvreté. L’APD permet à la France de maintenir en place des dictatures aux abois (aide structurelle), d’amnistier certains détournements des prêts (effacement ou rééchelonnement de la dette), le tout revenant financer nos partis politiques et la corruption via les paradis fiscaux.

Grâce à l’ambiguïté entretenue entre agissements publics ou privés, la France peut ne pas revendiquer sa politique africaine réelle, et laisser faire ces réseaux. Une fois de plus, au Congo-Brazzaville, des réseaux affairistes français, pétroliers, militaires, industriels et politiques, ont bafoué la volonté d’un peuple et méprisé l’indépendance (officielle) d’un pays.

C’est sans doute pourquoi la France :
– ne ratifiera le traité créant la Cour Pénale Internationale qu’en ayant recours à son article 124 (optionnel) lui permettant de décliner la compétence de cette cour en matière de crimes de guerre; à ce jour, aucun autre Etat n’aurait encore eu recours à cet article introduit dans le texte du traité sur l’initiative de la France,
– n’a toujours pas ratifié la Convention internationale de l’ONU contre le recrutement, l’utilisation, le financement et l’instruction de mercenaires adoptée le 4 décembre 1989.

Nous manifestons donc :

– Contre le soutien de la France à un régime criminel au Congo-Brazzaville,
– Pour une solution négociée à ce conflit, pour mettre fin aux souffrances des Congolais,
– Contre la politique actuelle de la France en Afrique et les pratiques d’Elf, “Etat dans l’Etat” en Afrique,
– Pour la transparence des relations franco-africaines et un contrôle international des activités des compagnies pétrolières dans les pays producteurs,

– Contre les guerres secrètes menées avec des (vrais-faux) mercenaires,
– Pour que la France ratifie honorablement les traités mentionnés ci-dessus.

Avec l’appui d’autres pays européens qui se sentent concernés par l’avenir du Congo-Brazzaville, la France a tous les moyens de faire pression pour que le cessez-le-feu de fin décembre 1999 débouche sur un réel retour à la paix et à la démocratie.

En espérant une réception attentive de l’appel que nous lançons, nous vous prions d’accepter, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre haute condération.

Signature :

06/02/2000 – Aff. PINOCHET. URGENT
Les Associations se mobilisent pour demander à l’Angleterre d’extrader PINOCHET en Espagne et de ne pas le renvoyer au CHILI.Votre concours est INDISPENSABLE. Le mode d’emploi précis pour envoyer la pétition.

AGISSEZ AUJOURD’HUI NOUS DISPOSONS DE PEU DE TEMPS

06/02/2000 : From: “Alain Uguen”
alain.uguen@wanadoo.fr>
Subject: Extradition de Pinochet
Date: Tue, 01 Feb 2000 17:10:14 +0100

Chers amis et amies :

Un énorme effort est indispensable pour inonder Jack Straw de nos pétitions afin que se poursuive le cours normal d’extradition de Pinochet vers l’Espagne. Il faut le faire tout de suite ; nous avons très peu de temps (jusqu’a mardi) et il ne suffit pas que tu envoies la lettre qui suit a l’adresse Internet qui la précède mais il faut que tu la renvoies immédiatement a tous tes contacts pour qu’ils aient le temps de la reemettre, et a leur tour de la renvoyer a d’autres pour commencer un autre cycle et ainsi de suite.

S’il te plaît, malgré ta fatigue, ne le laisse pas pour demain ! Fais le maintenant !!! Peut être ce sera l’effort qui fera pencher la balance en faveur de la vérité, de la justice, et la construction d’un monde de respect a la personne et a la dignité humaine.

RAPPEL

Communiqué d’Amnesty international sur la situation au Chili :
“ROYAUME-UNI / CHILI
Affaire Pinochet : les doutes sur l’équité et la transparence de la procédure demeurent entiers
Index AI : EUR 45/24/00
31 janvier 2000

” Les doutes concernant l’équité et la transparence de la procédure appliquée par le ministre de l’Intérieur du Royaume-Uni, Jack Straw, pour évaluer l’état de santé mental d’Augusto Pinochet n’ont pas été dissipés “, a déclaré ce jour (lundi 31 janvier 2000) Amnesty International, après que la Haute Cour eut jugé irrecevable la requête déposée par six organisations de défense des droits humains, qui avaient demandé le réexamen judiciaire de la décision prise par Jack Straw à titre préliminaire.

Ces organisations vont maintenant étudier les implications de cet arrêt et les initiatives envisageables. ” Nous avons intenté une action en justice dans le but de garantir que toutes les décisions prises dans le cadre de cette procédure d’extradition le soient avec équité et transparence, a rappelé Amnesty International.

Tout au long de la procédure, nous avons demandé que la justice prime sur les considérations politiques. ” Amnesty International appelle une fois encore le ministre de l’Intérieur à accéder aux requêtes des parties concernées ­notamment de la Belgique, de la France, de l’Espagne et de la Suisse ­ en leur permettant de faire examiner l’ancien dictateur chilien par leurs propres experts et en leur transmettant le rapport d’expertise qui a déjà été établi.
” Il est non seulement impératif que justice soit faite, mais qu’elle le soit au vu et au su de tous “, a conclu Amnesty International.

Rappel des faits
Le 25 janvier, des avocats représentant Amnesty International, l’organisation chilienne Agrupación de Familiares de Detenidos Desaparecidos(Groupement de familles de détenus ” disparus “), Human Rights Watch, Justicia, Redress et la Fondation pour les soins aux victimes de torture ont soumis à la Haute Cour une demande de réexamen judiciaire de la procédure appliquée par Jack Straw pour déterminer l’état de santé mental d’Augusto Pinochet. C’est cette requête qui vient d’être rejetée. La Haute Cour a également refusé à la Belgique la possibilité de bénéficier d’un tel réexamen judiciaire.

La Belgique est l¹un des quatre États ayant demandé l’extradition d’Augusto Pinochet afin qu’il réponde d’actes de torture et de ” disparitions ” (ces dernières s’apparentant à une forme de torture infligée aux proches des ” disparus “).

Si le ministre de l’Intérieur devait décider de n’extrader Augusto Pinochet vers aucun des quatre États requérants, il serait tenu, en vertu de la Convention des Nations unies contre la torture, de soumettre l’affaire au ministère public du Royaume-Uni, afin que celui-ci mène des investigations et, le cas échéant, engage des poursuites pénales à l’encontre de l’ancien dictateur chilien.

Merci de faire suivre cet appel
Alain UGUEN Conseiller Municipal de Kemper,
secrétaire de la FEDEL
(Fédération Des Élus Locaux pour une alternative écologiste solidaire et citoyenne)

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COMMENT FAIRE ?
– Copiez-collez ce petit texte entre les #################
– mettez en objet PINOCHET
– Signez le
– expédiez-le à : gen.ho@gtnet.gov.uk
– faites une copie conforme pour nous permettre d’évaluer l’impact de cette action au secrétaire de la FEDEL alain.uguen@wanadoo.fr

Merci de votre action

#################

The Rt. Hon. Jack Straw, MP
Secretary of State for Home Affairs Home Office 50
Queen Anne’s Gate
London SW1H 9AT

Dear Secretary of State,

We know how delicate your position is and what pressures are exerted on you from all sides. Yet we cannot accept that you consider releasing Mr Pinochet on grounds of his poor health.

What precedence is there for a war criminal to be released because he may not stand the strain of a trial? Mr Pinochet would be released on compassionate grounds, thus depriving his victims and theirs relatives and friends, or citizens of the world, of ever seeing justice done, while those he had tortured and assassinated ever had the benefit of either compassion or a fair trial.

Besides, we are convinced that the “humanitarian” question raised about Mr Pinochet has already been answered in so far as Spanish Penal Law has established sufficiently comfortable forms of emprisonment for people over 70 and we consequently consider that no additional measure is called for on the part of British authorities to meet this demand for compassion.

So far we had admired your unwavering support to the cause of justice. Yet, as you now win Mrs Thatcher’s approval, you may be condemning Pinochet’s victims and the relatives and friends of those he had killed to renewed moral torture, in a most literal sense (cf. European Court for Human Rights,case of “Kurt vs. Turkey” – 25 May 1998), a torture that has already lasted for 25 years and in some cases has gravely impaired the survivors’ health.

It still seems to us that the only possibility for Justice to be done is for the former dictator to be tried in Spain. Any suggestion that he should be tried either by the International Penal Tribunal or in Chile is a dilatory move that would result in removing him from the hold of European Justice.

Besides, we cannot quite understand why he should be too frail to stand trial in Spain, but not to face a transtlantic flight and a trial in Chile. We therefore trust that you will resume your former position and support the demand for Mr Pinochet to be tried. Human Rights are not patient of a third way.

They demand Truth and Justice.

Yours sincerely,

votre signature

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