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06/12/05 (B327) L’ADI nous informe que Djibouti a participé à la journée mondiale des handicapés. C’est bien pour la Galerie et le “politiquement correct”. Ce qui serait plus efficace, c’est que le Gouvernement de Guelleh s’engage à ne plus “créer” d’handicapés ! Tortures, fusillades sur les civils, viols, mines anti-personnel dans le Nord, etc.

_______________________________ Note de l’ARDHD
Comme toujours le discours "cire-pompes" de l’ADI fustige ! Le 4 décembre, c’était "le regard" sur l’handicap ! Rien à redire sur ce point.

Seulement l’ADI oublie de nous dire qu’un grand nombre d’handicapés l’ont été et le sont toujours par la faute du régime et par les violations des Droits de l’Homme. La cruauté du régime et de certains cadres militaires est la source de nombreux handicaps à vie … physiques, psychologiques, sociaux, ….

Qui a torturé ? Qui a violé ? Qui a persécuté ? Qui a rendu infirme après avoir tiré à balles sur des civils ? Qui a posé des mines anti-personnel dans le Nord ?

Les réponses se trouvent au Palais de l’Escale, au siège de la SDS et à l’Etat-Major des Armées…. Personne n’en parle officiellement ! Et ce n’est pas l’ADI ni La Nation qui nous donneront des informations !!!
____________________________________________ Extrait de l’ADI

DJIBOUTI (ADI)-04 Décembre 2005 -Comme dans le reste du monde, la République de Djibouti a célébré hier la journée internationale des personnes handicapées. Initiée et organisée par l’association « vivre plus fort », en collaboration avec Djibouti-Télécom, cette journée commémorative a été marquée par une marche qui a regroupé l’ensemble des personnes handicapés du pays.

C’est en 1992 que la journée du 3 décembre a été proclamée "Journée internationale des personnes handicapées" par les Nations Unies, afin de mettre en place un programme d’intégration plus grande des personnes handicapées à la vie sociale, politique et économique.

C’est l’occasion aussi de rappeler des principes évidents et pourtant trop souvent bafoués. Ainsi, bien que la convention des droits de l’homme stipule que tout être humain a droit à l’éducation et au travail, de nombreuses personnes handicapées n’accèdent de façon épanouissante ni à l’un ni à l’autre. Cette journée est également pour nous tous l’occasion de changer de regard sur les personnes handicapées autour de nous.

Ayant pour thème cette année "Droits des personnes handicapées : développement dans l’action" cette journée d’action est également centrée sur la lutte contre les sources de handicap partout dans le monde.

Ces sources sont nombreuses : les mines antipersonnel qui continuent de mutiler les civils longtemps après la fin d’une guerre, mais aussi les mauvaises conditions de vie qui aliènent les chances de nombreux enfants de par le monde de grandir normalement.

C’est dans ce sens que le Secrétaire général des Nations Unies M. Kofi Annan a, dans un message publié à l’occasion de cette journée dédiée aux personnes handicapées, appelé à faire preuve de créativité pour assurer leur pleine participation et leur égalité.

« En cette journée internationale des personnes handicapées, nous devons réaffirmer notre détermination à créer une société pour tous. » a-t-il indiqué dans son message.

L’association « vivre plus fort » a pour sa part lancé un appel à tous les acteurs économiques et à toutes les personnes de bonne volonté pour venir en aide aux personnes handicapés vivant à Djibouti.

06/12/05 (B327) Retrospective de la Presse, à la suite de la tuerie d’Arhiba..

_________________________ Le Monde 1/12/05
Manifestation contre la destruction d’un bidonville à Djibouti: 24 blessés

Au moins vingt-quatre personnes, dont quinze policiers, ont été blessées mercredi lors d’affrontements dans un bidonville de Djibouti entre des policiers et des habitants qui refusaient de quitter leurs logements promis à la destruction, a-t-on appris de sources concordantes.

Dans un communiqué, le ministère djiboutien de l’Intérieur a fait état de 24 blessés, dont 15 policiers, dans ces affrontements qui se sont déroulés dans la banlieue populaire d’Arhiba-2.

Trois manifestants, dont deux femmes, et deux policiers seraient mortes au cours de ces violences, ont affirmé de leur côté des témoins, habitants de ce quartier, qui ont requis l’anonymat. Ce bilan n’a pas été confirmé de source officielle ou indépendante.

Les populations du quartier s’étaient vu signifier le 23 novembre qu’elles devaient quitter les lieux déclarés insalubres.

Les affrontements ont éclaté à l’arrivée des agents des services de la voirie, escortés de policiers, venus leur ordonner de quitter leurs logements lors d’une opération appelée “décasement” à Djibouti.

Selon le ministre de l’Intérieur Yacin Elmi Bouh, “les agents de ce service se sont vus pris à partie par des groupes de jeunes malveillants de la cité d’Arhiba, contre lesquels la police (…) les a défendus”.

“Peu après, un nombre incontrôlable d’individus animés d’un esprit anarchiste, se sont attaqués à l’aide de pierres et d’armes blanches” aux policiers et aux agents de la voirie, ajoute le ministre de l’Intérieur, selon qui “la police a jugé utile d’employer la force pour le rétablissement de l’ordre”.

Toujours selon le ministère, “15 policiers ont été blessés, dont huit gravement” ainsi que neuf légèrement atteintes du côté des manifestants.

___________________________________ Africatime 2/01/05

Reprise du communiqué conjoint LDDH / FIDH, déjà publié sur notre site.

05/12/05 (B327) Sortie du nouveau GRI-GRI. – No.44 – jeudi 1er décembre 2005

Gri-Gri Enguirlandons le petit Nicolas ! Le ministre de l’Intérieur français multiplie les “offs” étonnants auprès des journalistes. Hongrois qu’il est raciste, mais pas du tout… La suite dans Le Gri-Gri !

Les cadeaux de petit papa Bongo : Notre envoyé spécial au Hilton-Montparnasse a célébré la réélection de petit papa Bongo à la tête du Gabon. Homards et feuilletés délicats arrosés de champagne… Il y a des reportages qu’on ne devrait pas faire avant les fêtes.

Dossier : Les paillettes de l’afrobusiness : C’est beau, ça brille, c’est ethnique et tendance, c’est l’afrobusiness. Rien de plus chic qu’un repas à base d’igname, rien de plus “bobo” que des meubles récup’ du Bénin…mais qui tient réellement les étals de l’afrobiz ? Où sont-il, que vendent-ils ? Comment les grandes marques font-elles leur beurre (de karité) en s’appropriant le marché ? Avant les emplettes de Noël, il était temps de se renseigner…

L’ambassade du Maroc a les boules !
Le Quai d’Orsay met la pression sur l’ambassade du Maroc à Paris. Finis les passeports diplomatiques pour les banquiers, les potes de potes et les danseuses du ventre… Tous les détails, évidemment, dans le Gri-Gri.

Attention, attention, votre prime de fin d’année : le prochain Gri-Gri du 15 décembre comportera non plus 12, mais 16 pages !! Plus mieux, plus beau, mais toujours à 2 euros ! A lire et à offrir…

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04/12/05 (B327) UGUTA – TOOSA – Numéro 10 de novembre 2005.

Uguta
La direction d’Uguta-Toosa nous informe de la mise en ligne de son numéro 10, daté de novembre 2005

http://www.uguta.org

04/12/05 (B327) LDDH : message en faveur des sans abris qui vivaient à Arhiba et qui ont été délogés injustement et par la force de leurs logements.


Le Président

MESSAGE URGENT
DE LA LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS (LDDH)
DU 4 DECEMBRE 2005
EN FAVEUR DES SANS ABRIS D’ARHIBA.

LA LDDH DENONCE LES CONTRE-VERITES OFFICIELLES
SUR LES GRAVES EVENEMENTS D’ARHIBA


« Le droit à la santé publique ne doit pas être sujette à la rentabilité financière, encore moins aux détournements des fonds et des biens publics. » (Nouvel adage du Mali).

Après avoir vainement tenté de travestir la réalité du drame survenu à Arhiba le 30 décembre dernier, le ministère de l’Intérieur a finalement admis une partie des faits au sujet de la répression meurtrière à l’encontre des habitants décasés d’Arhiba II.

Le deuxième communiqué de ce ministère en date du samedi 3 décembre 2005 ne reconnaît cependant que deux (2) personnes tuées et exprime les regrets officiels en forme de condoléances aux familles, tout en annonçant l’ouverture d’une enquête pour déterminer les circonstances de ces incidents.

Devant un tel revirement (au langage hypocrite) du Pouvoir en place, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) rappelle tristement que le bilan ne fait que s’alourdir s’établissant désormais et provisoirement comme suit :
– sept (7) morts ;
– Huit (8) blessés graves ;
– Cinq (5) disparus.

D’ailleurs l’ensemble des Défenseurs des Droits de l’Homme a unanimement condamné de tels massacres barbares.

En outre la LDDH note avec une profonde frustration :

l’absence totale de toute assistance humanitaire ;

  • le manque d’un programme d’urgence pour la réhabilitation en faveur des milliers des sans abris d’Arhiba II qui vivent depuis le 23 novembre 2005 à ciel ouvert et sous un soleil de plomb.
  • La Ligue Djiboutienne réitère son Message urgent en faveur des sans abris d’Arhiba II ;

conformément à son Appel du 1er décembre dernier en faveur des enfants, femmes et vieillards et pour porter assistance et aide aux victimes des décasements à Arhiba II ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) attend du Ministre de l’Intérieur la communication du rapport d’enquête dés que possible afin de jauger la volonté politique contre l’impunité et dans ce cas soutenir et encourager le maintien de ce cap contre l’impunité ;

La Ligue Djiboutienne demande au Gouvernement de la République de Djibouti de mettre en œuvre rapidement les applications pratiques de certaines dispositions des articles 22 et 25 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1942 et de l’article 11 du Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels ratifié par l’Assemblée Nationale de la République de Djibouti ;

Les Défenseurs des Droits de l’Homme souhaitent enfin un plus grand respect des Droits à la Dignité de la Personne humaine et la fin totale des répressions sanglantes de nature génocidaire dans notre pays.

« La Paix est notre bien commun le plus précieux »
(Comme aurait dit un haut responsable politique)

Pour mémoire
Note d’Information sur l’Appel de la LDDH du 1er décembre 2005
Communiqué conjoint FIDH et LDDH du 2 décembre 2005

M. NOEL ABDI Jean-Paul

04/12/05 (B327) Regrets tardifs et dérisoires = larmes de crocodile !!! Après avoir tenté de justifier la tuerie d’Arhiba au nom de la légitime défense des forces super armées qui auraient été déstabilisées par des populations désarmées, le Ministre Yacin Elmi Bouh tente l’impossible : les excuses et les regrets. C’est toujours mieux que rien, mais c’est trop tard : c’est avant de donner l’ordre de tirer sur la foule qu’il fallait y penser et son bilan intentionnellement réducteur est mensonger. (ARDHD)

DJIBOUTI (ADI)-03 Décembre 2005 -Dans un communiqué publié suite aux incidents survenu jeudi dernier derrière la cité d’Arhiba, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation M.Yacin Elmi Bouh a fait état ce matin d’un nouveau bilan portant notamment sur le décès de deux personnes dont les corps ont été récupérés par leurs familles sur les lieux des affrontements. 

Adressant ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes, le ministre de l’intérieur a également indiqué que le précèdent bilan portant seulement sur le nombre des blessés avait été enregistré à l’hôpital général peltier. 


Concernant ces opérations de decasements des habitations de fortune construites illégalement dans cette zone, le ministre a rappelé dans son communiqué que les responsables du district de Djibouti et ceux de la police avaient pour consigne de faire preuve d’humanisme afin d’alléger les souffrances des habitants de ce quartier. 


M.Yacin Elmi Bouh a émis ses regrets suite à ces accrochages survenus au cours de ces opérations de decasements qui touchaient à leur fin. Toujours selon ce même communiqué, une commission d’enquête administrative chargée de faire la lumière sur ce qui s’est passé a été mise en place.

03/12/05 (B327) Communiqué conjoint de la FIDH et de la LDDH pour dénoncer les massacres commis à Djibouti et pour demander au Régime de Guelleh, l’arrêt immédiat des violences contre les Populations.

FIDH LDDH

Communiqué Djibouti

Les forces de sécurité ouvrent à nouveau le feu sur la foule :

5 morts, 8 blessés graves et 5 disparus

Paris, 2 décembre 2005

La FIDH et la Ligue djiboutienne des droits de l’Homme (LDDH), son
organisation membre à Djibouti, condamnent fermement la répression meurtrière du 30 novembre
2005 menée par les forces de l’ordre djiboutienne à l’encontre des résidents du quartier d’Arhiba à
Djibouti-ville qui a entraîné la mort de 5 personnes (dont une femme et un enfant de 11 ans), 8
blessés graves et 5 disparus.

Le 30 novembre 2005 vers 8h30 du matin, les forces de sécurité ont ouvert le feu sur les habitants
du quartier d’Arhiba dans la capitale djiboutienne qui tentaient de s’opposer à la destruction de
leurs habitations par les pouvoirs publics. Ces derniers mènent en effet depuis le 23 novembre
2005 une campagne d’expulsion forcée sans relogement des résidents et la destruction par le feu
des habitats insalubres du quartier d’Arhiba, historiquement peuplé par les dockers du port de
Djibouti et leurs familles.

Ces opérations sont, selon certaines sources, supervisées par le Service
de la documentation et de la sécurité (SDS).
Ce nouvel acte de répression brutal à l’encontre de la population djiboutienne intervient un mois à
peine après la mort d’un jeune homme de 18 ans, abattu les forces de l’ordre pour réprimer une
manifestation populaire et pacifique contre l’augmentation des prix le 23 octobre 2005. (*)

La FIDH et la LDDH rappellent que ces actes constituent des violations flagrantes de plusieurs
instruments internationaux des droits de l’Homme ratifiés par Djibouti, notamment la Charte
africaine des droits de l’Homme et des peuples et le Pacte international relatif aux droits civils et
politiques qui garantissent le droit à la vie et le Pacte international sur les droits économiques
sociaux et culturels qui prohibe les expulsions forcées (Article 11).

La FIDH et la LDDH sont gravement préoccupées par la situation des droits de l’Homme à Djibouti
et rappellent en outre que ces violations s’inscrivent dans un contexte plus général de violations
manifestes des droits fondamentaux, où travailleurs et syndicalistes sont licenciés abusivement,
arrêtés et détenus arbitrairement pour l’exercice de leurs droits économiques et sociaux.(**)

La FIDH et la LDDH demandent aux autorités djiboutiennes :

  • le respect en toute circonstance du droit à la vie garanti par le Pacte international relatif aux
    droits civils et politiques et la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples ;
  • l’arrêt de la campagne de destruction des habitations sans relogement et le respect du
    Pacte international sur les droits économiques sociaux et culturels qui prohibe les
    expulsions forcées;
  • d’assurer qu’une information judiciaire soit ouverte aux fins de poursuivre et de juger le ou
    les auteurs et responsables de ces assassinats;
  • le respect des droits syndicaux garantis par le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et la Convention n°98 de l’Organisation Internationale du
    Travail, et de mettre un terme à toute forme de harcèlement et de représaille à l’encontre
    des dirigeants syndicaux et syndicalistes, afin qu’ils puissent mener leur activité de défense
    des droits de l’Homme sans entrave;
    plus généralement, de se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs
    des droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre
    1998.

(*)
Voir communiqué de la FIDH du 26/10/2005 : « la FIDH et la LDDH condamnent le meurtre d’un jeune homme de 18 ans par la police », http://www.fidh.org/article.php3?id_article=2791

(**) 2 Pour rappel : du 14 au 17 septembre 2005, les travailleurs du port de Djibouti avaient observé une grève générale à l’appel des syndicats djiboutiens qui protestaient contre les mauvaises conditions de travail et des licenciements abusifs. Le 24 septembre 2005, 11 syndicalistes s’étaient vus notifier leur licenciement par la direction du port, pour « obstacle à la liberté de travail », en référence à la grève générale du 14 septembre.

En réaction à ces licenciements considérés comme abusifs, les travailleurs du port avaient lancé un nouvel appel à la grève le 24 septembre à 22h00.

Deux heures plus tard, 110 grévistes et syndicalistes se trouvant dans le port de Djibouti avaient été arrêtés par les FNP et emmenés au centre de l’école de police de Nagad.

Le 25 septembre 2005, d’autres grévistes et syndicalistes avaient été arrêtés par les FNP au port de Djibouti ou à leur domicile.

Au total, près de 170 personnes ont été détenues au centre de Nagad et dans les locaux de la police criminelle. Cf. les appels urgent de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme -programme conjoint de la FIDH et de l’OMCT du 26/09/05 et 06/10/05. http://www.fidh.org/rubrique.php3 ?id_rubrique=63