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14/06/07 (B399) Guelleh est-il venu, il y a quelques jours en visite privée à Paris pour contacter Alhoumekani à Bruxelles ? Que lui aurait-il proposé ? En tout cas IOG aura été snobé par Sarkozy qui aurait refusé de le recevoir et par un manque de soutien de la part de Juppé. La vengeance ne se fait attendre : la pression fiscale sur les militaires français à Djibouti va être alourdie ….

Selon des informations solides, Guelleh qui est venu en visite privée à Paris, il y a deux semaines environ, aurait pris contact avec Alhoumekani à Bruxelles. Cette information est pratiquement confirmée.

Ce que nous ne savons pas, c’est ce que Guelleh lui aurait dit, demandé et offert ?

Lui aurait-il renouvelé, personnellement, cette fois, une offre alléchante de rétractation de son témoignage en échange d’un bon paquet d’argent et/ou un poste en vue au royaume de Paulette … ?

L’aurait-il menacé de quelque chose le concernant, concernant sa famille ?

Ou avait-il simplement envie de discuter à bâtons rompus avec un compatriote. Nous écartons volontiers cette dernière hypothèse, car ce n’est pas le style du Chamelier … Les deux autres nous semblent devoir être privilégiés … mais il peut y avoir une troisième piste …

Au cours de son séjour à Paris, Guelleh a tenté vainement de se faire recevoir par Nicolas Sarkozy, qui a refusé tout net. Alors il s’est rabattu sur Alain Juppé, qui lui a dit en gros « je ne peux rien pour toi … ».

Les résultats du voyage n’ont pas été brillants et Guelleh a décidé de se venger dès son retour à Djibouti en faisant préparer un décret qui alourdira la pression fiscale sur les militaires français sur place …. Oh le vilain mesquin et rancunnier.

Il n’empêche que les forces armées des trois pays (Djibouti, US et France) défileront main dans la main pour saluer trente années ininterrompues de tyrannie, de dictature et d’asservissement de la population.

13/06/07 (B399) AP / Affaire Borrel : les avocats n’entendent pas solliciter tout de suite l’audition de Chirac

PARIS (AP) – La veuve du magistrat français
Bernard Borrel, retrouvé mort en 1995 à Djibouti, a indiqué
mercredi qu’elle ne solliciterait pas pour l’instant l’audition de Jacques
Chirac dans l’enquête sur le décès de son mari et a précisé
avoir écrit à Nicolas Sarkozy pour qu’il la reçoive avec
ses avocats.

“Nous n’allons pas solliciter son audition pour l’instant”, a indiqué
mercredi l’un de ses avocats, Me Olivier Morice, en parlant de l’ancien chef
de l’Etat dont l’immunité présidentielle expire samedi soir.

Selon la défense de Mme Borrel, ce dernier aurait incité en
2005 son homologue djiboutien à saisir la Cour internationale de justice
(CIJ) pour se faire transmettre le dossier d’instruction que la juge d’instruction
Sophie Clément avait refusé d’envoyer aux autorités djiboutiennes.

Dans son courrier à Nicolas Sarkozy, Mme Borrel lui demande de prendre
l’engagement “de faire respecter les principes qui seuls permettront
l’aboutissement de (son) combat pour que soient connus et punis les assassins
de (son) mari”.

“La France a incité et probablement aidé une puissance
étrangère à la mettre en cause devant une juridiction
internationale dans des conditions qui font outrage à la fois au peuple
français et à la Cour internationale de justice ainsi instrumentalisée”,
souligne Mme Borrel dans ce courrier.

Pour la veuve, “les services de l’Etat”, en s’engageant secrètement
à remettre dans un premier temps à Djibouti une copie du dossier
d’instruction de l’affaire Borrel, ont pris le “risque de compromettre
irrémédiablement la vérité.

“Nous sommes convaincus que Bernard Borrel a été éliminé
dans le cadre d’une entente entre Français et Djiboutiens”, a
assuré Me Morice, ajoutant: “Il y a eu sur place des militaires
français qui ont tout fait pour cacher la réalité matérielle
de l’assassinat d’un magistrat français”.

Le corps en partie carbonisé de Bernard Borrel, 40 ans, avait été
retrouvé le 19 octobre 1995 au pied d’une falaise au lieu-dit Le Goubet
en face de l’Ile du Diable, à 80km de Djibouti. La version officielle
parle d’un suicide par immolation, une hypothèse vivement contestée
par la famille et démentie par des expertises indépendantes
qui pointent des causes extérieures. Mme Borrel désigne Ismaël
Omar Guelleh comme l’un des commanditaires de cet assassinat. Une version
contestée à Djibouti.

Le Syndicat de la magistrature, qui s’est constitué partie
civile dans ce dossier, a écrit à la garde des Sceaux, Rachida
Dati, pour qu’elle se prononce clairement sur la thèse de l’assassinat
du juge Borrel et reçoive sa veuve.

13/06/07 (B399) AP / Affaire Borrel La veuve du juge Borrel n’entend pas solliciter tout de suite l’audition de Chirac.

La veuve
du magistrat français Bernard Borrel, retrouvé mort en 1995
à Djibouti, a indiqué mercredi qu’elle n’allait pas “solliciter
pour l’instant” l’audition de Jacques Chirac alors qu’il aurait incité,
selon elle, le président djiboutien à saisir la Cour internationale
de justice afin de se faire transmettre le dossier d’instruction.

“Nous n’allons pas solliciter son audition pour l’instant”, a indiqué
mercredi son avocat, Me Olivier Morice, lors d’une conférence de presse
à Paris en précisant qu’il avait adressé une lettre au
président Nicolas Sarkozy afin qu’il reçoive Elisabeth Borrel
et ses conseils.

“La France a incité et probablement aidé une puissance
étrangère à la mettre en cause devant une juridiction
internationale dans des conditions qui font outrage à la fois au peuple
français et à la Cour internationale de justice ainsi instrumentalisée”,
souligne Me Morice dans le courrier adressé à l’Elysée.

Selon des notes versées récemment à l’instruction sur
la mort de M. Borrel, le président Chirac aurait conseillé à
son homologue djiboutien Ismaël Omar Guelleh, mis en cause par la famille
Borrel, de saisir la CIJ afin de se faire transmettre le dossier que la juge
d’instruction Sophie Clément a refusé d’envoyer aux autorités
djiboutiennes.

Le corps en partie carbonisé de Bernard Borrel, 40 ans, avait été
retrouvé le 19 octobre 1995 au pied d’une falaise au lieu-dit Le Goubet
en face de l’Ile du Diable, à 80km de Djibouti. La version officielle
parle d’un suicide par immolation, une hypothèse vivement contestée
par la famille et appuyée par des expertises indépendantes qui
pointent des causes extérieures. Mme Borrel désigne Ismaël
Omar Guelleh comme l’un des commanditaires de cet assassinat. Une version
vivement contestée à Djibouti.

13/06/07 (B399) La Conférence de réconciliation de la Somalie est reportée une nouvelle fois … Cela sent l’arlésienne … (Info lectrice)

Reuters
: la conférence de paix en Somalie reportée d’un mois

NAIROBI (Reuters) – Les organisateurs de la conférence nationale de
réconciliation en Somalie, qui devait s’ouvrir jeudi, annoncent son
report d’un mois.

“La commission de réconciliation nationale a décidé
de reporter la conférence en raison de circonstances imprévues”,
a déclaré le président de la commission, Ali Mahdi Mohamed,
à des journalistes.

Une précédente tentative de réunion de la conférence,
considérée par la communauté internationale comme un
préalable à toute tentative de parvenir à une paix durable,
avait donné lieu en avril à un premier report.

Mahdi, lisant un communiqué de la commission, a précisé
que plusieurs dirigeants de clans avaient réclamé un délai
pour choisir leurs délégués et que l’aménagement
du lieu où devait se tenir la conférence n’était pas
complètement terminé.

13/06/07 (B399) LE FIGARO Magazine / Adouani, qui pourrait être l’un des personnages clefs dans l’affaire Borrel a été auditionné par la Justice tunisienne agissant sur commission rogatoire française décernée par la Juge Clément et un prélèvement d’ADN a été effectué pour comparer avec les ADN trouvés sur le short de Bernar Borrel. (Info lectrice) Affaire Borrel : un suspect auditionné.

Aziz
Zemouri (Le Figaro Magazine).

INFO LE FIGARO MAGAZINE. Hamouda Hassan Adouani, soupçonné
d’avoir participé à l’”assassinat” du
juge Bernard Borrel, a été entendu par un juge tunisien.

Sur commission rogatoire internationale de la juge d’instruction Sophie Clément,
le doyen des juges d’instruction du tribunal de Tunis a procédé
à l’audition de Hamouda Hassan Adouani, de nationalité tunisienne
contre lequel la magistrate française avait lancé un mandat
d’arrêt international. Il était assisté de Me Kefi Abada,
du barreau de Tunis

Hamouda Hassan
Adouani est soupçonné d’avoir participé à “l’assassinat”
du juge français à Djibouti en octobre 1995. Il est actuellement
en liberté dans son pays d’origine, la Tunisie et la France n’ayant
pas de convention d’extradition.

Un prélèvement
de l’ADN du Tunisien, ordonné par la magistrate française, a
été effectué. La juge Sophie Clément souhaite
en effet pouvoir comparer son ADN à des empreintes génétiques
inconnues retrouvées sur le short du juge.

Mercredi, Elizabeth Borrel,
veuve de Bernard Borrel, a lancé un appel au président Nicolas
Sarkozy pour qu’il fasse respecter l’indépendance de la justice dans
l’enquête sur les circonstances du décès de son mari,
après la publication de documents montrant des interventions politiques
présumées dans ce dossier.

13/06/07 (B399) Le Monde / M. Chirac serait intervenu pour aider Djibouti dans l’affaire Borrel

Jacques Chirac
a-t-il suggéré, en 2005, au président djiboutien
Ismaël Omar Guelleh de saisir la Cour internationale de justice (CIJ),
dans le cadre de l’affaire Borrel, ce magistrat français mort en
1995 à Djibouti ?
Plusieurs notes saisies lors des perquisitions
en avril aux ministères des affaires étrangères et
de la justice, dans le cadre de l’affaire Borrel montrent que le sujet
a été abordé entre les deux chefs d’Etat.

L’idée était de permettre à Djibouti d’avoir accès
au dossier judiciaire français, qui met en cause dans cette affaire
l’entourage du chef de l’Etat djiboutien. Dans une note destinée
à préparer cette rencontre entre M. Chirac et M. Guelleh,
le 17 mai 2005, le Quai d’Orsay propose ces éléments de
langage : “Je vous suggère que nous unissions nos efforts
pour une gestion conjointe de cette affaire.”

Le 25 juin, l’ambassadeur de France à Djibouti résume dans
un télégramme diplomatique sa rencontre avec le ministre
des affaires étrangères : “Il a ajouté que les
autorités djiboutiennes réfléchissaient à
notre idée de recours à la CIJ et aussi à la possibilité
d’explorer d’autres voies. Nous serions sans doute bientôt approchés
à propos de cette idée de recours à la CIJ ayant
noté que la France n’y verrait pas d’obstacle .”

“ASSURANCES FORMELLES”

Le 28 juillet, Dominique de Villepin reçoit
son homologue djiboutien, Mohamed Dileita. Dans les notes préparatoires,
saisies lors des perquisitions, le Quai d’Orsay suggère : “Nos
présidents ont évoqué la possibilité d’une
action devant la CIJ, nous n’y sommes pas opposés.”

Les notes précisent : “Il s’agit d’une procédure lourde,
complexe juridiquement et publique.” Le 29 juillet, une note de la
direction d’Afrique et de l’océan Indien revient sur la rencontre
en précisant : “Cela s’est très bien passé,
mais M. de Villepin, interrogé sur la procédure CIJ, n’a
rien dit…”

La même note évoque cette procédure : “En sortant
de son entretien avec le PR [président de la République],
IOG avait quasiment compris que cette histoire de CIJ était une
simple formalité et qu’après un échange de courrier
ils auraient le dossier dans les quinze jours…” Le 28 juillet,
une réunion juridique a lieu au ministère des affaires étrangères
avec l’ambassadeur de Djibouti à Paris : “L’ambassadeur
(…) a indiqué qu’en effet son pays avait reçu des
assurances formelles du ministère de la justice pour l’obtention
du dossier intégral de la procédure et qu’il ne pouvait
être question de laisser ce refus d’entraide sans réaction
de la part de son gouvernement.”
Le Quai d’Orsay fait part
des inconvénients de cette saisine.

Un ex-conseiller de l’Elysée dément que l’idée de
la saisine de la CIJ vienne de la France et assure qu’il s’agit d’une
idée de Djibouti. “L’idée de la saisine a été
arrêtée par les juristes djiboutiens”, explique l’avocat
de Djibouti, Francis Szpiner.

Le 9 janvier 2006, Djibouti saisit la Cour internationale de justice pour
violation des dispositions de la convention bilatérale d’entraide
judiciaire entre la France et Djibouti. L’accord
de la France était nécessaire pour la suite de la procédure.

Sur une note du 31 janvier 2006 des services juridiques, Pierre Vimont,
le directeur du cabinet du ministre des affaires étrangères,
écrit, à la main : “Nous devons aller de l’avant
en partant du principe que nous acceptons la compétence de la Cour.”
La France a accepté en août 2006.

Par ailleurs, le procureur général de Paris et ancien directeur
de cabinet du garde des sceaux, Laurent Le Mesle – dont plusieurs
notes montrent qu’il a demandé la transmission du dossier judiciaire
à Djibouti –, a démenti “de la façon la
plus solennelle”, dans un communiqué, avoir “exercé
de pression sur la justice”.

13/06/07 (B399) LE MONDE : Mme Borrel sera reçue à l’Elysée, pas nécessairement par Nicolas Sarkozy

Elisabeth
Borrel, veuve du juge Bernard Borrel, mort en 1995 à Djibouti, sera
reçue à l’Elysée, mais pas nécessairement par
le chef de l’Etat, qui “salue son courage” et “veillera à
ce que la justice puisse passer en toute indépendance”, selon
l’Elysée.

Mme Borrel a lancé mercredi à Paris un appel au président
Sarkozy pour qu’il fasse respecter l’indépendance de la justice dans
l’enquête sur les circonstances du décès de son mari,
après la publication de documents suggérant des interventions
politiques dans ce dossier.

Elle a demandé à être reçue par le chef de l’Etat.

“Le président de la République comprend la détresse
de Mme Borrel, et salue son courage. Il veillera à ce que la justice
puisse passer en toute indépendance. Mme Borrel sera bien sûr
reçue à l’Elysée. Pour autant, elle a indiqué
qu’elle avait écrit une lettre, nous ne l’avons pas reçue et
nous attendons de pouvoir étudier les demandes qu’elle comportera”,
a indiqué à la presse le porte-parole de l’Elysée, David
Martinon.

Dans sa lettre au chef de l’Etat, qu’elle a lue devant la presse, Elisabeth
Borrel écrit: “En votre qualité de chef de l’Etat français
et président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM),
garant à la fois de la souveraineté de la France (…) et de
l’indépendance de l’autorité judiciaire, je vous demande de
prendre auprès de moi l’engagement de faire respecter les principes
qui seuls permettront l’aboutissement de mon combat pour que soient connus
et punis les assassins de mon mari”.

Plusieurs documents, saisis par des juges au quai d’Orsay et à la Chancellerie,
suggèrent que l’Etat français a tout fait pour répondre
aux exigences de Djibouti dans l’affaire, et sauvegarder ainsi ses intérêts
économiques et militaires dans ce pays de la corne de l’Afrique.

13/06/07 (B399) REUTERS : La veuve du juge Borrel sera reçue à l’Elysée (Info lectrice)

PARIS
(Reuters) – La veuve du juge Bernard Borrel, retrouvé mort à
Djibouti en 1995, sera reçue à l’Elysée conformément
à sa demande, annonce le porte-parole de Nicolas Sarkozy.

"Le président comprend la détresse de Mme Borrel
et salue son courage. De façon générale il veillera à
ce que la justice puisse passer en toute indépendance", a déclaré
David Martinon.

"Mme Borrel sera bien sûr reçue à l’Elysée",
a-t-il ajouté.

Elisabeth Borrel a demandé une audience au président pour qu’il
lui garantisse que l’enquête sur la mort de son mari sera menée
à bien, sans entraves.

"En votre qualité de chef de l’Etat français et de président
du Conseil supérieur de la magistrature, garant à la fois de
la souveraineté de la France à l’égard des puissances
étrangères et de l’indépendance de l’autorité
judiciaire, je vous demande de me recevoir, en présence de mes avocats",
écrit-elle dans une lettre au chef de l’Etat remise à la presse.

"Je vous demande de prendre auprès de moi l’engagement de faire
respecter les principes qui seuls permettront l’aboutissement de mon combat
pour que soient connus et punis les assassins de mon mari", ajoute-t-elle.

Le procureur général de Djibouti a violemment condamné
mercredi cette nouvelle démarche d’Elisabeth Borrel.

Dans un communiqué, Djama Souleiman Ali dénonce "le climat
de gangstérisme judiciaire et de terrorisme médiatique entretenus
par la partie civile et les syndicats de magistrats autour de l’instruction
de l’affaire Borrel".

Le corps carbonisé de Bernard Borrel, coopérant français,
conseiller technique auprès du ministère de la Justice djiboutien,
a été retrouvé en octobre 1995. L’hypothèse du
suicide avait d’abord été retenue, mais la piste criminelle
est désormais suivie, après notamment des expertises médico-légales.

La démarche d’Elisabeth Borrel fait suite à la publication dans
la presse ces derniers jours de documents trouvés lors de perquisitions
au Quai d’Orsay et au ministère de la Justice, qui montrent que ce
ministère a cherché en 2004 à faire transmettre l’ensemble
du dossier criminel Borrel aux autorités de Djibouti, pourtant soupçonnées
du meurtre.

ENQUÊTE AU POINT MORT

D’autres documents montrent que Paris a suggéré à Djibouti
d’attaquer la France devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour protester
contre le refus de transmission du dossier, finalement opposé à
Djibouti par la juge d’instruction Sophie Clément, en février
2005.

L’affaire est d’importance pour Paris, qui possède à Djibouti
sa principale base militaire en Afrique.

Me Olivier Morice, avocat d’Elisabeth Borrel, a estimé que l’ancien
président Jacques Chirac, qui avait refusé de recevoir la veuve
du magistrat, avait fait primer ces intérêts diplomatiques sur
la marche de la justice.

"Il y a eu manifestement des accords passés entre les deux présidents
Jacques Chirac et (son homologue djiboutien, ndlr) Ismaël Omar Guelleh",
estime l’avocat. Il a précisé cependant qu’il ne demanderait
pas pour l’instant l’audition comme témoin de l’ex-président
français.

Selon Me Morice, Nicolas Sarkozy doit rompre avec l’attitude de son prédécesseur.

"Nous voulons rappeler que Nicolas Sarkozy, comme candidat, a souligné
qu’il ne fallait pas mettre sur le même plan les victimes et ceux qui
sont des criminels", a-t-il dit.

Le Syndicat de la magistrature, de gauche, soutient la démarche. Cette
affaire, qui empoisonne les relations entre la justice et le pouvoir depuis
des années, fait l’objet de trois instructions distinctes, dont une
pour "pressions sur la justice" qui a conduit deux juges d’instruction
à tenter en vain de perquisitionner au palais de l’Elysée le
2 mai dernier.

L’enquête principale sur le crime est au point mort depuis la délivrance
en octobre 2006 de mandats d’arrêt contre deux repris de justice en
fuite, soupçonnés d’être des exécutants du meurtre
de Bernard Borrel.

La juge Clément a convoqué en vain comme témoin le président
djiboutien, de passage à Cannes en février dernier pour un sommet
franco-africain.

Ce chef d’Etat, qui nie toute implication, est mis en cause principalement
par un témoin, qui déclare qu’il a parlé du meurtre du
juge avec d’autres personnes le soir des faits. Cette déposition est
qualifiée de douteuse par sa défense car certains éléments
en ont été infirmés ou semblent sujets à caution.

Me Morice envisage un autre scénario.
"Nous sommes à peu près convaincu que Bernard Borrel a
été éliminé dans le cadre d’une entente entre
Français et Djiboutiens", dit-il.