Articles

29/10/07 (B419) Aujourd’hui l’Afrique / Diibouti : Approche d’un crime politique

(Article publié dans la Revue “Aujourd’hui l’Afrique” N° 103 de mars 2007 – Revue de l’AFASPA – Avec l’aimable autorisation de la rédaction)

AVERTISSEMENT : le texte a été numérisé avec un logiciel de reconnaissance de caractères (OCR). Il est possible que des coquilles apparaissent et nous prions les lecteurs de nous excuser.

Jean Chatain

« Un juge assassiné », ouvrage consacré par son épouse à Bernard Borrel, assassiné à Djibouti en octobre 1995, confirme les réseaux de complicité tissés entre Paris et Ismaèl Omar Guelleh. Près de douze ans après le meurtre, la vérité demeure en attente.

Ce livre (1) rédigé avec le concours de Bernard Nicolas, journaliste à Canal +, raconte une interminable et toujours inachevée quête de la vérité.

Celle menée par Elisaheth Borrel, épouse du juge Bernard Borrel,dont le corps calciné avait été découvert, le 19 octobre 1995, dans un lieu désertique et rocailleux à 80 kilomètres de Djihouti. Le magistrat coopérait depuis un an au ministère de la Justice de Djibouti.

Avant même que le corps ne soit enlevé, l’ambassade de France diffuse un communiqué catégorique « Bernard Borrel s’est donné la mort ». Une thèse commune aux autorités des deux pays, qui perdurera jusqu’en 2002. Elle est assénée sans le moindre ménagement à Elisabeth Borrel par le consul Philippe Guérin se présentant à son domicile « Votre mari est mort, il s’est immolé par le feu au Goubet »…

Dans les heures suivantes, un autre visiteur, Jean-Claude Sapkas, conseiller juridique français auprès de la présidence de Djibouti, vient présenter ses condoléances, assorties d’une demande insolite celle de chercher un document que Bernard aurait pu avoir et qui pouffait « être compromettant » pour certains Français de Djibouti.

Un papier qui pourrait mettre notamment en danger » le capitaine Luc Auffret, chef de la prévôté (la gendarmerie française à Djibouti), ajoute-t-il comme seule précision.

Les recherches faites ne donnent rien.

Quelques jours plus tard, la famille regagne Toulouse, où Elisabeth. elle-même juge, était en poste auge des tutelles) avant son expatriation. Le corps est rapatrié deux semaines après et enterré le 4 novembre. Elisabeth Borrel sort progressivement de son hébétude et commence à poser des questions. Les réponses font sursauter la magistrate le corps de son mari n’était que partiellement calciné (on lui avait assuré le contraire pour la dissuader de le voir), pas d’autopsie, un ‘blanc’ accompagnait son mari hors de la ville de Djibouti le soir du 18 octobre 1995…

Commence alors son parcours du combattant.

Décembre 1995, ouverture d’une information judiciaire au tribunal de grande instance de Toulouse… Février 1996, une première autopsie est enfin ordonnée, dont les résultats ne seront communiqués que de longs mois plus tard…

Novembre 1997, l’enquête est dépaysée à Paris et confiée aux deux juges Marie-Paul Moracchini et Roger Le Loire, lequel avait lui-même été en poste à Djibouti…

Avril 2000, un rapport d’experts reprend la thèse du suicide…

Juin 2000, les juges Moracchini et Le Loire sont dessaisis. L’affaire est confiée aux juges Jean- Baptiste Parlos, puis Sophie Clément…

31 octobre 2002, une nouvelle expertise conclut à l’assassinat et révèle que le médecin-chef du centre hospitalier des armées (françaises) ayant examiné le corps sept ans plus tôt s’était montré pour le moins incompétent (un enfoncement du crâne et une fracture du bras auraient échappé à son observation ; ajoutons que les radios alors faites avaient été déclarées perdues sitôt qu’une demande de consultation était parvenue à Djibouti 1)…

Novembre 2003, la juge Clément demande la déclassification de documents estampillés « secret défense ». La réponse de Michèle Alliot-Marie mettra des mois à se faire connaître, et,

en mars 2004, ne concernera qu’un nombre dérisoire (une vingtaine) des pièces en question un geste qui ne dissipe guère, donc, la loi du silence manifestement en vigueur…

Octobre 2005, dixième anniversaire, une cinquantaine de personnalités (2) signent un « appel pour la vérité sur l’assassinat du juge Borrel >. Dans une conférence de presse, Elisabeth Borrel dénonce les rumeurs mises en circulation pour détruire l’image de son époux (accusation de pédophilie) ou elle- même (hystérie), ajoutant dans son livre qu’elle avait mis du temps à comprendre « que les autorités de mon propre pays étaient derrière ce maquillage, cette mise en scène et cette version ignoble dit suicide. On n’a jamais eu de preuves du suicide mais, quand on a eu la preuve de l’assassinat, les obstructions n’ont pas cessé »…

Entre temps, plusieurs coups de théâtre.

Lieutenant de la garde présidentielle au moment des faits, Mohamed Saleh Aloumekhani a, en novembre 1999 fui Djibouti pour Bruxelles, et, là, il parle « Le 19 octobre 1995, je suis de service. Il était un peu moins de 14 heures et je me trouve dans les jardins du palais en compagnie d’Ismaèl Omar Guelleh (pas encore chef de l’Etat, mais, à l’époque, chef de cabinet de son prédécesseur Gouled Aptidon, ndlr)…

Je vois arriver deux voitures, des 4X4. Cinq personnes en sortent. Je les connais toutes » (Hassan Saïd, chef des services secrets, le colonel Mahdi, chef de corps de la gendarmerie, « un Français » dont il ne donne pas l’identité et « deux types condamnés pour terrorisme et qui auraient dû être en prison », ndlr). Ils rejoignent Guelleh et l’un d’eux lui confie en langue somalie « Le juge fouineur est mort, et ii n’y à plus de traces ». Guelleh aurait alors demandé s’il était sûr que toutes les indices avaient bien été effacés, « les autres l’ont rassuré et ils ne sont pas restés très longtemps ».

Une pluie de démentis indignés tombe de Djibouti.

Dont celui d’Ali Abdilahi Iftin, chef de la garde présidentielle. Ce dernier prendra lui aussi la fuite un peu plus tard pour se réfugier en Ethiopie. De là, il reconnaît avoir rédigé sa lettre « sous la contrainte », précisant que les termes lui avaient été dictés par Hassan Saïd. Il aurait obéi pour protéger sa vie et celle de sa famille…

Des preuves matérielles s’accumulent également.

Une nouvelle expertise révèle que deux liquides inflammables différents ont été utilisés pour brûler le corps de Bernard Borrel. Et, en mai 2006, une recherche réalisée sur le short de ce dernier (retrouvé près de sa voiture) que deux ADN distincts ont été trouvés en plus de celui de la victime. Conclusion de l’expert ces traces ont été laissées par les hommes qui ont porté le corps, avant de le déshabiller et de le précipiter dans les rochers…

Nombre d’autres faits seraient à citer, qui font la trame du livre d’Elisabeth Borrel auquel nous renvoyons le lecteur. Une certitude s’en dégage, celle de la collusion flagrante des autorités djiboutienne et française pour entraver toute recherche de la vérité. Et une interrogation toujours sans réponse aujourd’hui : pourquoi un tel entêtement dans le refus de répondre et le mensonge pur et simple ? Plusieurs hypothèses sont évoquées.

La plus fréquemment retenue est que Bernard Borrel, de par ses charges, aurait recueilli des informations gênantes pour l’actuel président Guelleh sur l’attentat commis en septembre 1990 au Café de Paris (un mort et onze blessés), lieu traditionnel de rendez-vous de la diaspora française. Attentat qui avait servi de coup d’envoi et de prétexte à de véritables rafles décimant l’opposition politique. Il est aussi question de trafics d’armes, dont Djibouti est une plaque tournante. Elisaheth Borrel évoque un autre trafic, celui de l’uranium, qui impliquerait des lobbies africains et des sociétés européennes. Rien n’interdit de penser que ces motifs ne se contredisent pas mais ont pu au contraire s’additionner.

Première base militaire française en Afrique et disposant d’un emplacement géostratégique précieux, Djibouti constitue un enjeu essentiel pour l’Elysée comme pour les ministères de la Défense et des Affaires étrangères. Ismaél Omar Guelleh sait le rappeler brutalement qualifiant le meurtre « d’affaire franco-française », il multipliait, début 2005, en pleine campagne présidentielle, les gestes de courroux (menace d’expulsion de coopérants français, interdiction des émissions de RFI) et jonglait plus qu’allusivement avec l’idée d’un renversement d’alliance au détriment de Paris et au profit de Washington (au nom de la lutte contre le terrorisme, une base US voisine désormais celles, plus anciennes, de l’armée française).

Jacques Chirac a bien saisi le message, qui, le 17 mai 2005, déroulait le tapis rouge élyséen au profit de son homologue djiboutien réélu dans des conditions que, seuls les dirigeants français n’ont pas jugé scandaleuses. Il est vrai que Guelleh avait franchi un nouveau pas, accomplissant sa première visite officielle à Washington avant d’effectuer le traditionnel voyage post-électoral dans l’ancienne métropole coloniale.

En fermant le livre d’Elisabeth Borrel, une question vient à l’esprit que serait-il advenu si l’épouse du « juge fouineur », même dotée d’une égale pugnacité, n’avait pas été elle aussi magistrat 7 Repérer les pièges et les sauter les uns après les autres suppose une familiarité et une maîtrise des procédures que seule l’expérience professionnelle permet d’acquérir. Sans doute est-ce cela qui a permis le grain de sable dans le mécanisme prévu pour occulter un crime d’Etat. Sans garantie de jamais accéder à la vérité.

(Novembre 2006)

(1) Elisabeth Borrel « Un juge assassiné ». 380 pages. Prix 21 euros. Flammarion, octobre 2006.

(2) Liste très diverse, puisque allant du juge espagnol Balthazar Garzon à Marie-George Buffet, la sénatrice Nicole Borvo (PCF) le député Arnaud Montebourg (PS), l’ex-ministre Corinne Lepage (UDF), la sénatrice Dominique Voynet (Verts) ou le cinéaste Claude Chabrol.

29/10/07 (B419) Aujourd’hui l’Afrique / Diibouti : Entre importance stratégique et chaos politique

(Article publié dans la Revue “Aujourd’hui l’Afrique” N° 103 de mars 2007 – Revue de l’AFASPA – Avec l’aimable autorisation de la rédaction)

AVERTISSEMENT : le texte a été numérisé avec un logiciel de reconnaissance de caractères (OCR). Il est possible que des coquilles apparaissent et nous prions les lecteurs de nous excuser.

Ah Ibn Yussuf

La France maintient une présence militaire forte de 3000 soldats à Djibouti, tandis que les Etats-Unis renforcent leurs effectifs (2000 militaires) et étendent leur emprise toujours dans le cadre de la lutte antiterroriste. Les Etats-Unis mènent une lutte sourde pour grignoter les positions françaises, tout en utilisant les connaissances du terrain des Français.

Le Chef de l’Etat djiboutien, et dans une moindre mesure ses proches parents ont jusqu’à présent plutôt bien profité de la concurrence entre Américains et Français qui a permis d’augmenter leur manne financière. Les Français ont porté leur aide directe — une sorte de location pour la base militaire — à 30 millions d’Euros, à la hauteur de la contribution américaine, diminuant par la même occasion l’aide à l’éducation et à la santé. Pour éviter toute mauvaise surprise, le Président djiboutien a même installé les caisses du Trésor Public dans son palais de Haramous.

Malgré la concurrence des Etats-Unis, l’influence française reste prépondérante à Djibouti et le Président Chirac le principal soutien du dictateur Guelleh.

Djibouti reste à cet égard un révélateur de la politique africaine de la France qui consiste à porter à bout dcs bras des despotes corrompus (Deby, Eyedema fils, Biya etc…)

La présence de ces bases militaires ont des conséquences néfastes, elle consolide un pouvoir familial mafieux, verrouille la vie politique et aggrave ses tendances répressives sans pourtant enrayer la dérive chaotique du pays.

Le site de Djibouti conserve aussi une importance régionale du fait qu’il reste le principal débouché maritime de l’Ethiopie à cause de la guerre avec l’Erythrée. Mais les implications d’lsmael Omar Guelleh dans certains conflits de la Corne d’Afrique, notamment ses rapprochements avec l’Erytbrée risquent d’avoir des conséquences pour ce petit pays

La visite du Ministre de la Défense djiboutienne à Asmara fin Août 2006 précédée par celle de son homologue érythréen à Djibouti a illustré les nouveaux liens entre les deux pays irritant au plus haut point les autorités éthiopiennes. Ces dernières ont découvert avec stupéfaction le passage sur le sol djiboutien des combattants Oromos et d’Ogaden entraînés en Erythrée et en partance vers l’Ethiopie. Sans oublier le danger des interférences tout azimut de la petite Djibouti dans l’imbroglio somalien ; Guelleh semble avoir mis le pied plus loin que son tapis comme disent les Iraniens.

Un rapport des Nations Unies sur les violations de l’Embargo sur les armes à destination de la Somalie, de mi novembre 2006, pointe du doigt la République de Djibouti comme faisant partie des pays qui alimentent en armes l’Union des Tribunaux Islamiques en guerre contre le Gouvernement Fédéral de Transition, présidé par Abdillahi Youssouf. Compte tenu de la dépendance étroite de Guelleh à l’égard des Etats-Unis, il s’agit probablement d’une division de travail permettant d’armer les deux parties somaliennes procédant d’une stratégie de tension et de chaos qui semble arranger un certain nombre de pays.

L’intervention de l’armée éthiopienne fin décembre 2006 en soutien au Gouvernement de Transition, tout en étant un succès important dans la mesure où les troupes des Tribunaux Islamiques soutenues par les Erythréens semblent disloquées, est loin d’apporter une solution au calvaire de la population somalienne. Elle risque même d’alimenter l’anarchie dans ce pays et d’exacerber les tensions régionales.

Refus du changement et radicalisation du régime

Le régime se radicalise, alors même qu’il adopte un multipartisme en 2002. Ce vernis de façade démocratique s’est fissuré dès janvier 2003 lors des premières élections pluripartites qui furent massivement fraudées par le parti au pouvoir (UMP Union pour la Majorité Présidentielle) s’adjugeant tous les sièges du parlement.

Au scrutin Présidentiel d’Avril 2005, lsmael Omar Guelleh (président sortant) s’est trouvé seul candidat parce que boycotté par l’ensemble de l’opposition (partis légalisés et le Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie FRUD). Ce qui ne l’a pas empêché de revendiquer 85% de score.

Les élections régionales de Mars 2006, toujours boudées par les forces de l’opposition ont fini par discréditer complètement le scrutin à Djibouti parce que le parti du Président n’a pas hésité à frauder ses propres alliés.

Monsieur Toulabor chercheur à l’IEP de Bordcaux estimait « qu’on pcut démocratiser un Etat autoritaire mais démocratiser une hande.. relève de l’inconscience et de la gageure (…) ».

Comme pour faire écho à cette thèse, l’ancien Chef de Sécurité refusant tout changement a même accentué la répression surtout depuis son deuxième mandat, renouant avec ses vieux démons.

Répresson du mouvement syndical en plein essor

Depuis Septembre_ 2005, le mouvement syndical a pris une ampleur importante qu’il n’a pas connue depuis la grève de 1995.

Cette dernière grève générale a été déclenchée à l’époque par les deux syndicats les plus importants I’UGTD (Union généralc dcs travailleurs djiboutiens) et l’UDT (Union djiboutienne du travail) réunis en intersyndicale contre les mcsures de réduction de 20% des revenus des travailleurs. Tous les dirigeants de l’intersyndicale UGTD/UDT ont été licenciés. Ces syndicats décapités, le régime a suscité quelqucs syndicats maisons qui n’ont pas fait long feu.

Malgré les recommandations de l’OIT et du BIT, le pouvoir a refusé de réintégrer les syndicalistes licenciés. C’est dans ce contexte, que les travailleurs du Port de Djibouti organisés au sein du syndicat des travailleurs du port (STP) membre de l’UDT, ont déclenché une grève générale du 14 au 17 Septembre 2005 contre les mauvaiscs conditions de travail et les licenciements abusifs. La répression a été dure 200 arrestations et licenciement dc 34 syndicalistes. Cela n’a pas dissuadé deux syndicats de transport (Minibus et Bus) de déclencher, à leur tour un mouvement de grève le 22 octobre 2005 pour protester contre les hausses importantes du prix des carburants, paralysant pendant deux semaines la capitale. Les forces de l’ordre ont tiré sur les manifestants faisant 1 mort et plusieurs dizaines de blessés.

Surpris par l’ampleur et l’unité du mouvement syndical, le pouvoir tente de le désorganiser, en arrêtant quatre dirigeants syndicaux de l’UDT (Union Djiboutienne de Travail) dont le secrétaire général monsieur Adan Mohamed Abdo et en les inculpant d’intelligence avec une puissance é±rangère en Mars 2006.

Libérés suite à des pressions internationales après deux mois de détention, ils restent inculpés sans possibilité de voyager.

A la rentrée scolaire de 2006, ce sont les lycéens et les étudiants qui ont déclenché un mouvement de grève pour protester contre la fenneture de certaines sections et contre les hausses des prix d’inscription aux tollèges, aux lycées et au pôle universitaire (beaucoup d’élèves ont d’ailleurs abandonné l’école faute de moyens).

D’importantes manifestations se sont déroulées le 21 Septembre 2006 dans le centre ville de Djibouti. La Police et la Garde Républicaine ont réagi violemment brutalisant et blessant plusieurs manifestants, et en arrêtant 300 d’entre eux qui resteront en détention 21 jours au centre de Nagade (situé à 10 km de Djibouti).

Massacre des civils, ratissage militaires et blocus de la région nord

Les forces de l’ordre ont visé une nouvelle fois le quartier pauvre de la capitale, habitée essentiellement par les Mars la cité Arhiba tuant 8 personnes et blessant 25 autres le 30 novembre 2005. Il ne s’agit pas de bavure policière c’est le ministre de l’intérieur, monsieur Yaeine Elmy Bouh proche du Président de la République qui en aurait donné l’ordre.

Le 12 Mai 2006, le Chef de l’Etat envoie 2000 soldats commandés par le Colonel Abdo Abdi Dembil, chef de la Garde Républicaine pour ratisser les districts d’Obock et de Tadjourah. Une population déjà affectée par des années de guerre et de sècheresse a été durement réprimée

Selon l’Humanité du 1er Juin 2006, l’objectif affiché est l’éradication de la tendance du FRUD qui avait refusé de prendre pour argent comptant le « traité de paix du 12 Mai2001 ».

Blocus alimentaire et sanitaire a été instauré dans les régions Nord, des dizaines d’arrestations, plusieurs personnes furent torturées, accusées de soutenir le FRUD.

Situation de « Ni paix, ni guerre » risque d’explosion

Cette escalade de la répression se déroule dans un contexte d’impasse politique et de risque d’explosion. Il est symptomatique que le pouvoir inaugure le 5ème anniversaire du Traité de Paix du 12 Mai 2001 par un vaste ratissage des districts du Nord.

Ce traité sensé mettre un terme •à un conflit qui dure depuis 1991 malgré son caractère partiel est devenu caduc par le refus du pouvoir djiboutien d’appliquer ses clauses, en dépit de l’engagement solennel pris par le président djiboutien devant le peuple et la communauté internationale de respecter ce traité. Le régime a même refusé d’appliquer le volet de reconstructions et de réhabilitations de zones détruites lors du conflit que l’union Européenne était prête à financer.

La dénonciation de cet accord (déjà rejeté par une partie de FRUD à cause de son contenu mutilé) le 15 Septembre 2005 par l’autre partie signataire ( ARD Alliance des Républicains pour le Développement), n’est pas sans conséquence sur la paix précaire qui prévaut à Djibouti.

Le risque d’un nouveau conflit n’est pas loin. D’autant plus que cette situation a incité plusieurs dizaines de jeunes (y compris des militaires) à rejoindre le FRUD qui maintient des combattants au Nord et au Sud Ouest du pays.

La tenue d’un important séminaire du FRUD à la mi- septembre 2005 (regroupant des combattants, des cadres et des dirigeants) dans le Nord de Djibouti appelant au rassemblement des forces défnocratiques et à l’intensification des luttes multiformes contre la dictature de Gnelleh constitue à la fois un encouragement aux forces de l’opposition et un défi pour le pouvoir

Ce dernier, ne cesse de son côté d’obliger les militaires à mener des expéditions surtout dans les régions Nord pour empêcher la réorganisation et le renforcement du FRUD. Quelques accrochages dont certains meurtriers ont eu lieu entre les combattants de cette organisation et les soldats réguliers depuis ces deux dernières années.

Les civils restent les principales victimes de cet environnement dangereux.

Des centaines de personnes fuyant les persécutions des soldats gouvernementaux ont rejoint entre 2005 et 2006 les milliers de réfugiés déjà installés enflthiopie et qui se trouvent dans des conditions très difficiles, toujours en quête du statut de réfugié.
Les effets de cette crise se font sentir sur la situation sanitaire des habitants du Nord et du Sud Ouest où les ONG sont interdites d’accès. Une épidémie de choléra a fait en quelques jours une vingtaine de victimes à Yoboki et à Hanlé (district de Dikhil) au début Janvier 2007.

Tentative de rassembernent de ‘opposition

Face à cette situation explosive, une partie de l’opposition légalisée privée de moyens d’action, des représentants de l’organisation politico-militaire cible de tous les ratissages et des associations de la diaspora djiboutienne de plus en plus nombreuse et active se sont réunis à Paris le 22 Juillet 2006. Quelques dirigeants de l’opposition ont renoncé aux derniers moments à participer à la conférence, par crainte de la répression du régime.

Les participants qui ont exploré les voies et moyens pour la sortie de crise en République de Djibouti ont adopté l’Appel du 22 juillet de Paris prônant entre autres un dialogue national, la tenue d’une conférence nationale et la mise en place d’un mécanisme de transition.

L’Appel a été soumis aux forces démocratiques, aux acteurs sociaux, aux associations et aux syndicats pour permettre le plus large rassemblement.

Cet Appel peut être entendu par la population djihoutienne toutes catégories sociales confondues, que trente années d’une dictature mafieuse ontrendue exsangue.

En dépit de flux financiers générés par la présence des bases militaires (françaises et américaines) et des proclamations tapageuses d’Ismael Gellch de faire de Djibouti le Dubaï de la Corne d’Afrique, la paupérisation s’étend à des catégories sociales jusque là épargnées (Instituteurs, professeurs, employés dont beaucoup ont déjà pris le chemin de l’exil) et une pré-famine s’installe dans certaines régions.

L’introduction de certaines sociétés de Golfe Arabique dans l’opacité la plus totale dans les secteurs importants de l’économie de Djibouti comme le Port et l’Aéroport participe plutôt d’une prédation mafieuse au détriment des intérêts du pays et de la Région.

Le désir de changement a des échos jusqu’au sein du régime qui commence à donner de signes de déliquescence et où se font jour de mécontentements.

Les commerçants, même ceux qui sont réputés comme étant le pilier du système commencent à perdre patience tellement ils sont asphyxiés par une oligarchie familiale.

Même la majorité des ministres, se sentent marginalisés par des interventions de proches parents du Président et son épouse Kadra Mahmoud qui impose ses proches à des postes clés.

Mais incontestablement, c’est l’affaire Borrel (magistrat coopérant français assassiné à 60 km de Djibouti en Octobre 1995) qui dérange le plus le Président Ismael Guelleh, accusé d’avoir commandité l’assassinat de ce coopérant.

Les mandats d’arrêt internationaux émis par la justice française à l’encontre de deux hauts dignitaires du régime monsieur Hassan Saïd dit Modobé, chef de la Sécurité, et monsieur Djama Souleiman, Procureur Général de la République pour subornation des témoins dans le cadre de l’affaire Borrel, ont fortement ébranlé l’homme fort de Djibouti.

29/10/07 (B419) BBC : démission du Premier Ministre Somalien. Somali prime minister steps down (En Anglais – Info lectrice)

The prime minister of Somalia’s transitional government, Ali Mohamed Ghedi, has resigned.

Mr Ghedi is set to address MPs after handing in his resignation to President Abdullahi Ahmed Yusuf.

Mr Ghedi has been blamed for failing to quell the Islamist insurgency in Somalia and for bringing Ethiopian troops onto Somali soil.

On Sunday, thousands fled the capital, Mogadishu, after Ethiopian troops opened fire on protestors.

The BBC’s East Africa correspondent Karen Allen says that the prime minister’s political future has for some time hung in the balance.

She says that despite efforts to salvage his job during talks at the weekend in Ethiopia, he has agreed to step down after pressure from within Somalia and the international community, in particular from the US.

Clan rivalries

Mr Ghedi’s resignation was swiftly accepted by President Abdullahi Yusuf.

The pair have had a fractured relationship fuelled by clan rivalries during the three years they have worked together in Somalia’s transitional government.

Mr Ghedi is from the Hawiye clan, which is dominant in Mogadishu and is the largest in the country.

President Yusuf is from the breakaway northern state of Puntland and comes from the Darod clan, the country’s second largest.

Observers say the fear is that with Mr Ghedi gone, the Hawiye will now be even more united in their opposition to Mr Yusuf’s transitional government.

Aides close to the president said that the resignation was part of a deal to end what he called the political confusion in Somalia.

The Ethiopians, seen as rivals by many Somalis, have been fighting alongside Somali troops to try and restore order to the fractured country, but many see them as inflaming tensions.

Somalia has been without an effective government since civil war began in 1991, but has seen a surge in violence since Ethiopian-backed government troops ousted Islamists last December.

The UN says some 400,000 people have fled the violence in Mogadishu in the past four months.

29/10/07 (B419) BBC : les pirates somaliens s’emparent d’un navire japonais. Japanese ship hijacked in Africa (En Anglais – Info lectrice)

Pirates have hijacked a Japanese ship off the East African coast – the latest in a series of similar incidents near the war-torn country of Somalia.

The vessel, thought to be a tanker with a crew of Burmese, Philippine and South Korean sailors, was seized in the Gulf of Aden early on Sunday.

Officials say they are trying to find out what the pirates’ demands are.

The area is notorious for piracy – of 16 reported hijackings worldwide this year, 11 were off the Somali coast.

Lawless waters

The International Maritime Bureau (IMB) said they received a distress call from the vessel in the Gulf of Aden on Sunday.

“We tried to contact the vessel, but there was absolutely no contact,” the IMB’s Cyrus Mody told BBC News.

He said coalition forces in the area were contacted, and they confirmed the ship had been taken into Somali territorial waters.

There are thought to be 23 crew members on board the vessel, none of whom is Japanese.

The incident comes two weeks after a cargo ship was hijacked on its way to Mombasa in Kenya.

The IMB said there was still no information on the safety of the crew.

Analysts say Somali waters are increasingly lawless, and merchant ships are advised to stay 200 miles from its shores.

The IMB rates Somalia as the second most high risk country for piracy in the world, after Indonesia.

28/10/07 (B419) L’avant-dernière faute politique majeure de Guelleh ? (ARDHD)

En bannissant la famille d’Alhoumekani, les responsables de la nébuleuse ont-ils commis l’avant-dernère faute politique majeure avant la fermeture de leurs établissements par la voie démocratique et le gel de leurs avoirs ?

Cette faute politique a été dénoncée par l’ensemble de la communauté internationale, (à l’exception de la France, curieusement muette et totalement absente de la communication, alors qu’elle a été villipendée durant des manifestations spontanées qui n’étaient en réalité que des rassemblements de fonctionnaires réquisitionnés par le régime.), des partis djiboutiens d’opposition, des associations et des personnalités.

L’union de l’opposition

La faute politique a prouvé, de façon irréfutable, à tous ceux qui refusaient encore d’admettre que le régime d’Ismaël Omar Guelleh était l’une des pires dictatures du monde actuel, son vrai visage, son arrogance et son mépris du peuple et de la justice.

Et maintenant, ce sont ses dérives racistes qui constituent une source d’inquiétude permanente pour les ethnies minoritaires qui composent la société djiboutienne.

Elle a réuni l’ensemble de l’opposition, des observateurs et des démocrates autour des valeurs de liberté, de justice, et de respect des citoyens. Le pas est franchi désormais : l’opposition doit s’unir pour combattre démocratiquement la dictature et pour y mettre un terme.


La reconnaissance “de facto” du témoignage d’Alhoumekani et par voie de conséquence, des implications possibles du Chef de l’Etat dans la commandite de l’assassinat du Juge Borrel

Jusqu’à présent, au travers d’une communication embarassée et maladroite, le régime a tenté de se raccrocher à l’hypothèse du suicide du Juge. Le témoignage d’Alhoumekani était un obstacle de poids à cette version des faits … Pour pallier l’handicap, le régime et ses média inféodés se sont largement répandus en calomnies sur son compte : mauvais comportement, études et stages avec des résultats nuls, mensonges, désir profond de nuire. Bref tout a été dit sur son compte par le régime et ses barons.

Ils oubliaient quand même qu’aucun régime, sauf à être atteint de profonde débilité, ne recrute le chef de la Garde présidentielle, parmi les incompétents ou les instables psychologiques… passons sur ce point !

Une nouvelle étape, dans le sordide, a été franchie dimanche et lundi derniers. En arrêtant et en bannissement la famille d’Alhoumékani, Hassan Saïd et Djama Souleiman avec la bénédiction du Parrain local, ont montré qu’ils pratiquaient un chantage souterrain : “ou Alhoumekani revenait sur ses témoignages et il les blanchissait de surcroît des délits de subornation de témoin ou ils allaient se venger sur ses proches et plus spécifiquement sur une femme âgée, sans défense et n’ayant rien à voir avec les crimes de Guelleh.”

C’est qu’il y a de plus odieux et de plus lâche ! Cela prouve surtout que les témoignages d’Alhoumekani sont crédibles, sincères et conformes à la vérité … sinon pourquoi s’attaquerait-on à sa famille ?

Le régime file un mauvais coton. Il est probable qu’il arrivera encore une fois, à surmonter cette faute politique majeure, mais la communauté internationale l’a placé maintenant en observation et il est “en sursis”. La prochaine faute risque de ne plus être tolérée et dans ce cas, il devra démissionner sous la pression nationale et internationale. Les autorités politiques françaises, isolées une fois de plus dans la gestion de cette affaire, ne pourront plus le soutenir abusivement, même si elles mettaient en avant, la raison d’Etat et les intérêts stratégiques prioritaires de la France.

Et nous prenons le pari que Guelleh va commettre rapidement la faute fatale, car au fond il n’a plus le choix. D’ici quelques semaines ?

Hors des réalités du monde moderne, les hauts dignitaires de la nébuleuse se croient invincibles, intouchables et immunisés … Désormais, ils sont contraints de pratiquer la fuite en avant, d’autant plus que les instructions judiciaires progressent tous les jours, en France et que l’étau se resserre … La fuite en avant, ce sera l’escalade dans l’injustice, le sordide, le meurtre et les fautes politiques majeures.

Un appel à la prudence


Durant cette période, les ethnies minoritaires devront être très prudentes et ne pas faire aveuglèment confiance aux promesses qui leur ont été renouvelées, cette semaine lors d’une réunion tenue dans l’urgence, au Palais de l’Escale (rappelons sur la base des antécédents et de la tradition, que les promesses de Guelleh engagent seulement ceux qui ont la naïveté de les croire, mais jamais leur auteur … qui n’est pas liée par la morale .. ni par sa conscience ).

Les Français devront aussi prendre des mesures de sécurité, car des actes hostiles “et soi-disant isolés” pourraient bien être commis à l’encontre de leurs intérêts et même de personnes physiques.

28/10/07 (B419) Romandie News : Somalie: les forces éthiopiennes tirent sur des manifestants: trois morts (Info lectrice)

MOGADISCIO – Les forces éthiopiennes ont ouvert le feu dimanche sur des manifestants à Mogadiscio qui protestaient contre leur présence en Somalie, tuant trois d’entre eux, ont indiqué des témoins.

“Un jeune garçon et deux autres civils ont été tués quand les forces éthiopiennes ont ouvert le feu. Nous étions en train de manifester contre eux et ils ont tiré pour disperser la foule”, a déclaré à l’AFP un des manifestants, Hussein Adan Suley.

“Nous avons couru lorsque les Ethiopiens ont tiré. Je sais qu’un enfant a été tué”, a déclaré un autre témoin, Asma Wardhere.

Un officier de police parlant sous le couvert de l’anonymat a confirmé que trois personnes avaient été tuées lors de cette manifestation, qui a rassemblé des centaines de personnes dimanche dans la capitale somalienne.

Il n’était pas possible dans l’immédiat d’obtenir la confirmation de ces morts de source médicale.

Des centaines de manifestants ont défilé dimanche dans les rues de Mogadiscio pour dénoncer la présence des troupes éthiopiennes, qui sont intervenues au début de l’année en Somalie pour aider le gouvernement transitoire à chasser les tribunaux islamiques, qui contrôlaient notamment la capitale.

28/10/07 (B419) RTL Info :Civils en fuite, combats, manifestations: Mogadiscio s’enfonce dans le chaos

La capitale somalienne Mogadiscio était en proie au chaos dimanche, ravagée par de nouveaux combats qui poussaient les civils à prendre la fuite, tandis que des centaines de manifestants ont défilé contre la présence éthiopienne en Somalie.

Les forces gouvernementales somaliennes et les insurgés islamistes s’affrontaient en plein jour dans le sud de la ville, pour la deuxième journée consécutive, ont indiqué des témoins.

“Je vois des insurgés qui scandent “Allahu Akbar (Dieu est grand), ils sont accroupis juste devant ma porte, et des forces somaliennes dans des blindés qui ouvrent le feu”, a décrit à l’AFP Anab Ali, un habitant du quartier de Hodan, dans le sud de la capitale.

La veille, six civils avaient été tués dans des combats opposant les islamistes aux forces somaliennes et éthiopiennes.

Terrorisés par cette nouvelle éruption de violence, des centaines de civils tentaient de prendre la fuite, chargeant leurs affaires dans des pick-up ou à dos d’âne.

“Personne ne peut supporter ce qui ce passe à Mogadiscio, cette violence sans interruption, qui fait des centaines de morts chaque semaine”, a déclaré à l’AFP Abdurahman Nure, un habitant du sud de la ville, qui s’enfuyait avec ses enfants à bord d’un véhicule Land Cruiser.

Depuis la chute au début de l’année des tribunaux islamiques, chassés des régions qu’ils contrôlaient par les forces gouvernementales appuyées par l’armée éthiopienne, la violence est allée en s’accroissant dans la capitale somalienne. Les civils sont les principales victimes.

“Les insurgés (notamment des islamistes, NDLR) attaquent le gouvernement et les forces éthiopiennes presque chaque jour désormais”, a expliqué Fartun Adan Mohamed, une mère de trois enfants, qui tentait elle aussi de quitter la ville.

“A chaque fois, nous, les civils, sommes la cible de l’armée éthiopienne et des forces somaliennes, et fuir est notre seule option”, a-t-elle ajouté.

La violence, qui se déroulait principalement la nuit jusqu’à récemment, se déchaîne aussi de jour désormais, rendant certains quartiers de la capitale invivables.

Un journaliste de l’AFP a constaté que des centaines de civils quittaient dimanche les zones d’Ali Kamin et de Hamar-Jadid, dans le sud de Mogadiscio.

Dans ce contexte, des centaines de personnes ont commencé à défiler dimanche pour protester contre la présence éthiopienne.

Portant des bâtons et scandant “Allahu Akbar” (Dieu est grand), la foule s’est dirigée à partir du sud de la capitale somalienne vers le quartier d’Ali Kamin et du quartier du stade situé près d’une base de l’armée éthiopienne.

“A bas l’Ethiopie! A bas le gouvernement somalien!”, criait un manifestant, Abdi Adan Somane. “Nous n’avons pas besoin d’eux ici. L’Ethiopie doit partir ou sa présence entraînera un bain de sang”, a ajouté ce manifestant.

“Il s’agit d’un soulèvement contre les colonialistes éthiopiens et ses laquais”, a lancé un autre manifestant qui souhaite rester anonyme. “Nous continuerons jour après jour, jusqu’à ce qu’ils quittent le pays. Nous n’avons pas besoin d’eux”.

Côté politique, le gouvernement de transition somalien, déjà très affaibli, semblait sur le point de se désintégrer.

A Baïdoa, à 250 km au nord ouest de Mogadiscio, le président Abdullahi Youssouf Ahmed exhortait les députés à limoger le Premier ministre Ali Mohamed Gedi, avec qui il est en conflit.

La Somalie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique, est ravagée par une guerre civile depuis 1991.

28/10/07 (B419) TSR (Suisse) La capitale somalienne Mogadiscio est en proie à de nouvelles violences poussant les civils à fuir.

La capitale somalienne Mogadiscio a été en proie au chaos dimanche, ravagée par de nouveaux combats qui ont poussé les civils à prendre la fuite.

Des centaines de manifestants ont défilé contre la présence éthiopienne en Somalie.

Des soldats éthiopiens ont tiré sur la foule, tuant 3 personnes.

La veille, 6 civils avaient péri dans des combats opposant les islamistes aux forces somaliennes et éthiopiennes.

Terrorisés par cette nouvelle éruption de violence dans un pays en guerre civile depuis 1991, des centaines de personnes ont fui, chargeant leurs affaires dans des pick-up ou à dos d’âne. (SWISS TXT)