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29/10/07 (B419) BBC : les pirates somaliens s’emparent d’un navire japonais. Japanese ship hijacked in Africa (En Anglais – Info lectrice)

Pirates have hijacked a Japanese ship off the East African coast – the latest in a series of similar incidents near the war-torn country of Somalia.

The vessel, thought to be a tanker with a crew of Burmese, Philippine and South Korean sailors, was seized in the Gulf of Aden early on Sunday.

Officials say they are trying to find out what the pirates’ demands are.

The area is notorious for piracy – of 16 reported hijackings worldwide this year, 11 were off the Somali coast.

Lawless waters

The International Maritime Bureau (IMB) said they received a distress call from the vessel in the Gulf of Aden on Sunday.

“We tried to contact the vessel, but there was absolutely no contact,” the IMB’s Cyrus Mody told BBC News.

He said coalition forces in the area were contacted, and they confirmed the ship had been taken into Somali territorial waters.

There are thought to be 23 crew members on board the vessel, none of whom is Japanese.

The incident comes two weeks after a cargo ship was hijacked on its way to Mombasa in Kenya.

The IMB said there was still no information on the safety of the crew.

Analysts say Somali waters are increasingly lawless, and merchant ships are advised to stay 200 miles from its shores.

The IMB rates Somalia as the second most high risk country for piracy in the world, after Indonesia.

29/10/07 (B419) (AFP) – Somalie : le Premier ministre démissionne, impasse politique et sécuritaire

Le Premier ministre somalien de transition, Ali Mohamed Gedi, a démissionné lundi à l’issue d’une épreuve de force avec le président, aggravant l’impasse politique, sécuritaire et humanitaire de ce pays en guerre civile depuis 16 ans.

Au moment où M. Gedi, en poste depuis 2004, remettait sa lettre de démission au président Abdullahi Ahmed Yusuf, des centaines de civils continuaient de fuir Mogadiscio, au lendemain d’intenses combats entre insurgés et forces gouvernementales alliées à l’armée éthiopienne.

M. Gedi a remis sa lettre de démission au président lors d’une rencontre à Baïdoa (250 km au nord-ouest de Mogadiscio) où siège le Parlement de transition, a indiqué à l’AFP sous couvert d’anonymat un haut responsable de la présidence somalienne.

“Les deux (responsables) ont ensuite parlé un moment de l’avenir du pays”, a-t-il ajouté.

Selon un proche conseiller de M. Yusuf, “le Premier ministre et le président, avec l’aide de pays amis, sont parvenus à un accord pour mettre fin à la confusion politique”.

Un proche du Premier ministre, s’exprimant sous couvert de l’anonymat, a dénoncé “un système où il n’y a plus de règles institutionnelles”, en critiquant des “manquements graves à la charte de transition” de la part des partisans du président.

“Le Premier ministre veut un Etat démocratique, laïque, transparent (…). On va maintenant vers un Etat prébendier, avec une famille prédatrice”, a-t-il ajouté en faisant référence au clan du président.

Les vives tensions existant depuis plusieurs semaines entre MM. Yusuf et Gedi – rentré lundi à Baïdoa après plusieurs jours passés en Ethiopie – avaient paralysé le fonctionnement du gouvernement.

M. Yusuf faisait pression sur le Parlement afin d’obtenir un vote de destitution à l’encontre de M. Gedi, l’accusant de ne pas assumer ses responsabilités et de ne pas avoir mis fin aux violences à Mogadiscio.

Ses détracteurs lui reprochaient notamment d’être à l’origine de l’intervention de l’armée éthiopienne contre les forces des tribunaux islamiques somaliens en décembre 2006.

Depuis, une insurrection dirigée par la mouvance islamiste mène régulièrement des opérations de guérilla, particulièrement à Mogadiscio, visant des objectifs gouvernementaux ou des soldats éthiopiens.

Les insurgés excluent tout contact politique avec le gouvernement tant que l’armée éthiopienne sera présente en Somalie.

Des membres du clan M. Gedi, les Hawiye, participent également à cette insurrection.

Le clan Hawiye est le plus important dans Mogadiscio depuis sa victoire en janvier 1991 contre le président de l’époque, Mohamed Siad Barre, qui appartenait au grand clan rival des Darod. M. Yusuf appartient au clan des Darod.

Des affrontements, parmi les plus violents ces derniers mois, ont eu lieu tout au long du week-end dans la capitale, témoignant de l’absence actuelle de perpective de réglement négocié.

Dimanche, le maire de Mogadiscio, Mohamed Omar Habeb, avait demandé aux civils d’évacuer plusieurs quartiers du sud de Mogadiscio, menaçant d’accroître la répression contre les zones tenues par les insurgés.

“Si le maire exhorte les gens à fuir, alors qu’est-ce qui peut arriver après? Il pourrait y avoir à nouveau des bombardements comme auparavant, nous fuyons cet enfer”, a raconté Hussein Bulle, un habitant.

Sur une population d’environ 10 millions d’habitants, environ 1,5 million de Somaliens ont besoin d’une aide internationale, selon les organisations d’aide.

29/10/07 (B419) (AFP) – Somalie : MOGADISCIO : civils en fuite, combats, manifestations, Mogadiscio dans le chaos (Info lectrice)

Mogadiscio était en proie au chaos dimanche, ravagée par de nouveaux combats qui poussaient les civils à prendre la fuite, tandis que des soldats éthiopiens ont tiré sur des manifestants, tuant trois d’entre eux.

Les autorités ont demandé aux civils d’évacuer le quartier de Bakara dans le sud de Mogadiscio, menaçant d’accroître la répression contre les zones tenues par les rebelles.

Les forces gouvernementales somaliennes et les insurgés islamistes se sont affrontées en plein jour dans le sud de la ville, pour la deuxième journée consécutive, selon des témoins.

“Je vois des insurgés qui scandent “Allah Akbar (Dieu est grand), ils sont accroupis juste devant ma porte, et des forces somaliennes dans des blindés qui ouvrent le feu”, a raconté Anab Ali, un habitant du quartier de Hodan, dans le sud de Mogadiscio.

La veille, six civils avaient été tués dans des combats opposant islamistes et forces somaliennes et éthiopiennes.

Terrorisés par cette nouvelle éruption de violence, des centaines de civils tentaient de s’enfuir, chargeant leurs affaires dans des pick-up ou à dos d’âne.

“Personne ne peut supporter ce qui ce passe à Mogadiscio, cette violence sans interruption, qui fait des centaines de morts chaque semaine”, a déclaré Abdurahman Nure, un habitant de Mogadiscio, qui s’enfuyait avec ses enfants.

Le représentant spécial de l’ONU pour la Somalie, Ahmedou Ould Abdallah, a condamné dimanche soir cette nouvelle flambée de violences.

“Les Somaliens sont livrés à eux mêmes (…). L’élite des Somaliens n’est pas prête à accepter des étrangers chez eux”, a-t-il déclaré, attribuant le chaos somalien à l'”absence de présence internationale crédible dans le pays”.

“C’est comme cela qu’on tue et qu’on déplace des populations à huis clos (…). Il faut changer d’approche, de méthode, d’action, sinon on est complice du drame”, a affirmé l’envoyé de l’ONU, interrogé depuis Dakar par la chaîne de télévision France 24.

Depuis la chute début 2007 des tribunaux islamiques, chassés des régions qu’ils contrôlaient par les forces gouvernementales appuyées par l’armée éthiopienne, la violence est allée en s’accroissant à Mogadiscio. Les civils sont les principales victimes.

“Les insurgés (notamment des islamistes, ndlr) attaquent le gouvernement et les forces éthiopiennes presque chaque jour désormais”, a expliqué Fartun Adan Mohamed, mère de trois enfants, qui tentait elle aussi de fuir.

“A chaque fois, nous, les civils, sommes la cible de l’armée éthiopienne et des forces somaliennes, et fuir est notre seule option”, a-t-elle ajouté.

La violence, qui se déroulait principalement la nuit jusqu’à récemment, se déchaîne aussi de jour, rendant certains quartiers de la capitale invivables.

Un journaliste de l’AFP a constaté que des centaines de civils quittaient dimanche les zones d’Ali Kamin et de Hamar-Jadid, dans le sud de Mogadiscio.

Des centaines de personnes ont défilé dimanche dans les rues de Mogadiscio pour protester contre la présence éthiopienne, aux cris de “A bas l’Ethiopie! A bas le gouvernement somalien!”, mais la manifestation s’est achevée dans le sang.

Les forces éthiopiennes ont ouvert le feu et tué trois personnes, selon des témoins.

“Un jeune garçon et deux autres civils ont été tués quand les forces éthiopiennes ont ouvert le feu. Nous étions en train de manifester contre eux et ils ont tiré pour disperser la foule”, a déclaré à l’AFP un des manifestants, Hussein Adan Suley.

Un policier a indiqué que deux autres personnes avaient été tuées par ailleurs: un homme, abattu dans le quartier très dangereux de Bakara par des inconnus, et un policier, tué dans des circonstances non dévoilées.

Des manifestants ont aussi incendié un commissariat, le deuxième en deux jours dans le sud de Mogadiscio, a déclaré le maire de la ville, Mohamed Omar Habeb, qui a appelé les civils de Bakara à quitter le quartier où il a annoncé que les forces de sécurité allaient venir “pourchasser les insurgés”.

29/10/07 (B419) Aujourd’hui l’Afrique / Diibouti : Approche d’un crime politique

(Article publié dans la Revue “Aujourd’hui l’Afrique” N° 103 de mars 2007 – Revue de l’AFASPA – Avec l’aimable autorisation de la rédaction)

AVERTISSEMENT : le texte a été numérisé avec un logiciel de reconnaissance de caractères (OCR). Il est possible que des coquilles apparaissent et nous prions les lecteurs de nous excuser.

Jean Chatain

« Un juge assassiné », ouvrage consacré par son épouse à Bernard Borrel, assassiné à Djibouti en octobre 1995, confirme les réseaux de complicité tissés entre Paris et Ismaèl Omar Guelleh. Près de douze ans après le meurtre, la vérité demeure en attente.

Ce livre (1) rédigé avec le concours de Bernard Nicolas, journaliste à Canal +, raconte une interminable et toujours inachevée quête de la vérité.

Celle menée par Elisaheth Borrel, épouse du juge Bernard Borrel,dont le corps calciné avait été découvert, le 19 octobre 1995, dans un lieu désertique et rocailleux à 80 kilomètres de Djihouti. Le magistrat coopérait depuis un an au ministère de la Justice de Djibouti.

Avant même que le corps ne soit enlevé, l’ambassade de France diffuse un communiqué catégorique « Bernard Borrel s’est donné la mort ». Une thèse commune aux autorités des deux pays, qui perdurera jusqu’en 2002. Elle est assénée sans le moindre ménagement à Elisabeth Borrel par le consul Philippe Guérin se présentant à son domicile « Votre mari est mort, il s’est immolé par le feu au Goubet »…

Dans les heures suivantes, un autre visiteur, Jean-Claude Sapkas, conseiller juridique français auprès de la présidence de Djibouti, vient présenter ses condoléances, assorties d’une demande insolite celle de chercher un document que Bernard aurait pu avoir et qui pouffait « être compromettant » pour certains Français de Djibouti.

Un papier qui pourrait mettre notamment en danger » le capitaine Luc Auffret, chef de la prévôté (la gendarmerie française à Djibouti), ajoute-t-il comme seule précision.

Les recherches faites ne donnent rien.

Quelques jours plus tard, la famille regagne Toulouse, où Elisabeth. elle-même juge, était en poste auge des tutelles) avant son expatriation. Le corps est rapatrié deux semaines après et enterré le 4 novembre. Elisabeth Borrel sort progressivement de son hébétude et commence à poser des questions. Les réponses font sursauter la magistrate le corps de son mari n’était que partiellement calciné (on lui avait assuré le contraire pour la dissuader de le voir), pas d’autopsie, un ‘blanc’ accompagnait son mari hors de la ville de Djibouti le soir du 18 octobre 1995…

Commence alors son parcours du combattant.

Décembre 1995, ouverture d’une information judiciaire au tribunal de grande instance de Toulouse… Février 1996, une première autopsie est enfin ordonnée, dont les résultats ne seront communiqués que de longs mois plus tard…

Novembre 1997, l’enquête est dépaysée à Paris et confiée aux deux juges Marie-Paul Moracchini et Roger Le Loire, lequel avait lui-même été en poste à Djibouti…

Avril 2000, un rapport d’experts reprend la thèse du suicide…

Juin 2000, les juges Moracchini et Le Loire sont dessaisis. L’affaire est confiée aux juges Jean- Baptiste Parlos, puis Sophie Clément…

31 octobre 2002, une nouvelle expertise conclut à l’assassinat et révèle que le médecin-chef du centre hospitalier des armées (françaises) ayant examiné le corps sept ans plus tôt s’était montré pour le moins incompétent (un enfoncement du crâne et une fracture du bras auraient échappé à son observation ; ajoutons que les radios alors faites avaient été déclarées perdues sitôt qu’une demande de consultation était parvenue à Djibouti 1)…

Novembre 2003, la juge Clément demande la déclassification de documents estampillés « secret défense ». La réponse de Michèle Alliot-Marie mettra des mois à se faire connaître, et,

en mars 2004, ne concernera qu’un nombre dérisoire (une vingtaine) des pièces en question un geste qui ne dissipe guère, donc, la loi du silence manifestement en vigueur…

Octobre 2005, dixième anniversaire, une cinquantaine de personnalités (2) signent un « appel pour la vérité sur l’assassinat du juge Borrel >. Dans une conférence de presse, Elisabeth Borrel dénonce les rumeurs mises en circulation pour détruire l’image de son époux (accusation de pédophilie) ou elle- même (hystérie), ajoutant dans son livre qu’elle avait mis du temps à comprendre « que les autorités de mon propre pays étaient derrière ce maquillage, cette mise en scène et cette version ignoble dit suicide. On n’a jamais eu de preuves du suicide mais, quand on a eu la preuve de l’assassinat, les obstructions n’ont pas cessé »…

Entre temps, plusieurs coups de théâtre.

Lieutenant de la garde présidentielle au moment des faits, Mohamed Saleh Aloumekhani a, en novembre 1999 fui Djibouti pour Bruxelles, et, là, il parle « Le 19 octobre 1995, je suis de service. Il était un peu moins de 14 heures et je me trouve dans les jardins du palais en compagnie d’Ismaèl Omar Guelleh (pas encore chef de l’Etat, mais, à l’époque, chef de cabinet de son prédécesseur Gouled Aptidon, ndlr)…

Je vois arriver deux voitures, des 4X4. Cinq personnes en sortent. Je les connais toutes » (Hassan Saïd, chef des services secrets, le colonel Mahdi, chef de corps de la gendarmerie, « un Français » dont il ne donne pas l’identité et « deux types condamnés pour terrorisme et qui auraient dû être en prison », ndlr). Ils rejoignent Guelleh et l’un d’eux lui confie en langue somalie « Le juge fouineur est mort, et ii n’y à plus de traces ». Guelleh aurait alors demandé s’il était sûr que toutes les indices avaient bien été effacés, « les autres l’ont rassuré et ils ne sont pas restés très longtemps ».

Une pluie de démentis indignés tombe de Djibouti.

Dont celui d’Ali Abdilahi Iftin, chef de la garde présidentielle. Ce dernier prendra lui aussi la fuite un peu plus tard pour se réfugier en Ethiopie. De là, il reconnaît avoir rédigé sa lettre « sous la contrainte », précisant que les termes lui avaient été dictés par Hassan Saïd. Il aurait obéi pour protéger sa vie et celle de sa famille…

Des preuves matérielles s’accumulent également.

Une nouvelle expertise révèle que deux liquides inflammables différents ont été utilisés pour brûler le corps de Bernard Borrel. Et, en mai 2006, une recherche réalisée sur le short de ce dernier (retrouvé près de sa voiture) que deux ADN distincts ont été trouvés en plus de celui de la victime. Conclusion de l’expert ces traces ont été laissées par les hommes qui ont porté le corps, avant de le déshabiller et de le précipiter dans les rochers…

Nombre d’autres faits seraient à citer, qui font la trame du livre d’Elisabeth Borrel auquel nous renvoyons le lecteur. Une certitude s’en dégage, celle de la collusion flagrante des autorités djiboutienne et française pour entraver toute recherche de la vérité. Et une interrogation toujours sans réponse aujourd’hui : pourquoi un tel entêtement dans le refus de répondre et le mensonge pur et simple ? Plusieurs hypothèses sont évoquées.

La plus fréquemment retenue est que Bernard Borrel, de par ses charges, aurait recueilli des informations gênantes pour l’actuel président Guelleh sur l’attentat commis en septembre 1990 au Café de Paris (un mort et onze blessés), lieu traditionnel de rendez-vous de la diaspora française. Attentat qui avait servi de coup d’envoi et de prétexte à de véritables rafles décimant l’opposition politique. Il est aussi question de trafics d’armes, dont Djibouti est une plaque tournante. Elisaheth Borrel évoque un autre trafic, celui de l’uranium, qui impliquerait des lobbies africains et des sociétés européennes. Rien n’interdit de penser que ces motifs ne se contredisent pas mais ont pu au contraire s’additionner.

Première base militaire française en Afrique et disposant d’un emplacement géostratégique précieux, Djibouti constitue un enjeu essentiel pour l’Elysée comme pour les ministères de la Défense et des Affaires étrangères. Ismaél Omar Guelleh sait le rappeler brutalement qualifiant le meurtre « d’affaire franco-française », il multipliait, début 2005, en pleine campagne présidentielle, les gestes de courroux (menace d’expulsion de coopérants français, interdiction des émissions de RFI) et jonglait plus qu’allusivement avec l’idée d’un renversement d’alliance au détriment de Paris et au profit de Washington (au nom de la lutte contre le terrorisme, une base US voisine désormais celles, plus anciennes, de l’armée française).

Jacques Chirac a bien saisi le message, qui, le 17 mai 2005, déroulait le tapis rouge élyséen au profit de son homologue djiboutien réélu dans des conditions que, seuls les dirigeants français n’ont pas jugé scandaleuses. Il est vrai que Guelleh avait franchi un nouveau pas, accomplissant sa première visite officielle à Washington avant d’effectuer le traditionnel voyage post-électoral dans l’ancienne métropole coloniale.

En fermant le livre d’Elisabeth Borrel, une question vient à l’esprit que serait-il advenu si l’épouse du « juge fouineur », même dotée d’une égale pugnacité, n’avait pas été elle aussi magistrat 7 Repérer les pièges et les sauter les uns après les autres suppose une familiarité et une maîtrise des procédures que seule l’expérience professionnelle permet d’acquérir. Sans doute est-ce cela qui a permis le grain de sable dans le mécanisme prévu pour occulter un crime d’Etat. Sans garantie de jamais accéder à la vérité.

(Novembre 2006)

(1) Elisabeth Borrel « Un juge assassiné ». 380 pages. Prix 21 euros. Flammarion, octobre 2006.

(2) Liste très diverse, puisque allant du juge espagnol Balthazar Garzon à Marie-George Buffet, la sénatrice Nicole Borvo (PCF) le député Arnaud Montebourg (PS), l’ex-ministre Corinne Lepage (UDF), la sénatrice Dominique Voynet (Verts) ou le cinéaste Claude Chabrol.

28/10/07 (B419) AP : Manifestation à Mogadiscio contre la présence éthiopienne en Somalie (Info lectrice)

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté dimanche dans les rues de Mogadiscio pour demander le départ des troupes éthiopiennes de Somalie.

Plusieurs centaines de manifestants, dont de nombreuses femmes et des enfants, ont défilé dans la capitale, scandant des slogans hostiles à l’Ethiopie, brûlant des pneus et jetant des pierres.

Selon des témoins, les troupes éthiopiennes ont tiré en direction de la foule, blessant deux personnes.

Les affrontements se sont poursuivis dimanche entre les islamistes et les soldats somaliens et éthiopiens. Les corps d’au moins deux nouvelles victimes civiles ont été vues dans la rue.

Les habitants et le personnel hospitalier affirment qu’il s’agit des plus lourds combats depuis des mois. Samedi, au moins sept personnes avaient été tuées, selon des témoins.

Mogadiscio est le théâtre de combats depuis que l’armée somalienne, appuyée par des soldats éthiopiens, a chassé les milices islamistes en décembre dernier. Les milices ont juré de lancer une insurrection semblable à celle que connaît l’Irak afin de mettre en place une théocratie musulmane. Des milliers de civils ont été tués cette année.

Le pays est livré au chaos et à la guerre des clans depuis le renversement en 1991 du dictateur Mohammed Siad Barré, malgré la formation en 2004 d’un gouvernement soutenu par les Nations unies.

28/10/07 (B419) BBC : violents combats à Mogasicio – des dizaines de civils auraient été tués. Heavy fighting in Somali capital (2 dépêches en Français et en Anglais – Info lectrice)

______________________________________ Dépêche en Français

Somalie : violents combats à Mogadiscio

Mogadiscio : les troupes éthiopiennes ont lancé une vaste offensive

Les forces éthiopiennes, qui auraient renforcé leur présence dans la capitale, ont lancé une offensive de grande envergure pour restaurer l’ordre à Mogadiscio toujours en proie à la violence.

Des chars et des canons d’artillerie ont été acheminés sur place vendredi dernier.

Les Ethiopiens, appuyés par les troupes du gouvernement intérimaire somalien, visent les zones occupées par les milices des tribunaux islamiques.

Au moins 10 personnes – civils et militaires- ont été tués lors de ces échanges de coups de feu mais le nombre des victimes pourrait être bien plus élevé.

Un employé d’un hôpital de Mogadiscio a déclaré que de nombreuses personnes souffrent de blessures par balle et d’éclats d’obus.

Les forces éthiopiennes seraient retournées dans leur caserne, mais des tirs d’artillerie se poursuivaient samedi en fin d’après-midi.

La Somalie est ravagée par une guerre civile depuis 1991.

Au début de l’année, l’armée éthiopienne, qui soutient le gouvernement somalien, avait défait les tribunaux islamiques qui contrôlaient depuis plusieurs mois la majorité du centre et du sud de la Somalie.

______________________________________ Dépêche en Anglais

Heavy fighting in Somali capital

Some of the heaviest fighting in months has broken out between Ethiopian forces and local insurgents in Somalia’s capital, Mogadishu.

Residents said that at least 10 people had been killed amid shell and machine-gun fire as the Ethiopian forces launched an offensive.

Somalia has seen a surge in violence since Ethiopian-backed government troops ousted Islamists last December.

Hundreds of civilians have been killed in the fighting.

Elders’ appeal

The BBC’s Africa editor Martin Plaut says the latest clashes began after Ethiopia moved reinforcements and a convoy of 20 tanks and armoured cars into the city late on Friday.

One of the vehicles was hit by a landmine and exploded.

Early on Saturday the Ethiopians fanned out of their barracks and fighting erupted.

The forces targeted areas of the city occupied by militia who are remnants of forces loyal to the ousted Union of Islamic Courts.

Insurgents are reported to have captured and ransacked a police station.

They later retreated chanting “God is great”, witnesses said.

Local resident Ismail Osman told the Reuters news agency: “Ethiopian troops and insurgents are fighting in every alley.”

The Ethiopian forces have since reportedly returned to barracks, but heavy artillery fire has continued.

A worker at one of Mogadishu’s main hospitals said many people had been brought in suffering from gunshot and shrapnel wounds.

Local elders described the Ethiopian offensive as a genocide and have appealed to the international community to intervene.

Some 1,600 Ugandan troops are also in Mogadishu as part of a planned 8,000-strong African Union force to support the interim government.

Somalia has been without an effective government since the civil war began in 1991.

The UN says some 400,000 people have fled the violence in Mogadishu in the past four months.

28/10/07 (B419) Communiqué de presse : l’ARD condamne le bannissement des Djiboutiens

Alliance Républicaine
pour le Développement
A.R.D

Djibouti, le 27 Octobre 2007

COMMUNIQUÉ

L’A.R.D. CONDAMNE LE BANNISSEMENT DES DJIBOUTIENS

Au lendemain de pseudos manifestations populaires de soutien à sa personne, Ismaël Omar Guelleh a procédé à l’expulsion indigne de sept (7) membres d’une vieille famille djiboutienne vers le Yémen.

Il s’agit là, d’une intolérable dérive haineuse portant gravement atteinte à la cohésion nationale.

Il s’agit en outre, d’un dangereux précédent ouvrant la voie à toutes sortes d’abus dont des répressions ciblées visant les membres insoumis de certaines communautés nationales.

Face à cette brutale remise en cause de l’identité nationale pourtant forgée par des immigrations successives, l’Alliance Républicaine pour le Développement (ARD), profondément attachée aux valeurs de Vérité et de Justice :

– condamne les bannissements à caractère politique ou ethnique ;

– exige le rapatriement sans conditions et aux frais de l’État des membres de la famille Alhoumekani injustement expulsés vers le Yémen;

– Exhorte tous les Djiboutiens à exprimer leur solidarité agissante à l’égard d’une paisible famille djiboutienne persécutée ;

– Demande à la Communauté Internationale de dénoncer fermement le bannissement d’un autre âge dont sont victimes d’innocents citoyens djiboutiens.

Le Président de l’ARD
Ahmed Youssouf Houmed

28/10/07 (B419) JDD Somalie : Les combats se poursuivent (Info lectrice)

Pour la deuxième journée consécutive, de violents combats opposaient des soldats éthiopiens à des rebelles islamistes dimanche à Mogadiscio.

Selon la presse somalienne, ces affrontements, les plus graves depuis plusieurs semaines dans la capitale somalienne, on fait jusqu’ici 15 morts, dont sept soldats éthiopiens.