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30/10/07 (B419) LDDH : note d’information pour dénoncer l’incarcération expéditive du Père Sandro, missionnaire de l’Eglise catholique à Ali Sabieh. CONTENU MIS A JOUR LE 31 OCTOBRE

Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 29 OCTOBRE 2007.
Contenu complété le 31 octobre

Incarcération expéditive du Père SANDRO.


Hier, dimanche 28 octobre 2007, le Père SANDRO, missionnaire de l’Eglise Catholique Saint Louis d’Ali Sabieh a été mis en détention « expéditive »
par la Chambre d’Accusation, suite à l’Appel du Parquet.

Cette détention « expéditive » ne peut que se cadrer dans le contexte,
actuel, d’un procès encore en Instruction, mais déjà propagé, afin de
justifier cette incarcération, par le Journal de propagande « La Nation »
d’une Equipe au Pouvoir et ce aux frais des contribuables.

Cette Décision de la Chambre d’Accusation, qui a ordonné la détention
provisoire du Père SANDRO, est en contradiction flagrante avec la Décision
du Juge d’Instruction qui avait estimé, à juste titre, que l’incarcération
de l’inculpé n’est pas nécessaire à la manifestation de la vérité.

Par conséquent, le Juge d’Instruction avait ordonné la liberté provisoire
sous contrôle judiciaire de l’inculpé. Ce dernier a parfaitement respecté ce
contrôle Judiciaire.

Malheureusement la Chambre d’Accusation a décidé autrement.

Actuellement, le Prêtre se trouve dans une cellule d’isolement total.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste très préoccupée par ces décisions, hélas, hautement politique.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

30/10/07 (B419) Les pirates somaliens repartent au travail !!! Deux dépêches en Anglais et en Français.

___________________________________________ 1 – BBC

Somali pirates hijack Korean ship

Somali pirates have hijacked a South Korean cargo ship, just a day after a Japanese vessel was seized off the East African coast

The South Korean ship, which was seized late Monday or early Tuesday, had 22 crew members.

It was seized near the port in the Somali capital, Mogadishu, protected by African Union peacekeepers.

The area is notorious for piracy – of 16 reported hijackings worldwide this year, 11 were off the Somali coast.

The hijacking was masterminded by the same people who were supposed to bring it into the docking,¿ said Paddy Ankunda, the spokesman for the AU troops in Mogadishu.

He said the militiamen were demanding a $15,000 ransom to free the vessel.

The South Korean freighter had already unloaded its cargo at the time of its capture.

Somalia is rated as the second most high risk country for piracy in the world after Indonesia.

_______________________________ 2 – L’Express avec Reuters

Des pirates mis en échec par un équipage en Somalie

L’équipage d’un cargo étranger attaqué par des pirates dans les eaux notoirement dangereuses de la Somalie a réussi à repousser les assaillants et à reprendre le contrôle du navire.

L’agence d’assistance maritime d’Afrique de l’Est avait annoncé que le bateau nord-coréen avait été détourné lundi soir ou tôt mardi, au large de Mogadiscio.

“J’apprends que l’équipage du navire a mis en échec les assaillants. Ils étaient 22 membres d’équipage contre huit assaillants”, a déclaré Andrew Mwangura, qui dirige l’agence d’assistance maritime basée au Kenya.

Un responsable de la police somalienne a précisé que le cargo avait été pris en chasse par la police.

Les circonstances de l’incident sont pour l’instant floues et Mwangura a laissé entendre qu’il pourrait s’agir d’un différend financier. “Il semble qu’il y ait eu une sorte de dispute près du port. Ca pourrait être une affaire qui a mal tourné, mais nous menons des vérifications pour connaître tous les détails”, a-t-il dit.

Selon une autre source, le cargo transportait du sucre et venait du Brésil.

Il s’agit de la deuxième attaque contre un bateau naviguant dans les eaux somaliennes depuis ce week-end. Dimanche, des pirates ont pris le contrôle d’un chimiquier japonais, naviguant sous pavillon panaméen avec 23 personnes à son bord.

La marine américaine a annoncé mardi que les forces navales d’une coalition réunissant plusieurs pays qui patrouillent en mer Rouge avaient ouvert le feu sur les pirates, détruisant leurs hors-bord.

DES PIRATES PRIS EN CHASSE PAR UNE FLOTTE INTERNATIONALE

Les forces de la Combined Task Force 150 ont pris en chasse les pirates dans les eaux somaliennes, ouvert le feu, et détruit les hors-bord que le navire attaqué remorquait et qui avaient servi à détourner le chimiquier, a précisé la marine américaine.

“CTF-150 a répondu à un appel de détresse du chimiquier Golden Nory, il y a eu des tirs de semonce et les embarcations légères remorquées ont été coulées”, a déclaré un porte-parole de la Ve Flotte par téléphone. Aucune victime n’a été signalée.

“L’opération est en cours (pour reprendre le contrôle du bateau) et il semblerait que des pirates se trouvent encore à bord”, a ajouté le porte-parole selon lequel plusieurs navires militaires sont sur zone.

Mwangura a indiqué que le chimiquier japonais transportait du benzène, un produit chimique toxique et inflammable, c’est pourquoi il est tenu éloigné des côtes.

Quatre autres navires passent pour être actuellement aux mains de pirates dans cette zone : un cargo immatriculé aux Comores, deux chalutiers tanzaniens et un navire taïwanais.

Les eaux situées au large de la Somalie, pays livré à l’anarchie et privé de gouvernement central stable depuis 1991, sont considérées comme parmi les plus dangereuses du monde.

Selon Mwangura, la recrudescence des attaques dans les eaux somaliennes pourrait être “un message de défi” envoyé aux Conseil de sécurité et à ceux qui veulent renforcer la lutte contre la piraterie.

30/10/07 (B419) SANFINNA (Burkina) AFFAIRE BORREL ET BANNISSEMENTS A DJIBOUTI (Info lecteur)

REQUIEM ANTE MORTEM POUR MOHAMED SALEH ALOUMEKHANI ?

Voilà un titre qui fait penser à un polar de James Hadley Chase et qui pourtant annonce un évènement qui se joue en direct et qui pourrait mal tourner.

Ce qui se passe en effet actuellement avec l’affaire Borrel, pourrait nous y conduire directement. Déjà l’assassinat de ce juge français est en soi plein de mystère, impliquant semble-t-il des loubards comme de hautes personnalités de pays différents.

Comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’il se trouve un témoin des plus gênants (celui grâce auquel toute la lumière peut se faire sur cette affaire) que la raison d’Etat, à ce qu’on avance, cherche depuis des années à circonvenir pour conduire la procédure vers l’impasse. C’est le célèbre Mohamed Saleh Aloumekhani qui a dû fuir Djibouti pour la Belgique où il a été recueilli comme réfugié.

L’homme a été approché de différentes façons pour qu’il revienne sur sa déposition à charge contre les autorités djiboutiennes : tentatives de subornation, menaces.., tout y est passé, mais il tient bon. Cependant, nous avons affaire à un homme encore immergé dans les liens de la solidarité familiale, clanique… Alors, on tente de jouer de pression de différentes façons, et notamment sur sa famille restée à Djibouti pour le faire plier, et là, on y va franco.

C’est d’abord une campagne anti-française qu’on a engagée. Tout y est passé : insultes, calomnies… Le juge assassiné a été taxé de pédophile ; quant à sa veuve, qui se bat depuis des années pour la vérité et la justice, elle est dépeinte comme folle à lier ; les juges français, pour leur part, sont accusés de racisme. Tous ceux qui prennent fait et cause pour le bon aboutissement de la procédure ouverte en France sont affublés de qualificatifs les plus immondes : les catholiques sont décrétés pédophiles, les coopérants, accusés de trafics illicites. Tout cela a conduit le 20 Octobre à des manifestations bien orchestrées pendant lesquelles on s’en est pris directement à Nicolas Sarkozy et aux ressortissants français.

Comme cela n’a pas suffi, on s’est alors tourné vers les proches et la famille : le 22 octobre donc, la police boucle trois quartiers de Djibouti et ce sont des rafles à n’en plus finir : 30 membres de la famille de Mohamed Saleh Aloumekhani, qui compte 8 mineurs âgés de 3 à 17 ans, sont incarcérés à l’Ecole de police. Quelques-uns sont libérés après coup mais dans la soirée, 7 personnes restent gardées, dont la mère de Mohamed Saleh Aloumekhani, âgée de 78 ans, ses frères et une belle sœur.

Le 23 Octobre au matin, ils sont tous expulsés sans bagages, sans papiers. Bannis de leur pays, on les met manu militari dans un avion qui les débarque à Sanna au Yémen.

Tout ceci se passe à un moment où l’on tient des Forums sur la gouvernance en Afrique, où l’on clame aux Nations Unies la détermination à œuvrer efficacement et concrètement pour les droits de l’homme, jurant même d’aller chercher les criminels jusqu’à leurs plus profonds retranchements.

Il est manifeste que sans une réaction en bloc de la communauté internationale, il serait difficile à la justice française de traiter cette affaire dans la sérénité et dans l’indépendance la plus totale pour connaître la vérité et dire le bon droit.

Il faudra d’abord commencer à protéger sérieusement, et le témoin et sa famille, et entourer la justice française de toutes les garanties pour qu’elle puisse rendre une décision qui joue comme un exemple fondateur.

Il faudra pour cela, et c’est toute la difficulté qu’on voit venir, trancher dans le vif, instruire contre les autorités françaises qui ont fait obstruction à la procédure, menacer de renoncer à des intérêts géostratégiques, énergétiques.., qui se trouvent à Djibouti, et Dieu sait comment sur ce plan, le pays est convoité notamment par les Français, les Américains, les Chinois…

Mais c’est par là que l’autisme et l’égoïsme de la communauté internationale se sont toujours fait le plus sentir au détriment d’une gouvernance mondiale responsabilisée.

30/10/07 (B419) UAD – Communiqué pour dénoncer les manifestations et le bannissement de la famille d’Alhoumekani.

UNION POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE (U.A.D.)
(U.D.J. – A.R.D. – M.R.D.)

Djibouti, le 28 cotobre 2007

COMMUNIQUE DE PRESSE

MANIFESTATIONS GOUVERNEMENTALES DU SAMEDI 20/10/07 A
NOS JOURS PUIS EXPULSION DE SEPT PAISIBLES CITOYENS
DJIBOUTIENS VERS LE YEMEN LE 22/10/07

“L’affaire BORREL”, du nom de ce juge français dont le corps carbonisé a été retrouvé 80 km de Djibouti le 19 octobre 1995, est une affaire judiciaire qui ne doit en aucune manière aboutir à la rupture des relations entre les deux pays.

Nous prenons pour preuve l’enlèvement et le meurtre de BEN BARKA à Paris il
y a de cela quarante deux ans et qui n’a jamais donné lieu des manifestations gouvernenlentales marocaines ni à une altération des relations entre les deux pays.

L’UAD considère donc ces manifestations et ces tournées concomitantes à l’intérieur du pays comme le prélude à la préparation des législatives prochaines
de janvier 2008 et à la présidentielle qui suivra pour un troisième mandat illégitime.

Concernant l’expulsion de sept (7) paisibles citoyens djiboutiens issus des familles de la première heure qui ont construit Djibouti, vers le Yémen, l’U.A.D. ne trouve pas de qualificatif pour condamner une telle folie.

Nous demandons donc le retour de ces citoyens dans lçs plus brefs délais dans leur ainsi que leur dédommagement.

VIVE L’ETAT DE DROIT, VIVE LA DEMOCRATIE

Le Président de l’UAD
Ismaël Guedi Hared

30/10/07 (B419) UDDESC : communiqué pour dénoncer le bannissement de la famille d’Alhoumekani

Union Djiboutienne pour les Droits Economiques,
Sociaux et Culturels & Civils et Politique – UDDESC

Quartier 4 – B.P: 2767 –
E-mail : uddesc@yahoo.fr
Web site: www.uddesc.org –
République de Djibouti

Réf : 11/AN2007 Djibouti, le 25/10/2007

COMMUNIQUE

La journée du octobre 2007 sur ordre de la haute magistrature de la république de Djibouti, une famille djiboutienne composée de sept (7) personnes, la famille SALEH ALHOUMEKANI, a été
arrêtée puis détenue au centre de transit de Nagad, privée de leurs droits civils (déchéance de la
nationalité djiboutienne) et enfin déportée et bannie de leur propre patrie sans aucune raison valable.

Cette décision inique et barbare qui a frappé cette famille, une famille qui est composée de citoyens djiboutiens depuis des générations, ne passera pas inaperçue et ne tombera pas dans l’oubli.

Elle aura des conséquences sur les ordonnateurs et sur les exécutants.

C’est une violation grave des droits de l’homme qui démontre l’évolution dangereuse et négative de la gestion politique du pays et qui contrevient à tous les instruments juridiques nationaux et internationaux garantissant le respect des droits de l’homme sous mentionnés:

– Les articles 1-3-10 et 74 de la constitution nationale de Djibouti du 04 septembre 1992 ;

– Les articles 3-7-8-9-10-11-12-13 et 15 de la déclaration universelle des droits de l’homme adoptée par l’assemblée générale de l’ONU dans sa résolution 217 A (III) du 10 décembre 1948;

– Les articles 3-4-6-9 et 12/2 de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples adoptée le 26 juin 1981 par la conférence des états et de gouvernement africaines ;

– Les articles 9-12/4-17 et 26 du pacte international relatif aux droits civils et politiques adopté à l’assemblée générale de l’ONU dans sa résolution 2200A (XXI) du 16 décembre 1966 ;

– Les articles 5-8-9-17-21-22-24- et 25 de la charte arabe des droits de l’homme adoptée le 14 septembre 1994 par la ligue des états arabe.

L’UDDESC la dénonce sans réserve et entreprendra tous les mesures nécessaires pour
porter l’affaire devant les instances internationales des droits de l’homme et ainsi contraindre le
gouvernement djiboutien à revenir sur sa décision qui est à conséidérer au même niveau qu’un génocide.

Secrétaire général de l’UDDESC
M. HASSAN CHER HARED

30/10/07 (B419) AP / Environ 36.000 Somaliens fuient Mogadiscio, selon le HCR (Info lectrice)

Les combats du week-end entre les islamistes et les soldats somaliens ont poussé environ 36.000 habitants de Mogadiscio à fuir la capitale somalienne, a annoncé mardi à Genève le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) des Nations unies.

Plusieurs centaines d’autres familles vivant autour du principal marché de la ville se préparaient elles aussi à fuir la ville et chargeaient leurs biens dans des camion, des bus ou sur des charrettes tirées par des ânes, a affirmé Jennifer Pagonis, porte-parole du HCR.

La ville a connu peu de répit depuis décembre dernier et l’entrée dans Mogadiscio des troupes somaliennes qui ont chassé du pouvoir les miliciens de l’Union des tribunaux islamiques. Ces derniers jours, de nouveaux combats ont éclaté autour du marché Bakara, qui a été fermé.

Les travailleurs humanitaires ont affirmé que les affrontements étaient les plus durs depuis des mois. “Selon certaines informations, les habitants ont reçu l’ordre d’évacuer les quatre quartiers autour du marché en vue d’opérations de sécurité”, a rapporté Mme Pagonis.

Par ailleurs, le président Abdullahi Yusuf a nommé Salim Aliyow Ibrow Premier ministre par intérim, après la démission lundi de Ali Mohamed Gedi. Les deux hommes s’opposaient depuis plusieurs mois sur le partage du pouvoir.

Selon les autorités, le Premier ministre par intérim devrait se concentrer sur les questions de sécurité. Son successeur devant être nommé dans les 30 jours.

L’ONU affirme que 1,5 million de somaliens dépendent de l’aide humanitaire, soit 50% de plus qu’au début de l’année, en raison de la sécheresse, des déplacements de population et du risque d’une épidémie de choléra.

29/10/07 (B419) (AFP) – Somalie : le Premier ministre démissionne, impasse politique et sécuritaire

Le Premier ministre somalien de transition, Ali Mohamed Gedi, a démissionné lundi à l’issue d’une épreuve de force avec le président, aggravant l’impasse politique, sécuritaire et humanitaire de ce pays en guerre civile depuis 16 ans.

Au moment où M. Gedi, en poste depuis 2004, remettait sa lettre de démission au président Abdullahi Ahmed Yusuf, des centaines de civils continuaient de fuir Mogadiscio, au lendemain d’intenses combats entre insurgés et forces gouvernementales alliées à l’armée éthiopienne.

M. Gedi a remis sa lettre de démission au président lors d’une rencontre à Baïdoa (250 km au nord-ouest de Mogadiscio) où siège le Parlement de transition, a indiqué à l’AFP sous couvert d’anonymat un haut responsable de la présidence somalienne.

“Les deux (responsables) ont ensuite parlé un moment de l’avenir du pays”, a-t-il ajouté.

Selon un proche conseiller de M. Yusuf, “le Premier ministre et le président, avec l’aide de pays amis, sont parvenus à un accord pour mettre fin à la confusion politique”.

Un proche du Premier ministre, s’exprimant sous couvert de l’anonymat, a dénoncé “un système où il n’y a plus de règles institutionnelles”, en critiquant des “manquements graves à la charte de transition” de la part des partisans du président.

“Le Premier ministre veut un Etat démocratique, laïque, transparent (…). On va maintenant vers un Etat prébendier, avec une famille prédatrice”, a-t-il ajouté en faisant référence au clan du président.

Les vives tensions existant depuis plusieurs semaines entre MM. Yusuf et Gedi – rentré lundi à Baïdoa après plusieurs jours passés en Ethiopie – avaient paralysé le fonctionnement du gouvernement.

M. Yusuf faisait pression sur le Parlement afin d’obtenir un vote de destitution à l’encontre de M. Gedi, l’accusant de ne pas assumer ses responsabilités et de ne pas avoir mis fin aux violences à Mogadiscio.

Ses détracteurs lui reprochaient notamment d’être à l’origine de l’intervention de l’armée éthiopienne contre les forces des tribunaux islamiques somaliens en décembre 2006.

Depuis, une insurrection dirigée par la mouvance islamiste mène régulièrement des opérations de guérilla, particulièrement à Mogadiscio, visant des objectifs gouvernementaux ou des soldats éthiopiens.

Les insurgés excluent tout contact politique avec le gouvernement tant que l’armée éthiopienne sera présente en Somalie.

Des membres du clan M. Gedi, les Hawiye, participent également à cette insurrection.

Le clan Hawiye est le plus important dans Mogadiscio depuis sa victoire en janvier 1991 contre le président de l’époque, Mohamed Siad Barre, qui appartenait au grand clan rival des Darod. M. Yusuf appartient au clan des Darod.

Des affrontements, parmi les plus violents ces derniers mois, ont eu lieu tout au long du week-end dans la capitale, témoignant de l’absence actuelle de perpective de réglement négocié.

Dimanche, le maire de Mogadiscio, Mohamed Omar Habeb, avait demandé aux civils d’évacuer plusieurs quartiers du sud de Mogadiscio, menaçant d’accroître la répression contre les zones tenues par les insurgés.

“Si le maire exhorte les gens à fuir, alors qu’est-ce qui peut arriver après? Il pourrait y avoir à nouveau des bombardements comme auparavant, nous fuyons cet enfer”, a raconté Hussein Bulle, un habitant.

Sur une population d’environ 10 millions d’habitants, environ 1,5 million de Somaliens ont besoin d’une aide internationale, selon les organisations d’aide.

29/10/07 (B419) (AFP) – Somalie : MOGADISCIO : civils en fuite, combats, manifestations, Mogadiscio dans le chaos (Info lectrice)

Mogadiscio était en proie au chaos dimanche, ravagée par de nouveaux combats qui poussaient les civils à prendre la fuite, tandis que des soldats éthiopiens ont tiré sur des manifestants, tuant trois d’entre eux.

Les autorités ont demandé aux civils d’évacuer le quartier de Bakara dans le sud de Mogadiscio, menaçant d’accroître la répression contre les zones tenues par les rebelles.

Les forces gouvernementales somaliennes et les insurgés islamistes se sont affrontées en plein jour dans le sud de la ville, pour la deuxième journée consécutive, selon des témoins.

“Je vois des insurgés qui scandent “Allah Akbar (Dieu est grand), ils sont accroupis juste devant ma porte, et des forces somaliennes dans des blindés qui ouvrent le feu”, a raconté Anab Ali, un habitant du quartier de Hodan, dans le sud de Mogadiscio.

La veille, six civils avaient été tués dans des combats opposant islamistes et forces somaliennes et éthiopiennes.

Terrorisés par cette nouvelle éruption de violence, des centaines de civils tentaient de s’enfuir, chargeant leurs affaires dans des pick-up ou à dos d’âne.

“Personne ne peut supporter ce qui ce passe à Mogadiscio, cette violence sans interruption, qui fait des centaines de morts chaque semaine”, a déclaré Abdurahman Nure, un habitant de Mogadiscio, qui s’enfuyait avec ses enfants.

Le représentant spécial de l’ONU pour la Somalie, Ahmedou Ould Abdallah, a condamné dimanche soir cette nouvelle flambée de violences.

“Les Somaliens sont livrés à eux mêmes (…). L’élite des Somaliens n’est pas prête à accepter des étrangers chez eux”, a-t-il déclaré, attribuant le chaos somalien à l'”absence de présence internationale crédible dans le pays”.

“C’est comme cela qu’on tue et qu’on déplace des populations à huis clos (…). Il faut changer d’approche, de méthode, d’action, sinon on est complice du drame”, a affirmé l’envoyé de l’ONU, interrogé depuis Dakar par la chaîne de télévision France 24.

Depuis la chute début 2007 des tribunaux islamiques, chassés des régions qu’ils contrôlaient par les forces gouvernementales appuyées par l’armée éthiopienne, la violence est allée en s’accroissant à Mogadiscio. Les civils sont les principales victimes.

“Les insurgés (notamment des islamistes, ndlr) attaquent le gouvernement et les forces éthiopiennes presque chaque jour désormais”, a expliqué Fartun Adan Mohamed, mère de trois enfants, qui tentait elle aussi de fuir.

“A chaque fois, nous, les civils, sommes la cible de l’armée éthiopienne et des forces somaliennes, et fuir est notre seule option”, a-t-elle ajouté.

La violence, qui se déroulait principalement la nuit jusqu’à récemment, se déchaîne aussi de jour, rendant certains quartiers de la capitale invivables.

Un journaliste de l’AFP a constaté que des centaines de civils quittaient dimanche les zones d’Ali Kamin et de Hamar-Jadid, dans le sud de Mogadiscio.

Des centaines de personnes ont défilé dimanche dans les rues de Mogadiscio pour protester contre la présence éthiopienne, aux cris de “A bas l’Ethiopie! A bas le gouvernement somalien!”, mais la manifestation s’est achevée dans le sang.

Les forces éthiopiennes ont ouvert le feu et tué trois personnes, selon des témoins.

“Un jeune garçon et deux autres civils ont été tués quand les forces éthiopiennes ont ouvert le feu. Nous étions en train de manifester contre eux et ils ont tiré pour disperser la foule”, a déclaré à l’AFP un des manifestants, Hussein Adan Suley.

Un policier a indiqué que deux autres personnes avaient été tuées par ailleurs: un homme, abattu dans le quartier très dangereux de Bakara par des inconnus, et un policier, tué dans des circonstances non dévoilées.

Des manifestants ont aussi incendié un commissariat, le deuxième en deux jours dans le sud de Mogadiscio, a déclaré le maire de la ville, Mohamed Omar Habeb, qui a appelé les civils de Bakara à quitter le quartier où il a annoncé que les forces de sécurité allaient venir “pourchasser les insurgés”.