Articles

19/12/07 (B426) LE POINT : Exfiltration en urgence d’un journaliste de France 3 (Info lectrice)

Alors que la libération du journaliste Gwen Le Gouil (enlevé en Somalie) n’est toujours pas acquise, France 3 a exfiltré en urgence, lundi 17 décembre, une des journalistes de l’émission Thalassa , qui effectuait un reportage dans cette zone, notamment sur l’escorte des navires du programme alimentaire mondial (PAM) par un bâtiment de la Marine nationale et les commandos-marine français.

Déjà, la semaine dernière, ces derniers ont sécurisé un navire français, endommagé après une collision en mer avec des pirates.

19/12/07 (B426) REUTERS : Plus de 1.400 migrants seraient morts en 2007 au large du Yemen

GENEVE (Reuters) – Plus de 1.400 candidats à l’émigration, pour la plupart des Somaliens et des Ethiopiens, se sont noyés cette année au large du Yemen en tentant de franchir le golfe d’Aden sur de frêles embarcations mises à disposition par des trafiquants sans scrupules, fait savoir le Haut commissariat de l’Onu aux réfugiés (HCR).

Ce bilan comprend près de 200 personnes sans doute décédées le week-end dernier dans le chavirement d’un bateau au large du Yemen et dans le naufrage d’un autre, qui a heurté un rocher.

Des passagers épuisés ont été battus, jetés par-dessus bord et aspergés d’acide lors de traversées périlleuses en 2007, selon des employés d’organisations humanitaires qui tentent d’empêcher que de tels drames ne se reproduisent.

« Cette année a été tragique pour le golfe d’Aden. A ce jour nous avons des statistiques montrant que plus de 1.400 personnes ont trouvé la mort. Ce sont les décès enregistrés, et il pourrait y en avoir d’autres », a déclaré Astrid van Genderen Stort, porte-parole du HCR, lors d’une conférence de presse.

Quelque 28.300 personnes sont parties du nord de la Somalie, pour la plupart des Somaliens et des Ethiopiens, et ont gagné les côtes yéménites à bord de 300 bateaux cette année, selon le HCR.

L’an dernier, près de 29.000 personnes l’avaient fait, et au moins 328 autres avaient péri. Trois-cent-dix autres ont disparu.

De nombreux Africains considèrent le Yemen comme une porte d’accès au Proche-Orient et, au-delà, aux pays occidentaux.
Selon Louise Arbour, haut commissaire des Nations unies pour les droits de l’homme, ceux qui cherchent à trouver refuge ou une vie meilleure à l’étranger sont les plus exposés aux brutalités et à l’exploitation.

« Les migrants comptent parmi les groupes les plus exposés aux violations des droits de l’homme au 21e siècle et cela continuera si nous n’agissons pas, aujourd’hui, avec une grande détermination », a déclaré Arbour à l’occasion de la Journée internationale des migrants.

Stephanie Nebehay,
version française Natacha Crnjanski

19/12/07 (B426) REUTERS :Négociations en cours pour le journaliste français en Somalie

Les autorités somaliennes ont entamé des négociations avec les ravisseurs du journaliste français enlevé la veille dans la région semi-autonome du Puntland, dans le nord de la Somalie.

Reporters sans frontières (RSF) et le Syndicat national des journalistes somaliens (Nusoj) ont dénoncé l’enlèvement de Gwen Le Gouil, qui démontre selon eux les dangers de l’exercice du métier de journaliste en Somalie.

Huit journalistes locaux ont trouvé la mort dans ce pays de la Corne de l’Afrique cette année seulement, faisant de la Somalie le pays le plus dangereux au monde pour les journalistes après l’Irak, a souligné RSF.

« La Commission de sécurité et les ‘anciens’ de clans locaux ont engagé un dialogue avec les ravisseurs et nous avons bon espoir que le journaliste français soit libéré rapidement », a déclaré à la presse Yusuf Mumin Bidde, vice-gouverneur de la région de Bari.

Bidde a précisé que les autorités du Puntland étaient opposées au versement d’une rançon.

« Nous ne savons pas exactement combien ils demandent. Leur première exigence était 70.000 dollars, puis c’est parfois 35.000 dollars », a indiqué Jean Laurent, collègue de Gwen Le Gouil au sein de leur petite maison de production Cargocult Production à Nairobi.

Laurent a précisé que Gwen Le Gouil travaillait sur un sujet pour le compte de la chaîne Arte. Selon le syndicat des journalistes somaliens, il enquêtait sur le passage clandestin de migrants africains vers l’Arabie saoudite, via le Yémen.

On ne connaît pas l’identité des personnes qui ont enlevé le journaliste.

« LIBERATION PACIFIQUE »

« Nous dénonçons l’enlèvement de (…) Le Gouil et nous exigeons sa libération immédiate et sans conditions », a déclaré Omar Farouk Osman, secrétaire général du Nusoj, dans un communiqué.

Dimanche soir, a-t-il ajouté, les ravisseurs ont tiré sur des soldats du Puntland qui tentaient de libérer Le Gouil.

Osman a exhorté les autorités du Puntland à « oeuvrer à une libération pacifique (…) et ne pas recourir à la force qui pourrait mettre en péril la vie de Gwen Le Gouil ».

Selon le témoignage du chauffeur du journaliste, l’enlèvement s’est produit à environ 70 km à l’est de Bosasso, principale ville du Puntland, située sur le littoral, et le commando était composé de trois hommes armés de fusils automatiques AK-47.

Réputée pour sa stabilité relative dans un pays en pleine dérive anarchique, le Puntland connaît de plus en plus d’enlèvements, de détournements et d’actes de piraterie au large de ses côtes.

« Si pendant des années », a souligné RSF, « le Puntland (…) a bénéficié d’une relative tranquillité, il n’en est plus rien depuis que la guerre fait rage entre les tribunaux islamistes et les troupes éthiopiennes venues soutenir le gouvernement fédéral de transition somalien. »

En mai, deux humanitaires étrangers avaient été pris en otages, puis libérés à la suite de pourparlers entre leurs ravisseurs et des chefs de clans.

Cinq mois plus tard, un commando interceptait un avion-cargo transportant du « khat », plante euphorisante des hauts plateaux éthiopiens très prisée en Somalie et dans la péninsule arabique.

Avec la contribution
de C. Bryson Hull et George Obulutsa à Nairobi,
Aweys Yusuf à Mogadiscio,
version française Jean-Stéphane Brosse

19/12/07 (B426) SOMALIE: Le Puntland se dote d`un ministère du Pétrole (Info lectrice)

_________________________________ Note de l’ARDHD
Quand il y a du pétrole, on se bat souvent … pour le posséder. Cela expliquerait-il, partiellement, l’instabilité chronique dans la région ?
__________________________________________________

NAIROBI, 18/12 – Un ministère du Pétrole a été créé par le président de la région semi-autonome du Puntland, dans le nord-est de la Somalie, dont le sous-sol serait riche en hydrocarbures, a-t-on appris mardi auprès du ministre de l`Information du Puntland.

Le président du Puntland, Mohamud Musse Hersi, a nommé Hassan Osman Mohamud ministre du Pétrole et des ressources minières dimanche à la faveur d`un remaniement ministériel, a indiqué le ministre de l`Information, Abdirahman Mohamed Bankah.

Plusieurs groupes pétroliers étrangers, dont les Chinois CNOOC et China International Oil and Gas (CIOG) auraient déjà conclu des contrats d`exploration du sous-sol avec les autorités du Puntland.

En 2005, une compagnie australienne, Range Resources Limited, avait conclu avec les autorités locales un accord exclusif d`exploration et d`exploitation d`une vaste bande du Puntland, un contrat sujet à controverse entre le Premier ministre de l`époque Mohamed Gedi et le président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed, anciennement à la tête du Puntland.

M. Gedi, qui a démissionné de son poste en octobre dernier, avait qualifié à l`époque cet accord d` »illégal » et d` »inacceptable ». La Somalie ne produit pas encore de pétrole, mais les potentialités de son sous-sol laissent espérer une exploitation pétrolière.

19/12/07 (B426) AFRIK.COM Somalie : le journaliste français a été déplacé par ses ravisseurs (Info lectrice)

Les kidnappeurs du reporter Gwen Le Gouil enlevé, dimanche, dans le nord-est de la Somalie ont déplacé l’otage et ont refusé d’indiquer l’endroit de capture, rapporte TV5.

« J’ai personnellement discuté avec les ravisseurs au téléphone après leur refus de nous laisser rencontrer le journaliste et ils avaient l’air mécontents des autorités locales », a déclaré Awale Jama, un des membres de la médiation.

19/12/07 (B426) FPD (Bruxelles) Compte-rendu de la manifestation devant l’Ambassade de Djibouti à Bruxelles, en mémoire des victimes du massacre d’Arhiba du 18 décembre 1991

Forum pour la Démocratie et la Paix.
fdpdjibouti@hotmail.com

Bruxelles, le 18 décembre 2007

Malgré le froid, les démocrates djiboutiens se sont mobilisés pour commémorer et dénoncer le massacre d’Arhiba

Ils ont entonné des slogans tels que « Démocratie à Djibouti », « Justice pour les victimes », « A bas la dictature », « Non à l’impunité », notamment.

Les représentants de différents partis et associations, tels l’ARD, le FRUD, le MRD et le PDD se sont relayés pour dire « ça suffit ! ».

Ils ont également dénoncé le bannissement dont a été victime une paisible famille djiboutienne vers le Yémen, dont l’article 1er de la constitution djiboutienne garantit et assure la protection.

Les manifestants ont également dénoncé l’arbitraire qui a frappé le jeune djiboutien Mahmoud Chehem Kassim extradé vers l’Erythrée en décembre 2004 et exécuté en mai 2005, alors que les parents n’ont été avertis que cette année.

En réalité, ce jeune homme était déjà mort le jour où il a été remis aux autorités sanguinaires érythréennes au mépris de la constitution djiboutienne.

Quel est le crime de ce jeune ? Quelle enquête y a-t-il eu ?

Les amis qui étaient venus, qui n’avaient rien de « jusqu’au-boutistes » à la manifestation, ne souhaitaient et ne réclamaient ni plus ni moins que justice soit rendue aux victimes.

L’ambassade de Djibouti à Bruxelles,dont l’activité principale reste la vilénie,je vous passe les détails,n’a pas réussi à dissuader,ni à empêcher la présence et détermination des manifestants,en faisant miroiter oboles pour certains et autres prébendes pour d’autres.

En ce jour de la célébration de la fête du Sacrifice de L’Aid-el-Adha,nous avons une pensée particulière à notre amie et regrettée Hawa Walqo Hassanlé,qui nous a quittée il y a quelques mois:nos pensées vont à ses enfants,ses amis et ses proches:nous ne t’oublierons jamais…

Joyeuses Fêtes à tous et à toutes et bonne année 2008.

19/12/07 (B426) GENEVE (AFP) – 200 clandestins morts et disparus en deux jours dans le golfe d’Aden, alerte le HCR (Info lectrice)

Près de 200 personnes sont mortes ou ont disparu dans les naufrages, samedi et dimanche dans le golfe d’Aden, de deux bateaux transportant au total 418 migrants africains, entre la Somalie et le Yémen, a indiqué mardi le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Le premier bateau, avec 148 personnes à bord, a chaviré samedi près des côtes yéménites, après une dispute entre passeurs clandestins. Au moins 58 personnes, dont 54 Ethiopiens et 4 Somaliens se sont noyées, 37 personnes étant portées disparues, a rapporté le HCR devant la presse à Genève.

Dimanche, une autre embarcation avec 270 personnes à bord a heurté un rocher en tentant d’échapper à une patrouille de garde-côtes yéménite. Au moins 173 personnes ont pu rejoindre le littoral à la nage, mais les autres passagers, dont plusieurs enfants, sont portés disparus.

« Les survivants du deuxième bateau nous ont raconté que les trafiquants avaient été très violents au cours du voyage.

Les passagers étaient durement frappés et un homme qui ne pouvait plus supporter les coups a sauté par-dessus bord et s’est noyé », a indiqué la porte-parole du HCR, Astrid van Genderen Stort.

Le nombre de personnes décédées en tentant la traversée du golfe d’Aden s’est massivement accru entre septembre et décembre, a relevé le HCR.

Depuis le début de l’année, plus de 1.400 personnes sont mortes dans le golfe d’Aden, alors que plus de 28.300 personnes ont réussi à atteindre la côte yéménite à bord de 300 bateaux.

En septembre, 67 bateaux ont fait la traversée et 264 personnes sont mortes. 77 bateaux ont quitté les côtes somaliennes en octobre faisant 347 morts. L’intensification des patrouilles yéménites a fait baisser le nombre de traversées en novembre, mais la proportion de morts a augmenté avec 37 bateaux et 205 morts.

Depuis le début du mois de décembre, 27 embarcations ont quitté la Somalie et 186 personnes sont décédées.

Un journaliste français, Gwen Le Gouil a été enlevé dimanche matin au lendemain de son arrivée à Bossasso (Somalie), d’où sont parties les embarcations qui ont chaviré et où il comptait effectuer un reportage sur le trafic d’émigrants illégaux.

17/12/07 (B426) ARD – Compte-rendu de la manifestation du dimanche 16 décembre 2007 devant l’Ambassade de Djibouti en hommage aux victimes du massacre d’Arhiba commis le 18 décembre 1991.

ARD Europe :
compte-rendu de la manifestation du 16 décembre 2007 à Paris

L’ARD et les organisations présentes FRUD, FDP, Comité des femmes djiboutiennes contre les viols, sont heureuses d’annoncer le succès de la manifestation de Paris du dimanche 16 décembre tenue à l’initiative de l’ADD, l’association pour la démocratie et le développement.

De fait, ce dimanche de 15 heures à 17 heures, 50 personnes environ se sont retrouvées sur le croisement de la rue Emile Meunier, abritant l’ambassade djiboutienne, et de la rue Noisiel, dans le 16e arrondissement de Paris.

Un bloc humain s’est constitué derrière des banderoles éclatantes « Pas de paix sans justice », « Justice pour Arhiba », « 22 ans d’impunité, ça suffit », où slogans et dénonciations à l’encontre des forces répressives sont repris en chœur et en darbouka.

Dénoncée la tuerie d’Arhiba, dénoncés le bannissement et l’expulsion de la famille Alhoumekani, dénoncée l’impunité des auteurs de viols, réclamée enfin la comparution de Guelleh et de tous ses tortionnaires au Tribunal pénal international.

Il n’avait échappé à personne : les sujets de l’ambassade ont démarché en vain les forces de l’ordre pour faire repousser les manifestants loin des yeux. Hélas pour eux, l’état de droit français était là, se respectant aussi rue Emile Meunier, permettant à la démonstration de suivre son cours.

Se lever pour Arhiba, c’était résolument refuser la banalisation de l’apartheid social et refuser la stigmatisation des populations pauvres de Djibouti qui vont s’écriant.

Convaincus de la justesse de cette cause et afin de soutenir une mobilisation grandissante, manifestons encore plus nombreux mardi 18 décembre rue Franklin Roosevelt, à Bruxelles, et rassemblons-nous encore et encore plus nombreux le même jour à Arhiba, à Djibouti.

Un compte-rendu circonstancié des activités sera présenté sur cette même page de l’ARD.

Maki Houmedgaba
Représentant de l’ARD en Europe