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17/12/07 (B426) Communiqué du GED pour soutenir les manifestations organisées en mémoire aux victimes du massacre d’Arhiba.

Le GED tient à soutenir et à s’associer à toutes les manifestations qui sont organisées en mémoire des 59 victimes du massacre d’Arhiba en décembre 1991.

Néanmoins, à l’instar d’autres organisations de l’opposition, le GED regrette énormément qu’aucune plainte n’ait pas encore été déposée par les familles et/ou ayant droit des victimes.

Le GED rappelle, comme il l’a souvent écrit, qu’avec le concours d’autres associations, il est à la disposition des familles qui souhaiteraient déposer plainte en Belgique, pour les aider à préparer un dossier et à rencontrer des avocats spécialisés. L’anonymat de ces familles étant préservé tant qu’une action ne sera pas engagée avec leur consentement.

17/12/07 (B426) JDD : Somalie: Dissolution du gouvernement (Info lectrice)

Le Premier ministre somalien, Nur Hussan Hussein, a dissous le gouvernement, deux semaines après la défection de cinq de ses ministres.

Lors d’une conférence de presse dans la ville de Baïdoa, où siège le parlement, il a précisé qu’il nommerait une nouvelle équipe dans les deux semaines. « J’ai décidé de former un nouveau gouvernement, avec 50% des ministres venant du parlement », a-t-il expliqué.

17/12/07 (B426) Lettre ouverte qui nous a été adressée par un lecteur qui affirme être un officier de la FNP et qui doit bien évidemment conserver l’anonymat. Les détails qu’il fournit laisse penser qu’il occupe bien un poste à responsabilité à la FNP, mais nous ne pouvons pas le garantir. A sa demande, nous nous sommes permis d’apporter quelques retouches de style au texte.

Monsieur le Président de l’ARDHD,

Je me permet de vous adresser cette lettre afin que vous la mettiez sur votre site. Contraint de conserver l’anonymat, je peux seulement vous dire que je suis officier à la FNP de Djibouti.

Ce qui m’a le plus touché, c’est la peur d’IOG face à l’instruction judiciaire pour la mort du juge Bernard Borrel. En suivant régulièrement votre site à partir de certains locaux de l’administration Djiboutienne (les citoyens « normaux » ne peuvent plus consulter les sites de l’opposition qui sont censurés), en mon âme et conscience, je me suis senti obligé d’apporter des précisions sur plusieurs points qui ont été développés par notre Président dans l’interview qu’il a donné à la Chaîne fr.24.

Il m’est insupportable de constater à quel point la vérité a été déformée et je pense qu’il est de mon devoir de rectifier, pour l’honneur de mon pays et de la FNP que je sers avec loyauté.

1) Guelleh dit en résumé « Alhoumekani est un escroc et il a été foutu à la porte pour mauvaise conduite ».

Pour l’avoir connu lorsque j’étais encore jeune recrue, je sais que cet Officier a travaillé à la garde présidentielle jusqu’en janvier 1997. Il a été muté ensuite à l’Etat-Major des Armées. S’il avait été un escroc, je ne pense pas qu’on lui aurait donné de telles responsabilités et surtout il aurait été suspendu et jugé, comme cela a été le cas pour d’autres officiers.

Or curieusement aucune instruction n’a été diligentée contre lui tant qu’il était à Djibouti. D’autres Officiers de sa génération ont été poursuivis, comme je le disais, pour escroqueries. Ils ont été dégradés et rayés des corps. En plus certains ont fait de la prison, comme par exemple, un certain Abdoulrachid

Ce qui me choque le plus, c’est que notre Président
IOG se mettre en contradiction par rapport à la Justice qui a reproché officiellement à Alhoumekani lors d’un proces qui s’est tenu à Djibouti d’avoir déserté … Et Guelle déclare qu’il a été foutu à la porte.

Je trouve indigne de la part du Chef de l’Etat que nous devons servir avec fidélité de trahir la vérité, uniquement parce que cela l’arrangeait sur le moment.

2) Pour la déportation de la famille Alhoumekani.
Encore faux et mensonger. Je travaille dans la Police. Nous avons reçu des instructions pour arrêter tous les membres de cette famille le matin du 22 octobre, si ma mémoire est bonne et de les condurie directement au Centre de rétention de Nagat. On nous a demandé de mobiliser des moyens importants pour assurer l’ordre, car il y avait des risques de réaction de la part de la population. Dans l’après-midi, il nous a été demandé de relâcher les femmes et les enfants (sauf la mère et l’épouse de l’un des frères)

Le lendemain, nous devions conduire les hommes, la mère et une femme, sous bonne escorte à l’aéroport pour les faire monter dans un avion à destination du yémen sans documents d’identité et sans passer par les contrôles habituels.

Comme les faits étaient connus et que de nombreux compatriotes se préparaient à protester, notre Commandemment nous a demandé de décaler l’opération à l’apres midi, pendant le khat.

Quand notre Président dit qu’il a agit sagement pour les protéger de la vindicte populaire, je m’étonne de plus en plus.

Si c’était vrai ?

Pourquoi n’a-t-il pas fait partir aussi les enfants et les épouses ? En général, ent termes de protection, on commence par eux. Pour moi et j’ai bien réfléchi avant d’écrire cette lettre pour soulager ma conscience, c’est qu’il veut garder les femmes et les enfants en otage … pour une raison que je ne comprend pas.

J’ajouterai que je ne suis pas le seul officier à être choqué par cette affaire qui me touche. De nombreux Officiers et Responsables djiboutiens ont été choqués de découvrir les déclarations de notre Présient. Comment voulez-vous que nous puissions le servir maintenant avec respect ? C’est notre problème aujourd’hui !

Pour nous ce n’est plus le Chef d’Etat respectable, le guide de la Nation, mais un menteur indigne.

D’ailleurs depuis qu’il s’est procuré une bague en saphir, on l’appele ici desormais Ismail Don Corleone : un véritable chef de la mafia.

Des amis que j’ai à la Garde présidentielle m’ont assuré qu’IOG s’était conduit comme un enfant devant son père quand il a rencontré le Président Sarkozy.

3) Pendant qu’il se faisait tout petit devant Sarkozy, qui a, dit-on, écourté l’entretien de la moitié du temps prévu, nous avons arrêté un légionnaire de la 13eme DBLE soupçonné de pédophilie … La Justice instruira, comme toujours en fonction des ordres qu’elle reçoit de la Présidence, mais selon les collègues qui l’ont appréhendé et interrogé, il n’est pas sur qu’il soit coupable de ces faits.

Les investisseurs Français auraient intérêt à être prudents et à ne pas écouter les propos mielleux du Président qui souhaite les faire investir massivement à Djibouti. La vérité risque d’être différente lorsqu’ils auront envoyé leur argent. Avec ce régime et je suis bien placé pour le savoir, nul n’est à l’abri d’une dénonciation calomnieuse ou d’un témoignage de circonstance. Djiboutiens mais aussi étrangers, chacun est en liberté provisoire, dans notre pays, à l’exception des proches du Président. Ils perdront leur argent.

J’imagine que la situation sera tendue au mois de mars si le procès de Djama Souleiman et d’Hassan Saïd a bien lieu à Versailles. D’autant plus qu’IOG s’est permis de mettre en doute l’indépendance des magistrats français. Ils pourraient avoir à coeur de lui prouver ce que veut dire l’indépendance, contrairement à ce qui se passe dans notre pays.

A l’avance, M.le Président de l’ARDHD, je vous serai très reconnaissant si vous acceptez de publier cette lettre en protégeant mon anonymat. Je vous répète que je suis un officier fidèle, mais que je ne pouvais pas accepter le mensonge de notre Président, car je connais bien les faits, sans les rectifier. C’est mon devoir de conscience et d’officier.

17/12/07 (B426) RUE 89 : Le reporter Gwenlaouen Le Gouil enlevé en Somalie.

Par David Servenay (Rue89)

Le journaliste français, lauréat du prix Albert-Londres, a été kidnappé dimanche, alors qu’il enquêtait sur les filières de l’émigration.

Gwenlaouen Le Gouil est un journaliste de terrain, plein de curiosité, récemment lauréat du prix Albert-Londres. En reportage en Somalie, il a été kidnappé dimanche matin dans le nord du pays où il enquêtait sur le parcours des candidats à l’émigration. Depuis, la mobilisation diplomatique tente de le faire libérer.

Ces récits d’émigration, Gwen les avait découverts en lisant dans Rue89 le formidable carnet de route de Stéphanie Braquehais, sur l’aventure de ces migrants somaliens. De jeunes hommes prêts à tout pour rejoindre la côte yéménite dans des barques de fortune. Ces dernières semaines, les deux reporters étaient d’ailleurs ensemble à Mogadiscio pour raconter cette histoire et d’autres encore dans un pays si peu couvert par les médias.

A 32 ans, ce JRI (Journaliste reporter d’images, diplômé du CUEJ de Strasbourg) vient tout juste de créer avec son ami Jean-Laurent Bodinier une petite entreprise de production. De retour de Birmanie, où ils avaient filmé la réalité quotidienne de la révolution safran des moines, ils ont mis le cap sur l’Afrique. Ce sujet sur les migrants somaliens, ils l’ont proposé à la chaîne de télévision Arte qui, immédiatement et avec enthousiasme, a accepté leur proposition.

Un commando de trois hommes armés d’AK 47

Vendredi 14 décembre, ils sont tous rentrés de Mogadiscio à Naïrobi (Kenya). Samedi, Gwen est reparti seul vers le Nord de la Somalie, en prenant un avion pour Bosasso. Cette ville de la côte nord du Somaliland est le principal port du Puntland, région semi-autonome. Mais surtout, c’est la plaque-tournante de l’émigration.

Dimanche matin, Gwen est donc parti en direction de cette plage où s’effectue la plupart des départs clandestins. Avec un chauffeur et un interprète. Vers 11 heures du matin, l’équipe a été arrêtée par un petit commando: trois hommes, armés d’AK 47.

D’après le chauffeur, Omar Ahmed, une courte discussion a eu lieu: « J’ai tenté, avec l’interprète, de parler au commando qui réclamait une rançon de 70 000 dollars. » Sans résultat. Visiblement, il s’agit plutôt d’un enlèvement crapuleux. Depuis, les nouvelles sont rares. Dans la journée, des gens ont pu lui faire passer quelques vêtements et un peu de nourriture.

Les autorités françaises en contact avec « ce qui semble être les ravisseurs »

Prévenues très rapidement à Naïrobi, les autorités françaises ont tout de suite pris des contacts avec les ravisseurs, dont on ignore pour l’instant l’identité. Cette région du Puntland est dominée par deux clans, les Majarteen et les Warsangali, deux groupes qui, traditionnellement, contrôlent l’espace maritime. Avec son lot de pirateries, comme au temps d’Henry de Monfreid, dans l’une des zones les plus surveillées de la planète.

Interrogé sur i-télé dans la soirée, Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères, a assuré que les « services » étaient mobilisés:

« Dès que nous l’avons appris nous avons alerté nos services et contacté ce qui semble être les ravisseurs.(…) J’espère que le contact ne sera pas perdu et qu’il ne s’agira que d’une demande de rançon. (…) Nous sommes désormais totalement mobilisés pour recueillir davantage d’informations, suivre l’évolution de la situation et pour que notre compatriote retrouve sa liberté le plus vite possible. »

Enfin, si le gouverneur de la région Yusuf Mumin, a bien confirmé l’enlèvement, il n’y a pour l’instant aucune déclaration des plus hautes autorités du Puntland. Le général Mohamed Muse Hersi « Ade » (un Majarteen), élu en janvier 2005 président de la région, va devoir faire jouer toute son autorité pour trouver une solution à cette crise. Et conserver à Gwen toute sa curiosité.

17/12/07 (B426) RUE 89 : Yémen: le calvaire silencieux des migrants africains (Info lectrice)

Par François-Xavier Trégan (Journaliste)

(De Sanaa) Il y a une tonalité quasi désespérée dans l’appel que vient de lancer le Parlement yéménite aux riches Etats pétroliers voisins de la péninsule arabique. En leur demandant de recueillir sur leur territoire les migrants africains, les députés soulèvent la question du partage de ce qui est devenu un lourd fardeau économique et social pour le pays.

Ils murmurent aussi, poliment, qu’aucun autre pays de la région n’a signé la convention de Genève de 1951 sur le statut des réfugiés. Mais il y a surtout un côté désespérant et tragique dans la situation que vivent ces milliers de personnes, Somaliens, Ethiopiens, chaque mois plus nombreux à tenter de fuir les combats de la corne africaine pour trouver refuge au Yémen. Ils sont plus de 20 000 depuis le début de l’année.

La liste macabre des victimes de la périlleuse traversée du Golfe d’Aden n’en finit plus de s’allonger. Plus de 200 depuis le mois de septembre. Au moins 80 pour la seule journée du jeudi 29 novembre. Chaque semaine, des silhouettes sans vie sont retrouvées sur les jolies plages de sable blanc du Golfe. Charriées par la mer, anonymes jusqu’au bout de leur calvaire.

Traversée rythmée à coups de bâtons

Les passeurs d’hommes, eux, sont sans crainte. De septembre à mars, ils disposent d’une belle saison pour organiser leur trafic. Les conditions de navigation sont alors les meilleures. Ils entassent sur leurs fragiles embarcations des masses de clandestins. Rythment le trajet long de 300 kilomètres à coups de bâtons. La souffrance silencieuse des passagers dure de 3 à 5 jours et coûte de 50 à 100 dollars, sous l’autorité arrogante de celui qui, croient-ils, détient les clés d’une vie moins mauvaise.

A l’approche des côtes yéménites, pour esquiver les tirs dissuasifs des forces de sécurité, ils forcent les passagers à sauter à la mer. Sachant très bien que certains périront noyés. Ils sont sans crainte, les passeurs, car les rotations maritimes leur rapporteront toujours plus, aussi longtemps que le chaos dominera en Afrique de l’Est.

Pour les survivants débute une vie de misère. A cinq ou six familles entassées dans une chambre de 15 m2 à Basateen, dans les faubourgs d’Aden la métropole du Sud, sous un toit de tôle posé sur des parpaings mal ajustés. Impossible de travailler légalement. Reste donc à laver les voitures ou à trouver une place d’employé de maison.

Frontière saoudienne close

Un seul camp de réfugiés est actuellement disponible au Yémen, à Kharaz, au beau milieu de rien mais cerclé de beaucoup de poussières et assommé de beaucoup de soleil. La vie dans le camp, c’est la rencontre aléatoire avec la viande et les légumes. La misère les pousse alors sur les routes. Reste à tenter sa chance de l’autre côté, quelques centaines de kilomètres plus au nord. En Arabie Saoudite.

La frontière est close. Certains passent, bien sûr; d’autres sont refoulés. Mais le trafiquant terrestre, le clone du trafiquant maritime, vient d’achever sa besogne. Enfin presque. Car le plus souvent, il les a abandonnés en cours de route, au milieu de l’aride Tihama, la province occidentale, après avoir empoché les billets. Une vie de nomade et de célibataire s’organise alors, car souvent l’homme a abandonné femmes et enfants pour mieux tenter le hasard, seul.

Un potentiel vecteur d’insécurité pour les Yéménites…

Aden, Taez, Sanaa… Combien sont-ils? Plusieurs centaines de milliers. Sans doute. Car il n’existe aucun instrument de mesures statistiques, jusqu’à présent, pour mieux évaluer l’impact migratoire des crises africaines sur le Yémen. Et donc mieux définir les réponses à apporter. L’Organisation internationale des migrations s’attèle aujourd’hui à la tâche, après plus de quinze années de conflit en Somalie…

L’appel des parlementaires yéménite est un appel d’urgence. Il est aussi une peur. Celle, latente dans le pays, de voir une progressive yéménisation de la question des réfugiés: soutiens publiques, scolarisation, soins… Alors que les nationaux dénoncent déjà les carences des aides de l’Etat, sur fond de tensions économiques et sociales croissantes sur tout le territoire.

La crainte, aussi, que la population des réfugiés ne puisse un jour agir comme un vecteur d’insécurité… qui sait. Mais le Parlement yéménite, qui n’hésite pas à soulever publiquement le sujet, invite aussi le gouvernement à s’atteler à la rédaction d’un droit d’asile. Et donc à apporter plus d’équité pour tous ceux qui ne peuvent prétendre, au Yémen, au statut de réfugiés. Dont un très grand nombre d’Ethiopiens. La question des migrants africains vers le Yémen et les pays environnants se situe dans les ornières de l’actualité. Les souffrances et les victimes sont bien là. Silencieuses, elles aussi.

17/12/07 (B426) Un journaliste français enlevé en Somalie (Puntland) (3 dépêches – Info lectrice)

_____________________________________ Le Figaro
Le caméraman se porte bien. Les ravisseurs ont demandé une rançon de 70.000 $.

Nouvelles encourageantes sur le sort de Gwenlaouen Le Gouil. Ce caméraman français, enlevé dimanche matin par des hommes armés dans le nord du pays, se porte bien a indiqué un chef coutumier impliqué dans les négociations pour sa libération. Le journaliste se trouve à 15km de Bosasso, la capitale économique du Puntland, région semi-autonome située au nord-est de la Somalie. Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner privilégie la piste crapuleuse à celle d’un enlèvement politique.

Les ravisseurs avec qui le Quai d’Orsay est en contact, exigent ainsi une rançon de 70.000 dollars pour libérer le journaliste. Le lauréat du prix Albert Londres audiovisuel 2007 pour un sujet sur l’assassinat de travailleurs humanitaires sri-lankais d’Action contre la Faim, était arrivé samedi à Bosasso. Il devait effectuer un reportage sur le trafic d’émigrants illégaux qui traversent au péril de leur vie le golfe d’Aden pour se rendre au Yémen. Plus de 26.000 réfugiés et migrants ont ainsi entrepris la traversée en 2006, selon les chiffres du HCR.

Les menaces contre les reporters courantes

La multiplication des enquêtes ces derniers mois sur ce trafic, géré par la mafia, qui rapporte 3 millions de dollars par an, constitue une publicité gênante pour les passeurs. Les journalistes se rendant sur place font régulièrement l’objet de menaces verbales ou physiques d’après les ONG.

_________________________________ Reuters

Un journaliste français enlevé au Puntland en Somalie

BOSASSO, Somalie (Reuters) – Des inconnus ont enlevé un journaliste français au Puntland, région autonome du nord de la Somalie, annonce le gouverneur de la région.

« Un journaliste français a été enlevé par des inconnus en armes », a déclaré à Reuters Yusuf Mumin. « Les responsables de la sécurité au Puntland sont actuellement réunis pour évoquer cette affaire ».

Le gouverneur a affirmé ne détenir, à ce stade, aucune information sur l’identité du journaliste enlevé ou le nom du média pour lequel il travaille.

Selon le témoignage du chauffeur du journaliste, l’enlèvement s’est produit à environ 70 km à l’est de Bosasso, principale ville du Puntland. « J’ai tenté, avec l’interprète, de parler au commando qui réclamait une rançon de 70.000 dollars », a raconté Omar Ahmed.

Ce dernier a précisé que le journaliste français enquêtait sur une affaire de migrants somaliens passés en contrebande au Yémen.

Abdigani Hassan,
version française Jean-Loup Fiévet

_____________________________________ JDD

Somalie: Un journaliste français enlevé
Par Marianne ENAULT (avec Reuters) leJDD.fr

Inquiétude après l’enlèvement d’un cameraman français, Gwen Le Gouil, dimanche matin au Puntland, une région semi-autonome au nord-est de la Somalie. Son chauffeur a précisé qu’il enquêtait sur le trafic de clandestins, qui traversent le golfe d’Aden pour se rendre au Yémen. Selon lui, les preneurs d’otages, armés, auraient exigé une rançon de 70 000 dollars. Le Quai d’Orsay confirme l’enlèvement.

Le cameraman enquêtait sur le trafic de clandestins, entre la Somalie et le Yémen. (Googlemaps)

Gwen Le Gouil a été enlevé dimanche matin à 70 kilomètres à l’est de Bosasso, la principale ville du Puntland, une région semi-autonome située dans le nord de la Somalie. Selon le chauffeur du cameraman français, le commando était composé de trois hommes armés de fusils automatiques AK-47. « J’ai tenté, avec l’interprète, de parler aux ravisseurs, qui réclamaient une rançon de 70.000 dollars », a-t-il raconté aux autorités somaliennes. « Les responsables de la sécurité au Puntland sont actuellement réunis pour évoquer cette affaire », a simplement commenté le gouverneur de la région, Yusuf Mumin.

Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé l’enlèvement. Interrogé sur i-Télé, Bernard Kouchner a indiqué que la thèse d’un acte crapuleux était privilégiée. « Je ne veux pas l’affirmer parce que je n’en suis pas sûr », a-t-il toutefois ajouté, précisant que ses services s’occupaient activement du dossier. « Nous avons contacté ceux qui semblent être les ravisseurs », a-t-il déclaré, sans donner plus de précisions.

Le journaliste français enquêtait sur le trafic de clandestins qui a lieu entre la Somalie et le Yémen. Chaque mois, des dizaines d’entre eux embarquent à bord de bateaux de fortune et traversent le golfe du Yémen, à leurs risques et périls et sous les coups des passeurs. C’est dans ce cadre qu’il aurait été en contact avec le commando armé et l’affaire aurait mal tourné.

« Un pays de non droit »

Le port de Bosasso est devenu la plaque tournante de l’immigration clandestine de la corne de l’Afrique. Ce sont en majorité des Ethiopiens et des Somaliens qui fuient la famine et la guerre civile. La région du Puntland connaît de plus en plus d’enlèvements, de détournements et d’actes de piraterie au large de ses côtes. En mai, deux humanitaires étrangers avaient été pris en otages, puis libérés à la suite de pourparlers entre leurs ravisseurs et des chefs de clans.

Sur son site internet, Reporters sans frontières exprime dimanche soir son inquiétude. « Cet enlèvement est d’autant plus alarmant qu’il survient dans un pays de non-droit où sept journalistes ont été tués depuis le début de cette année. Nous demandons aux autorités locales de tout mettre en oeuvre pour identifier les ravisseurs et connaître leurs éventuelles revendications », déclare l’organisation de défense des journalistes.

Cette année, Gwen Le Gouil avait obtenu le Prix Albert Londres, dans la catégorie audiovisuelle, pour un documentaire intitulé Muttur: un crime contre l’humanitaire, évoquant l’assassinat de 17 membres d’Action contre la faim au Sri Lanka. A 32 ans, ce diplômé du CUEJ de Strasbourg, a collaboré aux journaux télévisés de France Télévisions et de TF1, et à plusieurs magazines produits entre autres par Capa.

17/12/07 (B426) ADD – Compte-rendu de la manifestation du dimanche 16 décembre 2007 devant l’Ambassade de Djibouti en hommage aux victimes du massacre d’Arhiba commis le 18 décembre 1991.

Association pour la démocratie et le développement ADD
ADD-Djibouti@hotmail.fr

Compte rendu de la manifestation du 16 décembre 2007

L’ADD a organisé pour la 16 eme année consécutives une manifestation le 16 décembre 2007 devant l’ambassade de Djibouti a Paris 16eme (a l’angle des rues Emile Meunier et Noisiel), pour commémorer le massacre d’Arihba perpétré le 18 décembre 1991, qui a fait 59 tuées et 80 blessées parmi les populations les plus démunis de ce pays.

C’est un acte odieux qui a visé des civils innocents uniquement pour leur origine ethnique (Afar), que chaque citoyen Djiboutien doit condamner fermement et demander la comparution en justice de ces auteurs.

C’est pourquoi une cinquantaine de personnes ont bravé le froid de 15h a 17h pour assister a cette manifestation, en mémoire des victimes d’Arihba mais aussi de toutes les autres victimes de la dictature de Djibouti, devant l’ambassade de Djibouti.

Malgré les tentatives pitoyables et désespérées, déclenchées par les fonctionnaires zélés de l’ambassade de Djibouti pour éloigner la manifestation de la place autorisée (angle rues Meunier et Noisiel) par la préfecture de police de Paris les démocrates Djiboutiens ont pu tranquillement faire valoir leur revendications et crier leur colère contre les méfaits de la dictature de Guelleh.

Ils ont notamment dénoncé les massacres des innocents à Arihba les bannissements et expulsion des innocents (de la minorité Arabe), et toutes les violations des droits humains a Djibouti.

Les manifestants ont demandé la comparution en justice des auteurs de ces massacres, des soldats coupable de viols de femmes, des tortionnaires .Ils ont même exiger la comparution de Guelleh au TPI pour crime de guerre. Trois générations de Djiboutien se sont retrouvés a l’occasion de cette journée pour demander la démocratie et dénoncé la dictature mafieuse de Djibouti. Etait présent a cette manifestation beaucoup de jeune, des membres d’associations

(ADD, comité des femmes Djiboutiennes contre les viols et l’impunité), des politiques ( militants et cadres du FRUD, un représentant de l’ARD) et une délégation de Belgique( FDP).

Le rassemblement s’est terminé vers 17h dans le calme malgré les tensions palpables au niveau de l’ambassade de Djibouti.

ADD

17/12/07 (B426) AFP : Un journaliste français enlevé en Somalie par des inconnus.

Un journaliste français a été enlevé dimanche matin par des inconnus armés à Bosasso, dans le nord de la Somalie, où des négociations étaient en cours avec les ravisseurs, qui ont demandé une rançon, a-t-on appris de sources concordantes.

« Je peux vous dire qu’il a été enlevé ce matin vers 11H00 (08H00 GMT). Le journaliste était arrivé hier à Bosasso », a indiqué à l’AFP sous couvert de l’anonymat une source humanitaire travaillant à Bosasso, ajoutant qu’il s’agissait de Gwenlaouen Le Gouil.

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a annoncé dimanche que la France était en contact avec de possibles ravisseurs du reporter.

« Dès que nous l’avons appris, nous avons alerté nos services et contacté ceux qui semblent être les ravisseurs », a déclaré M. Kouchner sur la chaîne française i-Télé.

« J’espère que le contact ne sera pas perdu et qu’il ne s’agira que d’une demande de rançon », a-t-il poursuivi, précisant qu’il privilégiait la thèse d’un acte crapuleux sur celle d’un enlèvement politique.

Contactés par l’AFP, des chefs coutumiers somaliens proche des négociations et le maire-adjoint de Bosasso ont assuré que le journaliste était en bonne santé.

« Nous avons vu le journaliste et il va bien. Il se trouve dans la zone autour de Shimbiro et Mararo », à environ 15 km à l’est de Bosasso, la capitale économique du Puntland, a déclaré à l’AFP le chef coutumier Abdihadir Ibrahim Haji, précisant que les ravisseurs avaient demandé une rançon.

« Des efforts sont en cours pour obtenir la libération du journaliste. Nous espérons qu’il sera libéré prochainement. Selon nos informations, il va bien et est en bonne santé », a pour sa part indiqué à l’AFP le maire-adjoint de Bosasso, Abdulkadir Muhamoud Adne.

« L’interprète du journaliste a été relâché et il nous a rapporté que les ravisseurs demandaient 70.000 dollars », a pour sa part expliqué à l’AFP un autre chef coutumier proche des négociations, Awale Jama.

L’organisation de défense des journalistes, Reporters sans frontières, s’est déclarée « particulièrement inquiète » et a demandé « aux autorités locales de tout mettre en oeuvre pour que le journaliste retrouve au plus vite sa liberté », dans un communiqué reçu à Nairobi.

Le journaliste, qui a récemment créé avec deux autres confrères une société de production audiovisuelle en France, s’était rendu à Bosasso pour y effectuer un reportage sur le trafic d’émigrants illégaux traversant au péril de leur vie le golfe d’Aden pour le Yémen.

Bosasso est la capitale économique du Puntland, région semi-autonome située au nord-est de la Somalie, pays en guerre civile depuis 1991.

Ce port situé en face de la côte yéménite est en train de devenir une plaque tournante de l’émigration clandestine pour l’Est et la Corne de l’Afrique.

Aux déplacés de Mogadiscio qui fuient les violences quasi-quotidiennes depuis le début de l’année viennent s’ajouter des groupes d’Ethiopiens-Somalis originaires de l’Ogaden (sud-est de l’Ethiopie), où des combats opposent l’armée éthiopienne et le mouvement rebelle du Front national de libération de l’Ogaden (ONLF).

Ce trafic, alimenté par une mafia d’agents et de propriétaires de bateaux, génère au minimum trois millions de dollars par an, selon l’ONG Danish Refugee Council qui travaille sur place.

Plus de 26.000 réfugiés et migrants sont ainsi parvenus au Yémen en 2006, selon le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations Unies.

Soixante-quatre d’entre eux sont morts noyés le 21 novembre au large des côtes du Yémen, à l’entrée du golfe d’Aden, après que leur bateau eut chaviré.

Début novembre, les autorités yéménites avaient fait état de la mort de 40 Somaliens, jetés à la mer par des passeurs au large du Yémen.