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14/03/09 (B490) Nouvelles de Somalie … (3 articles en Anglais et en Français)

___________________________ 3 – El Moudjahid (Algérie)

Somalie : Une base de la force de l’UA attaquée à Mogadiscio

Une base de la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom) a été attaquée jeudi par des insurgés dans le sud de la capitale Mogadiscio, ont indiqué des sources concordantes.

Selon un porte-parole de l’Amisom, le Lieutenant-colonel Ciza, des hommes armés ont tiré des obus de mortier sur une base de soldats du Burundi de la force de l’UA dans le sud de Mogadiscio.

Un insurgé a été tué au cours des combats qui ont suivi et un véhicule de l’Amisom a été endommagé, a-t-il fait savoir.

De leur côté, des habitants ont assuré qu’au moins quatre maisons avaient été endommagées lorsque des mortiers tombaient sur les habitations.

___________________________ 2 – Somaliland Press (En Anglais)

Le Président du Somaliland rencontre le Premier ministre éthiopien, Mélés Zenawi.// President Rayaale Meets Ethiopia PM

By Rooble

The government delegation led by the President of Somaliland, Dahir Rayaale Kahin met several officials in Addis today. As per press release by the by the President’s secretary, Mr. Ahmed Mohamed Isse, the President received the Britain’s ambassador to Ethiopia, Mr. Norman Ling and his deputy, Mr. John Marshal. The two sides discussed about the relationship between the two countries as well as other issues concerning the two governments. The President from his side briefed the Ambassador about his trip to UK and the warm welcome he received from the UK government.

At 3:00pm today, the President met the Ethiopian Prime Minister, Mr. Meles Zenawi in his office. The two leaders discussed issues concerning the region in general and the bilateral relationship between Somaliland and Ethiopia. The meeting which took around one hour was said to be successful.

The Somaliland ambassador to Ethiopia, Mr. Mohamed Hassan Nuriye, the Minister of Foreign Affairs, Mr. Abdillahi Mohamed Du’aleh and the Personal secretary of the President, Mr. Ahmed Mohamed Isse were present during the meeting.

The president is expected to come back to Somaliland in the coming days.

________________________________ 1 – Shabelle (En Anglais)

Les tribunaux islamiques demandent, par la voix de leur porte-parole, au Gouvernement somalien d’instaurer la Charia dans le pays. // ICU calls for Somali government to implement Sharia law

Sheik Abdirahin Issa Adow, a spokesman of the Islamic Courts Union for the operations has called for the transitional government on Friday to implement to rule the country with Sharia law.

The spokesman said that the government is required to implement the Sharia law though it had accepted to rule the country with Sharia law.

“We are suggesting for the transitional government to assure and implement the promise as it has already said for ruling the country and the people of Somalia with Sharia law and to prepare the courts, the judges and the clerics,” Sheik Abdirahin said.

On the other hand the spokesman of ICU Sheik Abdirahin Issa Adow said that it was unfortunate those who opposed the decision of the government for the implementation of Sharia law adding that those people are seen that that they are against the Sharia law.

“We know that the president has already mentioned that the government wants to rule the country with Sharia law and we know that he has been the leader of the Islamic Courts Union so we welcome that matter and the people who refused are seen that they are going to other aims,” the spokesman added.

The statement of the ICU spokesman for the operations Sheik Abdirahin Isse Adow comes as the transitional government of Somalia approved earlier to rule the country with Sharia law though the Islamic Insurgent Organizations of al-Shabab and Hisbul Islam (Islamic party) pointed out the statement was something to deceive the Somali people.

14/03/09 (B490) RTB (Belgique) / Le Yémen demande de l’aide à la communauté internationale.

Malgré la récession, le monde doit accroître son aide au Yémen pour éviter que ce pays ne sombre dans le chaos et ne devienne une autre Somalie, c’est-à-dire un cauchemar pour la communauté internationale, avertissent officiels yéménites, diplomates et experts à Sanaa.

« Regardez les Somaliens: ils sont trois millions et ils créent des problèmes pour le monde entier », a déclaré le vice-Premier ministre yéménite pour les Affaires économiques, Abdel Karim Ismaïl Al-Arhabi, dans une interview à l’AFP.

Il se référait à la multiplication spectaculaire des attaques de pirates somaliens contre des navires dans le Golfe d’Aden et l’Océan indien, qui perturbent le trafic maritime international dans une région stratégique.

Nation pauvre et guerrière

Le Yémen se trouve face à la Somalie, sur la rive nord du Golfe d’Aden.

« Les Yéménites sont 24 millions et ce sont de rudes guerriers. Et comme les Somaliens, ils n’ont rien à perdre », assène d’une voix posée Abdel Karim Ismaïl Arhabi, un technocrate de 56 ans portant moustache et fines lunettes, également ministre du Plan et de la Coopération internationale.

Pays misérable, le plus pauvre du Moyen-Orient, le Yémen est pourtant « habitué à la pauvreté », commente un diplomate sous couvert de l’anonymat. Mais la crise aidant, sa situation économique, déjà précaire, s’est encore aggravée.

Modeste producteur de pétrole (moins de 300.000 barils/jour en 2008), le Yémen tire néanmoins 70% de ses recettes budgétaires de ses exportations de brut. L’effondrement récent des cours l’a durement frappé.

Mais pour la plupart des experts, les problèmes les plus graves sont ailleurs: le manque d’eau et un taux de croissance démographique quasi-exponentiel, puisque estimé en 2008 à 3,46%. Deux-tiers de la population ont moins de 24 ans.

Pénurie en eau

« Le pire, c’est l’eau », affirme Ali Saïf Hassan, directeur du Forum de Développement politique, un institut de réflexion indépendant. « Dans 20 ans, il n’y aura plus d’eau dans l’ensemble du district de Sanaa », une région montagneuse où vivent actuellement deux millions de personnes.

Parmi les solutions possibles pour sauver le Yémen de l’abysse, Abdel Karim Ismaïl Arhabi mentionne « l’intégration » du Yémen au Conseil de Coopération du Golfe, le bloc régional qui regroupe les six monarchies pétrolières du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar).

Mais rares sont ceux qui y croient, compte tenu de la différence énorme de niveau de vie (de un à 20 entre le Yémen et l’Arabie) et aussi car ces monarchies conservatrices ne verraient pas forcément d’un bon oeil l’entrée dans leur club d’une République dont le système politique repose sur des élections, même très imparfaites.

Pire qu’en Afrique

L’aide étrangère constitue pour l’heure la seule bouée de sauvetage pour le Yémen. « Nous avons besoin de plus d’aide publique au développement », martèle Abdel Karim Ismaïl Arhabi.

Le Yémen, dit-il, reçoit actuellement environ 13 USD par habitant, alors que sa « situation est pire que celle d’Afrique ». Mais en cette période de récession mondiale, l’avenir de l’aide publique est sombre.

Fin 2006 à Londres, une conférence de donateurs a enregistré des engagements d’aide d’un montant total de 5,7 milliards de dollars, mais plus de deux ans plus tard, « 20% seulement des promesses ont été réalisées », selon un expert.

Alors, le Yémen peut-il couler ?

Pour la communauté internationale, les enjeux sont énormes. « La seule solution pour que le Yémen s’en sorte, c’est que le monde entier se penche sur son sort et qu’au lieu d’attendre que le pays sombre dans le chaos comme la Somalie, il l’empêche d’y tomber », résume un diplomate. « Je ne vois pas comment on peut laisser ce pays aller à la dérive ».

14/03/09 (B490) Alerte rouge : déportation massive de jeunes gens et morts d’un autre jeune sous la torture. (Info lecteur)

On nous signale que le régime aurait ordonné et organisé la déportation massive de jeunes issas d’origine Odahgob et Fourlaba. Selon nos sources ces déportations se déroulent depuis deux jours.

Les chiffres seraient impressionnants : au moins 50 personnes.

Notre informateur précise que ce seraient
12 jeunes de Tadjourah qui auraient été ainsi déportés vers Nagade, ce centre de rétention situé à la frontière somalienne, 15 jeunes d’OBOCK, 10 de CHEBLLEY, 5 d’ARTA. Au total, une cinquantaire de jeunes auraient été conduits de force à NAGAD tandis que 5 à 7 plus âgés issus des Quartier auraient été déportés à ALI ADDE, ce centre de rétention situé à proximité de la frontière somalienne.

Nous attendons la confirmation, mais il est aussi possible qu’un jeune Fourlaba soit mort, dans la nuit de Jeudi à Vendredi, sous la torture.

Les faits se seraient produits dans les locaux de la SRD de la Gendarmerie. Ce serait le Commandant de ce service en personne, assisté du Commandant de la securité publique de la Police qui auraient torturé mort le jeune homme.

Rappelons que ces deux sinistres individus
sont des hommes qui ont une longue expérience dans la torture de leurs concitoyens. Ils sont originaires de la tribu Issak comme Paulette.

Oui, malheureusement, tout porte croire qu’un adolescent est mort sous la torture appliquée par ordre du couple infernal, qui prétend se faire plébisciter par la force pour obtenir la permission de rester aux commandes, à nos frais, par dessus le marché.

ALERTES ROUGES :
à chaque cas avéré
de violation des D.H.,

l’équipe de l’ARDHD déclenche
une ALERTE ROUGE,

puis les procédures d’information qui sont prévues :
communiqués de presse, information
des associations internationales, etc..

14/03/09 (B490) Les lecteurs écrivent / A l’image de Siad Barre …

Le roitelet de Djibouti n’a pas retenu les leçons de l’histoire et en particulier l’échec de son idole le défunt dictateur Siad Barre.

Siad Barre, c’est ce sinistre personnage qui a conduit la Somalie vers l’abîme dont elle ne parvient plus à sortir. De « dictateur éclairé », il évolue vers « l’oligarque » qui n’écoute plus qu’un cercle de cousins de plus en plus restreint.

Les Djiboutiens sont-ils en train de suivre la route qu’ont emprunté les Somaliens pour descendre aux enfers. Eh oui ! Le Roitelet de Djibouti, à l’instar de Siad Barre, s’est entouré de son propre frère, un certain Saad Omar Guelleh et de Ismail H. Tani.

Il n’écoute plus que ces deux personnages qui excellent dans l’intrigue et qui sont célèbres pour leur sottise. Sachez, pour la petite histoire, que Tani avait à cœur d’en découdre avec le défunt Général Yacin Y. Galab alors que Saad, le petit frère, en voulait de son côté à Borreh.

On dirait que le Roitelet a choisi la même route que celle de son aîné somalien.

Contrairement à Siad Barré, l’action du Roitelet est aggravée par les agissements de son épouse qui, avec sa cour, entretient la haine et les convoitises au sein de la communauté.

Le Génie de la Corne est aveuglé par les délices du pouvoir et il oublie de tirer les leçons de l’histoire. La mémoire humaine est courte surtout celle de ceux qui se prennent pour des génies.

Signé Yogira,
un fidèle lecteur

14/03/09 (B490) Les lecteurs écrivent / La saga de Bandit (suite) Comment manipuler l’opinion pour obtenir la possibilité de se présenter pour de nouveaux mandats.

Le saviez vous ? Quand le « Bandit autorisé » veut transmettre des informations confidentielles, il utilise des méthodes « dites populistes ». Sans aucun état d’âme, il met en oeuvre tous les moyens illimités qui sont à sa dispositions et il fait porter le pli par des illettrés.

En déclenchant cette soi-disant guerre avec l’Erythrée, il avait déjà plannifié son projet de modifier la constitution. Pour cela, il avait d’abord besoin de protéger ses arrières en (im)mobilisant les forces armées sur un front. Il lui était facile ensuite de jouer la corde sensible et d’affirmer qu’il ne faut pas changer le chef de l’Etat durant une guerre …

Dans les mailles de son filet, il y a un arabe qui habite une maison du Boulevard du General de Gaulle. C’est lui qui a fait de la publicité pour la révision de la Constitution : il a affiché des portraits du « Bandit autorisé » avec le mot d’ordre « changer la Constitution ».

Lors du défilé du 4 mars, il a demandé à certains comédiens « obligés du régime » d’impliquer les handicapés et les infirmes, qui sont dans la misére parce qu’ils n’ont ni travail, ni maison, ni avenir ..

Comme toujours, on leur a promis qu’ils allaient gagner le gros lot …

Certains ont utilisé des vélos pour handicapés, d’autres des béquilles .. pour parcourir la ville. Qu’il est criminel d’obliger ces gens en situation de grande faiblesse physique, financière et morale, en leur faisant miroiter des illusions .. !

Puis on a recruté des « faux » étudiants qui n’en avaient que le nom.

Par exemple,
Dileita a fait quelque chose de particulièrement honteux : à la fin d’un discours du Bandit au Palais, il s’est levé et il a embrassé l’épaule du Bandit qui a beaucoup apprécié ce geste d’allégeance.
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Bon, je reviens à mon sujet et je vais vous expliquer la procédure que Bandit et Paulette utilisent pour faire passer à la base, à l’homme affamé, aux pauvres la nécessité absolue de changer la Constitution.

1) Deux à trois « cons » ont commencé à lancer l’idée de cette révision dans le palais de Bandit et de ses consorts. Ce fut le point de départ.

2) Les différents Imams ont été convoqués au Ministère des affaires religieuses pour un briefing. Il leur a été demandé d’appeler les fidèles qui prient dans les différentes mosquées à soutenir le projet de révision de la Consitution et de poursuivre la Campagne dans toutes les réunions religieuses. Pour ceux qui ne vont pas prier, on a choisi d’autres vecteurs : les hôtesses, les chichas…

3) Puis il a utilisé les officiers et les sous-officiers qui bénéficient de logements de fonction pour qu’il fasse passer la « bonne parole » dans les Casernes ….

4) Dans les réunions orientation tribale, prenant les clans, les sous-clans, un par un, que ce soit dans les abris de fortune pour les plus pauvres, dans des maisons luxueuses pour les plus riches ou au Kempiski pour les plus nantis, il a eu recours à des « agents » achetés pour l’occasion, chargés de tansmettre le message.

Pour enfoncer le clou, Paulette, qui n’aucun scrupule, n’a pas hésité à demander aux pauvres les plus nécessiteux de verser leur part !!! Elle a utilisé la RTD pour diffuser ces mises en scéne pitoyables …

5) Les commerçants fantoches ont été mobilisés pour faire leur danse du ventre.

6) Les représentantes des femmes djiboutiennes n’ont pas été oubliées. Dans chaque quartier, dans chaque ville, elles ont été invitées à passer à la RTD. Même les SDF « sans domicile fixe » ont été concernés par l’opération de manipulation de l’opinion publique.

7) Ensuite ce fut le tour des épouses : femmes de ministres, de députes, de hauts fonctionnaires et chefs de service. Il leur a été demandé de véhiculer le message.

8) Les Associations « dites des propagandes », les chefs des quartiers, les employés des entreprises publiques comme l’EDD, l’ONEAD, Djib Télécom ont été mobilisés pour s’assurer que tous les employés recevaient bien l’information et qu’ils se déclaraient favorables au projet … de Bandit.

9) On pourrait citer aussi les petits commerçants, les vendeuses de fruits et légumes, les bouchers, marchands de poissons, vendeurs ambulants, restaurateurs, techniciens : chaque corporation aura des élus qui passeront sur la RTD un jour. En contrepartie, ces professionnels espèrent bénéficier d’ avantages particuliers « souvent illégaux », comme celui d’utiliser un terrain public sans loyer ou d’avoir des droits ou taxes réduites. Tout est bon !

10) Les syndicats « maison », comme celui des bus, des transporteurs, des taxis et des employés (surtout l’UGTD d’Abdo Sikieh), des transitaires et j’en passe, ont été mis contribution.

11) Au final l’artillerie avec des poids lourds, comme le Président de la Sogiq, celui de la Chambre de commerce ou les gros commerçants : tous doivent être vus à la RTD et ils doivent déclarer leur enthousiasme pour le projet, pour le régime et pour que Guelleh puissent multiplier les mandats.

Apres tous ces mises en scène, Bandit va faire modifier la Constitution.

Le jour venu, il sera absent : soit au Day, à Tadjoura, Obock, Dikhil ou Ali sabieh. Il fera semblant d’être totalement surpris et il réservera sa première réaction de satisfaction aux parlementaires qui ont voté la révision.

Il dira ensuite combien il est honoré et motivé pour accomplir ‘l’immense tâche » qui l’attend pour le bien-être du peuple, le développement de l’équité, des soins, de l’éducation et du niveau de vie … Bref les bobards traditionnels qu’il ressort dans chaque occasion.

14/03/09 (B490) Les lecteurs écrivent / Qui est Neima Djama ?

Chers amis de l’ARDHD

Je suis Djiboutien, fidèle lecteur de votre site depuis 2001.

J’aimerais vous donner mon sentiment sur la base des informations dont je dispose, sachant :
1°) qu’elles ne plairont pas à tous vos nombreux lecteurs du site, compte-tenu de l’enthousiasme suscité par la mise en ligne de la dernière chanson de cette artiste,

2°) que l’équipe de l’ARDHD nous a toujours donné la parole, à nous qui sommes contraints au silence par la dictature et qu’elle publie les différents avis et opinions qu’elle reçoit.

A la lecture de l’information que vous avez publiée concernant l’accrochage entre Hachi Abdillahi dit « grande Guelle ( h ) » et la chanteuse Neima Djama, j’ai réagi et j’aimerais vous apporter quelques éclaircissements.

Pour moi, cette chanseuse n’est pas honnête et je vais vous en donner les raisons.

Ethiopienne d’origine, native d’Hadhagalla, je la soupçonne d’être aussi une tribaliste « pur et dur » qui est probablement manipulée par les Services spéciaux de Guelleh depuis les débuts des années quatre-vingt-dix.

Comme vous le savez, à la lecture des différentes contributions que je vous ai envoyées dans le passé, je ne suis pas un supporter de la première dame du pays (qui est certainement le premier drame du pays). Mais nous sommes nombreux à nous interroger pour savoir si Neima ne serait pas au fond, une admirative fanatique du Président auto-proclamé qui rêve de devenir Président à vie de Djibouti ?

Cela pourrait expliquer, pourquoi elle ne peut pas supporter que Paulette reste sous les couettes du ventru.

Ma thèse : l’affaire de la chanson est arrivée à point nommé pour occulter un problème beaucoup plus grave et plus important, puisqu’il engage l’avenir du pays.

Est-elle jalouse maladivement pour s’en prendre aux paisibles Djiboutiens que sont les Issack et les Gadaboursis dont la grande majorité a déjà déserté la dictature pour fuir la discrimination et les autres injustices ?

L’objectivité me commande de rappeler que ni Hachi Afweyneh, ni Kabyo ne sont issus de ces deux communautés. Alors je m’interroge pour savoir si cette curieuse chanteuse n’aurait pas pour mission secrète de détourner l’attention de l’opinion publique au moment où Guelleh se livre à la pire des mystifications en poussant les élus, les décideurs et tous les gens influents à le supplier officiellement et fort respectueusement d’accepter un troisième mandat, en prétendant que c’est un souhait majoritairement partagé dans le pays. La belle imposture !

Pour faire passer son projet et faire oublier qu’il va commettre un acte sacrilège en faisant réviser
la Constitution par ses élus « aux ordres », le dictateur au pouvoir, aurait-il choisi, comme il a l’habitudede le faire, de réveiller les problèmes ethniques et de réactiver notre vieux démon qu’est le tribalisme.

Son joker dans cette partie de poker menteur n’est-il autre que Neima Djama ?

La question peut se poser. Car c’était elle qui chantait, en 1992, en l’honneur de l’unité ISSA – GURGURA, afin de provoquer une division des Djiboutiens ; on sait aujourd’hui que c’était une manoeuvre bien orchestrée par IOG et ses sbires des SDS.

Agirait-elle comme Aref, le traître personnifié ? (Et l’ARDHD en sait quelque chose)

Car les jours pairs, elle propose des pamphlets contre le régime et le lendemain elle fait l’éloge du couple infernal de Djibouti.

Suffirait-il qu’on lui remette une enveloppe bien remplie avec des billets de banque pour qu’elle change ses orientations ?.

A mon avis, il ne faut pas donner plus de crédit à cette interprète qu’elle ne le mérite.

Si l’on attribue de la puissance à la femme, c’est que le mari est faible !

Concernant la Paulette, je le dis et je le répète, c’est un drame pour notre pays. Cependant, il serait illusoire de lui attribuer plus d’importance qu’elle n’en a réellement.

C’est avant tout une femme et une femme à sa place dans notre société, vous comprenez ce que je veux dire….

De nombreuses rumeurs circulent à Djibouti. Elles prétendent que c’est elle qui prend toutes les décisions, qui nomme ou révoque les Ministres et qui fait la pluie et le beau temps. Il n’est pas constestable qu’elle a une part significative d’influence. Vous êtes-vous demandé pour quelles raisons ?

Eh bien, c’est simple ! Quand une femme est forte à Djibouti, c’est parce que son homme est un faible. C’est comme cela à Djibouti.

Ne perdons pas de vue le vrai combat qui est à mener

Pensons d’abord à l’avenir de notre pays. Nous devons nous débarrasser de ce vieux débri qui s’apprête à faire réviser la constitution, sous nos yeux, avec notre complicité muette, afin de s’offrir à nos frais, un troisième mandat.

Nous n’avons pas de temps à perdre. Ne gaspillons pas notre énergie à critiquer la KAABYO ni à encenser cette chanteuse. Chaque chose en son temps et chacun àsa place.

A l’avance, un grand merci pour la publication de ma réaction. C’est mon avis, même si je sais qu’il ne sera pas partagé par l’ensemble de la communauté…

Mabraze IGI 412

13/03/09 (B490) Flash Info : le Tribunal de Créteil a débouté Alain Romani dans le cadre de la plainte qu’il avait déposée contre Bernard Nicolas pour des passages de son film sur l’affaire Borrel, diffusé par Canal+. La plainte ne concernait qu’une projection dans une salle associative d’Arcueil et non la diffusion « grand public » par la chaîne, plusieurs mois auparavant. (ARDHD)

Rappelons aux lectrices et aux lecteurs qu’Alain Romani a déposé deux plaintes en diffamation.
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La première contre Bernard Nicolas et l’Association Survie, pour la projection de son film dans une salle associative à Arceuil.

L’instruction avait mis hors de cause l’Association Survie qui n’était pas poursuivie. Seul Bernard Nicolas avait à répondre de la plainte. Le procès a eu lieu à Créteil le 13 février. Mohamed Alhoumekani, Ali Iftin étaient présents en qualité de témoins. Ils avaient confirmé chacun leurs témoignages. Le Tribunal avait retenu le fait que le Procureur de Djibouti, Djama Souleiman et le Chef des Services secrets Hassan Saïd ont été condamnés à de la prison ferme pour avoir tenté de les suborner.

Ces faits incontestables avaient renforcé considérablement le témoignage et la crédibilité des deux témoins qui continuent d’agir avec courage, responsabilité et dignité pour que la vérité éclate.

Comme nous l’avions écrit et cela a été rappelé justement à l’audience par M. Alhoumékani, qui tenterait de corrompre des faux témoins ?

Nous publierons dès que nous en recevrons la copie, les attendus du jugement qui semblent être extrêmement favorables à Bernard Nicolas. Le Tribunal a retenu la bonne foi du journaliste, son professionnalisme et le fait qu’il n’avait pas produit un film à charge contre Alain Romani et qu’il n’avait aucune intention de lui nuire , mais qu’il avait, à juste titre, sollicité son avis. Il a été noté que Bernard Nicolas avait proposé à Alain Romani d’exprimer son point de vue de façon contradictoire. Au cours d’une conversation téléphonique, Alain Romani avait refusé que sa version soit enregistrée pour Canal+.

Aujourd’hui, la question de savoir si Alain Romani était présent ou non à la fameuse réunion du lendemain n’a toujours pas de réponse. Mais il semble que ces procès en diffamation ont pour conséquence de soulever des interrogations qui ne doivent pas mettre Alain Romani dans une position confortable.

Comme nous le laissions entendre, le régime de Guelleh a perdu une nouvelle bataille d’importance même si c’est de façon indirecte : ses positions officielles dans ce dossier seront de plus en plus difficiles à soutenir dans l’avenir.

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La seconde plainte a été déposée toujours par Alain Romani, contre Elisabeth Borrel, Bernard Nicolas et leur éditeur Flammarion pour des passages de l’ouvrage « Un juge assassiné »
, dont le procès s’est tenu, à Paris, cette fois, le 5 mars. Le délibéré sera rendu le 30 avril, mais le Procureur avait demandé la relaxe pour les 3 prévenus et il est imaginable que le Tribunal puisse suivre les réquisitions ….

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Pour mémoire la troisième affaire concerne l’appel du premier jugement de Versailles qui a été interjeté par les deux délinquants en fuite, Djama Grandes Oreilles et Hassan Madobeh … Les audiences se tiendront à Versailles les 25 et 26 mars et le jugement sera certainement mis en délibéré. Nous proposerons aux lecteurs le compte-rendu des débats et les réquisitions du Procureur au fur et à mesure de l’avancée des audiences

(A suivre)

13/03/09 (B490) France Info avec AFP : Affaire Borrel: relaxe pour un journaliste poursuivi pour diffamation

CRETEIL, 13 mars 2009 (AFP) – Le tribunal correctionnel de Créteil a relaxé vendredi un journaliste français poursuivi pour diffamation publique après une plainte de l’ex-propriétaire d’un café djiboutien mis en cause dans un reportage consacré à la mort du juge Bernard Borrel, en 1995 à Djibouti.

La 11e chambre correctionnelle a relaxé Bernard Nicolas au bénéfice de la « bonne foi », tout en estimant qu’il ne rapportait « pas la preuve » des faits allégués, et a débouté l’ancien propriétaire de « L’Historil », Alain Romani, de ses demandes.

M. Romani avait porté plainte en janvier 2007, après la rediffusion en public d’un reportage de Bernard Nicolas, déjà diffusé en 2002 sur Canal+, dans lequel il apparaît.

« Chaque fois qu’on parle de l’assassinat du juge Borrel et des deux terroristes (évoqués dans le reportage, ndlr), pourquoi mettre tout de suite après la photo de M. Romani' », s’était interrogé à l’audience, le 13 février, l’avocat du plaignant, qui avait réclamé 50.000 euros de dommages et intérêts.

« Pour moi, M. Romani n’est que le participant éventuel à une conversation sur la mort du juge +fouineur+, mais je ne suis jamais allé plus loin », avait souligné Bernard Nicolas.

Cité comme témoin, Mohamed Aloumekhani, ex-garde de la présidence de Djibouti, avait « confirmé », comme il le soutient dans le reportage, la présence de M. Romani au palais présidentiel lors d’une conversation dans laquelle était évoquée la mort du juge « fouineur ».

Ce que M. Romani, absent à l’audience, dément.

Le procureur avait estimé que le fait d’avoir « présenté M. Romani comme ayant participé à cette réunion restreinte pouvait avoir un caractère diffamatoire ». Mais le journaliste « n’a pas agi de mauvaise foi », avait-il estimé.

Le corps du juge Bernard Borrel avait été retrouvé en 1995 à moitié carbonisé dans un ravin à Djibouti. La justice djiboutienne avait conclu au suicide, une thèse longtemps privilégiée par la justice française qui a ensuite retenu celle du meurtre.

M. Romani a aussi déposé plainte à Paris en 2007 contre Mme Elisabeth Borrel, veuve du juge Bernard Borrel, pour diffamation publique.