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06/10/09 (B519) Alerte rouge / Affaire des 180 jeunes djiboutiens incarcérés à Gabode et des 40 mères détenues à Nagad. Jean-Loup Schaal s’est exprimé sur Afriradio.net, hier lundi.

(Erratum : les mères des enfants sont incarcérées à Nagad et non à Gabode comme cela a été dit par erreur lors de l’enregistrment)

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06/10/09 (B519) Yémen Express (1 article en Français)

_____________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Un avion militaire s’écrase au Yémen

Un avion militaire yéménite s’est écrasé après avoir bombardé près de Saada, dans le nord du pays, des positions de rebelles chiites, a indiqué l’armée en parlant d’un "problème tenchnique" tandis que les combattants zaïdites affirment l’avoir abattu. "Un avion Sukhoi s’est écrasé cet après-midi dans la région d’Anad en raison d’un problème technique et alors qu’il effectuait une mission", a déclaré un porte-parole de l’armée au site internet du ministère de la Défense 26sep.net.

Un témoin avait indiqué auparavant à l’AFP que "l’avion qui volait en formation avec un autre appareil, au retour d’une mission, a soudain pris de l’altitude avant de s’écraser dans la zone d’Anad" au nord-ouest de Saada, fief de la rébellion à 240 km au nord de Sanaa. Les rebelles ont rapidement affirmé avoir abattu l’appareil, en précisant qu’il s’agissait d’un MiG de fabrication russe, dans un communiqué sur leur site internet.

05/10/09 (B519)  16ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens à Addis. Les arrestations systèmatiques des jeunes du nord de Djibouti, provoquent un nouvel afflux de réfugié en Ethiopie. (Omar Gabasse)

Je vous envoie ces informations sur la base des précisions que je viens de recueillir auprès des réfugiés Djiboutiens en Ethiopie.

Depuis l’accrochage entre le FRUD Armée et l’Armée djiboutienne, le 30 Août dernier, à Mabla au nord de Djibouti, l’Armée djiboutienne emprisonne et torture tous les jeunes bergers du nord. Elle agit dans le silence le plus complet. Tous les bergers sont accusés systématiquement et sans aucune vérification, d’appartenir à la rébellion. Automatiquement ils sont arrêtés .

Cela explique que plusieurs jeunes originaires du nord de Djibouti aient été obligés de quitter la région pour se réfugier en Ethiopie, afin d’échapper aux arrestations systèmatiques,

La majorité d’entre eux se trouve actuellement a Logya qui est située à 400 km d’Addis. Ils survivent dans les rues, sans aucune assistance. D’autres se sont rendus à ADDIS où ils vivent de la solidarité des réfugiés qui bénéficient de l’assistance sociale et qui partagent généreusement avec eux, leurs ressources déjà très insuffisantes.

Cet afflux ne fait qu’augmenter le nombre des réfugiés sans statut. Le responsable est le régime dicatorial de Guelleh, mais le HCR ne peut pas fermer les yeux et ignorer ces jeunes, leur situation et l’impossibilité pour eux de rester dans leur pays, sous peine d’arrestations et de tortures systématiques.

Je lance un nouvel appel au UN HCR d’Addis pour qu’il enregistre tous les réfugiés Djiboutiens présents en Ethiopie et qu’il prenne en compte le contexte réel auquel sont confrontées les jeunes générations du nord du Pays, en proie à des harcèlements soit de l’Armée nationale, soit de milices tribales hostiles qui opèrent maintenant, sous l’indifférence totale des Français et des Américains, qui ne peuvent ignorer la situation..

Nous demandons également la création d’un camp pour accueillir ces réfugiés dans la région AFAR .

OMAR ALI GABASSE
CO-representant des refugies Djiboutiens en Europe .

05/10/09 (B519)  La direction d’Uguta-Toosa nous informe de la mise en ligne de nouveau numéro daté de septembre 2009 et nous envoie les liens pour écouter une intervention vidéo-enregistrée d’Ali Coubba.

 

Numéro de septembre 2009

Lien avec le site

Regardez et écoutez la vidéo enregistrée par Ali Coubba
(Extrait YouTube)

04/10/09 (B510) Alerte rouge. En préparation, une campagne pour dénoncer : 1°) les condamnations arbitraires de 189 jeunes djiboutiens et pour demander leur libération immédiate. 2°) l’incarcération à Nagad de 40 mères de famille. (ARDHD)

Sur la base des informations que nous avons reçues et qui sont en cours de vérification, l’ARDHD lance une alerte rouge pour dénoncer l’arrestation et les condamnations arbitraires à six mois de prison ferme, de 189 jeunes djiboutiens, âgés selon les sources entre 11 et 16 ans.

Il faut que ces jeunes soient libérés immédiatement !

Ils ont été arrêtés parce qu’ils manifestaient de façon légitime contre les coupures d’électricté et surtout d’eau potable qui se prolongent parfois durant plusieurs jours.

Ils ont été jugés en pleine nuit et n’ont pas bénéficié du soutien d’avocats et condamnés à la même peine : six mois de prison ferme. Peine qui semble être le tarif habituel et unique à Djibouti (Cf Nima Djma et tant d’autres).

Outre les violences psychologiques et même physiques, auxquelles ils sont susceptibles d’être confrontés dans la prison sordide et surpeuplée de Gabode, ces jeunes vont perdre une année scolaire.

Les mères aussi sont incarcérées

Plus récemment les mères de ces jeunes ont manifesté à proximité du Palais présidentiel pour demander la libération de leurs enfants. Elles ont toutes été arrêtées et conduites au centre de rétention de Nagad. Certaines, affiliées au parti au pouvoir (RPP), ont été relâchées. Mais quarante d’entre elles sont toujours incarcérées à Nagad.

Le nombre des condamnés, les conditions illégales de leur condamnation et la disproportion des peines au regard des faits qui leur seraient reprochés (et qui ne seraient pas condamnables dans le code pénal, puisque le droit de manifester est inscrit dans la constitution), montre une nouvelle fois que le régime dictatorial se radicalise dramatiquement parce qu’il est en fin de vie …

L’ARDHD vient d’informer de nombreuses organisations internationales, dont la FIDH, l’OMCT et Amnesty International sur cette affaire.

Elle demande le soutien des partis politiques djiboutiens d’opposition pour faire pression sur le régime, afin que les enfants et leurs mères soient libérés sans délai ni condition.

04/10/09 (B510) PUNTLAND / Les journalistes de Voice of America interdits de travail au Puntland (Le Monde)

Les autorités du Puntland ont interdit de travail les trois journalistes de la radio Voice of America en poste dans cette région autonome autoproclamée de Somalie, a dénoncé samedi le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

Les autorités du Puntland ont suspendu de façon définitive les permis de travail des journalistes Nuh Muse, Mohamed Yasin et Abdulkadir Mohamed, en leur reprochant de fournir une couverture « négative » du Puntland et de susciter l’instabilité dans la région, selon le CPJ, une organisation de défense de la presse installée à New York.

Toutes les radios du Puntland bénéficiant d’accords avec VOA, une radio publique américaine à destination de l’étranger, se sont également vu interdire de retransmettre les émissions de cette radio à compter de vendredi.

Les mesures d’interdiction auraient été suscitées par la diffusion par VOA d’une interview d’un religieux, Sheikh Sayid Khalif, qui aurait ouvert récemment une représentation au Puntland du mouvement soufi Ahlu Sunna Wal-Jama’a, selon le chef du bureau de VOA pour la Somalie, Abdirahman Yabarow, installé à Washington.

« Cette suspension constitue une violation de la Constitution du Puntland ainsi qu’une attaque grave contre la liberté de la presse dans la région », a dénoncé Tom Rhodes, coordinateur des activités du CPJ en Afrique.

04/10/09 (B518) Otages en Somalie …. Trois otages d’ACF libérés. (3 articles en Français)

___________________________ 3 – RFI

Trois humanitaires d’ACF libérés

Les trois travailleurs humanitaires d’Action contre la faim, en bonne santé, ont pris un avion à la mi-journée dans la ville de Luuq dans la province du Gedo, au sud de la Somalie, pour rejoindre Nairobi.

Kidnappés dans la soirée du 18 juillet dernier, à l’intérieur même de leur guest house située au centre-ville de Mandera (ville du nord-est du Kenya située à la frontière avec la Somalie), ils avaient été emmenés côté somalien et étaient détenus, selon plusieurs sources, par le groupe Hezb Al-Islam.

Durant ces quasi trois mois de négociations, les services américains ont suivi de très près les démarches de l’ONG pour les faire libérer car l’un des otages est Américain, les deux autres Pakistanais et Zimbabwéen.

Officiellement, aucune rançon n’a été payée, toutefois rares sont les libérations d’otages qui ne se monnaient pas en Somalie. Depuis l’enlèvement, ACF a retiré son staff international des villes de Mandera et Garissa, proches de la frontière somalienne, et a limité les activités à de la nutrition.

Les procédures de sécurité doivent être révisées avant de déployer à nouveau des expatriés dans cette zone où la frontière, longue de plusieurs centaines de kilomètres et officiellement fermée, n’en reste pas moins très poreuse en dépit des récents renforcements des patrouilles de police.

___________________________ 2 – NouvelObs avec AP

Trois humanitaires libérés en Somalie, selon un chef de milice

Trois travailleurs humanitaires enlevés il y a plus de deux mois ont été libérés samedi en Somalie, a annoncé un chef de milice islamique.

Cheikh Abdullahi Nor, le dirigeant du Hizbul Islam, a dit avoir vu les trois anciens otages, qui avaient été capturés en juillet dans le nord du Kenya, monter à bord d’un petit avion à Luq (sud-ouest de la Somalie).

Il a précisé avoir été contacté par les ravisseurs qui demandaient l’autorisation d’utiliser sa piste d’aviation pour faire décoller les anciens otages, et dit ne pas savoir qui sont les ravisseurs, ni s’il y a eu versement de rançon.

____________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Somalie: 3 humanitaires d’ACF libérés

Trois employés étrangers de l’organisation humanitaire Action contre la faim (ACF) retenus en otage depuis juillet en Somalie ont été libérés aujourd’hui, a-t-on appris de source humanitaire.

Les trois ex-otages, dont la nationalité n’a pu être immédiatement précisée, avaient été kidnappés en juillet dans une localité kényane frontalière de la Somalie. Ils devaient prendre un avion à destination de la capitale kenyane Nairobi dans la journée.

Quatre membres de la même ONG, deux Françaises, un Belge et un Bulgare, avaient été libérés de leur côté en août dernier, après avoir été retenus pendant neuf mois en otage en Somalie.

04/10/09 (B519) Le Journal de la Flibuste (2 articles en Français)

_____________________________ 2 – Portail des sous-marins

Somalie : des militaires du Puntland à bord d’une frégate de la marine nationale

Par Rédacteur en chef.

Un ministre de la région semi-autonome du Puntland a déclaré que des militaires locaux allaient embarquer sur un bâtiment de la marine nationale comme observateurs.

M. Mohamed Farah Aden, ministre des pêches et des ressources marines du Puntland, a déclaré à la radio indépendante Radio Garowe au cours d’un entretien samedi, que des responsables du gouvernement du Puntland avaient récemment rencontré des responsables militaires français à bord d’un bâtiment.

« Nous avons rencontré des officiers français et nous avons discuté de la manière dont la marine française pourrait aider à protéger nos ressources marines. Ils nous ont informé qu’ils ne violaient pas les droits de notre pays, » a déclaré le ministre Aden.

Les officiers français « nous ont demandé d’envoyer 4 soldats patrouiller avec des bâtiments français mais nous avons refusé, » a-t-il ajouté. « Finalement, nous avons accepté d’envoyer 2 soldats du Puntland patrouiller avec la marine nationale. »

Mais le ministre des pêches du Puntland a catégoriquement démenti les articles de presse indiquant que l’armée française allait former des soldats du Puntland à combattre les pirates.

« De tels articles sont faux et j’encourage les journalistes à vérifier leurs informations, » a déclaré le ministre Aden, ajoutant ensuite : « Nos soldats sont partis en patrouille [avec la marine française] pour préparer un rapport sur les activités étrangères au large de nos côtes. Mais il n’y a aucun soldat du Puntland qui soit actuellement formé par la marine française. »

Le ministre des pêches du Puntland a ensuite indiqué que les discussions avec les officiers français avaient abordé les articles de presse qui avaient rapporté que des hélicoptères étrangers chassaient des animaux sauvages le long des côtes somaliennes, en particulier dans la région du Puntland.

Les officiers français ont répondu qu’ils « n’étaient pas impliqués » et ne « savaient pas qui était responsable » des cas d’hélicoptères militaires étrangers chassant des animaux sauvages, dont des autruches, des cochons et des antilopes, dans les régions côtières et rurales de Somalie.

« Au ministère des pêches, nous ne sommes pas en mesure de stopper les actes de chasse illégale, mais nous allons enquêter, » a expliqué le ministre Aden.

Pour terminer, le ministre a demandé à la population somalienne de comprendre que les « forces étrangères au large de la Somalie ne travaillent pas pour les intérêts somaliens, mais poursuivent leurs propres intérêts. »

Des bâtiments de nombreux pays, dont les Etats-Unis, la France et la Chine, patrouillent le long des côtes de Somalie, en particulier les eaux du Puntland dans une tentative de prévenir les attaques de pirates.

_____________________________ 1 – TV5 avec AFP

Somalie: calme à bord du thonier espagnol capturé par des pirates

Le ministère espagnol de la Défense a assuré samedi que la situation à bord du thonier espagnol, capturé la veille par des pirates au large de la Somalie, était « calme » et qu’il n’y avait « aucun mouvement suspect sur le pont.

Le ministère espagnol de la Défense a assuré samedi que la situation à bord du thonier espagnol, capturé la veille par des pirates au large de la Somalie, était « calme » et qu’il n’y avait « aucun mouvement suspect sur le pont.

Le ministère espagnol de la Défense a assuré samedi que la situation à bord du thonier espagnol, capturé la veille par des pirates au large de la Somalie, était « calme » et qu’il n’y avait « aucun mouvement suspect sur le pont ».

La frégate « Canarias » de l’armée espagnole pourrait retrouver en fin d’après-midi voire en début de soirée le thonier espagnol avant que ce dernier n’atteigne les côtes somaliennes vers lesquelles il se dirige, a indiqué lors d’une conférence de presse le général Jaime Dominguez Buj.

La frégate, dépêchée au large de la Somalie dans le cadre de l’opération antipiraterie européenne « Atalante » déclenchée en décembre 2008, se trouvait en milieu de journée à 104 miles du thonier, a-t-il ajouté.

« La priorité du ministère de la Défense et des forces armées est la sécurité des pêcheurs », a-t-il affirmé, sans donner de précisions sur la suite des opérations de secours pour « des raisons de sécurité ».

Le thonier géant Alakrana avec 36 marins à bord faisait route samedi vers le port somalien de Harardhere, deuxième plus important repaire de pirates en Somalie après le port de Eyl, ont indiqué des sources somaliennes concordantes.

Le thonier avait été capturé vendredi dans l’océan Indien entre la Somalie et les Seychelles, lors d’un abordage marquant la reprise des actes de piraterie dans cette région, par des bandes armées mettant à profit la fin de la mousson et le retour à une mer plus calme.

Lors de l’attaque, le thonier pêchait « loin » de la zone protégée par l’armée, avait auparavant indiqué le général Jaime Dominguez Buj.

Depuis début septembre, quatre thoniers espagnols opérant entre les Seychelles et la Somalie ont échappé à des attaques de pirates somaliens.

Mi-septembre, le gouvernement espagnol avait autorisé les gardes privés assurant la sécurité des thoniers espagnols contre ces pirates à se servir de fusils à longue portée, plus adaptés aux attaques des pirates.

Les pêcheurs espagnols continuent de réclamer que des militaires de la marine espagnole puissent embarquer à bord de leurs navires, comme le font depuis juillet des marins français pour protéger leurs collègues français.

Mais la législation espagnole empêche de satisfaire cette demande.