Articles

23/11/2015 (Brève 521) Le MONDE : La Chinafrique face au risque terroriste (Par Sébastien Le Belzic – chroniqueur, Le Monde Afrique, HongKong -)

Lien avec le site du Monde : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/11/23/la-chinafrique-face-au-risque-terroriste_4815673_3212.html#

1. Quelques jours après les attentats qui ont frappé Paris, l’exécution revendiquée par Daesh d’un otage chinois a brutalement rappelé à Pékin qu’elle est aussi sur la liste noire établie par les organisations terroristes. L’attaque de l’hôtel Radisson Blu, vendredi 20 novembre, à Bamako, n’a fait queconfirmer ces craintes. Trois Chinois travaillant pour l’entreprise China Railway Construction, qui venaient discuter de projets de coopération dans la région, font partie des 19 victimes.
Le président chinois, Xi Jinping, a « fermement condamné » cette attaque revendiquée par deux groupes djihadistes. « La Chine, a-t-il déclaré, va renforcer sa coopération internationale pour combattre les activités terroristes violentes qui touchent des innocents, pour maintenir la paix et la tranquillité ».

Mais pour Pékin, ces deux affaires mettent surtout en lumière sa grande vulnérabilité face aux menaces terroristes.

Des sources israéliennes indiquent qu’un millier de ressortissants chinois seraient passés par les camps d’entraînement djihadistes au Pakistan et plusieurs dizaines d’autres en Syrie. L’insurrection des séparatistes ouïgours dans la province musulmane du Xinjiang représente un vrai défi pour Pékin, qui redoute d’être frappé non plus seulement sur son immense territoire, mais également en Afrique, où vivent près de 2 millions de Chinois. Abdullah Mansour, le chef du Parti islamique du Turkestan, a déclaré la Chine « ennemie de l’islam » et les services de sécurité sont fortement mobilisés. Vendredi, la police chinoise annonçait encore avoir tué 28 membres d’un groupe terroriste au Xinjiang au terme de deux mois de chasse à l’homme pour retrouver les auteurs d’un attentat commis au mois de septembre dans la région.

2. Bientôt une base militaire chinoise à Djibouti ?
A dix jours du Forum Chine-Afrique, qui doit se tenir les 4 et 5 décembre à Johannesburg, les services chinois sont donc en alerte rouge. C’est dans ce contexte que le chef d’état-major de l’armée chinoise, Fang Fenghui, a effectué à Djibouti une première visite officielle les 7 et 8 novembre. Un type de déplacement que Pékin garde généralement discret. Cette fois, l’organe officiel du ministère de la défense a largement couvert la visite du général, qui a inspecté la frégate anti-missilesSanya et les troupes de l’Armée populaire engagée dans la lutte contre le terrorisme dans la Corne de l’Afrique.

Le chef d’état-major chinois s’est entretenu avec le président Ismaël Omar Guelleh et les deux hommes ont tacitement confirmé l’avancée des négociations pour l’installation d’une première base militaire chinoise permanente en Afrique. « Djibouti a beaucoup d’avantages pour la Chine, nous confie un diplomate djiboutien en poste à Shanghai. Sa situation géopolitique d’abord, la stabilité de son régime et son économie en développement. Après de longues réflexions entre les deux gouvernements, un accord a été conclu pour autoriser la marine chinoise à ouvrir une base dans le pays et contribuer au développement de l’armée djiboutienne. »

La Chine a offert 200 millions de dollars (188 millions d’euros) pour cette coopération militaire et certainement beaucoup plus pour décrocher cette base stratégique à une encablure des troupes françaises, japonaises et, surtout, américaines stationnées sur l’île. Quatre mille marines sont basés à Camp Lemonnier et les futures installations militaires chinoises vont leur faire de l’ombre.

3. Des troupes chinoises au nord du Mali
Pékin pourrait également mobiliser ses troupes engagées sur le continent sous la bannière de l’ONU. Mais l’affaire, là encore, est compliquée. Au lendemain de l’attaque de Bamako, plusieurs gradés chinois ont en effet critiqué ouvertement l’absence de réaction de leurs quatre cents casques bleus engagés au Mali. Yue Gang, ancien colonel et spécialiste des questions anti-terroristes, exhorte la Chine à envoyer davantage de soldats au Mali, et notamment autour de Bamako.« Les commandos maliens, français et les troupes américaines se sont rendus utiles, tandis que nos hommes étaient à plus de 1 000 km de là. Pourtant, ce sont des hommes surentraînés », écrit-il sur son blog.

Le ministère chinois de la défense a tenu à rappeler les règles d’engagement de ses soldats qui ne peuvent agir sans autorisation directe du commandement des Nations unies et du pays hôte. Par ailleurs, elles sont stationnées au nord du Mali. L’affaire est d’autant plus délicate que la veille de l’attaque, le général Fan Changlong, vice-président de la Commission centrale militaire, recevait à Pékin le ministre de la défense malien, Tieman Coulibaly. Les deux hommes ont décidé, selon la formule consacrée, d’« accroître leur coopération militaire ». L’affaire du Radisson Blu devrait pousser la Chine à accélérer ses plans.

4. Mobilisation des services secrets

Mais la lutte contre le terrorisme ne sera pas le seul apanage des hommes en uniforme. Les services secrets chinois sont également mobilisés. Jusque-là, les espions chinois servaient surtout l’intelligence économique et contrôlaient les relations entre les pays d’Afrique et Taïwan. Mais la guerre froide entre les deux Chines est presque terminée et les services secrets sont de plus en plus mobilisés dans le cadre d’opérations anti-terroristes.

Les services de renseignement chinois comptent plusieurs agences avec des rôles bien définis. Le plus actif en Afrique est le Guoanbu, dirigé par le ministère de la sécurité d’Etat. Le Guoanbu compte déjà six centres régionaux de coordination sur le continent : en Egypte, en Jordanie, au Soudan du Sud, au Nigera, en Angola et en Afrique du Sud. Des antennes moins importantes sont également en place au Kenya et au Mozambique.

La base de Djibouti aura notamment pour mission de coordonner leurs opérations et le renseignement en Afrique.

Ce déploiement n’est pas le fruit du hasard : ces pays sont au cœur des activités économiques chinoises. De nombreux expatriés et diplomates chinois y vivent. Les grands groupes pétroliers d’Etat y sont également implantés : China National Petroleum Corporation, China National Offshore Oil Corporation, Sinopec ou encore PetroChina. Les ports sont également étroitement surveillés par les hommes du Guoanbu, le ministère chinois de la sécurité de l’Etat, comme les installations du transporteur maritime Cosco. Les télécommunications sont également placées sous étroite surveillance. ZTE et Huawei sont très actifs en Afrique où ils ont décroché de juteux contrats pour déployer des réseaux de télécoms, fibre et 3G.

Mais Pékin a encore une carte dans sa manche : sa capacité à mobiliser l’ensemble de ses expatriés. Sous la bannière du ministère du commerce et des fronts patriotiques, regroupant des étudiants, des volontaires et des ONG chinoises, les espions professionnels font travailler en sous-main une armée de l’ombre afin de faire remonter des informations sur de potentielles cibles terroristes.

Enfin, des agences privées telle que FS Group, dirigée par Erik Price, l’ancien patron de la société militaire américaine Blackwater, sont également placées en état d’alerte.

23/10/09 (B521) Le Journal de la Flibuste (7 articles en Français)

_________________________ 7 – Ouest-France

Comment freiner une piraterie très coûteuse ?

Organiser des convois et mettre des militaires à bord ? « Les États ne pourront pas tout faire », préviennent les instances européennes. : Archives Epa/ECPAD

Elle gagne du terrain dans le golfe d’Aden. La note s’alourdit. Des otages patientent de plus en plus nombreux. Le sujet est au centre des débats de la 3e conférence maritime de Nantes.
Chiffres frais

240 attaques de pirates ont été enregistrées au premier trimestre 2009, contre 114 au cours de la même période l’an dernier. Ce chiffre tout frais a été communiqué, hier, lors de la première journée de la 3e conférence sur la sûreté maritime et portuaire, à Nantes.

La piraterie progresse. Surtout dans la corne de l’Afrique, avec des attaques spectaculaires de chalutiers, de pétroliers ou de yachts comme le Ponant, en mai 2008. Plusieurs membres d’équipages étaient originaires de la région.

La facture s’alourdit

Selon Laurent Galy, de l’École de la marine marchande de Nantes, « les actes de piraterie coûteraient entre 10 et 15 millions de dollars à l’industrie maritime ». Rançons, navires immobilisés, protections renforcées, assurances démultipliées… Tout est inclus. Le chiffre, important, est à mettre en parallèle avec les 600 milliards de dollars du chiffre d’affaires total de cette branche d’activité. La progression des courbes au large de la Somalie n’en est pas moins inquiétante. 20 % des échanges mondiaux et 12 % de la production mondiale de pétrole y transitent.

En 2006, il n’y avait guère, selon l’Otan, qu’une poignée de pirates dans ce secteur. Ils seraient maintenant 1 000 à 1 500. Des pêcheurs affamés, victimes du pillage de la ressource par des armements étrangers. Des gangs sont nés, de mieux en mieux armés et qui osent s’aventurer de plus en plus loin.

Il faudrait 500 bateaux

La France a choisi la fermeté. Elle s’est notamment résolument engagée dans l’opération Atalanta, pour accompagner des convois d’aide humanitaire. D’autres pays, États-Unis, Chine et même Iran patrouillent. Pas assez. Le terrain d’intervention des pirates est cinq fois grand comme la France. Il en faut plus pour décourager leurs ardeurs.

Dernièrement, les mêmes assaillants ont tenté trois fois de s’emparer d’un thonier français au large des Seychelles. La présence de militaires à bord a fini par les faire céder. « Un amiral américain m’a dit qu’il faudrait 500 bateaux », témoigne l’un des intervenants.

Reconstruire la Somalie

Organiser des convois et mettre des militaires à bord ? « Les États ne pourront pas tout faire », préviennent les instances européennes. Pain bénit pour les entreprises anglo-saxonnes proposant une protection clé en main avec grosses vedettes et hélicoptères. Sans aller jusque-là, on peut seulement armer les équipages.

Eux, n’y sont pas favorables. Ils craignent la surenchère de la violence. Il y aurait bien des aménagements pour dissuader les assauts types barrières électriques ou canons à sonores. Mais la vraie solution est sans doute politique. « La régression de la piraterie se fait toujours à terre avec de vrais États », fait valoir un spécialiste. Bref, il est urgent de remettre la Somalie debout.

Thierry BALLU

__________________________ 6 – Aujourd’hui la Chine

Le cargo chinois capturé dispose d’assez de carburant et de vivres

Le cargo chinois capturé lundi dans l’océan Indien par des pirates dispose de carburant pour un mois et de suffisamment de nourriture et d’eau pour son équipage, a assuré jeudi la presse chinoise.

La Marine chinoise a tenu une réunion d’urgence après la capture lundi du Dexinhai, un cargo transportant du charbon de la Qingdao Ocean Shipping, au nord-est des Seychelles, alors qu’il faisait route vers l’Inde depuis l’Afrique du Sud. Mais aucun ordre n’a été donné d’envoyer des bâtiments de sauvetage dans la zone, a assuré le quotidien de langue anglaise Global Times, selon lequel les pirates somaliens ont menacé de tuer tous les membres de l’équipage en cas de tentative d’abordage.

La Chine avait indiqué mercredi "continuer à suivre de près les évolutions et faire tous (ses) efforts pour sauver le navire et son personnel", par la voix d’un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Le bâtiment dispose de 700 tonnes de fioul, 150 tonnes d’eau et de larges réserves alimentaires pour l’équipage de 25 marins, selon le Beijing Times, qui cite le Centre maritime des secours. Les communications radio avec la Chine ont été coupées mercredi, ajoute le journal, ce qui indique que les pirates contrôlent apparemment l’équipement. Aucune demande de rançon n’a été enregistrée à ce jour, affirme le Beijing Times.

Selon l’opération européenne antipiraterie Atalante, l’attaque s’est déroulée à plus de 1.000 km de la côte est de la Somalie, démontrant le rayon d’action toujours plus grand des pirates.

Avec la capture du Dexinhai, les pirates détiennent au total six navires étrangers et quelque 146 marins, selon l’ONG Ecoterra International.

Fin décembre, la Chine avait envoyé trois bâtiments – deux destroyers et un navire de ravitaillement – participer à une mission "d’escorte antipiraterie" au large de la Somalie. La Marine chinoise avait ainsi entamé une mission exceptionnelle, la première en plusieurs siècles pouvant potentiellement déboucher sur des engagements militaires à l’étranger. Selon les médias chinois, elle a depuis déjoué au moins une attaque de pirates contre un bateau italien, sous pavillon du Liberia, et s’est portée au secours d’autres bâtiments.

__________________________ 5 – Le Figaro avec AFP

Piraterie: un nouveau cargo capturé

Un cargo battant pavillon panaméen avec 26 membres d’équipage, des Indiens pour l’essentiel, à bord a été capturé ce matin par des pirates dans l’Océan indien au large des côtés somaliennes, a indiqué une porte-parole de l’Otan. Le MV Al Khaliq "avait 26 membres d’équipage à bord dont 24 Indiens et 2 Birmans", a-t-elle précisé.

Un deuxième navire, le MV Jolly Rosso, battant pavillon italien, a aussi été la cible de tirs par des pirates, entre les côtes somalienne et l’archipel des Seychelles, a indiqué la porte-parole. "Nous considérons que le détournement de ce navire a échoué".

Le bâtiment de l’Otan le plus proche de la zone où a eu lieu l’arraisonnement est à huit heures de route, a ajouté la porte-parole "mais nous travaillons avec des partenaires de la coalition" de l’Union européenne, des Etats-Unis et d’autres missions indépendantes dans le golfe d’Aden.

__________________________ 4 – EuroInvestor avec Reuters

Pékin négocie avec les pirates somaliens, n’exclut pas la force

Pékin poursuivait jeudi les négociations pour obtenir la libération du cargo chinois De Xin Hai et de son équipage de 25 hommes, capturés lundi par des pirates somaliens dans l’océan Indien.

Malgré les mises en garde des pirates, Pékin n’exclut pas une opération militaire si les discussions n’aboutissent pas, a déclaré le général Qian Lihua, directeur du département des affaires extérieures au ministère chinois de la Défense.

Pour lui, le succès d’une intervention armée pour libérer les otages est possible si toutes les forces engagées dans la lutte anti-piraterie au large de la Somalie coopèrent.

"Une fois qu’un navire est détourné et son équipage pris en otage, les opérations de sauvetage demandent beaucoup de temps et d’efforts. Quant aux moyens à utiliser, la force militaire ou les négociations, cela dépend de l’évolution des choses", a dit le général lors d’une conférence de presse.

Mercredi, la Chine a recommandé à ses navires d’éviter les eaux au large de la Somalie.

Le De Xin Hai, qui transportait 76.000 tonnes de charbon d’Afrique du Sud vers le port indien de Mundra, dans l’Etat de Gujarat, a été détourné à environ 700 milles nautiques (1.300 km) au large de la côte orientale somalienne.

Les pirates ont averti la Chine de ne pas mettre en danger la vie des marins par une quelconque opération de sauvetage. "S’ils essaient, nous exécuterons tout l’équipage", a déclaré Hassan, un associé de la bande joint par Reuters au téléphone.

(Chris Buckley et Jim Bai,
version française Guy Kerivel)

__________________________ 3 – Mer et Marine

Piraterie : L’opération de protection des thoniers français prolongée

Initiée en juillet dernier, la mise en place par la Marine nationale d’équipes de protection embarquée (EPE) sur les thoniers français travaillant au nord de l’océan Indien est prolongée. Arrivant à échéance fin octobre, l’opération, qui fait l’objet d’un protocole signé avec les armements du syndicat ORTHONGEL (Organisation des producteurs de thon congelé), se poursuivra jusqu’en décembre et, sans nul doute, au-delà.

C’est en tous cas ce qu’a indiqué Hervé Morin, lors d’un déplacement aux Seychelles. Le ministre de la Défense en a profité pour indiquer que les militaires français seraient dorénavant chargés de fournir des preuves, en cas d’attaque de navires. Après l’assaut lancé le 9 octobre contre deux thoniers français et repoussé par les EPE, les 11 pirates interceptés par les garde-côtes seychellois ont, en effet, été relâchés, faute de preuve.

Depuis cet été, la Marine nationale assure la protection d’une dizaine de thoniers français, dont les zones de pêche se situent entre les Seychelles et la Somalie.

Cette opération mobilise une soixantaine de militaires. Ces hommes sont des fusiliers marins. Certains ont une compétence de commandos mais ils n’appartiennent pas aux forces spéciales, dont les missions ne comprennent pas la protection des bateaux.

Depuis le début du mois d’octobre, les EPE ont repoussé des attaques de pirates contre quatre thoniers français : Le Drennec, le Glénan, le Via Mistral et le Via Avenir.

________________________ 3 – Monde Actu avec VOA

Espagne : un jeune pirate devant la justice des mineurs

Un tribunal espagnol a annoncé qu’il relâcherait l’un des deux pirates Somaliens présumés, qui avaient pris part à une tentative de détournement d’un navire espagnol, le 2 octobre, dans l’océan Indien, parce qu’il semble être âgé de moins de 18 ans.

Son cas va être transféré à la justice des mineurs, a précisé le tribunal. Les deux Somaliens avaient été capturés par la marine espagnole peu après le détournement du thonier espagnol « Alakrana » et la prise en otages de son équipage. Le navire est toujours aux mains des pirates. Ces derniers ont affirmé qu’ils ne négocieraient la libération de l’équipage que lorsque leurs deux camarades auront été relâchés.

Par ailleurs, la Chine a annoncé hier qu’elle ferait « tous ses efforts » pour sauver l’équipage d’un cargo chinois capturé au large de la Somalie lundi. Les pirates menacent de massacre tout l’équipage, soit 25 personnes, si la Chine déclenche une opération pour les libérer.

Il s’agit du premier détournement d’un navire chinois depuis que Pékin a envoyé trois navires de guerre participer à la mission internationale contre la piraterie au large de la Corne de l’Afrique.

_________________________ 2 – Portail des sous-marins

Une frégate allemande arrête des présumés pirates en océan Indien

Par Rédacteur en chef.

Le 20 octobre au matin, la frégate allemande Bremen a arrêté 3 skiffs en océan Indie, à 450 nautiques à l’est de Mogadiscio et 300 au nord-ouest des Seychelles.

La frégate Bremen, qui fait partie de l’opération européenne Atalante, a aperçu les 2 skiffs d’attaque et un mother skiff, chargé de barils de carburant et d’approvisionnement. Elle leur a ordonné de stopper. Les skiffs ont essayé de s’enfuir et le Bremen a tiré des coups de semonces sur leur avant, après quoi 2 des skiffs ont stoppé. Le 3è a été arrêté par des tirs de semonce tiré par l’hélicoptère de la frégate. Des équipes de visite ont été envoyées par le Bremen. Pendant le temps qu’il leur a fallu pour rejoindre les skiffs, les présumés pirates ont jeté armes et matériels par dessus bord.

Il y avait 10 personnes à bord. Après interrogatoire, et saisie de tout le matériel lié à la piraterie restant, elles ont été libérées.

_______________________________ 1 – JDD

Pékin: Il faut éviter les eaux somaliennes

La Chine a recommandé mercredi à ses navires d’éviter les eaux au large de la Somalie après la capture lundi d’un vraquier chinois dans l’océan Indien.

Le De Xin Hai, qui transportait 76000 tonnes de charbon d’Afrique du Sud vers le port indien de Mundra, dans l’Etat de Gujarat, a été détourné à environ 700 milles nautiques (1300 km) au large de la côte orientale somalienne, selon la force européenne de lutte contre la piraterie Atalante.

22/10/09 (B521) La réorganisation des armées autour des "bases de défense" avancée à 2011 (AFP)

La généralisation des "bases de défense", pierre angulaire de la réorganisation des armées, sera avancée au 1er janvier 2011, trois ans avant la date initialement fixée, et leur nombre ramené de 90 à 60 à 70, a annoncé mercredi le ministre de la Défense, Hervé Morin.

"Nous envisagions qu’elles soient totalement opérationnelles en 2014 et j’ai décidé d’une généralisation des bases de défense au 1er janvier 2011", a déclaré M. Morin lors d’une conférence de presse.

Les économies réalisées dès l’expérimentation conduite en 2009, que le ministre de la Défense n’a pas chiffrées, ont porté selon lui sur la "mutualisation des achats", des "capacités d’hébergement", comme à Brest, ou des fonctions de soutien, telle l’alimentation.

Sur 6.000 postes concernés cette année, "entre 300 et 350 postes ont été économisés", a-t-il spécifié.

"Les sureffectifs provisoires seront toutefois traités par les seuls départs à la retraite (…) plutôt qu’en s’engageant dans des mutations coûteuses, socialement et humainement", a-t-il enchaîné, citant l’exemple de La Réunion.

M. Morin a rappelé que ce dispositif "s’intègre dans les réductions d’effectifs assignées par le Livre blanc (du printemps 2008): 8.250 postes supprimés chaque année soit 54.000" d’ici à 2014.

"L’effort d’équipement complémentaire que nous pourrons effectuer grâce à cette rationalisation s’élèvera à 4,3 milliards d’euros par an, leur coût étant d’un milliard", a-t-il spécifié, affirmant avoir "la certitude" que cet objectif sera tenu.

Les bases de défense ont vocation à réunir le "soutien" administratif et matériel (logement, ressources humaines, maintenance, alimentation, santé, communication…) des unités situées dans leur périmètre géographique.

Toujours selon M. Morin, l’expérimentation conduite en 2009 autour de onze bases expérimentale (10 en métropole et une à Djibouti) "confirme que le schéma et l’organisation sont pertinents", 18 bases de défense "pilotes" étant prévues en 2010.

"De toute évidence, nous n’atteignons pas l’objectif de rationalisation et de gains de productivité si nous en restons à 90 bases de défense", a-t-il cependant observé, précisant que l’état-major des armées travaillait à "un modèle comptant 60 à 70 bases de défense" qui exclurait les plus petites.

"La base de défense de la Légion étrangère va être intégrée à celle de Marseille", a-t-il également indiqué.

M. Morin a par ailleurs annoncé le lancement prochain d’une "grande négociation nationale" avec les syndicats du personnel civil de la Défense sur le remplacement de postes militaires non-opérationnels par des postes civils, "une très vieille revendication" de ces syndicats, selon lui.

Annonçant que "plus de 200 postes seront attribués à des civils dès 2010" dont "trois postes de responsables de groupement de soutien", le ministre de la Défense a toutefois averti qu’il n’ira plus loin "que s’il y a un engagement des syndicats sur la mobilité du personnel civil".

22/10/09 (B521) Radio-Trottoir – Le Progrès ferait mieux d’enquêter sur le choléra (Lecteur)

Dans sa dernière livraison du 15 octobre 2009, « le progrès » pamphlet colérique et « choléragène » déverse le trop plein de bile de Guelleh sur l’Opposition nationale.

Ce tract officiel financé par l’argent des contribuables, prétend réagir à sa manière calorique au dernier Communiqué de l’UAD, que les Internautes du monde entier ont heureusement pu consulter, alors que, « le Progrès » finit souvent dans les caniveaux de la capitale la plus sale d’Afrique, qu’est devenue Djibouti depuis mai 1999.

Mais revenons à nos moutons, car ils sont vraiment à plaindre ces fonctionnaires pigistes obligés d’écrire des inepties, alors qu’en privé tous avouent que le règne d’IOG tire à sa fin.

Le seul progrès visible à Djibouti est celui de l’Extrême Pauvreté qui touche désormais plus 52%de la population Djiboutienne, alors que le multimilliardaire Guelleh est sur la même pente dangereuse que feu Moboutu Sese Seko…

Si l’Opposition était réellement en hibernation, l’ex candidat unique Guelleh n’aurait pas mobilisé contre elle en avril 2005 son Armée et de ses Forces de Sécurité.

Pourquoi avoir quadrillé la ville et interdit le Rassemblement pacifique de l’Opposition, lors des Législatives de 2008?

C’est parce que l’Opposition lui fait vraiment peur, qu’IOG a été, jusqu’à assigner à résidence les Dirigeants de l’Opposition le jour de ces « élections de la honte».

Pourquoi le militant de l’UDJ Gohad Hoche Hared vient-il d’être illégalement condamné à deux mois d’emprisonnement pour avoir simplement distribué un Communiqué si l’Opposition était réellement en hibernation ?

Enfin, pourquoi « le progrès » se donne-t-il tant de mal à répondre « à un tract d’une pseudo–opposition » ?

Haramous Anjera

22/10/09 (B521) LDDH : Joint Venture of UNESCO and UN Council for one Man ?



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 21 OCTOBRE 2009.

Joint Venture of UNESCO
and UN Council for one Man?

PRIX NOBEL DES NON RESPECTS
DE LA PROPRIETE CULTURELLE ET DE LA LIBERTE D’EXPRESION
A UN DIRIGEANT DE DJIBOUTI !!!

Du Sénégal en Egypte, de l’Afrique du Sud à Madagascar, le point d’éclatement ou le point de diversion ou d’aiguillage du Train à Grande Vitesse (TGV sans concurrence) SERAIT Djibouti City ?

Ces informations constamment bombardées par les « choux Gouvernementaux » commencent à pomper l’air.

La Balance Judiciaire ne peut pas se passer de la Balance de la Liberté de la Presse.

La Cour du Tribunal du Contentieux Administratif va siéger ce Samedi 24 octobre 2009.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a, constamment, depuis des années, suivi les harcèlements contre le journal Le RENOUVEAU du Parti de l’Opposition, le MRD DJIBOUTIEN.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) continue de suivre les nouveaux complots pour mettre à genou un Parti Politique dont ses Membres se battent avec tous leurs Moyens Pacifiques, et certainement dans l’unique Objectif de mettre fin à toute forme de Dictature, même Imposée par la Force.

NOEL ABDI Jean-Paul

21/10/09 (B521) Le Journal de la Flibuste (7 articles en Français)

_________________________ 7 – JDD

Espagne: Un pirate somalien relaché

Un tribunal espagnol a annoncé mardi qu’en raison de son jeune âge apparent, il relâcherait l’un des deux Somaliens soupçonnés de complicité de piraterie capturés après le détournement d’un thonier espagnol, le 2 octobre, dans l’océan Indien.

Le sort du suspect dépend maintenant de la justice des mineurs et il pourrait être envoyé dans un centre de rééducation pour mineurs. Parce qu’il pourrait être âgé de moins de dix-huit ans, son nom a été occulté dans le document officiel annonçant la décision du tribunal.

Les deux Somaliens ont été capturés par la marine espagnole peu après le détournement du thonier "Alakrana" et la prise en otages des 36 membres de son équipage.

Le navire est toujours aux mains des pirates qui ont affirmé qu’ils ne négocieraient la libération de l’équipage que lorsque leurs deux camarades auraient été relâchés.

_________________________ 6 – Aujourd’hui la Chine

Les agences gouvernementales chinoises s’efforcent de porter secours au cargo capturé

Le ministère chinois des Transports a assuré lundi que les agences gouvernementales concernées s’efforçaient de porter secours au cargo chinois capturé par des pirates dans l’Océan indien, a rapporté l’agence Chine Nouvelle.

Le navire, le "De Xin Hai" – un cargo transportant du charbon – appartient à la Qingdao Ocean Shipping Co. Ltd et a alerté le Centre chinois de recherche et de sauvetage à 07H50 GMT, soit à 15H50 heure de Pékin, a précisé l’agence.

Attaqué au nord-est des Seychelles, il faisait route vers l’Inde depuis l’Afrique du sud avec 25 membres d’équipage, a ajouté Chine Nouvelle. Selon un communiqué de l’opération européenne antipiraterie Atalante, l’attaque s’est déroulée à quelque 1.300 km de la côte est de la Somalie, démontrant le rayon d’action toujours plus grand des pirates.

Avec cette nouvelle capture, les pirates somaliens détiennent désormais six navires étrangers et quelque 146 marins, selon l’ONG Ecoterra International, qui suit ces questions dans la région. 174 navires ont été pris d’assaut depuis début 2009, dont 49 capturés, selon la même source.

_________________________ 5 – Afrique Avenir avec APA

Alerte de l’UE suite au détournement d’un navire chinois par des pirates somaliens

Des pirates somaliens ont détourné un bateau chinois avec 25 personnes à bord (toutes de nationalité chinoise), a annoncé lundi à Londres, un officiel de l’Union Européenne (UE) après la première attaque réussie contre un navire chinois, depuis le déploiement par Pékin de trois navires de guerre dans la région.

Le porte-parole de la marine européenne contre la piraterie, le commandant John Harbour a déclaré que les forces de la coalition avaient aperçu au moins deux pirates sur le pont du bateau ‘De Xin Hai’ qui remorquait également les deux skiffs légers utilisés par les pirates.

L’attaque est survenue tôt le lundi dans l’Océan indien, à environ 700 miles à l’est des côtes somaliennes, et selon M. Harbour, c’est la première fois que les pirates sont allés aussi loin dans leurs attaques.

“Nous les obligeons à aller encore plus loin pour chercher des cibles”, a-t-il indiqué, parlant des forces coalisées qui luttent contre la piraterie dans la zoner.

Selon l’analyste Roger Middleton du groupe de réflexion britannique Chatham House, il est peu probable que les Chinois veuillent mettre en péril la vie de leurs concitoyens avec une intervention directe.

Les marines française et américaine ont toutes eu à lancer des assauts contre de pirates qui avaient pris des otages, a-t-il indiqué, mais uniquement lorsqu’elles estimaient que la vie des otages n’était pas en danger de manière imminente.

Les Chinois “devraient probablement penser à une approche plus prudente”, a expliqué Roger Middleton, ajoutant que : “Nous n’avons jamais vu autant de Chinois se faire capturer, alors que des navires chinois patrouillent la zone”.

Une attaque similaire avait été repoussée l’an dernier par les matelots chinois qui avaient alors utilisé des cocktails Molotov de fabrication artisanale pour faire fuir les assaillants.

Les pirates somaliens ont récemment repris leurs attaques, après une accalmie due aux mauvaises conditions climatiques.

Ils utilisent des équipements sophistiqués et de soi-disant “ravitailleurs” plus grands, pour leur permettre de frapper à des centaines de miles des côtes.

Les rançons de plusieurs millions de dollars qu’ils se partagent représentent une fortune dans un pays très appauvri et ravagé par la guerre.

Quelque 146 personnes au total, dont les membres de l’équipage du ‘De Xin Hai’ sont actuellement entre les mains de pirates.

_________________________ 4 – L’Express avec Reuters

Les pirates somaliens ont encore étendu leur rayon d’action

La capture d’un vraquier chinois dans l’océan Indien montre que les pirates somaliens ont encore étendu leur rayon d’action, soulignent les experts maritimes alors que les négociants redoutent que ce type de navire, de taille moyenne, soit de plus en plus visé.

Le De Xin Hai, qui transportait 76.000 tonnes de charbon d’Afrique du Sud vers le port indien de Mundra, dans l’Etat de Gujarat, a été détourné lundi à environ 700 milles nautiques (1.300 km) au large de la côte orientale somalienne, selon la force européenne de lutte contre la piraterie Atalante.

Le vraquier pourrait être conduit à Haradheere ou Hobyo, dans la partie centrale de la côte somalienne, ont indiqué des membres du groupe de pirates.

"Cela prouve que les pirates étendent leurs opérations", s’inquiète un responsable de l’association des armateurs chinois à Pékin. "L’océan Indien est très vaste et trop difficile à défendre. Le golfe d’Aden est une zone plus limitée."

"Sept cents milles nautiques de la côte, cela montre à quelle distance les pirates sont aujourd’hui capables d’opérer. Avant, on conseillait de rester à 300 ou 400 milles de la côte, mais cette dernière attaque rend ce conseil inutile", renchérit Arthur Bowring, de l’association des armateurs de Hong Kong.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a indiqué que les autorités avaient "activement engagé des opérations de sauvetage" du navire, qui a un équipage de 25 Chinois. Il n’a pas donné de détails mais les observateurs s’attendent à la recherche d’une solution négociée.

"UN VRAI CASSE-TÊTE"

Pékin a envoyé trois navires de guerre dans les eaux somaliennes à la fin de l’an dernier, après l’attaque d’un tanker transportant du pétrole vers la Chine.

Mais ces bâtiments, comme ceux des autres pays, servent avant tout à protéger les navires circulant dans le golfe d’Aden, pas dans l’océan Indien.

Selon les armateurs, les cargos chinois qui traversent le golfe d’Aden forment des convois protégés par les navires de guerre pour se déplacer de Djibouti à l’entrée du golfe. Ces convois naviguent environ tous les cinq jours dans les deux directions.

Les autres navires sont invités à rester à plus de 600 milles nautiques de la côte orientale africaine, mais le De Xin Hai, qui naviguait seul, se trouvait bien au-delà de cette limite.

"La Somalie est un vrai casse-tête pour tout le monde. Si vous restez trop loin de la côte, vous perdez du temps et ça coûte beaucoup d’argent en plus", déclare un courtier maritime.

Les capitaines de navires peuvent échapper aux pirates, encore faut-il qu’ils les repèrent, ce qui est difficile en raison de la petite taille des embarcations, surtout la nuit. Les navires de guerre ne peuvent intervenir que lorsqu’ils sont à moins de 45 minutes du lieu de l’attaque, ajoute ce négociant.

Plusieurs bateaux de pêche français et espagnols ont été attaqués ces dernières semaines au large des Seychelles. Depuis juillet, des fusiliers-marins français sont détachés à bord de thoniers bretons dans la région pour assurer leur protection.

_________________________ 3 – AFP

Deux Somaliens dérivant depuis 37 jours sauvés par une frégate de l’opération Atalante

Une frégate néerlandaise, l’Evertsen, a sauvé dimanche deux Somaliens à bord d’un petit bateau en panne de moteur errant à la dérive au large de la Somalie depuis plus d’un mois, a annoncé mardi l’opération navale européenne Atalante.

Les deux hommes, portés disparus depuis 37 jours et que leurs familles croyaient morts, ont été repérés à 230 milles nautiques à l’est de Mogadiscio par l’hélicoptère embarqué à bord de l’Evertsen, qui patrouillait la zone à la recherche d’éventuels pirates, selon le communiqué d’Atalante.

Ils ont été conduits à bord de la frégate néerlandaise, actuel navire amiral de la flottille anti-piraterie de l’Union européenne, et leur bateau, jugé irréparable, a été pris en remorque.

Lors de leur sauvetage, les deux Somaliens à bord de leur "skiff" en bois d’abord jugé suspect parce que ce type de navire sert souvent de "bateau-mère" aux pirates, n’avaient plus que du sucre et du riz en petite quantité et très peu d’eau. Leur moteur était tombé en panne au troisième des quatre jours du voyage qu’ils avaient prévu.

Vérifications faites, les deux hommes, qui n’étaient pas des pirates mais bien des marchands, ont été reconduits sur la côte somalienne à Meereg, au sud de Haradeere.

Le clan auquel les deux rescapés appartiennent a exprimé sa vive reconnaissance à l’équipage de l’Evertsen, affirme encore Atalante dans son communiqué.

_________________________ 2 – Le Point

L’appui militaire français pourrait prolonger "l’opération Orthongel"

par Jean Guisnel

Le ministre de la Défense Hervé Morin a achevé le 18 octobre à Victoria (Seychelles) sa tournée dans l’océan Indien qui l’avait précédemment conduit à La Réunion et à Mayotte. Aux Seychelles, il a pu mesurer avec quelle attention la position française sur la piraterie est observée. L’embarquement de commandos marine à bord des navires de pêche entamé depuis juillet 2009, et qui a déjà permis de repousser deux attaques de pirates somaliens, est considéré par les autorités seychelloises comme particulièrement positif.

Pour l’île trilingue de 100.000 habitants, où l’on parle aussi bien français qu’anglais et créole, la pêche au thon albacore (à ne pas confondre avec le thon rouge) apporte près de 15 % du PIB, seconde ressource après le tourisme. Mais les tensions dans la région et la piraterie ont fait plonger de 30 % l’activité de la conserverie de l’île, le tourisme commence à fléchir sérieusement, et le passage des cargos au large a considérablement réduit, entraînant une réduction des activités portuaires. Pour le ministre des Ressources naturelles et des Transports, Joël Morgan, le renforcement de la présence militaire européenne dans la région est une nécessité. Mais il n’est pas certain que ce soit la réponse qu’il obtienne.

Les commandos apporteront des preuves contre les pirates

Hervé Morin a expliqué que la France soutiendrait les Seychelles à Bruxelles afin qu’elle améliore son système judiciaire pour mieux traiter les affaires de piraterie. Une subvention de 800.000 euros déjà allouée devrait être complétée par des aides pour la construction d’une nouvelle prison susceptible d’accueillir des pirates appréhendés. Les onze qui avaient été récemment arrêtés par les marins français lors d’une attaque contre des thoniers ont été remis aux autorités seychelloises qui les ont libérés, "faute de preuves". Colère de Hervé Morin qui a fait savoir qu’à l’avenir, les commandos délivreraient, le cas échéant, des preuves des attaques de pirates.

Le ministre français a par ailleurs anticipé une éventuelle prolongation de la présence des commandos français sur les thoniers au-delà de décembre, terme prévu pour cette mission. Mais en réalité, cette prolongation n’aurait d’intérêt que si les zones de pêche liées à la migration du thon devaient rester dans les parages de la Somalie. Dans l’hypothèse, vraisemblable, où les thoniers partiraient exercer dans l’archipel britannique des Chagos, ils se trouveraient hors de portée des pirates somaliens. À moins, bien sûr, que ceux-ci n’étendent encore leurs zones d’action. Mais c’est une autre histoire…

_________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Atalante sauve 2 Somaliens à la dérive

Une frégate néerlandaise, l’Evertsen, a sauvé dimanche deux Somaliens à bord d’un petit bateau en panne de moteur errant à la dérive au large de la Somalie depuis plus d’un mois, a annoncé l’opération navale européenne Atalante. Les deux hommes, portés disparus depuis 37 jours et que leurs familles croyaient morts, ont été repérés à 230 milles nautiques à l’est de Mogadiscio par l’hélicoptère embarqué à bord de l’Evertsen, qui patrouillait la zone à la recherche d’éventuels pirates, selon le communiqué d’Atalante.

Ils ont été conduits à bord de la frégate néerlandaise, actuel navire amiral de la flottille anti-piraterie de l’Union européenne, et leur bateau, jugé irréparable, a été pris en remorque. Lors de leur sauvetage, les deux Somaliens à bord de leur "skiff" en bois d’abord jugé suspect parce que ce type de navire sert souvent de "bateau-mère" aux pirates, n’avaient plus que du sucre et du riz en petite quantité et très peu d’eau. Leur moteur était tombé en panne au troisième des quatre jours du voyage qu’ils avaient prévu.

Vérifications faites, les deux hommes, qui n’étaient pas des pirates mais bien des marchands, ont été reconduits sur la côte somalienne à Meereg, au sud de Haradeere.

Le clan auquel les deux rescapés appartiennent a exprimé sa vive reconnaissance à l’équipage de l’Evertsen

21/10/09 (B521) Nouvelles de Somalie (2 Afriques en Français)

____________________________ 2 – Les Afriques

Somalie : Mort du chef de la milice Hezbal Islam

Sheik Ahmed Abdurahman Taliban, le chef de Hezbal Islam (Parti islamique, un des principaux groupes rebelles en guerre contre les forces du Gouvernement fédéral de transition en Somalie), a été tué par des hommes armés non identifiés.

Abdurahman Taliban aurait été assassiné avec deux de ses gardes du corps dans la localité d’Elasha Biyaha, à environ 20 km au sud-ouest de la capitale Mogadiscio.

_____________________________ 1 – Le Figaro

Des drones pour lutter contre les pirates

Des drones américains seront utilisés très prochainement pour lutter contre les pirates somaliens opérant autour de l’archipel des Seychelles et dans l’océan Indien, a annoncé aujourd’hui le gouvernement seychellois.

Ces avions sans pilote, dont le modèle n’est pas précisé, "serviront dans un futur proche à lutter contre la piraterie dans les eaux seychelloises et l’océan Indien". "Ces drones démontrent l’engagement des Etats-Unis à améliorer la sécurité maritime dans cette partie de l’océan Indien".

Cette annonce intervient alors que les actes de piraterie se sont multipliés depuis la fin de la mousson dans cette partie de l’océan Indien et jusqu’au nord de l’archipel, dans des zones pourtant très éloignées des côtes somaliennes.