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14/12/2015 (Brève 542) Alertes à Djibouti !!!

Les alertes se multiplient sur les réseaux sociaux. A cette heure, manquant encore d’informations fiables et vérfiées, nous n’avons encore pas la possibilité de publier des nouvelles, en espérant que nos correspondants auront la possibilité de nous contacter rapidement.

Il est évident, comme nous le craignons depuis plusieurs mois, que le régime, complètement discrédité, n’a plus d’autre solution, que de durcir l’autoritarisme, l’injustice et les mesures contraires aux Droits de l’Homme : arrestations illégales, emprisonnement, torture, tentative d’exécution.

Malheureusement, on peut craindre le pire dans les jours à venir, car le seuil d’acceptation des mesures de terreur est dépassé et la population, n’ayant plus rien à perdre, pourrait exprimer publiquement son hostilité à toutes ces mesures répressives et à son appauvrissement.

Parmi les cas évoqués sur les réseaux sociaux : une tentatitve d’assassinat contre le général Soubagleh hier dimanche, ou une intimidation contre DAF ce matin sur la route d’ARTA. (2 informations que nous n’avons pas encore été en mesure de vérifier)

19/03/10 (B542) RSF / Trois journalistes détenus, une radio menacée (Somalie)

Reporters sans frontière condamne fermement les trois nouvelles arrestations effectuées par la milice Al-Shabaab. Ahmed Omar Salihi, un directeur de la radio Markabley dans la ville de Bardhere, a été détenu dans la nuit du 16 au 17 mars. Les deux journalistes, Mohamed Salad Abdulle ainsi que Mohamed Abdikarim ont eux aussi été arrêtés le 16 mars dans le sud de la Somalie. Ils travaillent pour cette même radio. Ces derniers sont malheureusement toujours en détention.

« Les arrestations et les détentions continues de nos confrères par le groupe Al-Shabaab ont atteint une proportion alarmante. » a déclaré Omar Faruk Osman, secrétaire général de la National Union of Somali Journalists (NUSOJ), notre organisation partenaire en Somalie. « Nous ne pouvons tolérer que ces agissements perdurent dans l’impunité totale. Les deux journalistes encore détenus doivent être immédiatement relâchés et les menaces doivent cesser », a ajouté Reporters sans frontières.

Mohamed Abdikarim, correspondant pour les radios Hornafrik et Markabley a été arrêté dans la ville de Baladhawo. Mohamed Salad Abdulle travaille pour la Somali Broadcasting Corporation (SBC), il est également fixeur à Kismayo pour la radio Markabley. Il a été apréhendé à Kismaayo le 16 mars en début de journée. Ahmed Omar Salihi est un dirigeant de la NUSOJ dans la zone sud-ouest.

La milice Al-Shabaab est classée parmi les prédateurs de la liberté de la presse. Depuis plusieurs années, elle entrave gravement le travail des journalistes. Elle aurait d’ailleurs promis de prendre des mesures contre la radio Markabley car elle est jugée trop critique à son égard.

Ali Yusuf Adan, mis en détention par la milice le 21 février, avait été relâché quelques jours plus tard. Il est en bonne santé et est maintenant en sécurité. Voir le précédent communiqué.

Pour d’autres informations sur la situation des journalistes en Somalie, voir le site de la NUSOJ.

19/03/10 (B542) Yémen Express (4 articles)

________________ 4 – La Croix

Dubai : l’imam radical al-Aulaqi appelle les musulmans américains à se rebeller

L’imam radical yéménite Anwar al-Aulaqi a appelé dans un message audio les musulmans américains à se rebeller contre leur gouvernement, qui "mène la guerre à l’islam et aux musulmans".

"Aux musulmans aux Etats-Unis, voici ce que j’ai à dire: comment pouvez-vous être loyaux à l’égard d’un gouvernement qui mène la guerre contre l’islam et les musulmans?", affirme l’imam dans le message dont des extraits ont été diffusés jeudi par le centre américain de surveillance de sites islamistes SITE et par la chaîne CNN.

"Comment votre conscience peut-elle vous permettre de coexister pacifiquement avec une nation qui est responsable de la tyrannie et des crimes commis contre vos frères et soeurs?", s’est encore demandé al-Aulaqi, qui détient également la nationalité américaine.

"Je suis né au Etats-Unis, j’y ai vécu pendant 21 ans (…) mais avec l’invasion américaine de l’Irak et les agressions américaines continues contre les musulmans, je ne pouvais pas concilier le fait d’être un musulman et de vivre aux Etats-Unis", a expliqué l’imam, qui serait réfugié dans la province de Chabwa, dans l’est du Yémen.

"Je suis parvenu à la conclusion que le jihad contre l’Amérique est un devoir pour moi, comme pour tout musulman qui peut le faire", a-t-il poursuivi.

Il a rendu hommage au Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab, auteur de l’attentat manqué contre un avion américain le jour de Noël, revendiqué par Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa).

Al-Aulaqi a par ailleurs accusé l’administration Obama d’avoir "promis la transparence mais ne pas avoir été fidèle à ses promesses".

"Quel est l’intérêt pour le peuple américain de souffrir afin de soutenir Israël et de soutenir la famille des Al Saoud (famille régnante en Arabie saoudite) et les monarques du Golfe?", s’est-t-il demandé.

L’imam, soupçonné d’être lié à l’Aqpa, a acquis une certaine notoriété pour avoir entretenu une correspondance par courriels avec le commandant américain Nidal Hassan qui a tiré en novembre 2009 sur des soldats à Fort Hood (Texas), faisant 13 morts. Il avait ensuite dit approuver cette attaque.

_______________ 3 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Yémen : la sécurité renforcée dans les installations pétrolières et côtières par crainte de représailles d’Al-Qaïda

Le Yémen a renforcé sa sécurité dans les installations pétrolières et côtières dans six provinces afin de prévenir tout éventuel attentat de représailles susceptible d’être perpétré par la branche d’Al-Qaïda dans le pays, dont le dirigeant a été tué lors d’une frappe aérienne menée dans une province méridionale.

"Le ministre yéménite de l’Intérieur a émis des directives dans les provinces de Shabwa, d’Abyan, d’Aden, de Taiz, d’Hadramaut et d’al-Hudaydah afin de doubler leur surveillance sur la bande côtière pour saisir tout bateau suspect pouvant être utilisé par les éléments terroristes pour mener des actes de représailles", a déclaré un communiqué publié par le ministre de l’Intérieur, cité par le site internet du News Yemen.

Les agences de sécurité prendront également des mesures pour sécuriser les lignes d’aviation des avions ravitailleurs, ont rapporté des médias.

Ces mesures ont été prises deux jours après que les avions de guerre yéménites eurent frappé une cachette présumée d’Al-Qaïda dans la province d’Abyan (sud). Un jour plus tard, une frappe similaire a eu lieu dans la même province.

Mardi, les médias locaux ont rapporté que trois militants d’Al-Qaïda ont été tués dans le raid de dimanche, y compris le dirigeant de la branche du groupe dans la province d’Abyan, Jamil al-Anbari.

Le Yémen a lancé des frappes aériennes contre les repaires de la branche yéménite d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), dans les provinces méridionales de Shabwa et d’Abyan, de même que dans le district d’Arhab, au nord-est de la capitale Sanaa.

Au moins 60 militants ont été tués et une dizaine d’autres arrêtés dans les attaques lancées par le gouvernement yéménite depuis janvier.

L’AQPA, selon lequel les frappes aériennes meurtrières ont été conduites par les Etats-Unis, a revendiqué la responsabilité d’un attentat déjoué à Noël 2009, qui a tenté de faire exploser un avion américain à destination de Detroit.

Le Yémen, ancienne patrie du chef du réseau mondial Al-Qaïda, Osama Ben Laden, intensifie ses efforts pour résoudre un mécontentement au sein des séparatistes du sud et appliquer les réformes économiques après la fin de ses six années d’affrontement avec les rebelles chiites du nord.

_______________ 2 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Yémen: les rebelles chiites libèrent 178 soldats et civils

Les rebelles chiites qui combattaient les forces gouvernementales dans le nord du Yémen depuis 2004 ont libéré 178 soldats et civils mardi, alors que le gouvernement a renforcé les mesures de sécurité pour encourager le retour des déplacés, a annoncé mercredi un responsable gouvernemental.

Les soldats et civils libérés ont été remis aux autorités de la province de Saana (nord-ouest), a dit le responsable sous le couvert d’anonymat.

Le ministère de l’Intérieru avait déployé en début de cette semaine 120 policiers à Saana, suite à l’envoi d’une brigade de l’armée pour sécuriser la situation sur place afin d’assurer le retour des personnes déplacées par les combats entre l’armée et les rebelles chiites.

Le gouvernement prend des mesures pour restaurer la loi et l’ordre dans la province de Saana suite à une guerre de six ans avec les rebelles chiites.

Les rebelles chiites luttaient depuis 2004 pour rétablir le pouvoir religion renservé par la révolution yéménite de 1962.

Le gouvernement yéménite et les rebelles chiites étaient parvenus à un accord de cessez-le-feu qui est entré en vigueur le 11 février.

________________________ 1 – AFP

Le Yémen renforce la sécurité de crainte d’une riposte d’Al-Qaïda

Des mesures de sécurité renforcées ont été prises au Yémen autour des installations pétrolières, portuaires et sur les lignes maritimes de crainte d’une riposte d’Al-Qaïda aux raids aériens de l’armée, a annoncé mercredi le ministère de l’Intérieur.

"De strictes instructions ont été adressées aux services de sécurité et aux gardes-côtes pour relever leur niveau d’alerte et de vigilance face aux possibles actes terroristes que les éléments d’Al-Qaïda pourraient commettre en riposte aux coups durs qui leur ont été portés dans plusieurs provinces", a indiqué le ministère sur son site internet.

Le communiqué a précisé que ces mesures concernaient les installations pétrolières, portuaires et les lignes maritimes, notamment celles de transport de produits pétroliers.

Les instructions ont été adressées aux services de sécurité des provinces de Chabwa, Abyane, Hadramout (sud-est), Aden (sud), Taez et Houdaida (ouest), indique le communiqué.

Il a été notamment demandé à ces services de renforcer leur surveillance des côtes et d’intercepter les embarcations suspectes qui "peuvent être utilisées par les éléments terroristes pour lancer des attaques".

L’annonce de ces mesures intervient trois jours après des raids aériens sur le sud-est au cours desquels le chef d’Al-Qaïda pour la province d’Abyane a été tué, ainsi que deux autres militants, selon Sanaa.

Le ministère de l’Intérieur a rappelé sa "détermination à poursuivre les éléments d’Al-Qaïda et à leur porter des coups sévères là où ils se trouvent".

"La guerre contre le terrorisme se poursuit et ne s’arrêtera que lorsqu’il sera vaincu", a proclamé le communiqué.

Selon le ministère, 40 attaques ont visé Al-Qaïda au Yémen depuis le début de la campagne contre les éléments du réseau en décembre dernier et ces attaques ont été efficaces.

"Les éléments terroristes et leurs dirigeants ont été poussés à s’abriter dans les cavernes et à se disperser dans des zones lointaines et presque inhabitées", a souligné le ministère.

"Les éléments d’Al-Qaïda se trouvent isolés dans les provinces de Abyane, Chabwa, Maarib et d’autres régions et sont désormais incapables de quitter leurs cachettes et de se montrer en public", a conclu le ministère.

Les raids aériens contre Al-Qaïda qui est bien implanté dans le sud-est du pays ont commencé le 17 décembre. Ils se sont intensifiés après l’attentat manqué de Noël contre un avion de ligne américain qui a été revendiqué par la branche yéménite d’Al-Qaïda.

Al-Qaïda a déjà pris pour cible les installations pétrolières du Yémen, qui produit moins de 300.000 barils par jour, dont plus de la moitié sont exportés. Le Yémen possède également un terminal gazier à Balhaf, dans le sud.

La nébuleuse islamiste a également souvent menacé de s’en prendre à l’intense trafic maritime autour du Yémen.

19/03/10 (B542) L’Ougas Moustapha Mohamed Ibrahim regagne l’Ethiopie (La Nation)

L’Ougas Moustapha Mohamed Ibrahim a quitté hier la capitale et a pris le chemin de la ville éthiopienne de Dirré Dawa.

Accompagné d’une importante délégation composée du président de l’Assemblée nationale M. Idriss Arnaoud, des ministres de l’Education nationale et de l’Habitat, MM Abdi Ibrahim Absieh et Elmi Obsieh Waiss, il a été accueilli par une foule en liesse tout le long de son départ.

Notons enfin que des autorités éthiopiennes attendaient l’Ougas Moustapha Mohamed Ibrahim dès son passage de l’autre côté de la frontière de Guelileh.

19/03/10 (B542) LDDH / Le Tribunal du Conseil du Contentieux Administratif va statuer !



Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 18 mars 2010

Le Tribunal du Conseil
du Contentieux Administratif
va statuer !

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 18 mars 2010
Le Tribunal du Conseil du Contentieux Administratif va statuer !

Il ne reste plus qu’au Tribunal du Conseil du Contentieux Administratif de se prononcer sur l’Affaire MRD contre l’Etat de Djibouti.

En effet, la Première Présidente de la Cour d’Appel avait mis fin aux manœuvres dilatoires du Représentant de l’Etat en ordonnant à la Commissaire du Gouvernement de déposer ses Observations Ecrites.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) met en garde le Premier Magistrat aux dangers d’interférer dans cette Affaire délicate pendante devant le Tribunal et consécutive à une Décision abusive et hâtive, sans aucune preuve matérielle sur la seule base d’un Document … qui s’est révélé être un faux !

Faut-il rappeler, qu’en cette période où les risques d’un Coup d’Etat constitutionnel sont au plus haut et dans le cadre de la prévention des conflits armés, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant aux Organisations des Défenseur des Droits de l’Homme, à la Communauté Internationale et au Peuple de la République de Djibouti de se mobiliser pour éviter les risques d’un bain de sang.

En effet, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) constate que depuis ces dernières années les Libertés d’Expression, les Droits de l’Opposition, les Libertés de grève et de manifestation sont constamment bafouées.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) regrette tous les Abus de Pouvoir du Chef de l’Etat qui, malheureusement, « foule aux pieds » les dispositions de la Constitution Djiboutienne, alors qu’il avait, à deux reprises, prêté serment sur le Saint Coran, de la respecter scrupuleusement, lors de son investiture à la Magistrature suprême.

NOEL ABDI Jean-Paul

19/03/10 (B542) LDDH / TABLEAU DE BORD SUR LE PHENOMENE DE L’APATRIDIE EN REPUBLIQUE DE DJIBOUTI



Le Président

TABLEAU DE BORD
SUR LE PHENOMENE DE L’APATRIDIE
EN REPUBLIQUE DE DJIBOUTI

L’insupportable problème des Apatrides Djiboutiens
présenté au nom de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH).

Le droit à la Mémoire des Massacres du 20 mars 1967 est un Devoir pour nous tous .

Ce Tableau de Bord est dédicacé à toutes les victimes des massacres du Lundi 20 mars 1967 au lendemain du Référendum mascarade organisée par l’Administration coloniale française du 19 mars 1967.

C’est avec un sentiment de fierté et de compassion, loin de Djibouti, que les enfants des années 1967, des enfants à peine âgés de dix ans, mais pour certains d’entre eux, aujourd’hui des responsables politiques comme Mahdi Ibrahim God et Cassim Ahmed Dini, qui continuent comme ils l’ont toujours fait leur combat contre la dictature sournoise qui, hélas, classe Djibouti comme un vaste Cimetière des crimes organisés, un vaste Cimetière des victimes des répressions physiques et sociales, le vaste Cimetière de la Pauvreté et du Sida, enfin l’un des plus vaste Cimetière des détournements des Deniers Publics et des Biens Sociaux.

Djibouti compte actuellement « quatre milliardaires (4) et quatre cent mille (400 000) mendiants ».

Il est de notre Devoir d’exprimer tous nos encouragements et notre solidarité à Mahdi et à Cassim pour le juste combat qu’aujourd’hui en ce 19 mars 2010, combat qu’ils mènent auprès de leurs compatriotes du Canada loin de leur patrie, combat régulier, qu’ils mènent depuis leur tendre jeunesse notamment celui pour le Droit à la Mémoire lors des massacres par les Forces militaires coloniales bien avant notre Indépendance, les massacres d’Arhiba après l’indépendance par un régime aux méthodes coloniales.

En tant que vieux Djiboutien et actuellement Défenseur des Droits de l’Homme à Djibouti, en ce Jour de Mémoire, en ce Jour de souvenir de tous nos compatriotes morts pour l’Indépendance, je ne peux que participer par le cœur à ce Droit de Mémoire qui ce déroule actuellement à CANADA.

TABLEAU DE BORD

Dans le cadre des activités, des 17 et 18 mars 2010, de l’Atelier sur la Nationalité, l’Apatridie et l’Enregistrement des naissances à Djibouti par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, permettez-moi de vous soumettre un tableau de bord pour vous aider à mieux sentir ou comprendre certains aspects des couloirs ou filières politico-tribaux sous-jacents.

Dès sa création en 1999, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s’est attelée à observer et à dénoncer les violations insupportables en matière des Droits Humains en République de Djibouti, en priorité les exécutions extrajudiciaires, les blocus alimentaires et sanitaires, et autres sévices de tout genre.

Née dans un contexte de conflit armé, avec tous les drames pour nos populations du Nord et de l’Ouest de notre pays, la LDDH était présente sur plusieurs autres Fronts, à savoir :

1. Les répressions contre la Liberté d’Expression, la Liberté de Presse, la Liberté à manifester pacifiquement, la Liberté de grève, toutes ces répressions sont en violations flagrantes aux articles de la Constitution de 1992 en particulier des Droits et Devoir de la Personne Humaine ;

2. Les harcèlements et les arrestations, les détentions et/ou emprisonnements arbitraires aux aspérités purement politiques ;

3. La forte tendance discriminatoire et inadmissible du refus d’octroyer des pièces d’identité aux Djiboutiens, mais surtout aux Djiboutiennes mariées à des Djiboutiens, qui depuis la période coloniale sont « condamnés à demeurer avec leurs enfants et petits enfants des Apatrides dans leur quartier, sans emploi ni avenir, et sans la liberté d’Aller et Venir sans être raflé ou… » ;

Ce dernier point est en violation permanente à la Dignité de la Personne Humaine, violations humiliantes et dégradantes qui perdurent depuis le 27 Juin 1977 Journée d’Espoir pour les vrais Djiboutiens, qui avaient lutté au prix de leur sang pour la Souveraineté Nationale, pour la Liberté et le Droit à sa personnalité juridique.

Ils et Elles ont combattu avec courage et abnégation contre les toutes les formes des dispositions racistes du colonialisme français espérant que la Liberté acquise serait la fin des tortures physiques et morales, la fin des rafles et des expulsions, souvent vers la Somalie.

Ces Djiboutiens dont les parents de certains, ont combattu pour la Liberté de la France contre le régime raciste des nazis hitlériens, ces Djiboutiens pensaient que toutes les formes de racisme allait prendre fin le jour de l’Indépendance.

Jusqu’aujourd’hui, ce racisme ethnique et/ou tribal persiste encore à Djibouti ville tout en soulignant que cette discrimination a pris de l’ampleur dans les régions du Nord et de l’Ouest de la République depuis le conflit armé de 1991.

Toutefois, l’actuel Directeur de la Population Dini Mohamed Daoud fait preuve d’efforts louables avec l’ouverture d’ores et déjà perceptif en ce concerne la délivrance des cartes d’identité aux Djiboutiens possédant la carte « Damer, en Somali âne » ou plus précisément la Carte de Résidence qui permettait aux Djiboutiens de circuler librement sans être raflé et de travailler dans le noir, ce depuis pratiquement plus de trente ans, depuis 1976 après la première négociation entre la LPAI et l’Administration coloniale de la rue Odinot de Paris.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) qui suit avec préoccupation et ce depuis sa création en 1999, toutes ces mesures discriminatoires qui ont, hélas, pris une ampleur avec des méthodes sournoises, après la signature des Accords de Paix de 2002.

Le phénomène des Apatrides Afar et celui des Somalis non Issas s’aggrave et s’amplifie avec les nouveaux afflux des immigrés eux aussi sans aucune pièce d’identité, et pour certains d’entre eux qui vivent à Djibouti depuis presque deux générations.

Il est temps de se mobiliser pour dénoncer et combattre un tel phénomène, qui s’aggrave et anéantit le propre de la nationalité Djiboutienne.

Il est temps de se mobiliser pour le Respect au Droit à toute personne d’avoir un Statut Juridique et circuler librement dans notre pays sans la peur au ventre d’être raflé..

Il est temps de mettre fin aux abus et aux instructions venues d’En-haut pour la délivrance des documents de voyage à des non Djiboutiens qui parfois rejoignent les Clubs des Crimes Organisés mais aussi les Pirates de mer.

Enfin, il est bon de rappeler que le refus d’appliquer au moins les dispositions des Textes en vigueur à Djibouti, ces refus d’application sont contraires et en violation à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et autres Conventions (civiles et politiques), mais aussi la Convention Internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale de 1965, Convention contre la torture et autres peines ou traitement cruels inhumains et dégradants de 1984, sans oublier la Convention de 1957 sur la nationalité de la Femme mariée, encore moins la Convention de 1954 relative aux Statuts des Apatrides.

En conclusion, cet Atelier organisé par le HCR et animé par E. Bilquees a été bénéfique avec la participation active d’un certain nombre de professeurs, qui ont posé des questions pertinentes en particulier par le professeur Youssouf qui a fait remarquer les contradictions entre des articles du Code de Famille et celui du Code civil en application à Djibouti.

Une étude, en droit comparé, plus poussée pourrait mettre en relief bon nombre de contradictions, et il est essentiel de le constater par l’établissement d’une liste des textes régulièrement bafoués ou pas du tout appliqués.

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Rappel :

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) avait publié une Note d’Information du 25 janvier 2000 sur le Droit à la Nationalité jointe en Annexe dés que nous aurons le rapport de l’Atelier, ainsi qu’une Diffusion d’Information avec des commentaires sur le Code de la nationalité Djiboutienne de 1982 dont certains des passages seront reproduits ultérieurement.

NOEL ABDI Jean-Paul
Défenseur des Droits Humains

19/03/10 (B542) Point de vue (Lecteur). Qui M Boreh, espère-t-il rouler dans la farine de sa nouvelle vertu récemment acquise ???

Ayant longtemps été dans les petits papiers d’IOG, voilà que Boreh veut nous jouer la comédie de l’épouse congédiée, frustrée, éplorée, en quête de nouvelles sensations.

C’est son droit le plus élémentaire d’avoir porté plainte contre le couple diabolique devant la justice française, mais qui espère-t-il roulé dans la farine, à cette occasion ?

En sortant de son long mutisme, dans lequel il s’était muré, ce monsieur vient nous apprendre qu’il aurait parlé de transparence avec IOG dans les affaires de l’Etat d’où ses déboires avec le régime de Guelleh.

Sachant que Boreh ne s’est jamais acquitté des taxes qu’il devait au fisc djiboutien. C’est aujourd’hui qu’il découvre l’injustice !

C’est avec impatience que nous attendons ce qu’il a pu révéler lors de sa conférence de presse !

19/03/10 (B542) Le Journal de la Flibuste (2 articles en Français)

____________________ 2 – Ouest-France

Des pirates détournent un cargo transportant du charbon

Des pirates somaliens ont déclaré mercredi avoir détourné un cargo transportant du charbon qui se rendait à Dubaï. « Nous avons détourné un bateau chargé de charbon peu après qu’il a été repoussé par (la milice) armée Al Chabaab au large du port de Kudha », a déclaré à Reuters un pirate se faisant appeler Hassan. « Le bateau était en route pour Dubaï. »

Un employé du port de Kismayu, situé au nord de Kudha et contrôlé par Al Chabaab, a déclaré sous le sceau de l’anonymat que le bateau avait été affrété par des commerçants somaliens avant d’être détourné au large de Kismayu. Le gouvernement somalien a déclaré cette semaine que les exportations illégales de charbon à destination des pays du Golfe représentaient une manne importante pour des groupes rebelles comme Al Chabaab qui contrôlent une partie de la Somalie.

___________________ 1 – Bruxelles 2 – Europe de la Défense

2 nouveaux groupes pirates neutralisés. Pirates libérés

Deux groupes pirates ont été neutralisés, hier, a annoncé le QG d’Atalanta, l’opération européenne anti-piraterie : l’un par une frégate néerlandaise, l’autre par un navire des gardes-côtes seychellois. Dans les deux cas, les pirates ont été relâchés – ou vont l’être – faute de preuve.

1ère "neutralisation" par la frégate néerlandaise.
Après l’attaque ratée du MV Lübeck par deux skiffs pirates, à moins de 100 miles des cotes seychelloise, le 12 mars, la force européenne anti-pirates dans l’Océan indien a déclenché une opération pour rechercher les groupes pirates fautifs. Le survol de la zone par les avions de patrouille luxembourgeois et suédois a permis de tracer le groupe pirates et de guider un navire d’Atalanta.

C’est la frégate néerlandaise, le HNLMS Tromp, qui a été chargée de l’opération. Son hélicoptère a repéré le "bateau-mère", un baleinier de 10 mètres. Mais « il a fallu plusieurs tirs de semonce pour qu’il stoppe. L’équipe de visite (du Tromp) à bord d’un RHIB a alors pris le contrôle du bateau et appréhendé 2 personnes qui se trouvaient à bord (cf. photo ci-dessus). Après quelques recherches qui durent jusqu’au jour suivant, deux autres skiffs suspects ont été reperés, avec 7 personnes à bord.

Les marins ont pu retrouvé à bord des équipements de piraterie et des armes. » explique un officier d’Atalanta. « Les équipements ont été confisqués et le bateau mère a été détruit (cf. photo ci-dessous). » A bord, les marins ont retrouvé, « 6 AK-47, un lance roquettes, 4 couteaux, échelles et téléphones satellittes » selon l’armée néerlandaise. Les suspects ont été mis à bord du Tromp. Mais aucune preuve tangente ne pouvant être retenue contre eux, ils vont être relâchés, remis dans le skiff restant, au large des côtes somaliennes, conformément aux consignes européennes.

2e prise par les gardes cotes des Seychelles.
Par ailleurs, le navire des gardes-cotes seychellois, l’Andromache, a été guidé par un avion de patrouille maritime d’EUNAVFOR vers un autre groupe de pirates (composé classiquement d’un bateau-mère et de 2 skiffs) sur lequel pesait de fortes présomptions d’être à l’origine de l’attaque sur le thonier basque espagnol Txori Argi, ce dimanche. 9 personnes étaient à bord. Mais en « raison du manque de preuves trouvées sur place, elles n’ont pu être arrêtées » (et poursuivies), a précisé le cabinet du président, le président des Seychelles, et « relâchés à la limite des eaux territoriales des Seychelles ».

En 15 jours, 10 groupes pirates ont été neutralisés par une action combinée des forces de l’UE, de l’OTAN, nationale (France) et locale (Seychelles) : 5 groupes pirates par la frégate française Nivose (Eunavfor) et les "Commandos Marines" embarqués sur le Torre Giulia, 1 groupe par la frégate danoise Absalon (OTAN), 1 groupe par le navire-amiral Etna (Eunavfor) , un autre par le navire allemand Emden (Eunavfor) , et les 2 derniers par la frégate néerlandaise Tromp (Eunavfor) et le navire des gardes-côtes des Seychelles, l’Andromache. Le tout bien aidé par les trois avions de patrouille maritime : le Merlin III luxembourgeois, le Dash suédois qui prouve, immédiatement, son utilité, le P3 Orion espagnol.

En gros tout le monde s’y est mis. Mais sur ce nombre, seuls 11 suspects pourraient être poursuivis…