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02/10/10 (B572) (Communiqué d’ABSL) L’ASBL RAMID ORGANISE UNE SOIREE CULTURELLE à Bruxelles .

A l’ occasion du Forum Afar qui tiendra ses assises

du 22 au 24 octobre 2010 à Bruxelles:
Rue de la commune 25,
1210 Saint-Josse,

L’ASBL RAMID vous informe qu’elle organise une soirée culturelle sur fond de chants ,danses folkloriques (Laalee, Baarimo, Bari Horra, Tagori Horra, Dinkaraytou, Flo, Malabo, … ) en clôture de ces assises à laquelle vous êtes tous conviés

Ramid fêtera bientôt son 5 ème anniversaire et elle rappelle que son objectif premier est de promouvoir la culture Afar en Europe. A cette occasion des invités venus des quatre coins de l’Europe, d’outre-atlantique (USA-Canada) et d’Océanie sont annoncés et attendus.

La soirée sera animée par nos talentueux artistes connus du grand public est-africain.

Le show sera assuré par :

Le grandissime Abdoul Aziz que je présente pour les plus jeunes : chanteur interprète, doyen de la chanson djiboutienne, la quarantaine, il est particulièrement apprécié pour ses chansons rythmées au son du Twist, pour son interprétration de chansons en Arabe, Afar, Amharique , Oromo(Ethiopiens) et en Somali. Son humilité naturelle est reconnue, car c’est une qualité qui se perdu chez les artistes.

Il sera secondé sur scène par l’élégantissime Abdo Mohamed Kassim, plus connu sous le sobriquet de « Abdo Loki », star incontestée de Ramid à Bruxelles, un artiste engagé à la voix
d’or, il a débuté au côté du regretté Abdallah Lee qui fut son mentor.

Sera également présent Omar Djibouti qui n’est pas des moindres puisque l’homme, au delà de l’artiste très apprécié sur les scènes éthiopiennes autant que djiboutiennes pour avoir mis sa voix et sa guitare au service des ONG et des associations caritatives qui interviennent dans la sous-région de la corne de l’Afrique. Maximum de respect pour cet artiste engagé et généreux.

Un groupe de musiciens d’origine soudanais, sous la direction d’Al Husseini, interprétera des chansons populaires soudanaises de Mohamed Al Wardi, entre autres, avec nos jeunes artistes à leurs côtés, comme Omar Ahmed et Mahmoud , étoiles montantes que vous découvrirez en ce jour « j » .

Sans oublier nos danseurs et nosdanseuses traditionnel(le)s qui arpenteront la scène aux pas rythmés harmonieusement au son du Karambo et de la musique moderne. Jamais ils n’ont cessé d’émerveiller le public dans la capitale européenne depuis la création de notre jeune Asbl .

L’ ambiance bruxelloise sera garantie à 100 °/° .

Un accueil chaleureux vous sera réservé.

L’ équipe de Ramid.
asblramid@hotmail.com
http://ramid.skynetblogs.be/

Paf : 10 €
Adresse : Rue de la Commune, 25
1210 Saint-Josse
Métro Madou
Bus 59

Contacts : Gaas Nuur 0032 (0)477 32 70 90
Ibrahim Mahamadé 0032 (0)478 71 08 86

02/10/10 (B572) Texte du mémorandum qui a été remis le 28 septembre 2010 à toutes les ambassades et consulats de France dans le monde.

Mémorandum des Africains Organisés
contre les Manipulations et Manigances de la Françafrique

A l’attention :
– de Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République française ;
– de l’Assemblée nationale et du Sénat français ;
– des partis politiques français ;
– des dictateurs et rois nègres africains inféodés à la mafia françafricaine ;
– de l’Organisation des Nations Unies, de l’Union Africaine et de l’Union
Européenne, garants des droits universels des peuples ;
– du peuple français épris d’humanisme et de liberté ;
– des peuples d’Europe, d’Asie, d’Amérique du Nord et du Sud, pris à témoin ;

et
– des peuples d’Afrique, en lutte pour la justice et les libertés, dont celles de culte, d’opinion, de presse et d’association, et le droit de choisir librement ses dirigeants.

Le drame persistant que vit l’Afrique anciennement colonisée par la France, près de 66 ans après laConférence de Brazzaville de 1944, et plus de 50 ans après la proclamation de ses indépendances, aatteint des proportions insoutenables.

Il ne peut plus être ignoré.Pourtant, ce drame fut pressenti par un Africain visionnaire quand il regarda dans les yeux le Général Charles de Gaulle et déclara, dans son discours du 25 août 1958 : « … il n’y a pas de dignité sans
Liberté, car tout assujettissement, toute contrainte imposée et subie dégrade celui sur qui elle pèse, luiretire une part de sa qualité d’Homme et en fait arbitrairement un être inférieur.

Nous préférons la pauvreté dans la liberté à l’opulence dans l’esclavage ».

Ce discours du 25 août 1958, qui constitua un prélude au « NON » du peuple guinéen au référendum du 28 septembre de la même année, référendum par lequel le Général Charles de Gaulle voulut, une fois de trop, sacrifier les destinées africaines à l’autel des intérêts de la « Plus Grande France », contenait des paroles prophétiques qui, 52 ans plus tard, demeureraient d’une douloureuse actualité.

Sékou Touré, en sa qualité de Président de la Confédération Générale des Travailleurs d’Afrique Noire, refusa l’entrée de la Guinée dans la « Communauté française » et fit accéder son pays à l’indépendance en 1958.

Malgré les dérives dictatoriales qui entachèrent son pouvoir en tant que Président de la République de Guinée, et ce dans un contexte de représailles françaises, l’on peut aujourd’hui dire que Sékou Touré avait vu juste. Il avait vu se dessiner, dans l’ombre des préparatifs référendaires qui devaient entériner la Constitution de la Ve République et donner naissance à la « Communauté française », des drames qui perpétueraient l’assujettissement du Noir sur ses propres terres.

Avec le peuple de Guinée, il avait vu de Gaulle ourdir, depuis la Conférence de Brazzaville de 1944, le
complot contre la dignité humaine qui, sous le nom de « Françafrique », devait organiser la prise en
otage des destinées africaines.

Les peuples africains qui, il y a 50 ans, votèrent « OUI » au référendum du 28 septembre 1958 avaient,
comme le craignait Sékou Touré, choisi l’illusion d’opulence que le système françafricain leur fit
miroiter, ne se doutant pas qu’à la place, ils recevraient l’esclavage, la misère et les traumatismes.

Et cela fait 50 ans que dure cette forme d’asservissement. Ce sont 50 années de trop !

Faut-il ici rappeler les misères du Code Noir, du Code de l’Indigénat, des travaux forcés, des brimades,
de la répression, de la torture, véritables outils de génocide du peuple nègre qui sévirent en Afrique et
dans les Caraïbes pendant plus de 400 ans d’esclavage et de colonialisme, au mépris de toute dignité
humaine et des réalités socioculturelles de l’Afrique ?

Faut-il rappeler les stratagèmes exprimés dans le cadre de l’Afrique Occidentale Française (A.O.F), de
l’Afrique Equatoriale Française (A.E.F), de l’Union et de la Communauté, stratagèmes dont le but
était de faire des colonies, non point des partenaires de la métropole, égaux en droits et devoirs,
solidaires sur les plans économique, culturel et en matière de politique étrangère, et dont les
ressortissants jouiraient sur toute l’étendue de l’Afrique française de privilèges de citoyens participant
librement au débat national, mais des territoires définitivement conquis, acquis et soumis, où la
Métropole puiserait à volonté les richesses et les forces de travail corvéables dont elle avait besoin,
disposerait de tous les droits, sans aucun compte à rendre aux peuples et territoires occupés ?

Faut-il rappeler les 16 années de tergiversations du Général de Gaulle qui, de la Conférence de
Brazzaville en 1944 jusqu’à la fin des années 1950, ne manqua point d’exprimer son hésitation à
accorder d’emblée les indépendances et autonomies tant souhaitées par les colonies car, argua-t-il dans
son discours du 30 juin 1955 à l’Hôtel Intercontinental de Paris, ces Etats et territoires que la France
avait « ouverts à la civilisation », une fois séparés de la Métropole, ne sauraient se gouverner et
deviendraient immédiatement la proie de régimes totalitaires ?

Quelle ironie, alors, que ce soit ce même de Gaulle qui, avec Jacques Foccart, installa partout en
Afrique francophone des régimes totalitaires devenus de simples extensions de la mainmise française
sur le continent, régimes qui, par la suite, pratiquèrent la répression, les détournements de biens
publics et la corruption, ne laissant à leurs peuples que les misères de la pauvreté et de la paupérisation
généralisée !

Et depuis, cette tradition gaulliste n’a pas changé d’un seul pouce sous la Ve République: de Georges
Pompidou à Valéry Giscard d’Estaing, puis de François Mitterrand à Jacques Chirac et aujourd’hui
Nicolas Sarkozy, la tradition a été méticuleusement préservée, et ce malgré les multiples déclarations
d’intention de « nouveaux partenariats », de « réaménagement », de « rupture » ou encore de « codéveloppement
».

Une cellule occulte et opaque, la Cellule africaine de l’Elysée, conduit sans
discontinuer cette politique d’exception vis-à-vis des pays Africains depuis les années 1950 et 1960,
en toute impunité et échappant à tout contrôle démocratique. Dans ce monde empreint de criminalité, à
chaque président français ses réseaux occultes et ses « Messieurs Afrique », à l’instar de Jacques
Foccart, Charles Pasqua, Jean-Christophe Mitterrand, Robert Bourgi, parmi tant d’autres chantres,
champions et promoteurs de la Françafrique la plus odieuse.

Le Bilan de cette Françafrique plus que jamais débridée est lourd car la Françafrique, ce sont :
· Depuis les années 40, l’élimination de leaders nationalistes tels Aline Sitoé Diatta (1943), Ruben Um Nyobé (1958), Barthélémy Boganda (1959), Félix Moumié (1960), Mahamoud
Harbi Farah (1960), Patrice Lumumba (1961), Sylvanus Olympio (1963), Germain Mba
(1971), Outel Bono (1973), Modibo Kéita (1977), Marien N’Gouabi (1977), Ali Soilih
(1978), Thomas Sankara (1987), etc., tous assassinés ou morts dans les geôles de la
Françafrique.

· Des parodies électorales par lesquelles les dirigeants français, de gauche comme de droite, ont continué à dicter aux Africains qui doit diriger leurs pays, faisant et défaisant les prétendus chefs d’Etat africains, les choisissant en fonction de leur caractère docile, de leur fidélité à la France, de leurs aptitudes à servir ses intérêts au détriment de ceux des peuples africains, organisant ou favorisant leur accession au pouvoir par la force ou par le moyen d’élections frauduleuses, et adoubant par des visites à répétition, et dans les deux sens, ceux-là mêmes qui, non contents de leur renonciation à veiller aux intérêts de leurs nations, ont continué à meurtrir leurs peuples sous le joug de régimes militaires fabriqués et financés par la France. Plus récemment, une nouvelle trouvaille a consisté à transformer les régimes africains en pseudo monarchies dans lesquelles on organise des successions de père en fils telles qu’expérimentées au Togo depuis 2005 et au Gabon en 2009.

· Des bases militaires françaises, ces véritables armées d’occupation qui, de Djibouti à Dakar
en passant par N’djamena, Libreville et Abidjan, quadrillent le continent, toujours prêtes à
patrouiller les rues poussiéreuses des capitales africaines à chaque élection volée aux fins
de protéger les dictateurs fraudeurs de l’ire des peuples traumatisés, privant ainsi ces
peuples du droit de régler en toute souveraineté leurs comptes avec leurs despotes et
présidents à vie, et se bâtir en toute autonomie des démocraties conformes à leurs aspirations.

Pendant ce temps, les Droits de l’Homme continuent à être systématiquement bafoués par les prétendus dirigeants adoubés et installés par la Françafrique tandis qu’une écrasante majorité de la population croupit dans la misère en dessous du seuil de pauvreté.

Les cultures africaines sont à l’abandon tandis qu’en import, ce sont les plus grands vices comme la corruption et la dépravation des moeurs qui l’emportent sur les valeurs positives qui élèvent l’Homme.

· Des ponctions économiques à n’en plus finir par lesquelles des multinationales françaises
telles Areva, Bolloré, Total saignent à blanc le continent, s’accaparant des ressources
africaines ainsi consacrées à leur bénéfice exclusif, tandis que la monnaie, le Franc des
Colonies Françaises d’Afrique, savamment rebaptisé « Franc de la Communauté Financière
Africaine » (CFA), continue à traduire dans les faits une dépendance économique des
satellites néocoloniaux commanditée depuis Paris.

Voilà le bilan de la Françafrique sur notre continent au cours des 50 dernières années d’indépendances tronquées.

La Françafrique est un véritable fléau qui ronge l’Afrique sur tous les plans – politique, économique, social et culturel – et aujourd’hui, c’est à visage découvert que Nicolas Sarkozy et Robert Bourgi ont instauré une nouvelle ère de Françafrique débridée, arrogante et encore plus méprisante pour la femme et l’homme africains, comme en témoigne le discours insultant, voire humiliant, de Sarkozy en juillet 2007 à Dakar. S’étonnera-t-on alors que l’Africain, ou le Français d’ascendance africaine, indexé, stigmatisé, discriminé, tracassé par la police en France, animalisé et brutalisé chez lui en Afrique par les dictatures y instaurées par cette même Françafrique, veuille se détourner de la France et renier la part d’héritage culturel en lui instillée par plus de 400 années d’interactions traumatiques?

La Françafrique, n’est-ce pas aussi ces Français embourgeoisés installés en Afrique qui instruisent l’Elysée sur la conduite à tenir dans ses rapports avec ses anciennes colonies, et qui se sont accaparés de pans entiers de nos économies par l’entremise de compagnies investies dans les jeux d’argent, l’exploitation forestière, minière, pétrolière et gazière, le transport aérien, les banques, les assurances, etc., sans pour autant contribuer au développement économique de nos pays ?

Cela ne peut plus continuer.

C’est tout cela que Sékou Touré et les Guinéens avaient compris et exprimé le 28 septembre 1958 par un « NON » retentissant au référendum du Général de Gaulle. Les indépendances nominales octroyées de manière paternaliste aux Africains furent une fourberie, la Françafrique un piège, l’amitié franco-africaine une effronterie et les accords de coopération militaire un traquenard.

Voilà pourquoi aujourd’hui, en cette date anniversaire du 28 septembre 2010, Nous, Africains Organisés contre les Manipulations et les Manigances de la Françafrique, marquons le point de départ d’un nouveau front du refus et :

1°) Proclamons solennellement la date du 28 septembre, date anniversaire du « NON » historique du peuple guinéen à de Gaulle, Journée des Indépendances des Peuples Africains et demandons que cette journée soit désormais célébrée partout en Afrique et au sein de la Diaspora africaine dans le monde.

2°) Réaffirmons, dans notre lutte pour la libération du continent, notre identification aux héros de la vraie indépendance des peuples africains tels Ruben Um Nyobé, Barthélémy Boganda, Félix Moumié, Patrice Lumumba, Sylvanus Olympio, Outel Bono, Modibo Kéita, Marien N’Gouabi, Ali Soilih, Mahamoud Harbi Farah, Germain Mba, Aline Sitoé Diatta, Thomas Sankara, parmi tant d’autres.

3°) Déclarons, au nom des peuples africains, et fidèles à la mémoire de ces héros, notre rejet immédiat de toutes les relations mafieuses des Etats africains avec la France basées sur l’asservissement économique et humain de l’Afrique et notre ferme engagement à user de tous les moyens nécessaires en vue de la reprise en mains de la destinée du continent et l’exercice effectif de la souveraineté de ses Etats. Les nouvelles générations d’Africains veulent désormais orienter elles-mêmes les destinées africaines afin que le prochain cinquantenaire soit différent du cinquantenaire de servitudes et de traumatismes que le continent vient de traverser.

4°) Soutenons tous les mouvements de libération dont le combat vise à redonner à nos peuples le droit de décider de leur propre destin, notamment par la voie royale d’élections réellement démocratiques.

5°) Condamnons fermement les actes avilissants, humiliants et infantilisants dans lesquels les dirigeants africains inféodés à la Françafrique entraînent leurs populations, leurs armées, leurs institutions, et rejetons catégoriquement le défilé du 14 juillet 2010 à Paris où des soldats africains, tels les fameux « tirailleurs sénégalais » de l’époque coloniale, ont été paradés dans un événement dont le caractère n’est pas sans rappeler les expositions coloniales d’antan où on exposait le Nègre comme un animal de cirque.

6°) Demandons la révision transparente et publique des Accords et Traités passés entre la France et les Etats africains qui doivent désormais s’inscrire dans une optique nouvelle de parfaites égalité et réciprocité, y compris dans la politique d’immigration. Il n’y a pas de raison que les Français continuent à venir librement s’installer dans nos pays, et que l’Africain soit traité comme un animal dans les ambassades françaises à chaque fois qu’il y demande réciprocité.

7°) Et proclamons, dès ce 28 septembre 2010, notre détermination à instaurer la fin du néocolonialisme et l’ouverture d’une ère de démocratie et de progrès en vue de l’éclosion d’une Afrique nouvelle.

Par ce mémorandum, donc, nous exigeons la fin immédiate de l’engagement néocolonialiste de la France en Afrique et la mise en place de relations adultes, respectueuses et profitables mutuellement, et ce dans un cadre renégocié en toute transparence avec les peuples africains et leurs élites intègres, responsables et libres de toute sujétion. Et comme mesures immédiates, nous demandons, en particulier, à la France, et spécifiquement à Monsieur Nicolas Sarkozy, président de la République française, de :

1) Rapatrier toutes les armées françaises actuellement pré-positionnées en Afrique dans le cadre des ingérences unilatérales de la France, ingérences qui en font des armées d’occupation illégale de nos pays, c’est-à-dire ces instruments de terrorisme qui n’ont servi qu’à la protection et à la restauration des régimes dictatoriaux mis en difficulté par des révoltes citoyennes;

2) Laisser les Africains défaire eux-mêmes, et par tous les moyens appropriés, les dictatures réfractaires et ériger à leur place, des institutions plus adaptées aux besoins démocratiques de chacun de nos pays selon un esprit bien africain; ceci suppose la cessation immédiate de tout soutien politique, économique et militaire aux dictateurs africains;

3) Respecter la souveraineté des peuples, leur droit inaliénable à désigner leurs propres dirigeants et leur capacité à décider pour eux-mêmes leur destinée, et ne plus apporter de soutien quelconque aux hommes politiques africains en période électorale. La France est connue pour déclarer et, donc, valider, la victoire des dictateurs africains immédiatement après des élections truquées alors même que de tels résultats ne passeraient pas le test de la démocratie en France.

Pourquoi accepter pour l’Afrique ce que la France serait incapable d’accepter pour elle-même?

4) Décréter l’embargo diplomatique et économique contre tout régime africain au pouvoir qui aurait à sa tête un président élu dans des conditions douteuses et qui se refuserait à la transparence électorale. Vous en avez une pléthore: Djibouti, Gabon, Togo, Cameroun, Congo Brazza, Burkina Faso, Tchad, etc.

Ceci suppose également la nécessité de rompre sans délai toute relation diplomatique et économique avec tout régime africain avec à sa tête un chef d’Etat ayant passé plus de 10 ans au pouvoir et qui se refuserait à le quitter immédiatement et sans conditions, surtout quand son maintien au pouvoir se ferait à la faveur de manipulations de constitution et/ou de code électoral.

5) Geler les fonds et investissements que les dictateurs ont détournés de leur pays et déposés dans des banques françaises et étrangères. Cet argent appartient aux Africains et il doit être retourné aux gouvernements respectifs de ces pays dès lors que l’alternance démocratique s’y sera avérée.

6) Nier la légitimité aux fils de présidents arrivés au pouvoir dans le cadre de successions dynastiques, comme ce fut le cas au Gabon et au Togo.

Par ce mémorandum également, nous affirmons révolus les temps où les Africains, suite à des marches ou manifestations, attendaient passivement que les bourreaux du continent décident du moment où ils voudront bien leur accorder une dose d’humanité.

Dès cette date du 28 septembre 2010, nous demandons aux responsables politiques français de mettre fin sans délai à ce système démoniaque qui vampirise nos peuples. Si d’aventure ils devaient poursuivre la fuite en avant, s’ils devaient demeurer insensibles aux souffrances africaines et à notre appel, ils exposeraient alors la France à des :

· sanctions économiques, par lesquelles les Africains et Amis de l’Afrique boycotteront les produits et services français (Air France, Peugeot, Elf-Total-Fina, etc.) et s’attacheront à promouvoir d’autres partenariats économiques plus équitables avec, entre autres, des pays comme les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Allemagne, la Russie et le Japon, avec en toile de fond la promotion du détachement des économies africaines de la zone franc;

· sanctions politiques,
par lesquelles les Africains et Amis de l’Afrique s’activeront, d’une part, à encourager les situations d’ingouvernabilité contre les régimes anti-démocratiques (Djibouti, Gabon, Congo, Cameroun, Tchad, Togo, Burkina Faso, etc.) explicitement ou implicitement installés et soutenus par la France, aux fins de rendre impossible la poursuite du pillage impuni des richesses africaines au détriment des peuples, et d’autre part, sur le plan international, à déposer de multiples plaintes contre l’Etat français et ses agents en France comme en Afrique pour violations du droit international, atteintes à la sécurité intérieure des nations africaines et flagrantes ingérences remettant fondamentalement et délibérément en cause les droits humains des peuples africains;

· sanctions culturelles, par lesquelles les Africains et Amis de l’Afrique mettront tout en oeuvre pour promouvoir le détachement des pays africains de la France et du français en faveur de l’anglais et des sphères culturelles et économiques anglophones avec, en perspective, des politiques culturelles nationales, régionales et continentales en vue d’un développement résolument endogène de l’Afrique.

Autrement dit, toute indifférence vis-à-vis de nos revendications telles qu’exprimées dans ce mémorandum mènera à une situation par laquelle nous prendrons sur nous d’organiser et préparer non seulement les peuples d’Afrique, mais aussi les Amis de l’Afrique en France et partout dans le monde, à faire échec à la Françafrique par un boycott systématique. Nous nous attacherons à faire comprendre à nos peuples qu’ils jouissent, à titre individuel et collectif, d’un pouvoir de pression et de dissuasion jamais utilisé auparavant ; que ce pouvoir réside dans leur capacité non seulement à se détourner des produits et services français, mais également à organiser cette capacité en vue de sanctions économiques, politiques et culturelles à l’encontre de la France, dès lors que cette France continuerait à se montrer réfractaire et insensible aux souffrances africaines pourtant si visibles et si choquantes.

Comme Barack Obama, président des Etats Unis d’Amérique, l’a si bien conseillé aux jeunes leaders Africains au mois d’août dernier, personne d’autre que les Africains eux-mêmes ne libérera l’Afrique de ses bourreaux, qu’ils soient français, américains, chinois ou africains.

La génération d’Africains que nous sommes, celle-là même qui a produit ce mémorandum et manifesté ce 28 septembre dans les grandes villes d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Afrique en hommage au « NON » des Guinéens de 1958, est prête à relever ce défi et à prendre en mains sa propre destinée.

Nous croyons que tous les êtres humains naissent libres et la liberté ne peut être le domaine réservé d’un seul continent, d’une seule race ou d’une poignée de privilégiés. En ce début du 21e siècle, à l’heure d’une nouvelle phase de grandes manoeuvres géopolitiques, la mission incontournable de notre génération est de libérer l’Afrique du néocolonialisme afin d’ouvrir des perspectives d’espérance pour le continent et pour un monde de paix dans lequel l’Afrique trouvera enfin son épanouissement.

Fait le 28 septembre 2010

à Washington, Paris, Ottawa, Berne, Bruxelles, Lomé, Londres, Berlin, Djibouti, Ouagadougou, Montréal, Los Angeles, etc.

Africains Organisés contre les Manipulations et Manigances de la Françafrique
http://afromanif.blogspot.com.

01/10/10 (B572) LA MAISON EN VERRE ET LA MAISON EN DUR (Par Cassim Ahmed Dini)

Sous le numéro (B571) l’ARDHD a publié le 28 dernier le courrier d’un lecteur évoquant une réunion entre opposants qui se serait tenue à Paris. (*)

Médisez, médisez, il en restera toujours quelque chose : ce texte m’ayant été indûment attribué par tel ou tel ectoplasme politique s’essoufflant à dénigrer urbi et orbi depuis près de deux ans (les oreilles agressées ou complaisantes savent de quoi je parle), je me dois de préciser deux ou trois points.

Préalable prophylaxique : n’étant plus délégué plénipotentiaire de l’ARD, les lignes qui suivent n’engagent que moi.

Il ne m’appartient pas de confirmer ou d’infirmer la tenue d’une telle réunion de l’opposition, mais je tiens à relever dans ledit courrier de lecteur deux contrevérités qui semblent procéder d’une sournoise intention de semer la zizanie.

1) Présenter Abdourahman Boreh comme « l’ancien homme de paille et d’affaires d’IOG » est mesquin et inexact : ancien peut-être, homme de paille certainement pas. Même dans un système démocratique et de libre concurrence, Boreh aurait réussi et, pour preuve, son implantation à Dubaï. Que l’opposition travaille avec lui montre son importance pour elle. Et tout le monde sait que, dans une dictature comme celle d’IOG, aucun opposant n’a réussi en affaires. Ni en politique d’ailleurs…

2) Evoquer, même au conditionnel, l’intention d’Ismael Guedi Hared, de se présenter à la prochaine élection présidentielle est une deuxième contrevérité. Telle qu’il l’a présentée dans le cadre de l’UAD, sa position est claire : si participation électorale il y aura, elle fera l’objet d’un débat au sein de cette coalition à l’examen des conditions de transparence exigées par elle depuis 2003.

Pour mettre en perspective tous les sous-entendus de ce courrier de lecteur, il ne faut pas oublier que c’est LOI qui, dans son édition du 25 septembre, fait état d’une telle réunion de l’opposition autour d’Abdourahman Boreh à Paris.

Si la réunion a véritablement eu lieu, il s’agirait alors d’une indiscrétion qui n’arrange pas tous les participants présumés au même titre et qui augure mal d’une future entente entre eux.

Mais on croit deviner d’où vient la fuite car LOI semble avoir au moins visité la conscience (l’inconscience ?) d’un des participants présumés.

Lequel, partisan de la lutte armée, mettrait « comme condition à sa participation à une telle alliance la rédaction d’une plateforme politique commune ne se limitant pas à la demande de transparence électorale. »

Certes, il est normal de se retrouver entre compatriotes pour discuter des problèmes du pays et des moyens de les résoudre. Il y a d’ailleurs un célèbre précédent : un ministre en exercice du gouvernement Gouled se rendant à Addis-Abéba s’entretenir avec le dirigeant du FRUD.

Il y a perdu son poste, mais n’a pas été emprisonné pour cela.

Par contre, dire que l’opposition pacifique prépare un plan d’action avec un mouvement armé est à la fois bête et méchant.

D’une part parce que ce serait à coup sûr condamner son parti à l’illégalité et à la dissolution, ce à quoi aucun responsable politique digne de ce nom ne se risquerait, sous peine de devenir le François Bayrou de Djibouti conduisant son mouvement à la perte pour cause de mésalliance stérile.

D’autre part, pour légitimes que soient les réticences quant à la pertinence de l’option pacifique face à ce genre de régime (aucune dictature de ce type n’a jusqu’à présent été vaincue sans recours aux armes), exhiber une quelconque alliance entre ces deux options, ne renforcerait en rien la lutte armée. Ce serait tout juste un coup de projecteur éphémère sur une prétendue direction exilée et dont l’action se réduit à l’infraction : sans aucune légitimité procédant des vrais combattants sur le terrain, l’illusionniste finit par être publiquement démasqué et démystifié. Ce qui ne saurait tarder.

En attendant, la médisance croit pitoyablement cacher l’impuissance.

Il ne s’est pas agi pour moi ici d’y répondre : un autre point de vue se semblait utile au lecteur soucieux de confronter différentes versions.

Enfin, Li Wadjhillah, à méditer ce conseil de Mengistu : « celui qui habite une maison en verre ne doit pas jeter des pierres contre celle d’autrui construite en dur ».

Cassim Ahmed Dini
Ancien délégué de l’ARD

(*) Afin d’éviter toute mauvaise interprétation, je signale qu’en écrivant cela, il n’est nullement dans mes intentions de reprocher à l’ARDHD d’avoir publié ce courrier des lecteurs (car l’équipe a raison de permettre à chacun de s’exprimer librement dans ses colonnes) mais je réagis simplement par rapport au contenu proposé par ce lecteur.

01/10/10 (B572) L’actualité en images revue par Roger Picon … (Une série d’impertinences)


* Corbeau repenti = Aref Mohamed Aref, porteur de valises ??

01/10/10 (B572) LDDH / Conférence Internationale sur le VIH/SIDA… à Djibouti – L’objectif est-il uniquement centré sur la réhabilitation des escrocs et le blanchiment de milliards de Francs Dj ?



Le Président

BREVE NOTE D’INFORMATION DU 1er OCTOBRE 2010

Conférence Internationale sur le VIH/SIDA… à Djibouti

L’objectif est-il uniquement centré sur
la réhabilitation
des escrocs
et le blanchiment
de milliards de Francs Dj ?

Dès le 28 septembre 2010, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) avait tiré la sonnette d’alarme pour alerter les participants venus en majorité d’Afrique, sur l’impérieuse nécessité pour les Autorités de la République de Djibouti de taire les détournements inadmissibles des dons et de l’assistance sous forme de médicaments.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a été sidérée d’apprendre que, durant les quatre jours de débat les 26, 27, 28 ; 29 septembre 20101 de la Conférence sur le VIH/SIDA, les conférenciers n’ont à aucun moment soulevé les cas des détournements de fonds par les plus hautes autorités de l’Etat..

D’autant plus, eu égard à la conjoncture actuelle où une enquête judiciaire est ouverte, (à moins qu’elle ne soit renvoyée sine die sur ordre du premier Magistrat …) » contre le ministre de la Santé M. Abdillahi Miguil, connu par ailleurs pour ses fréquents détournements :

Par exemple : lorsqu’il était Directeur de l’ONARS. L’affaire, qui remonte depuis plus de dix ans, a été dénoncée et poursuivie par le HCR. Elle est réouverte régulièrement, mais au final, elle reste toujours pendante devant les Tribunaux pénaux, en attendant la levée de son immunité parlementaire qui n’intervient jamais à cause du veto déguisé du Chef de l’Etat, actuel candidat illégal à un troisième mandat : Ismaël Omar Guelleh. Est-ce parce qu’il pourrait être impliqué personnellement et poursuivi dans cette affaire et dans d’autres affaires « sales » ?

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) rappelle que :

– A) a, à maintes reprises, dénoncé ces détournements sans vergogne d’une Administration aux méthodes et aux professionnalismes des Crimes Organisés de la Mafia, dont Interpol ne peut que faire la sourde d’oreille…

– B) le Collectif des personnes vivantes avec le VIH/SIDA avait, à maintes reprises, saisi les Bailleurs de Fonds et des Système des Nations Unies dont la dernière date du 09 juillet 2010, et dont certains passages ci-après sont très émouvants :

« Nous vous informons que 800 personnes des patients vivantes avec le VIH/SIDA n’ont pas leurs traitements quotidiens, parmi les 800 personnes 500 sont des femmes.

Pour les 500 femmes, 300 sont des jeunes mamans et 200 des mères plus âgées.

Sur les 300 personnes restantes, 100 sont des enfants de tous les âges, et 200 sont des hommes vulnérables ou autres.

En plus, nous n’avons pas les réactifs nécessaires pour contrôler régulièrement la situation du malade, même les services de biologies ne sont plus équipés des réactifs de culture du sang nécessaire pour le contrôle du sang surtout lorsqu’il s’avère nécessaire de changer les traitements ou de trouver un autre moyen pour rééquilibrer la situation du patient.

Tandis que, la PLS/SANTE cherche des fonds pour faire des dessins (boîte d’image) et obtenir des feuilles à dessin. Egalement, le service d’égalisation familiale cherche pour payer de l’argent, faire des dessins et acheter des boîtesd’image, alors que 800 personnes infectées manquent totalement de soin et de nourriture.

Ce n’est pas avec des boîtes d’image que l’on soigne.

Alors, que 800 personnes se meurent sans traitement, toutes les personnes vivantes
avec le virus du Sida (PVVS) n’ont pas de quoi à manger.

Il est temps de mettre fin aux négligences et aux dépenses non justifiées et inacceptables. Il faut mettre un terme aux dépenses inutiles vers d’autres secteurs que ceux, qui sont urgents pour les soins et l’alimentation.

  • Nous les infectés disons à nos responsables qui gèrent les fonds attribués gratuitement de ne pas gaspiller l’argent destiné aux Infectés du virus du Sida, car le nombre de décès ne cessent d’augmenter dangereusement. »
  • Nous les infectés disons à nos responsables qui gèrent les fonds attribués gratuitement de ne pas gaspiller l’argent destiné aux Infectés du virus du Sida, car le nombre de décès ne cessent d’augmenter dangereusement.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s’associe à ce cri de désespoir du Collectif des malades.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), afin de mettre fin à de telles Atrocités Insupportables, lance un Appel Pressant aux Bailleurs de Fonds chargés d’accélérer leurs plaintes auprès du Tribunal de Djibouti, et de déposer parallèlement des plaintes auprès d’autres juridictions Internationales des pays dont les Bailleurs de Fonds sont issus.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reviendra rapidement sur la situation intolérable et inacceptable sur le plan de la Santé, ainsi que sur d’autres aspects Sociaux qui risquent d’engendrer un conflit interne latent et dangereux en cette période d’étouffement Social sans précédent.

NOEL ABDI Jean-Paul

NB : Liste des Organisations concernées par la surveillance et le dépôt de plaintes.

PLS/SIDA ;
PNUD ;
UNICEF ;
OMS ;
ONUSIDA
Banque Mondiale ;
Fonds Mondial.