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08/10/10 (B572) (Modifié 22h00) Abdallah Deberkalleh nous prie de mettre en diffusion, sous son entière responsabilité, les deux extraits son (et non vidéo) des deux enregistrements qu’il a téléchargés sur YouTube. NOUVEAU : Un aimable correspondant nous propose une traduction de l’entretien en Arabe entre Kadamy et un journaliste somalien.

____________________ 1 – Extrait de l’entretien entre
Mohamed Kamady et un journaliste somalien (Langue arabe)


Interprétation en Français réalisée par un aimable correspondant que nous remercions vivement. (Attention : cette traduction est le résultat d’un travail personnel et bénévole. Elle ne saurait engager ni son auteur, ni l’ARDHD. Seule une traduction officielle effectuée par un traducteur assermenté pourrait faire foi en cas de contestation.)

L’interview (ou la discussion ?) se déroule entre un journaliste somalien résidant à Dubai et Mohamed Kadamy. Tous deux parlent l’Arabe.

Le journaliste évoque, en premier lieu, les relations entre Kadamy et Deberkalleh lui demande pourquoi elles sont si mauvaises …

Kadamy confirme qu’il considère toujours Deberkalleh comme son frère et qu’il sera toujours le bienvenu chez lui. En revanche il affirme que ce n’est pas quelqu’un de sérieux, car il a accepté de faire partie du GED dont les dirigeants à l’instar d’Ali Iftin et des autres membres ne sont pas crédibles.

Le
journaliste :
pour quelles raisons, vous ne faites pas l’union de l’opposition ?

Kadamy : nous sommes en train de la réaliser, mais Abdallah (Deberkalleh) et son groupe « le GED » ne sont pas sérieux et nous ne pouvons pas nous unir avec eux.

Journaliste: avez-vous des contacts avec Boreh ?

Kadamy : oui, nous nous sommes rencontrés à trois reprises. Mais Boreh, au fond, n’est qu’un simple commerçant d’origine Arabe. Nous l’avons convaincu de ne pas revenir à Djibouti, car il voulait sans doute le faire.

De toutes les manières, c’est un homme qui a piqué l’argent d’Ismail Omar, mais c’est avant tout un commerçant et non pas un politicien.

Avec son argent, mais surtout avec nos idées nous pouvons renverser le régime, (« rires ») quand Kadamy se moque de Boreh.

Journaliste : pourquoi parlez-vous d’Arabes, d’Issas, de Somali, d’Afar et non pas des Djiboutiens, car même avec tout l’argent du monde, vous n’arriverez pas à réaliser votre objectif sans l’union des différentes composantes.

Kadamy : aujourd’hui IOG a de gros problemes avec ses anciens amis Sheik Sharif, Rayaleh qui sont en chute libre en Somalie. Il a des problèmes avec l’Ethiopie et avec l’Erythrée; il a aussi des problèmes dans le nord du pays et à l’intérieur. Tous, nous sommes contre IOG (faisant allusion à l’aide financiere de Boreh)

___________________ 2 – Extrait de l’entretien (En Somali et en Français, entre Abdourahman Boreh et Abdallah Deberkalleh)

07/10/10 (B572) Deux vidéos mises en ligne par Abdallah Deberkalleh et reprise sur notre site à sa demande. Elles correspondent à deux enregistrements de conversation téléphonique.

__________________________ Note de l’ARDHD

Abdallah Deberkalleh nous a informé du fait qu’il avait transféré sur le site de Youtube, deux vidéos. En fait, ce sont des enregistrements sonores de conversations téléphoniques, auxquels ont été ajoutées des photos.

Le premier enregistrement en langue Arabe est celui d’une conversation téléphonique entre Mohamed Kadamy et un journaliste somalien. Selon les informations qui nous ont été données par Abdallah Deberkalleh, Mohamed Kadamy s’exprime sur le contexte politique en général et il donne son avis sur plusieurs personnalités de la société djiboutienne, comme Abdallah Deberkalleh, Ali Iftine ou Abdourahman Boreh.

Le second enregistrement en langue Somali, avec quelques passages en Français, est celui d’une conversation téléphonique entre Abdallah Deberkalleh et Charles Abdourahman Boreh.

Nous demandons aux lecteurs, qui en auraient la possibilité, d’effectuer une traduction en Français de ces deux interviews, afin que nous puissions les publier sous un format écrit, ce qui faciliterait la compréhension par un nombre plus important de lectrices et de lecteurs.

Par ailleurs, Abdallah Deberkalleh a promis de nous adresser les fichiers « son » que nous mettrons en ligne dans les prochains jours, sur le site de l’ARDHD, à sa demande et sous sa responsabilité, afin de faciliter la consultation par des lecteurs qui n’ont pas de connexion à haut débit.

_________________________ Enregistrement N° 1

Conversation entre Mohamed Kadamy et un journaliste somalien

Lien avec l’enregistrement sur Youtube :
http://www.youtube.com/watch?v=cCHqM_A4Ftc


______________________________ Enregistrement N° 2

Conversation téléphonique entre Charles – Abdourahman Boreh et Abdallah Deberkalleh (Diffusée sur Youtube)

Lien avec l’original sur Youtube :

http://www.youtube.com/watch?v=4ykEAulT3lE

07/10/10 (B572) Radio-Trottoir : des rumeurs que nous ne parvenons pas à confirmer, signalent qu’Abdourahman Boreh aurait pu avoir été victime, en Ethiopie, d’un accident avec des personnes circulant à moto.

L’information nous est parvenue depuis quelques jours, mais nous n’arrivons pas à la recouper. Soit elle est totalement dénuée de fondements, soit la famille cherche à masquer le problème. L’information est à prendre avec beaucoup de précaution, tant que nous n’aurons pas réussi à obtenir des confirmations ou des démentis crédibles.

Selon certaines personnes, il aurait été victime de personnes qui voyageaient à moto : banal accident ou tentative contre sa personne ?

Nous n’en savons rien et nous demandons à tous les internautes de nous apporter des précisions pour confirmer ou démentir cette rumeur.

06/10/10 (B572) Nouvelles de Somalie – Somalie : l’AMISOM a besoin d’un appui supplémentaire selon le Groupe de contact international – Combats à Mogadiscio : 30 morts et une cinquantaine de blessés – L’Ouganda disposé à fournir la totalité des effectifs de l’Amisom pour affronter la guérilla en Somalie – La guerre aux côtés des ambulances de Mogadiscio – L’Ouganda veut fournir l’Amisom – L’Ouganda se dit prêt à renforcer sa participation à l’Amisom – Trente morts dans l’escalade des combats à Mogadiscio – Les “Shebab” en retrait après avoir été abandonnés par un puissant allié ? – 15 tués dans des combats, Amisom et forces du TFG progressent – Demain 40 700 soldats en Somalie – Nouveaux affrontements à Mogadiscio : sept morts (11 articles)

__________________ 11 – Foncier.mobi avec VOA

Somalie : l’AMISOM a besoin d’un appui supplémentaire selon le Groupe de contact international

Dans une déclaration publiée mardi, le Groupe international de contact sur la Somalie a exhorté la communauté internationale à fournir les fonds et les équipements nécessaires à l’AMISOM.

A l’issue de deux jours de travaux en Espagne, les délégués de plus de 40 pays et organisations internationales prenant part aux travaux de la 18e réunion du Groupe international de contact sur la Somalie, à Madrid, ont déterminé que ce pays a besoin d’une aide financière accrue. Celle-ci doit permettre à la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) de porter à 20 000 soldats les effectifs de la force de maintien de la paix au moment le gouvernement intérimaire se bat contre une puissante insurrection islamiste.

Dans une déclaration publiée mardi, le Groupe international de contact sur la Somalie a exhorté la communauté internationale à fournir les fonds et les équipements nécessaires à l’AMISOM. Les pays africains sont disposés à fournir d’autres contingents de soldats, a fait savoir l’Union africaine.

Le Groupe a exprimé sa « satisfaction collective » suite à la résolution de la querelle entre l’ancien Premier ministre et le président somalien Sheikh Sharif Sheikh Ahmed par la démission du Premier ministre. Présent en Espagne, ce dernier a dit qu’il nommé un intérimaire et dit qu’il désignera un nouveau Premier ministre dans « un futur proche. »

Le président somalien a, par ailleurs, promis de mener à terme les projets clé prévus dans la transition du pays vers la démocratie. Il s’agit notamment de finaliser la nouvelle Constitution.

__________________ 10 – El Moudjahid (Alger)

Combats à Mogadiscio (Somalie) : 30 morts et une cinquantaine de blessés

Au moins trente personnes, dont 24 insurgés, ont été tuées et près de 50 blessées lundi dans la troisième journée consécutive de combats opposant au centre de Mogadiscio des groupes armés aux forces gouvernementales somaliennes soutenues par la force de paix de l’Union africaine (UA), ont rapporté des sources médicales et des médias locaux. Un précédent bilan faisait état de 26 morts.

Ces nouveaux affrontements ont eu lieu notamment au quartier de "Hodan", au sud de la capitale Mogadiscio, ont précisé les mêmes sources, faisant état d’une "ville morte".

La capitale somalienne est en proie à des violents affrontements entre les différents groupes d’insurgés et les forces gouvernementales souvent aidées par celles de l’UA (Amisom).

Ces combats ont coûté la vie à des centaines de civils, et des dizaines de milliers de déplacés. Samedi, au moins sept civils avaient été tués et des dizaines d’autres blessés dans des combats à Mogadiscio

__________________ 9 – AuFait (Maroc)

L’Ouganda disposé à fournir la totalité des effectifs de l’Amisom pour affronter la guérilla en Somalie

L’Ouganda est disposé à fournir les effectifs (quelque 20.000 hommes) que l’Union africaine (UA) estime nécessaire pour faire face à la guérilla et ramener la paix en Somalie, a déclaré le président ougandais Yoweri Museveni.

Le chef de l’Etat Ougandais plaide, à cet égard, pour une forte mobilisation depuis l’attentat des miliciens somaliens d’Al Chabaab, qui avait fait 79 tués en juillet dernier à Kampala.

L’Ouganda est le premier contributeur de l’Union africaine (UA) en Somalie (Amisom) qui compte quelque 7.200 hommes dans ce pays ravagé par la guerre civile.

__________________ 8 – Nouvel Obs avec AP

La guerre aux côtés des ambulances de Mogadiscio

Profitant d’un bref répit dans les combats, Hassan Mohamud Mohamed a embauché un gamin afin qu’il nettoie le sang sur son ambulance. Mais il n’avait pas encore terminé que l’ambulancier, appelé en urgence, a du reprendre toutes affaires cessantes le volant de son véhicule vert et jaune, pour aller chercher d’autres blessés.

Chaque jour, les ambulanciers de Mogadiscio risquent leur vie pour tenter de sauver celle de Somaliens blessés dans les incessants combats de cette capitale de bord de mer, en ruines depuis près de 20 ans.

En 2009, deux d’entre eux ont été tués. L’un par un tir de mortier sur son ambulance, l’autre par un tir de char.

Le service d’ambulance Lifeline Africa de Mogadiscio a sept véhicules et 11 employés, payés 100 dollars mensuels. Ces ambulances sont le strict minimum: équipées juste de brancards, pansements et produits anticoagulants. Les chauffeurs et leurs assistants n’ont aucune formation médicale officielle.

En ce samedi, jour plutôt calme selon les critères de Mogadiscio, l’ambulance approche d’un checkpoint. "C’est une vraie ambulance, ou celle des kamikazes?", demande le soldat qui le garde, empêchant Mohamed d’avancer pendant au moins dix minutes.

Vingt minutes après, l’ambulancier arrive devant une maison où une femme, folle de douleur, lui reproche d’être arrivé trop tard. Son fils, dix ans, frappé par un obus de mortier, est mort. Comme il n’y a pas de blessés, Mohamed repart.

Parfois, les chauffeurs arrivent au milieu de scènes de chaos et de panique. Ils cherchent les blessés qu’on peut encore sauver, mais les familles entassent les morts avec les vivants, parfois six personnes dans un espace fait pour deux.

"Les gens vivent des choses hystériques. Tout le monde veut sauver son proche avant les autres. Parfois c’est dur de distinguer les morts des vivants", raconte Mohamed Hussein.

Avant la création il y a deux ans de ce service d’ambulances, financé par Nation Link, la société somalienne de télécommunications, et par les dons privés, nombre des victimes des combats de Mogadiscio mouraient là où ils tombaient ou pendant leur transfert à l’hôpital, perdant tout leur sang.

La difficulté du travail des ambulanciers a été renforcée par les rumeurs d’attaques à l’ambulance sur les installations gouvernementales ou les casernes des soldats de l’Union africaine.

"La méfiance envers notre service dans le secteur sous contrôle gouvernemental est élevée", notre Ali Muse, directeur de Lifeline Africa. Quand les chauffeurs sont bloqués à des barrages, "ces retards nous font perdre des gens", ajoute-t-il.

Un porte-parole de l’UA confirme que parfois les ambulances suscitent la méfiance. Les combattants islamistes "peuvent utiliser n’importe quoi, des ambulances, des ânes, des carrioles, des camions, des camions-citerne, pour les attentats", déclare le commandant Barigye Bahoku.

Peu après avoir laissé cette mère pleurant sur le cadavre de son petit garçon, Mohamed reçoit un appel lui demandant de gagner le marché Bakara, dans un quartier sous contrôle de la milice islamiste al-Shabab, qui a fait allégeance à Al-Qaïda. Ce secteur étant bien trop dangereux pour les journalistes, l’ambulancier dépose le reporter d’Associated Press pour s’y rendre. De retour une demi-heure plus tard, nouveaux checkpoints obligent, il a pris en charge une femme prise dans les échanges de tirs au marché, ensanglantée et gémissant.

Lorsque les combats s’emballent, Muse et ses hommes travaillent parfois 24 heures sans discontinuer, jusqu’à l’éreintement. Ali Muse rêve de pouvoir mieux former son équipe, et d’avoir plus de matériel, plus moderne. Mais, malgré leur dénuement et la frustration qu’il génère, "nous aimons quand même le sentiment de pouvoir aider les gens quand ils ont besoin de nous", dit-il.

Après la tombée de la nuit, sauver des vies devient quasiment impossible. Là, c’est quasiment l’heure de la chasse ouverte à Mogadiscio, tout le monde tire à vue.

Abdullahi Ahmed reconnaît qu’ambulancier est un bon travail, "mais ça me traumatise aussi": "On lave nos mains pleines de sang, on remonte dans l’ambulance. Les sirènes hurlent, on est recroquevillés par terre, on entasse des gens blessés, certains très grièvement".

Selon Mohamed Yusuf, directeur général de l’hôpital Medina, l’un des trois de Mogadiscio, ce service d’ambulances "a été très utile, a sauvé bien des vies". "Je me souviens qu’une charrette à bras était avant le seul moyen d’amener les blessés à l’hôpital", raconte-t-il. "Certains étaient amenés à pied sur des brancards, et bon nombre mouraient en route, ayant perdu trop de sang".

______________________ 7 – JDD

Somalie: L’Ouganda veut fournir l’Amisom

Le président de l’Ouganda, Yoweri Museveni, a indiqué que son pays pouvait fournir les 20.000 hommes, ainsi que la logistique et les équipements, jugés nécessaires par l’Union africaine (UA) pour faire échec à la guérilla islamiste en Somalie et y ramener la paix.

"L’Ouganda aide la Somalie en raison de sa tradition et de sa culture africaines", a-t-il précisé dans un communiqué diffusé lundi soir. Kampala est d’ores et déjà le premier contributeur de la mission de l’UA en Somalie (Amisom), qui compte 7.200 hommes.

__________________ 6 – Angola Press

L’Ouganda se dit prêt à renforcer sa participation à l’Amisom

L’Ouganda est prêt à renforcer sa contribution à la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom), a souligné lundi l’ambassadeur ougandais aux Nations unies, Ruhakana Rugunda.

"L’Ouganda est prêt à apporter une contribution à la force africaine et aux efforts du monde pour stabiliser la Somalie", a-t-il dit lors d’une conférence de presse. Si le soutien international, en particulier en équipements, était renforcé, "les forces africaines augmenteraient certainement le nombre d’hommes pour stabiliser la Somalie", a-t-il ajouté.

Avec 4.300 hommes sur un total de 7.200, l’Ouganda est déjà le principal contributeur à la force de l’Union africaine en Somalie, chargée sous mandat de l’ONU de protéger le fragile gouvernement de transition des assauts des islamistes shebab.

Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Jean Ping, a souligné le 24 septembre en marge de l’Assemblée générale de l’ONU que le problème n’était pas de trouver des recrues pour les troupes de l’Amisom.

Selon lui, l’Ouganda serait même prêt à déployer jusqu’à 20.000 hommes. "Mais le problème est que nous devons payer ces soldats, les équiper, leur donner un armement approprié", a-t-il fait remarquer.

________ 5 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Trente morts dans l’escalade des combats à Mogadiscio

Au moins 30 personnes, dont 24 combattants, ont été tuées et près de 50 autres blessées lundi dans la troisième journée consécutive de combats entre les rebelles islamistes et les forces de paix de l’Union africaine (UA) soutenant le gouvernement somalien, ont rapporté des sources médicales et des médias locaux.

Les troupes de l’UA basées à Mogadiscio ont engagé l’ affrontement contre les combattants islamistes autour de zones stratégiques du sud de la ville, contrôlé par les insurgés, et où les soldats de la paix ont établi dimanche une nouvelle base dans le bâtiment très disputé de l’ancien hôpital militaire.

Les combattants des deux factions constituent l’essentiel des pertes des récents affrontements pour le contrôle de la zone entourant l’itinéraire principal reliant les bases de l’UA, 24 des 30 décès et 40 des 50 blessés appartenant soit aux insurgés soit aux forces gouvernementales, a rapporté la radio locale Shabelle.

Les médecins qui ont confirmé ces chiffres ont également déclaré que les civils touchés avaient été pris dans un échange de tirs lorsque des obus et des balles perdues ont frappé un certain nombre de zones résidentielles aussi bien dans les zones de la capitale aux mains des insurgés que dans celles dirigées par les forces gouvernementales.

Un incendie s’est déclaré dans un magasin du grand marché de Bakara lorsque celui-ci a été frappé par un obus, et les vendeurs de ce marché à ciel ouvert luttaient pour étouffer le brasier qui a ravagé les marchandises et le magasin lui-même.

Les deux factions belligérantes revendiquent la victoire dans cette nouvelle flambée de violence pour le contrôle de positions stratégiques de Mogadiscio, ville contrôlée en partie par des groupes islamistes et en partie par les forces du gouvernement somalien soutenues par près de 6 000 soldats d’une force de paix de l’UA.

Le gouvernement somalien et les membres des forces de paix ont fait voeu de poursuivre leur avancée profondément dans la zone sous contrôle islamiste de la capitale insurgée, tandis que les meneurs islamistes ont de nouveau déclaré leur détermination à résister à l’offensive du gouvernement soutenu par l’UA.

Les groupes islamistes, opposés au gouvernement somalien et à la présence de troupes de l’UA à Mogadiscio, lancent presque quotidiennement des attaques contre les positions de l’UA et des forces gouvernementales.

____________________________ 4 – Libertas occidentalis

Les “Shebab” en retrait après avoir été abandonnés par un puissant allié ?

Nette progression des alliés anti-Shebab !

Les troupes du gouvernement de transition somalien (TFG) et de la force d’intervention

de l’Union africaine (Amisom), auraient progressé lundi à Mogadiscio face aux insurgés islamistes, à l’issue d’une nouvelle journée de combats ayant fait au moins quinze tués.

Ces derniers jours, les forces du TFG, avec le soutien des troupes de l’Amisom, auraient sécurisé plusieurs zones de la capitale.

Les forces du TFG se seraient emparées de la place Taribune, de l’ancien hôpital militaire, de l’hôtel Taleh et de plusieurs autres endroits” dans le quartier d’Hodan, l’une des principales lignes de front dans le centre de Mogadiscio.

Ces nouvelles positions sont proches du marché de Bakara, plus grand marché du pays (et bastion islamiste dans la capitale) que les Shebab (Al-Chabab) utilisent pour bombarder au mortier le reste de la ville.

Fin septembre déjà, une nette progression de l’Amisom a été constaté dans ce secteur vers Bakara, où les militaires ougandais mettaient en œuvre une discrète tactique de progression maison par maison.

L’avancée des forces du TFG et de l’Amisom vise à empêcher les Shebab (Al-Chabab) de se dissimuler au milieu des civils et devrait permettre une réduction drastique des pertes civiles.

Ces avancées interviennent alors que des informations font état de l’aggravation des divisions au sein des Shebab et du retrait de Mogadiscio des forces du numéro deux de la milice islamiste Mukhtar Robow après l’échec de l’offensive du ramadan.

Fin août, les insurgés islamistes avaient lancé une vaste offensive dans la capitale, qui avait duré près d’une dizaine de jours.

Lors de cette offensive, les combattants des Shebab auraient accusé des lourdes pertes.

Celles-ci ont provoqué des divisions entre clans et dissensions au sein de la hiérarchie des Shebab.

Les forces de Robow, issues essentiellement du clan Rahawein, ont subi l’essentiel de ces pertes et leur retrait aurait été un coup sévère pour les insurgés.

____________________________ 3 – AFP

Mogadiscio: 15 tués dans des combats, Amisom et forces du TFG progressent

Les troupes du gouvernement de transition somalien (TFG) et de la force de paix de l’Union africaine (Amisom), ont progressé lundi à Mogadiscio face aux insurgés islamistes, à l’issue d’une nouvelle journée de combats ayant fait au moins quinze tués, selon des témoins.

"Ces derniers jours, les forces du TFG, avec le soutien des troupes de l’Amisom, ont sécurisé plusieurs zones de la capitale", a affirmé le gouvernement dans un communiqué transmis lundi à l’AFP.

"Les forces du TFG se sont emparées de la place Taribune, de l’ancien hôpital militaire, de l’hôtel Taleh et de plusieurs autres endroits" dans le quartier d’Hodan, l’une des principales lignes de front dans le centre de Mogadiscio, précise ce communiqué.

"Ces nouvelles positions sont proches du marché de Bakara, plus grand marché du pays (et bastion islamiste dans la capitale) que les shebab utilisent pour bombarder au mortier le reste de la ville", explique le texte.

Des témoins ont confirmé à l’AFP cette progression, faisant état notamment du déploiement de plusieurs chars de l’Amisom.

Fin septembre, un journaliste de l’AFP avait déjà constaté une nette progression de l’Amisom dans ce secteur vers Bakara, où les militaires ougandais mettaient en oeuvre une discrète tactique de progression maison par maison.

L’avancée des forces du TFG et de l’Amisom "vise à empêcher les shebab de se dissimuler au milieu des civils et devrait permettre une réduction drastique des pertes civiles", selon le gouvernement.

Selon des témoins et des sources médicales, au moins quinze personnes, dont huit civils, ont été tuées au cours des affrontements de lundi dans ce secteur d’Hodan.

"Les combats ont cessé maintenant. Huit civils ont été tués et 36 autres blessés", a indiqué le chef du service des ambulances de la capitale, Ali Muse.

Interrogés par l’AFP, des témoins ont observé les cadavres de quatre soldats du TFG et de trois combattants islamistes.

Soutenu par la communauté internationale, le TFG ne contrôle que quelques quartiers de Mogadiscio, avec le soutien déterminant de plus de 7.000 militaires ougandais et burundais de l’Amisom, déployés en des secteurs clés de la capitale.

"Ces avancées interviennent alors que des informations font état de l’aggravation des divisions au sein des shebab et du retrait de Mogadiscio des forces du numéro deux" de la milice islamiste Mukhtar Robow "après l’échec de l’offensive du ramadan", affirme le TFG dans son communiqué.

Fin août, les insurgés islamistes avaient lancé une vaste offensive dans la capitale, qui avait duré près d’une dizaine de jours.

"Les divisions entre clans et dissensions au sein de la hiérarchie des shebab, avec notamment la question du rôle des combattants étrangers, ont été exacerbées par les lourdes pertes subies en août/septembre" lors de cette offensive, assure le gouvernement.

"Les forces de Robow, issues essentiellement du clan Rahawein, ont subi l’essentiel de ces pertes (…)" et leur retrait "est un coup sévère pour les insurgés", selon le TFG.

Récurrentes dans le conflit somalien, ces dernières affirmations sur de possibles divisions entre insurgés "modérés" et partisans de la ligne dure, n’ont pas été confirmées de source indépendante.

____________ 2 – Good Morning Africa

Demain 40.700 soldats en Somalie

Mon titre est un peu provocateur je vous l’accorde mais il représente le nombre de soldats qu’il faudrait déployer en Somalie si on voulait atteindre le même ratio troupe/population qu’en Afghanistan.

Ce chiffre relativise l’envoie de 2000 hommes afin de renforcer les 6000 de l’AMISOM déjà sur place.

Mais surtout le renforcement des troupes n’est pas une réponse réaliste d’autant que la mission de maintien de la paix de l’AMISOM est tronquée…en Somalie il n’y a pas de paix à maintenir puisqu’il n’y a même pas d’accord de paix…

Le 5 octobre le président ougandais déclarait lors d’une réunion avec des membres du Comité militaire de l’UE que « l’Ouganda peut fournir seul les 20.000 soldats requis » par l’UA pour venir à bout des insurgés d’Al-Shebab.

____________ 1 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Nouveaux affrontements à Mogadiscio : sept morts

Au moins sept personnes ont été tuées et 29 autres blessées samedi à Mogadiscio, capitale de la Somalie, dans des échanges de tirs d’obus entre les combattants islamistes et l’armée gouvernementale somalienne soutenue par les troupes de l’Union africaine (UA), ont déclaré des témoins et des officiels médicaux.

Des obus ont touché le marché de Bakara situé dans la partie de ville sous contrôle des insurgés, qui ont mené des ripostes.

Selon Ali Muse, chef du service d’ambulance volontaire, a déclaré à Xinhua que 29 civils blessés ont été conduits à l’hôpital. Les blessés sont pour la majorité des passagers d’un minibus touché par un obus de mortier.

Par ailleurs, le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé une forte augmentation du nombre de personnes déplacées dans le corridor d’Afgooye, qui se situe dans le nord-ouest de Mogadiscio, à cause de la détérioration de la situation dans la capitale.

A la suite d’une nouvelle évaluation, le HCR a indiqué que le nombre de personnes déplacées dans le corridor d’Afgooye atteindrait 410.000.

06/10/10 (B572) Yémen Express – Intensification des combats au Sud Yemen – Sécurité renforcée à Sanaa en raison d’une menace terroriste, selon des responsables yéménites – Arrestation de 5 personnes soupçonnées d’avoir voulu libérer des membres d’Al-Qaïda (4 articles)

_____________________ 4 – Toulouse 7

Intensification des combats au Sud Yemen

Face à l’augmentation des violences au sud du Yémen, où les combats entre les forces gouvernementales et des activistes ont forcé les civils à fuir, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a exprimé vendredi son inquiétude sur la situation.des frappes aériennes

« Des enfants ont été blessés dans les combats et continue d’être exposés à des risques notamment à cause des mines, de matériel militaire actif ou d’autres explosifs », a déclaré le Représentant du bureau de l’UNICEF au Yémen, Geert Cappelaere.

« Les écoles qui viennent juste de rouvrir sont utilisées comme abris pour les personnes déplacées », a-t-il dit.

Selon l’agence onusienne, plus de 15.000 personnes ont été contraintes de fuir le district de Mayfa’a dans le gouvernorat de Shabwah. Des frappes aériennes ont été rapportées, a indiqué l’UNICEF.

Geert Cappelaere a appelé toutes les parties au conflit à mettre en priorité le bien-être des enfants.

L’UNICEF et ses partenaires fournissent une assistance d’urgence à environ 700 familles déplacées.


_____________________ 3 – Nouvel Obs avec AP

Sécurité renforcée à Sanaa en raison d’une menace terroriste, selon des responsables yéménites

Les autorités yéménites ont renforcé la sécurité autour des ambassades et des bâtiments publics à Sanaa, la capitale, après avoir reçu des renseignements faisant état d’un nouvel attentat d’Al-Qaïda en préparation, selon des responsables des services de sécurité.

Ces responsables ont précisé lundi sous couvert d’anonymat que des contrôles supplémentaires avaient été installés dans les principales rues de Sanaa, l’un des secteurs sous contrôle du gouvernement yéménite.

La semaine dernière, deux membres armés d’Al-Qaïda avaient pris en embuscade un véhicule du personnel de sécurité à Sanaa, tuant une personne et en blessant dix autres.

___________ 1 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Arrestation au Yémen de 5 personnes soupçonnées d’avoir voulu libérer des membres d’Al-Qaïda

La police yéménite a arrêté cinq personnes soupçonnées d’avoir planifié l’attaque d’un fourgon des forces de sécurité transportant six membres d’Al-Qaïda pour les libérer, a fait savoir le ministère yéménite de la Défense dans un communiqué publié samedi sur son site Internet.

Le ministère a indiqué que les six membres d’Al-Qaïda en question étaient en train d’être transférés mercredi par fourgon d’une Cour d’appel de sûreté à Sanaa vers leur prison lorsque les cinq suspects ont commencé à suivre le fourgon à bord d’une voiture.

Les six membres d’Al-Qaïda ont été condamnés à des peines d’emprisonnement allant de 5 à 10 ans pour avoir rejoint les rangs d’un gang dirigé par Al-Qaïda pour la péninsule Arabique (AQAP) dans le but de perpétrer des attentats contre des cibles étrangères et yéménites, précise le communiqué.

Plusieurs attentats-suicides contre des cibles étrangères, gouvernementales et de sécurité à travers le Yémen ont été attribués aux insurgés de l’AQAP.

Le gouvernement yéménite a renforcé ses opérations de sécurité et ses raids aériens contre les membres de l’AQAP après que le groupe terroriste régional se soit vanté d’avoir commandité l’attentat manqué contre un avion de ligne à destination des Etats-Unis en décembre dernier.

06/10/10 (B572) Yémen Express (2) – 3 blessés dans une attaque contre la voiture d’un diplomate britannique – Un Français tué par balles au Yémen – Attaque à la roquette contre un diplomate britannique au Yémen

________________________ 3 – AFP

Yémen: 3 blessés dans une attaque contre la voiture d’un diplomate britannique

Un tir de roquette a visé mercredi la voiture d’un diplomate britannique à Sanaa mais aucun membre du personnel de l’ambassade n’a été sérieusement touché, selon Londres, alors que la police yéménite faisait état de trois blessés civils.

L’attentat s’est produit tôt le matin à environ trois kilomètres de l’ambassade, dans la rue Khawlane, empruntée chaque matin par les diplomates pour se rendre à la chancellerie, selon le correspondant de l’AFP sur place.

Trois civils yéménites ont été blessés dans l’attentat, selon la police.

La voiture blindée, une Toyota Landcruiser, a été endommagée et ses vitres brisées, a indiqué la police qui l’a rapidement retirée du lieu de l’attentat.

A Londres, une porte-parole du Foreign Office a confirmé qu’une "attaque contre une voiture de l’ambassade britannique" s’est produite, ajoutant qu’il n’y avait pas de "blessés graves" parmi les membres du personnel de l’ambassade.

La police s’est déployée en force dans le secteur de l’ambassade britannique et a bouclé toutes les rues y menant, selon le correspondant de l’AFP.

Il s’agit du deuxième attentat contre des représentants de l’ambassade de Grande-Bretagne en six mois.

L’ambassadeur britannique, Timothy Torlot, avait été la cible d’un attentat raté le 26 avril, lorsqu’un kamikaze portant une ceinture d’explosifs s’était jeté contre son convoi alors qu’il se trouvait à 600 mètres du bâtiment de la chancellerie.

Cette attaque avait été revendiquée par Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa).

________________________ 2 – TF1 News

Un Français tué par balles au Yémen

Un ressortissant français, directeur du groupe pétrolier autrichien OMV, a été tué par balles ce matin par un garde dans une usine de la société à Sanaa, la capitale du Yémen. "Le garde armé a ouvert le feu sur le directeur en criant Allah Akhbar ("Dieu est grand"), a indiqué une source de sécurité yémenite, sans pouvoir dire si l’attaque avait été motivée par une dispute personnelle ou un autre mobile.

L’assaillant s’est ensuite brièvement retranché dans les locaux de l’entreprise avant d’être appréhendé par les forces de l’ordre.

Le Quai d’Orsay n’a pas encore confirmé l’information.

________________________ 1 – Nouvel Obs avec Reuters

Attaque à la roquette contre un diplomate britannique au Yémen

Mahmood Habboush; Pierre Sérisier pour le service français

Un véhicule transportant l’ambassadeur adjoint de Grande-Bretagne à Sanaa au Yémen a été la cible d’une attaque à la roquette, indique une source au sein des services de sécurité yéménites mercredi.

Trois passants ont été blessés dans cet attentat, précisent les forces de sécurité locales.

A Londres, le Foreign Office a confirmé qu’une attaque visant une voiture diplomatique s’était produite et qu’un membre du personnel se trouvant dans le véhicule a été légèrement touché.

Au mois d’avril, le convoi de l’ambassadeur britannique au Yémen avait été la cible d’un attentat suicide à la bombe commis par un activiste présumé d’Al Qaïda. L’assaillant avait été tué et trois autres personnes avaient été blessées.

Al Qaïda dans la Péninsule arabique (AQPA) avait affirmé être derrière cet attentat, accusant le représentant britannique au Yémen de mener une guerre contre les musulmans.

06/10/10 (B572) LDDH / Diagnostics de la Santé en République de Djbouti.



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 4 OCTOBRE 2010

Comment soigner la Santé ?


Diagnostics de la Santé en République de Djbouti.

Tout d’abord, il faut se demander depuis quand la Santé est tombée vraiment malade, est tombée si bas ?

Djibouti avait avant l’Indépendance et après l’Indépendance la renommée de miroir sanitaire de la région. Aujourd’hui c’est un vrai mouroir avec la rapacitéd’une Equipe irresponsable qui de plus bénéficie de la totale Impunité, car la chaîne de corruption atteint le plus haut niveau de l’Etat.

Il est bon de rappeler qu’on venait d’Addis Abeba avant l’Indépendance, on venait de Diré-Dawa à Djibouti, de Harhgeisa à Djibouti après l’Indépendance pour ce faire soigner car les médecins et le corps paramédical travaillaient avec scrupule, ils n’avaient pas à se demander comme aujourd’hui si le salaire va venir ce mois-ci, s’ils auront leurs primes de garde, si leurs épouses pourront trouver et emprunter auprès des boutiquiers de quoi acheter pour faire la cuisine et pouvoir manger normalement.

Avec les salaires toujours gelés depuis 1986, avec une inflation galopante qui depuis 1995 ne cesse de s’amplifier pour atteindre un taux global de 450% à 600%, entre les prix des denrées de première nécessité de 1995 et ceux de 2010.

Dans cette ambiance d’inquiétude quotidienne et de stress énervant, il est difficile de travailler, il est difficile de se concentrer afin d’être efficace dans leurs diagnostics, dans leurs opérations de soins.

Les médecins et les infirmiers (ères) sont découragés (es), ils n’en peuvent plus.

Pour des raisons de conscience professionnelle, ils ne peuvent pas sortir de l’hôpital pour aller quémander en ville, alors on tourne en rond, on ne s’aperçoit même pas du/des malade(s).

Cet état d’esprit a débuté environ quatre à cinq ans après le conflit armé déclenché par les répressions sauvages au Nord et à l’Ouest de notre pays.

La situation a empiré vers les années 1995 avec les lois antisociales et le début de l’inflation galopante.

Bref, après l’officialisation des détournements des Fonds sociaux et la garantie, qui est assurée par le premier Argentier et Dictateur qui ne cesse de bafouer la Constitution.

Cette situation a pris une ampleur désastreuse après la prise du pouvoir par l’Usurpateur encore candidat et soutenu par les Forces Etrangères.

Quel est aujourd’hui le bilan de la Santé ?

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce avec rigueur la situation désastreuse en République de Djibouti essentiellement consécutive à la Mal Gouvernance encore financièrement soutenu par l’Ambassade des Etats-Unis, l’USAID, le PNUD et autres Chancellerie et Bailleurs de Fonds.

Afin d’apprécier l’ampleur des dégâts, nous énumérons, ci-après, les causes premières assorties d’exemples.

-1er le service d’urgence un véritable mouroir ;
-2ème le manque de médicament ;
-3ème le paiement des frais d’hospitalisation très chères surtout pour les départements spécialisés ;
-4ème certificat d’indigence ne sert plus à rien ;
-5ème Corps médical démobilisé.

Quelques exemples.

Vendredi 25 septembre 2010 à 7h30 un père de famille très connu s’est présenté avec son fils Mohamed Adan Mohamed très malade et souffrant au service d’urgence de l’Hôpital Peltier.

Sans aucun motif, avec un ton brutal, l’accès aux soins lui a été catégoriquement refusé, alors qu’il était tout à fait disposé à payer.

Voilà un cas type de non assistance à personne en danger.

Ces derniers temps le service d’urgence de l’Hôpital Peltier est considéré comme un véritable mouroir.

Sans aucun texte législatif, le Ministre de la Santé le présumé détourneur de Fonds et des Biens Sociaux Monsieur Miguil avec la bénédiction d’Ismaël Omar s’approprie des taxes pour les soins d’urgence, qui ont passé de 500 FD à 2000 FDj.

Non seulement l’hôpital Peltier, sans aucun texte législatif pour officialiser son changement de statut, s’est transformé en clinique privée où souvent le certificat d’indigence n’est pas tenu en compte.

Dans les cas d’urgence, surtout la nuit, il est impossible d’obtenir un certificat d’indigence du District de Djibouti et plusieurs personnes sont mortes après le refus aux soins à la vue même du Corps médical, quel scandale de voir cette violation flagrante de leur serment en tant que médecin, le Serment d’Hippocrate, serment sur la déontologie médicale.

On comprend que le Corps médical est démobilisé, que ses membres manquent de salaires décents, manquent de conditions de travail valable, manquent souvent de médicaments en cas d’hospitalisation dont les prix payés au Ministère par les patients sont excessives et certainement pas budgétisés.

Que faut-il faire ?

En tant que Défenseur, je ne peux qu’encourager mes compatriotes à ne pas hésiter à des déposer des plaintes dès qu’ils font l’objet d’une non assistance à personnes en danger.

C’est vrai que les plaintes contre des Autorités Djiboutiennes sont rapidement classées sans suite.

Toutefois, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s’engage à les publier et à les soumettre aux Organisations Internationales de la défense des Droits
de l’Homme, dès qu’elle aura connaissance par les victimes.

La Ligue Djiboutienne encourage tous les médecins et infirmiers(ères) de se mobiliser et de créer un Collectif qui pourra organiser des manifestations de rue par exemple devant le PNUD voisin et non loin de l’Hôpital Peltier pour attirer leur attention sur le manque de médicament.

Il est vrai que les manifestations de rue sont d’office le meilleur langage pour combattre la Dictature.

NOEL ABDI Jean-Paul

05/10/10 (B572) Point de vue / Réformer les études supérieures à Djibouti (Texte déjà publié sur un forum, dans un passé relativement éloigné et qu’un lecteur nous demande de publier sur le site de l’ARDHD, aprés relecture)

Chassés par James Ier, les protestants radicaux débarquèrent du mythique May Flower en 1604 sur le sol américain. A peine vingt ans après leur arrivée ces pères pélérins comme les appellent les américains fondèrent l’Université de Havard depuis un joyau du savoir mondialement connu.

Cet exemple illustre deux choses : d’abord comme l’a suggéré Notre Seigneur, l’encre du savant vaut plus que le sang du martyr et d’autre part la nécessité pour une collectivité d’excller dans son ambition scientifique et technologique.

Pour Djibouti qui, 33 ans après son indépendance, ne compte toujours pas la moindre bibliothèque publique, méditer la sagesse protestante ne saurait être un exercice futile. Mais comme réfléchir et être politique au bled sont deux notions antinomiques, nous allons dresser ici les perspectives de la nécessaire réoganisation des études que tant d’esprit débiles ont réportée aux calendes grecques.

Mettre l’éducation nationale au service de l’économie nationale,

Une loi de la sociologie du travail veut qu’un responsable compétent recrute des collaborateurs tout aussi brillants que lui et qu’à l’inverse celui qui est incompétent ne collectionne que des médiocres. Dans les administrations publiques comme dans les sociétés parapubliques, l’indépendance a signifié le remplacement du fonctionnaire colonial dont la médiocrité légendaire a été si bien dépeinte par les auteurs français d’avant garde (de Paul Nizan à Céline en passant par Péguy) par leurs assistants djiboutiens jusque là limités à servir de traducteurs quand ils n’étaient pas assignés à servir le café et rien de plus.

L’incompétence est restée après la décolonisation et pire elle allait se développer et se reproduire. Les djiboutiens diplômés les plus célèbres comme Tour Tour, Omar Osman et Ali Mousse Iyeh et d’autres moins médiatiques ont souffert d’une ségrégation par l’ignorance. La plupart d’entre eux, dont les compétences en sociologie du travail étaient limitées à la lecture simpliste de leurs difficultés à s’insérer dans le marché du travail où des béni oui-oui – otn été bientôt réjoints par une armée de béni-garde-à-vous qui ont monopolisé tous les postes à responsabilité en multipliant alternativement les coups bas et les courbettes.

Dans les faits, les élites légitimes de Djibouti se sont souvent plaintes de la discrimination clanique. A la lecture des sciences cognitives, l’on se rend compte qu’ils ont été, avant tout, victimes de l’indigence intellectuelle et culturelle de l’establishment qui, du haut de la pyramide jusque à la base, était intégralement dédiée à la préservation d’un système construit au forceps. La pérennisation du comportement moutonnier donnait la cohérence.

Les histoires de clan et de tribus ont certes joué un rôle, mais secondaire comme levier de mobilisation et de solidarité rituelle mais ce rôle très largément exagéré par DAF, par exemple fut moins important que la confrontation entre le sens des intérêts publiques et la prédation indissossiable de l’appétit de pouvoir des Gallo Hadheen en général.

Dans cette histoire de vieux Af Mishar, Djibouti fût la grande perdante et aujourd’hui encore 30 ans après elle paye chèrement le retard accumulé dans le cycle des réformes !

Comment l’éducationn nationale s’est-elle adaptée à la donne

Les administrations et les sociétés parapubliques se sont livrées à une surenchère pour ne point embaucher les jeunes diplômés susceptibles d’éliminer Les dinosaures d’un autre âge qui nous gouvernaient. Gérées selon les directives de princes machiavéliques aux pieds nus, au ventre balloné et à la tête vide, l’éducation nationale après l’époque d’Elabeh est devenue une structure autiste et égocentrique.

De ces trois missions, elle n’en retint que deux : l’instruction publique et la formation de son propre personnelle. L’honnêteté intellectelle impose de reconnaître, que même dans ce cadre limité, elle échoua sur toute la ligne.

Trente-trois années ont passé dans le silence de la médiocrité et des discours mensongers : le drame perdure ! Faut-il lancer un cri d’alarme  » pour que Djibouti puisse espérer s’insérer dans l’économie globale ? Elle a tant besoin d’ingénieurs de qualité et de gestionnaires de haut vol » !

Force est de constater que parmi les sept disciplines des sciences de l’ingénieur (le génie mécanique, le génie industriel, le génie des procédés, le génie civil, le génie électrique, le génie lectronnique et le génie informatique) les Djiboutiens n’ont obtenu des résultats satisfaisants que dans la dernière fillière. En dépit des discours « ronflants » (à vous faire « ronfler » ??? – NDLR) d’IOG sur la société de l’information (dans un des pays le moins avancé de la terre !!!) porterait à rire. Ce domaine est le moins urgent pour le dévleoppement notre pays.

Il subsiste donc à la fois un déficit numérique mais également un manque d’ajustement qualititatif dont il faut sortir. . Comment former les ingénieurs dont nous avons besoin ? Ne posez cette question à celui qui en est responsable car connaissant la qualité des fonctionnaires djiboutiens – tous des Farax en puissance – il vous répondra par un discours qui vous ferait l’effet d’un somnifère puissant …..

Djiboutiens donc francophones. Cette seule qualité suffit déjà pour vous enlever 95 % de vos chances de suivre des études de haut niveau dans l’un des quatre pays francophones capables de vous garantir une excellence mondiale : la France, La Belgique, le Canada et la Suisse.

Qu’on le veuille ou non la langue de Molière est devenu un handicap aujourd’hui . Face à sa rivale incontestée, la langue de Shakespeare !

Les francophonnes en général et la France en particulier souffrent d’un mal encore inconnu au pays : la fossilisation sociale. Le fils du médécin sera médécin, celui du juge sera avaocat mais le fils d’ouvrier peut-il espérer une promotion sociale au délà de contre-maître. Au mieux devenir ingénieur.

Si la structure des sociétés francophones (qui est a l’opposé de celles anglosaxonnes dont le myhte moteur est le Self-Made Man parvenu et arrogant) est déjà une contrainte, s’y ajoute, dans notre cas, la dimension raciale que les hommes politiques n’évoquent jamais mais seulement par pure hypocrisie ou par nécessité de rester dans le « politiquement correcté.

Dans l’Europe seul un pays fait pire que la France, en matière de préjugé … c’est la Belgique.

Donc à moins de tenter votre chance en affrontant le froid glacial du Canada, vos chances de réussite sont très limitées avec le seul Français comme bagage.

Passons maintenant à la description du parcours du combattant du bachelier djiboutien.

Si Djibouti produit un étudiant exemplaire à tout égard, la mission de la Coopération française se fera une joie de le récompenser en lui offrant une bourse pour la faculté et/ou en assurant son inscription dans une classe préparatoire.

C’est la pire des choses qui pouvait tomber sur cet agneau issu du bled. La bourse et l’inscription ne sont que des oeuvres de charité, mais une vraie corde attachée solidement à sa chevile. Par cette générosité apparente, la France entend se fidéliser les futures élites africaines car son rayonnement mondial en dépend.

Qu’arrivera donc à cet étudiant doué, travailleur et fier des notes qu’il a obtenues en récompense d’un travail acharné. Il sera plongé dans le bain bouillonnant des rejetons de la pétite bourgeoise française qui pratique une discrimination non-dite, à l’opposé de l’humanisme affiché par les politiciens de l’hexagone qui nous en rabâchent les oreilles à longueur de temps.

Cette population de gosses de riches cataloguera l’élu du lycée de Djibouti, issu le plus souvent de nos quartiers populaires, comme un bouzeu et un arriéré.

Dans la compétition éducative en cours, rien ne lui sera épargné, de l’isolement à la médisance, ce qui a rendu, plus d’un djiboutien, véritablement schizophrène.

Mais les étudiants ce n’est rien ! Comparé à la violence instrumentale des enseignants. L’objectif déclaré est de former des brahmanes sûrs de leur science et aux nerfs d’acier. Face à cette compétition sans humanité, le Djiboutien qui a eu la chance d’être classé parmi les tout permiers u baccalauréat, s’en sort bien.

Mais cela ne suffit pas. L’objectif des réseaux qui tirent toutes les ficelles des établissements français d’enseignement est de forger des élites africaines à leur image en leur demandant de satisfaire à des comportements imposés, mélange de servilitude et de suivisme moutonnier.

Par cette relecture agiographique de l’histoire, le déni des réalités, des élans de chauvisme et d’éthnocentrisme visant à renforcer le lien entre la France d’en bas et ses élites de demain, l’étudiant africain en général se sentira agacé.

Qu’il en montre des premiers signes et c’est
alors tout le corps enseignant uni, qui se penchera sur ce cas de rebellion caractérisé. Il sera sermoné à tout bout de champ, harcelé pendant les cours et quand il n’y aaur rien à redire sur son travail, c’est son accent qui suscitera la risée !!!

La France terre de tolérance, il n’y que Mendès pour croire à ces sottises ! Bref dans ce parcours du combattant, un descendant de nomades, enraciné dans sa culture et en même temps soucieux de s’ouvrir au monde, n’a que peut de chance de s’adapter.

C’est qui explique pourrait expliquer que Djibouti ne compte pratiquement pas de scientifique et encore moins de véritables techniciens. (… A suivre)