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05/10/10 (B572) Point de vue : lorsque les citoyens cessent de croire en leur pays … (par Farah Abdillahi Miguil)

« Un de ses élèves, Zigong, demanda à Confucius un jour quelles étaient les conditions nécessaires pour qu’un pays vive en paix, avec un gouvernement stable. La réponse du maître fut très simple. Il n’y a que trois conditions : des armes en suffisance, assez de vivre et la confiance du peuple.

Premièrement, l’appareil de l’Etat doit être puissant ; il doit disposer des forces militaires lui permettant de se défendre. Deuxièment, il doit avoir de quoi nourrir et vêtir convenablement sa population. Troisièment, il faut que le peuple ait confiance en ses dirigeants.

Cet élève ne cessait de poser des questions bizarres. « S’il était absolument nécessaire de négliger l’une de ces trois conditions, reprit-il à laquelle faudrait-il renoncer ?—Aux forces militaires répondit Confucius. —Et s’il était absolument nécessaire d’en négliger encore une seconde, dit Zigong, quelle serait-elle ?

Avec le plus grand sérieux, Confucius déclara : « Les vivres. Car de tout temps les hommes ont été sujets à la mort, mais, si le peuple n’a pas confiance en ceux qui le gouvernent, c’en est fait de lui. »

Ne pouvoir se nourrir mène assurément à la mort mais qui n’a jamais réussi à tromper la mort ? La pire chose qui puisse arrivé n’est donc pas la mort mais l’effondrement général qui se produit lorsque les citoyens cessent de croire en leur pays. » Yu Dan (Le bonheur selon Confucius)

Les malheurs de l’Afrique viennent surtout du fait que les citoyens n’ont plus confiance en ses dirigeants. Dans cette Afrique où les coups d’états militaires ont cédé la place aux coups d’états constitutionnels, la plupart de ceux qui ont porté un idéal, un espoir, une espérance, …ont eu un destin tragique, emportés par la trahison, les balles de l’ennemi, les suicides assistés, ….

Tout ça s’est fait et se fait toujours avec la bénédiction et la complicité des anciennes puissances coloniales et d’une communauté internationale notoirement affairiste. Les indépendances n’ont été qu’un prolongement de la traite et du colonialisme sous d’autres formes au point où certains africains regrettent parfois aujourd’hui l’époque coloniale.

Ceux que les colons ont confié au pouvoir au moment de leur départ, surtout, dans les pays francophones dans une Afrique aux frontières artificielles, ont été pour la plupart, comme m’écrivait un ami, les serviteurs aux culottes courtes ; anciens soldats de l’armée coloniale, anciens agents de renseignement de la police coloniale ou encore des anciens dignitaires.

Ces hommes qui n’ont connu que la servitude, la platitude, les « oui monsieur », les « à vos ordres monsieur », et qui n’ont jamais rêvé de leur vie d’être un jour dans un palais, sont habités par un désir d’être un maître incontesté ayant droit de vie et de mort sur leurs concitoyens construisant souvent des châteaux de cartes qui s’écroulent avec leur départ.

Durant leur règne ils ne cessent de chanter ce poème satirique de Hadrawi, Isa-Sudhan, composé durant les années 1970,

« Je suis le Président
C’est moi qui décide
Je suis les yeux du peuple
Je suis les oreilles du peuple
Je suis le cerveau du peuple
Je suis le maître [d’école] du peuple
Je suis le Père du peuple
Moi seul de toute cette terre
Suis le patron
Indétrônable »

L’Afrique est devenue un continent où l’éternel recommencement est la règle.

On réécrit, on réinvente une histoire à la gloire de l’homme fort du pays, on détruit et on efface tout ce qui peut rappeler le passé médiocre de ces nouveaux maîtres …. On fait couler du béton sur la mémoire du pays.

Les exemples ont pignon sur rue en Afrique où le manque de confiance entre le peuple et ses dirigeants ont fait basculer des pays dans l’anarchie et la guerre civile.

L’histoire récente et la géographie jouxtante nous font penser à la Somalie qui depuis vingt ans n’a pas d’Etat central, entraînée dans les affres de la guerre des clans par manque des règles démocratiques et du silence complice de la majorité face aux crimes et aux injustices du régime de Siyad Barré.

Et aujourd’hui ceux qui fuient la Somalie n’ont qu’un seul rêve ne jamais revenir sur cet enfer. Sur les routes de l’exil et du désespoir beaucoup sont faits prisonniers par des gardes frontières peu soucieux des droits humains alors que d’autres perdent la vie dans un naufrage en mer ou de soif. Plus de chez soi plus d’espoir.

Mais il arrive que dans certains pays ceux qui sont au pouvoir cesse de croire en leur pays avant le citoyen ordinaire comme à Djibouti. Des hauts responsables de notre pays ont déjà mis à l’abri en Amérique du Nord ou en Europe, leurs familles. Ils espèrent ainsi les épargner d’un destin tragique dont ils croient que Djibouti ne pourrait pas échapper. Ont-ils des informations … ?

Leurs pratiques de la gestion des biens publics les inquiètent-elles au point où … ?

L’oligarchie qui était au pouvoir en Somalie avait subi l’exil après l’effondrement de l’Etat on dirait qu’à Djibouti ceux qui sont aux commandes ont retenu la leçon en anticipant les souffrances de l’exil.

Ce pays ne manque ni de femmes ni d’hommes intègres, honnêtes et soucieux de l’intérêt général possédant « la plénitude humaine sans obsession ; la connaissance sans scepticisme ; le courage sans peur » (Confucius) capables de démentir les guerres civiles et les prophéties de malheur que certains prédisent pour Djibouti. Dans ce bout de territoire combien de génies nous assassinons chaque jour en les empêchant de donner libre cours à leurs intelligences, à leurs verbes, à leurs fresques, à leurs spiritualités…. ? Contre l’arrogance et l’aveuglement de ces hommes et de ces femmes mercenaires des partis au pouvoir en Afrique, on doit opposer une résistance citoyenne, une conscience claire et une foi en des valeurs supérieures. « Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission ; la remplir ou la trahir. » Franz Fanon

Farah Abdillahi Miguil

05/10/10 (B572) Vérité -> agissons dès aujourd’hui pour jeter le tyran et ses mongoles à la porte du pays afin de retrouver nos libertés, la fraternité entre les communautés, du travail pour les jeunes et une solidarité active et efficace pour nos ainés.

De nos jours, la situation à Djibouti est chaotique. Le régime n’est pas stable, le Roi et ses « obligés » ont perdu leurs repères. Dans l’ensemble, rien ne fonctionne plus au sein de l’administration du chamelier.

Le pays est bord d’un gouffre et pire au bord d’un guerre civile. A cause d’un homme qui refuse de voir la réalité, d’écouter les doléances du peuple qui dit non au 3ème mandat.

Au pays, chers frères, la vie de nos concitoyens est menacée et la population est en situation de mort lente :

  • la vie sociale n’existe pratiquement plus,
  • les jeunes sont confrontés au chômage,
  • l’économie est en panne,
  • la justice est précaire et aléatoire, soumise au régime,
  • l’insécurité grandit chaque jour et surtout chaque nuit,
  • les libertés sont bafouées,
  • la drogue se généralise à tous les coins de rue pour asservir la jeunesse,
  • les malades et les personnes âgés sont abandonnés,
  • la vie communautaire est divisée par des bases clanniques

Le régime, pour se maintenir, a suscité les divisions ethniques. Partant de cette politique, il n’a pas pu garantir le minimum de vie soicale et économique ni une politique saine pour que le pays retrouve sa compétitivité et la place qu’il mérite dans le concert des nations.

IOG s’entoure des hommes de son clan, des warabeys, des mafiosi et surtout de grands bandits au passé sulfureux pour gérer le pays et pour représenter le peuple. Avec eux il a étouffé la liberté et il piétinne les droits des citoyens.

Ces derniers chouchous nommés par IOG, sont en réalité des machines à broyer. Avec leurs dents d’acier, ils détruisent l’unité, la société, la culture et l’harmonie entre les communautés. Ils sont connus, depuis leur jeune âge, pour leur servilité face aux plus forts et leur inhumanité face aux plus faibles. Intérêt collectif, justice, fraternité, responsabilité sont des mots dont ils ignorent même le sens. Leurs seules compétences, c’est leur capacité à servir le régime à n’importe quel prix.

Ces jeunes ministres, directeurs et chefs de service sont tous nommés par le dictateur et ils sont dociles. Ils appliquent à la lettre les ordres de Qabayo et de ses proches. Ils développent des postes (souvent inutiles) au sein de leurs services pour accueillir les descendants du clan au pouvoir et pour soutenir les actions du dictateur et de son épouse.

La majorité de leur temps de travail est mobilisé par la façon la plus efficace et la plus rapide pour détourner les budgets de leurs services. Alors qu’ils devraient mettre l’autorité que leur confère leurs titres au service de la communauté toute entière et de l’amélioration des conditions de vie : santé, éducation, logement, emploi. Eh bien non, ils se consacrent pleinement à :

  • construire des grandes villas pour accroître leuir patrimoine,
  • cautionner des grandes sociétés étrangères, moyennant « commissions »,
  • contraindre les banques de la place à blanchir leur argent sale, mal acquis,
  • acheter des châteaux ou de somptueux domaines à l’étranger,
  • investir dans des banques, des hôtels de luxe à Dubaï ou en Europe,

Chers frères, il est urgent que les citoyens réagissent rapidement, avec fermeté, pour stopper le système qui dilapide nos richesses et les réserves destinées à la population. Ce régime endette les citoyens qui devront rembourser les dettes colossales empruntées pour être détournées ensuite, sans aucun bénéfice pour la communauté.

Chers leaders, cadres et jeunes, n’attendez plus ! Votre intertie serait désastreuse pour les libertés du peuple et l’avenir de sa jeunesse. Organisez- vous dans l’unité pour manifester dans la rue et montrer que vous êtes décidés à conduire le peuple vers sa libération de la tyrannie.

Djibouti est un petit pays. Les communautés se connaissent parfaitement. Tout se sait. L’identité de chaque profiteur ou de chque collaborateur au service de la dictature qui a bénéficié d’un enrichissement rapide injustifié ou illégal, est connue !

Quand un membre de la communauté, qui a reçu un maigre héritage de ses aieux, devient un homme opulent : on sait très bien ce qu’il a été contraint d’accepter et de faire contre le peuple, en échange de son enrichissement. au lieu de venir en aide aux jeunes contraints à l’oisiveté et aux vieux qui sont démunis.

Chers citoyens, sans votre action, sans vos démarches, sans votre refus de l’insupportable, des gens honnêtes, des cadres scrupuleux, des leaders chevronnés perdront leur vie sous vos yeux. Quand vous le comprendrez enfin, il sera trop tard. Ils auront été assassinés et le pays sera déinitivement et irrémédiablement ruiné, sans cadre ni structure pour remonter la pente.

Chers frères, saisissez l’opportunité qui vous est offerte. Actuellement, le régime est à son plus bas niveau. Il n’a plus ni l’estime ni la confiance de la communauté internationale. Il est aux abois. Les crimes commis sont connus et montrés d’un doigt vengeur par les hommes libres des pays fréres et amis. Le chamelier, fils de l’Oued n’a plus aucune chance de convaincre qui que ce soit.

Agissons dés ce soir. Sinon demain IOG tombera, mais il nous entraînera dans sa chute infernale et nous serons incapables de l’enrayer.

04/10/10 (B572) FreeDjibouti -> Objectif premier : le changement de mentalité

Par FreeDjibouti

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Notre pays, Djibouti, est arrivé à un point de non retour. Nous savons tous, que tôt ou tard, un changement devra intervenir et qu’il se fera quoi qu’il arrive.

Je ne le dirais jamais assez que Guelleh reste, qu’il le veuille ou non, un mortel comme moi, même si ses fans continuent de penser le contraire.

Un beau matin il mourra comme tout homme et n’emportera pas ses crimes au paradis, mais Djibouti malheureusement ne sera pas libéré pour autant de ses oppresseurs, car les oppresseurs du peuple djiboutien ne se limitent pas à Guelleh et à sa famille. Nous sommes tous des oppresseurs du peuple :

  • Qui, chaque matin avec un balai à la main, jouons aux nettoyeurs sur les artères de Djibouti empruntées par le dictateur, juste pour lui donner l’impression que nous travaillons pour lui, comme si à Djibouti, seules les voies empruntées par le Chef de l’Etat méritaient d’être entretenues, ou comme sil représentait à lui tout seul, l’Etat Djiboutien et le trésor public qui doit payer une frange de la population pour ses efforts tandis qu’une autre portion de la population meure de faim
  • Qui continuons de lire des motions de soutien, à un régime qui tue nos frères, emprisonne nos parents, et torture nos enfants. Comme si nous avions les yeux fermés et n’avons dans nos têtes que l’image Guelleh et sa bande qui tombent en ruine (ils le savent mieux que nous), et ne sauraient plus être soutenus par quelque moyen que ce soit
  • Qui continuons de vivre dans l’entourage du dictateur juste pour pouvoir nous remplir les poches avec le peu d’argent qui reste encore dans les caisses de notre pays et qui parce que nous jouons aux chiens du maître nous croyons invulnérables et sacrifions la population djiboutienne pour satisfaire nos ambitions personnelles, comme si le règne de notre maître (Guelleh) n’aurait jamais de fin.

Je m’arrête là pour l’instant, juste pour dire que nous devons changer de mentalité, si nous voulons un changement réel de notre pays, car à quoi servirait le départ de Guelleh, si ceux qui prendront sa place demain, continuent de se prendre pour Dieu le Père, que nos futurs ministres continuent d’être absents de leurs bureaux et passent leurs journées dans les cafés de la place ou que nos hôpitaux sont désertés par les médecins, que notre administration doit servir de lieux d’entraînement à la corruption; ou encore que nos commissariats doivent continuer par servir de camps de torture pour nos compatriotes.

Quel changement comptons-nous réellement apporter à Djibouti demain si nous ne changeons pas de mentalité?

Il y a des signes qui ne trompent pas, et à mon humble avis quand nous observons bien le jeu qui se joue actuellement à Djibouti entre les acteurs politiques, le pouvoir en place et le monde (la France), ou encore entre la frange de la population qui s’intéresse encore à la politique et celle qui continue de croire que la solution de Djibouti tombera toute seule du ciel comme une manne, je ne peux que me demander, ce que va devenir notre pays si jamais nous ne changeons de comportement.

Ce n’est pas en critiquant nos leaders politiques sans apporter notre contribution pour sortir le pays de la crise, que le changement se fera à Djibouti! Ce n’est pas non plus en publiant chacun de notre coté, sur les différents sites Web, notre solution personnelle de sortie de crise que le changement pourra se faire, car il ne se fera jamais tout seul !

Nous devons nous regrouper entre Djiboutiens, nous écouter mutuellement donnant l’occasion à chacun de s’exprimer (la technologie y étant favorable aujourd’hui plus qu’hier) et faire l’approche objectif et raisonnable qu’il faut pour sortir Djibouti de sa crise.

Pour ma part, je continue de croire que cette solution passe par le départ de Guelleh, mais bien avant cela par le choix de nouveaux leaders politiques, de nouvelles personnes prêtes à écouter le peuple et à donner leur vie pour ce peuple afin que vive la patrie. Et si nous disons que la solution de Djibouti se trouve d’abord dans le changement des mentalités, alors rappelons ici que la clef de ce changement de mentalité se trouve dans l’humilité.

Le leader politique de demain devra être un homme humble, qui sait écouter (pas comme un mouton) la population et un vrai décideur, qui sait tirer de tout ce qu’il a entendu, la décision digne de sauver le peuple et qui finalement sait appliquer cette décision en toute impartialité et sans peur de heurter le peuple car il sait en son for intérieur que sa décision est juste et sera acceptée par tous les Djiboutiens. Il doit pouvoir sentir en son âme la même chaleur et son cœur devra battre au même rythme que le peuple.

Évitons donc nous aussi de mettre demain à la place de Guelleh, quelqu’un qui aurait nécessairement fait la Sorbonne, saurait parler latin et aurait étudié le droit. Djibouti ne mérite pas d’être gouverné par une grosse tête, mais par un gros cœur, un citoyen quelconque proche de la population et qui saurait souffrir avec son peuple quand celui-ci souffre, bref un sage et un altruiste.

Prenons exemple sur Yasser Arafat ou sur Nelson Mandela, et en attendant le grand jour où Guelleh sera mis K.O., essayons d’apprendre à mieux nous comprendre, à savoir extérioriser nos propres sentiments sans heurter les autres dans leur amour propre et à bannir de nos comportements les attitudes telles que:
– qui n’est pas âgé n’a pas droit à la parole en public
– qui n’est pas de tel tribu ne peut être président
– qui n’a pas son doctorat est un taré et ne saurait être chef de parti
– qui n’est pas de tel parti polutique n’est pas un opposant crédible
– qui est militaire à Djibouti ne peut être qu’un assassin
– qui a été ministre de Guelleh ne peut respirer que l »air UMP » et ne sera jamais qu’un faux opposant
– qui est riche à Djibouti ne peut être qu’un voleur ou a des liens avec le pouvoir en place
– qui est journaliste à la RTD n’est autre qu’un vendu
– qui critique l’opposition est un partisan du régime ……..
– qui …….etc.

Bref, il nous faut commencer par changer de mentalité(en premier les responsables politiques de l’opposition) et changer le regard porté sur nos concitoyens(surtout sur la diaspora) et la politique de notre pays, pour déjà commencer par rechercher l’homme intègre qui devra (bientôt) remplacer Guelleh et qui sera prêt à servir le peuple djiboutien en toute dignité et franchise. Insha’Allah

« Il est rare que les hommes politiques pensent autrement que le peuple. Premièrement ils y ont leurs racines, ils sont politiquement et intellectuellement marqués des mêmes préjugés. Deuxièmement, le peuple se compose d’électeurs. » [Ulrich Wickert]

A bon entendeur, salut

Djiboutiennement

FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com

http://afraissas.over-blog.com

04/10/10 (B572) Nouvelles de Somalie – 7 civils tués dans des combats entre insurgés et force africaine – Mohamud Ahmed Nur, nouveau maire de Mogadiscio – L’obscurantisme guerrier des Shebab (3 articles)

___________________ 3 – AFP

Mogadiscio: 7 civils tués dans des combats entre insurgés et force africaine

Au moins sept civils ont été tués samedi à Mogadiscio lors d’échanges de tirs d’artillerie entre des insurgés islamistes shebab et les troupes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom), a-t-on appris de source médicale.

« Au moins sept civils, dont deux femmes, ont été tués et 31 blessés pendant les échanges de tirs d’artillerie et de mortiers », a expliqué le chef du service des ambulances de Mogadoscio, Ali Muse.

Les tirs ont débuté lorsque les shebab , qui se réclament d’al-Qaïda, ont visé avec des mortiers le palais présidentiel et l’aéroport de la capitale, peu après l’atterrissage de l’avion du président Sharif Sheikh Ahmed.

L’Amisom a aussitôt répliqué avec son artillerie.

Les civils ont été tués par des obus tombés sur le principal marché de la ville, Bakara.

Les civils sont de loin les principales victimes des combats à Mogadiscio entre les shebab et les forces gouvernementales soutenues par l’Amisom.

___________________ 2 – RFI

Mohamud Ahmed Nur, nouveau maire de Mogadiscio

Par Stéphanie Braquehais

Mohamud Ahmed Nur, surnommé Tarzan, a 55 ans. Il a quitté la Somalie en 1977 au début de la guerre de l’Ogaden, après avoir été mis en prison par Siad Barré, dont dit il le régime dictatorial et communiste ne souffrait pas la critique.

Il a d’abord vécu dans les Emirats, puis s’est installé en Grande-Bretagne, où il possédait un cybercafé.

Il n’a remis les pieds dans la capitale somalienne, où il est né et a passé son enfance, qu’en juillet de cette année. Après plus de trente ans d’absence, il a dû se ranger au style de vie ou plutôt de survie de ses collègues du gouvernement.

____________ 1 – Afrik.com (attention article de Juillet 2010)

L’obscurantisme guerrier des Shebab. Les combattants islamistes somaliens prennent de l’envergure en Afrique orientale

PAR LEILA KADDOUR-BOUDADI

Les Shebab ont revendiqué le double attentat, perpétré dimanche à Kampala, qui a causé la mort de 73 personnes et fait plus de 85 blessés. En attaquant deux restaurants qui diffusaient la finale de la coupe du monde de football, ces combattants extrémistes ont déclaré être en guerre avec les Ougandais et les Burundais en raison de leur engagement militaire en Somalie. Gros plan sur ce groupe islamiste somalien qui contrôle plus de 80% du pays.

« Nous sommes derrière cette attaque car nous sommes en guerre avec eux [les Ougandais, ndlr] », a déclaré lundi Ali Mouhamoud Rage, l’un des porte-parole des Shebab. Le bilan de ce double attentat perpétré dimanche à Kampala, capitale de l’Ouganda, au cours de la finale de la Coupe du monde, fait état d’au moins 73 morts et de 85 blessés. Après enquête de la police ougandaise assistée par trois enquêteurs du Bureau fédéral d’investigations (FBI), l’explosion qui a eu lieu dans le restaurant Le village éthiopien est l’œuvre d’un kamikaze.

L’homme portait sur lui des explosifs. Impossible pour l’heure de déterminer si le mode opératoire était le même dans le second établissement visé. Toutefois la découverte, au lendemain de l’attentat d’une veste remplie d’explosifs abandonnée dans une discothèque de la capitale fait pencher pour l’hypothèse des attentats suicides.

Le groupe islamiste somalien, en grande partie issu de la faction la plus extrême de l’Union des Tribunaux islamiques, n’a pas frappé au hasard. Kampala était une cible idéale. Pourvoyeur de la moitié des troupes de la mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom) avec 3000 hommes et organisateur du prochain sommet de l’Union africaine, l’Ouganda avait fait l’objet de menaces le 5 juillet suite à l’annonce du renforcement de son contingent à Mogadiscio, capitale somalienne.

Contrôlant plusieurs régions dans le sud et le centre de la Somalie, ainsi que de nombreux quartiers de la capitale Mogadiscio, les Shebab se sont attaqués à un restaurant éthiopien, nation ennemie, et qui diffusait du football, activité proscrite par la Charia des Shebab. Des attentats qui ont renforcé le président ougandais, Yoweri Museveni, dans sa volonté de maintenir ses troupes en Somalie. Il a même souhaité, jeudi, que les effectifs de la force de l’Union Africaine montent jusqu’à 20 000 hommes pour « éliminer les terroristes ».

Formé depuis 2004 par Aden Hashi Farah, le groupe djihadiste somalien est issu en grande majorité de la fraction la plus radicale de l’Union des tribunaux islamiques (UTI) mise en place initialement pour mettre fin aux violences nationales en imposant la Charia. Chassé du pouvoir par l’armée éthiopienne en 2006, les chefs de l’UTI ont pris la fuite laissant leurs combattants rejoindre les rangs du Shebab. `

En 2009, ce groupe armé part en guerre contre le gouvernement du président Sharif Cheikh Ahmed, ancien membre plus modéré de l’UTI, chargé de rétablir la paix après dix ans de guerre civile. Dirigé par Moktar Ali Zubeyr, religieux natif du Somaliland, les Shebab entretiennent des liens étroits avec Al-Qaïda.

Un groupe d’hommes en leur sein ont été formés en Afghanistan explique Roland Marchal, chercheur au Centre national de recherches scientifiques (CNRS) et spécialiste de la Somalie. Placé sur la liste officielle des organisations terroristes des États-Unis en 2004, ce groupe islamiste est soupçonné de servir les intérêts d’Al-Qaïda au Pakistan. En mars 2009, Oussama ben Laden a d’ailleurs appelé dans un enregistrement à renverser et combattre le président Sharif Cheikh Ahmed.

Cette milice ultra-radicale, qui prône une application à la lettre de la Charia, s’est même récemment réconciliée avec le Hizb-al-Islam, organisation islamique d’un ancien leader de l’UTI, Hassan Dahir Aweys. Tous deux s’étaient déjà affrontés pour des raisons claniques mais veulent à présent s’associer pour éliminer le gouvernement de transition qui ne contrôle déjà plus vraiment le pays. En effet les Shebab ont entre leur main environ 80% de la Somalie. Mal connu, ce groupe armé, qui fait régner la terreur par des procès expéditifs et des mutilations publiques, est capable de mobiliser plus de 7 000 hommes.

La Charia version Shebab

Charia, en arabe la « voie », doit indiquer au musulman le chemin pour respecter la loi de Dieu. Elle régit aussi bien la vie publique que privée des pratiquants. Les Shebab appliquent littéralement leur propre lecture du texte saint. L’extrémiste de leur interprétation se traduit par les mesures radicales qu’ils imposent à la population.

Il est interdit, par exemple, aux femmes de porter un soutien-gorge sous peine d’être fouettée publiquement. Jugé anti-islamique, impur et offensant, ce sous-vêtement « trompe sur l’état naturel des seins, accentue les formes féminines et suscite des désirs sexuels » selon un chef du mouvement fondamentaliste.

Les hommes ne sont pas en reste, ils sont dans l’obligation, quant à eux, de porter la barbe mais de se couper la moustache pour se différencier des polythéistes.

Plus absurde encore la diffusion de musique est interdite sur les ondes radiophoniques, idem pour les sonneries téléphoniques. – Le football ne serait que gesticulation et la danse un péché.

En octobre 2008, une petite fille de 13 ans a été lapidée à mort dans un stade par cinquante hommes en présence de mille spectateurs alors qu’elle avait été violée.

Si le viol n’est pas reconnu, le vol est sévèrement puni. Deux jeunes hommes ont été amputés de la main droite en septembre 2009 comme le prévoit la loi coranique. Toutes ces sanctions sont publiques et participent à terroriser la population.

04/01/10 (B572) Djibouti disposé à former des untés de police en Somalie (Afrique Avenir avec APA)

Djibouti s’est déclarée disposé à assurer une formation à quelque 500 policiers somaliens, a déclaré lundi, l’ambassadeur de Djibouti en Somalie, Dayib Doubad Robleh, à l’ouverture à Madrid des travaux la 18ème réunion du Groupe international de contact (GIC) sur la Somalie, a appris APA de source officielle.

Le diplomate djiboutien qui n’a donné aucun détail sur le contour de cette formation a toutefois estimé que celle-ci avait accusé du retard puisqu’elle devait en principe démarrer vers la fin du mois d’août passé.

« Il est impératif que la communauté internationale dépasse le stade des promesses et qu’elle prenne en considération les dangers réels existants dans ce pays, lesquels risquent d’affecter l’ensemble de la Région de la Corne de l’Afrique et le monde entier », a-t-il plaidé.

Le Représentant spécial de l’ONU en Somalie, Augustine Mahiga, a appelé les partenaires internationaux à faire progresser la paix, la stabilité et la réconciliation nationale, soulignant que la Somalie a autant besoin d’aide que des pays comme l’Iraq ou l’Afghanistan.

« D’ici là, plusieurs tâches majeures restent à accomplir », a-t-il dit, citant notamment la poursuite des initiatives de réconciliation, le renforcement des institutions civiles et de la sécurité des populations, et l’achèvement du processus d’élaboration de la constitution.

L’objectif de cette rencontre qui a vu la participation des délégués venant d’une trentaine de pays est d’apporter un appui plus que nécessaire aux autorités somaliennes notamment le Gouvernement Fédéral de Transition (TFG) en vue de ramener la paix et la réconciliation nationale dans le pays.

La réunion de Madrid intervient à un « moment crucial » pour le TFG et la classe politique somalienne surtout après la récente démission du Premier Ministre, Omar Abdirashid Sharmarke et alors qu’on est à quelque mois de la fin de la période transitoire.

Le Groupe international de contact sur la Somalie avait vu le jour en 2006 à New York, à l’initiative des gouvernements américain et norvégien. Il se réunit chaque trimestre pour évaluer les réalisations entreprises.

04/10/10 (B572) A la suite de sa candidature à la Présidence du FRUD, Abdallah Deberkalleh a reçu de nombreux messages. Parmi eux, un lecteur l’invite à participer au prochain Forum Afar qui se tiendra à Bruxelles. Ne pouvant s’y rendre, il nous prie de publier la lettre qu’il aimerait rendre publique à cette occasion.

Mes chères soeurs, mes chers frères,

Je tiens à vous remercier pour l’invitation à participer au Forum Afar de Bruxelles qui m’a été envoyée récemment.

Etant à Dubaï, il ne me sera pas possible, pour plusieurs raisons, y compris matérielles de m’y rendre, et j’aimerais vous dire à tous combien je le regrette et surtout combien je m’associe à vos travaux.

En déclarant publiquement et démocratiquement ma candidature à la Présidence du FRUD, sachez que je
n’ai voulu froisser aucune susceptibilité, mais simplement que j’ai confiance dans la cause que
nous défendons parce qu’elle est juste et légitime.

J’ai détaillé clairement le programme que je souhaiterais mettre en oeuvre, parce qu’il répond à la
fois aux intérêts des Afar, mais aussi aux intérêts de tous les peuples de la région qui aspirent
à poursuivre une vie paisible, en dehors de tous conflits et à jouir de leurs droits inaliénables que
sont en particulier : la justice, la propriété, le respect des traditions et des coutumes et l’équité.

Pour moi, il n’y a pas de salut dans des combats fraticides, quand ils sont manipulés et/ou organisés par des hommes ou par des groupes qui suscitent ces divisions uniquement pour leur bénéfice personnel. Je pense qu’il ne faut pas tomber dans les pièges
qui pourraient nous être tendus.

Je vous remercie de lire mon message à toutes nos soeurs et à tous nos frères, pour leur dire que
nous devons conserver l’espoir et militer pour faire changer les choses. S’il doit y avoir un jour, une
lutte armée, il faudra que les enjeux soient clairs et que notre peuple tout entier, conscient des risques et du
coût, soit préparé pour la soutenir, avec un objectif unique et simple à la fois : celui d’améliorer les conditions de vie
de nos soeurs et frères et des populations qui souffrent.

Pour moi, ce moment n’est pas venu. Nous devons d’abord utiliser d’autres armes pour faire connaître la
situation des populations ignorées de l’actualité, ce qu’elles subissent et leurs besoins, afin d’obtenir la reconnaissance de notre peuple, de sa culture et de ses traditions, par l’ensemble de la communauté internationale et de mettre un terme aux crimes dont il est victime : exécutions sommaires, arrestations et tortures, viols de nos filles et de nos femmes, destruction des puits, des écoles et des dispensaires, vol de bétail et de nos terres,…

Je remercie les organisateurs du Forum, d’avoir l’amabilité de lire ce message à nos soeurs et à nos frères qui participeront au Forum Afar de Bruxelles et dont je partage totalement les objectifs.

C’est avec la plus grande sincérité et l’assurance de mon engagement personnel, loyal et sans faille en faveur de la cause Afar, que je vous adresse tous mes encouragements.

Abdallah Deberkalleh
Candidat à la Présidence du FRUD

03/10/10 (B572) Les dernières nouvelles du front par le Sergent-Chef Ariko à Londres.

– Règlement du conflit frontalier djibouto-érythréen : Djibouti traine les pieds, ce qui agace fortement le Qatar …

Selon des informations qui m’ont été envoyées depuis Djibouti, le Qatar aurait demandé à la république de Djibouti de faire des propositions afin que le pays sorte de l’État de guerre larvée avec l’Érythrée.

Le président dictateur érythréen Afeworkis aurait demandé au Qatar d’obtenir que Djibouti propose des solutions pour l’échange des prisonniers de guerres. C’est sans compter la paresse chronique des autorités djiboutiennes et leur volonté de faire trainer au maximum ce point … Bref ! le dossier n’avance pas car Djibouti n’a toujours pas donné de réponse.

– Cela met le Qatar et Asmara dans l’embarras.

Dernièrement le Général trois étoiles du Qatar a transmis au dictateur IOG une lettre qui lui avait remise par les Érythréens.

Djibouti a demandé à ce que Mahamoud Ali Jabra, l’ancien Ambassadeur d’Érythrée accrédité à Djibouti (de 2000 a 2007) conduise les négociations parce qu’il connait mieux que quiconque Djibouti et ses autorités.

Asmara a très mal reçue cette demande, pour deux raisons :

. cet Ambassadeur a été éloigné d’Asmara pour représenter l’Érythrée auprès de l’Iran,
. et surtout l’Érythrée n’entend pas qu’on lui impose le nom de ses propres négociateurs.

Le Qatar, principal négociateur, est fatigué d’attendre les propositions de Djibouti pour parvenir à un règlement définitif du conflit. L’Émir du Qatar a demandé aux deux parties de venir à Doha pour négocier un accord sur le partage des terres frontalières laissées vacante par les colonisateurs français et italiens.

Si l’Érythrée a répondu favorablement, c’est Djibouti qui traine les pieds. Asmara a d’ores et déjà demandé à ce que Djibouti fasse des efforts pour limiter le déchargement des navires qui transportent des armes de guerre pour l’Éthiopie.

Djibouti, comme sur les autres points, n’a même pas daigné répondre. Cela agace au plus haut point, les autorités du Qatar.

– Le ridicule a atteint des sommets lorsque l’Émir du Qatar a demandé à notre ambassadeur à Doha Mahamadeh Ali Mahamadeh, les raisons du silence Djibouti sur les différentes demandes.

Notre ambassadeur a été contraint de répondre qu’il n’en savait rien !

Stupeur à Doha. C’était bien la première fois qu’un ambassadeur n’était pas au courant de dossiers aussi importants que celui des négociations entre Djibouti et l Érythrée.

Le palais de Djibouti cache tout ! Même à ses propres ambassadeurs qui sont accrédités dans d’autres pays. Des rumeurs sérieuses prétendent que l’ambassadeur Mahamadeh Ali Mahamadeh, un arabophone, serait remplacé, à la demande des autorités de Doha … Comme son homologue Robleh Ollahyieh devenu « persona non grata » à Washington.

Pour l’instant tout le monde attend les propositions de Djibouti, mais IOG dans le contexte actuel a probablement d’autres chats à fouetter …

– La France organise les bons offices de son coté, en dépit des réticences djiboutiennes

Constatant le blocage « organisé ? » par Djibouti, la France a proposé ses bons offices à la présidence djiboutienne. Discrètement, Paris a envoyé à Asmara, un émissaire, le diplomate Stéphane Gompertz, directeur Afrique, au quai d Orsay.

(Ambassade de France a Asmara) Le diplomate a pour mission de prendre « langue » avec le maître d’Asmara. Paris n’apprécie pas du tout que Djibouti joue « les malins » dans cette affaire.

La France considère-t-elle (à juste titre ?) que cette guerre avec l’Érythrée permet avant tout au Gouvernement djiboutien de détourner l’attention de ses militaires en leur fournissant une occupation ?

En effet, un grand nombre est déjà entré en rébellion contre le pouvoir mal élu d’Ismail Omar Guelleh, ce qui fournit une raison supplémentaire pour se débarrasser des éléments les plus durs et les plus en vue de l’armée djiboutienne.

L’Érythrée a laissé entendre que la France serait la bienvenue dans le cadre des négociations avec Djibouti. Mais au palais de Djibouti, on ne voit pas les choses de la même façon et l’on considère que la France n’a aucune légitimité pour interférer dans les affaires de Djibouti.

Le diplomate français a remis au président érythréen un message de son homologue français. La zone de Doumeira (zone clé du détroit de Bab el Mandeb) est stratégique non seulement pour Djibouti mais aussi pour tous les pays occidentaux.

– Des avions érythréens autorisés à se poser à Djibouti pour débarquer de nuit des islamistes somaliens intégristes ?

A la tombée de la nuit, des avions appartenant à l’Érythrée sont autorisés à se poser sur l’aéroport de Djibouti … alors que Djibouti clame qu’elle est en guerre contre elle !

De ces avions, qui viennent directement d’Asmara, débarquent des somaliens dont les américains voudraient la peau parce qu’ils les soupçonnent d’appartenir à Al Shebaab et/ou à d’autres partis islamistes qui sont en guerre contre le fragile gouvernement de Mogadiscio.

– Un désintérêt total d’IOG pour les militaires retenus prisonnier en Erythrée. Zakaria muet sur ce point

Les Djiboutiens ont demandé à l’Érythrée de leur fournir le nombre et la liste des soldats qu’ils détiennent en tant que prisonniers de guerre. Imaginez que l’État-major des forces armées djiboutiennes soit incapable de recenser le nombre d’hommes fait prisonniers à l’issue de la bataille de Doumeira ?

Est-ce la preuve que les dirigeants djiboutiens se désintéressent carrément de leurs soldats ?

Prenons un exemple : le régime a prétendu que le Capitaine Abdourahman Harreh Bouh des FAD et le Lieutenant Elmi Robleh Omar avaient été tués durant les combats.

C’est faux ! En réalité, ils sont prisonniers des Érythréens comme leur chef d’état-major, le Colonel Aden Ali Ahmed patron du C.C.O.

Sous la pression des familles qui exigeaient légitimement des informations sur leurs proches, le régime a aussi prétendu que dix-huit autres militaires avaient été portés disparus.

Curieux, car le général Zakaria sait le nombre exact de ses hommes morts ou capturés par les Érythréens et pourtant il se réfugie dans un mutisme total. Il ne veut rien dire à quiconque, même pas aux épouses de ces militaires.

Les érythréens ont rapatrié les prisonniers djiboutiens sur Asmara. Selon un conseiller de l’Ambassade d’Érythrée à Londres, qui a réclamé l’anonymat pour des raisons de sécurité, les militaires djiboutiens prisonniers seraient au nombre de 98 soldats dont 10 officiers. Le plus haut-gradé est le colonel Aden Ali Ahmed, patron du régiment blindé du camp Cheik Osman.

Djibouti ne fait même pas le minimum pour demander au Croissant-Rouge ou à défaut à la Croix-Rouge de se renseigner sur les conditions de ces militaires.

L’opposition civile djiboutienne n’a jamais évoqué cette question fondamentale qui concerne la vie de nos soldats et l’espoir pour leurs familles.

– De leur coté, les « prisonniers » érythréens supplient pour qu’on ne les renvoie pas chez eux

Les prisonniers érythréens détenus à la prison de Gabode, section 10, ont demandé, selon nos informations, à bénéficier d’une assistance de la part du Croissant-Rouge pour qu’ils ne soient pas renvoyer chez eux en Érythrée.

Ces prisonniers savent très bien que Guelleh serait bien capable « de les vendre » à la boucherie de son copain Afeworkis, car leur retour au pays ne serait pas salué par des cris de victoire et de joie (comme cela se passe dans des pays civilisés) mais serait plutôt synonyme des pires châtiments, pour désertion.

Guelleh refuse toujours à la Croix-Rouge l’accès à ces malheureux prisonniers de guerre, dont il se glorifie.

Qui ne sait pas que ces prisonniers érythréens ont fait défection avant les combats, pour dénoncer la situation catastrophique de leurs casernements à Doumeira ?

– Les deux pays se reprochent mutuellement de soutenir des opposants à leur régime, mais seuls les résistants du FRUD inquiètent Guelleh

En allant au siège des Nations-unies, le dictateur avait demandé à ce que l’Érythrée remette à la justice djiboutienne, un cadre du FRUD. Chose faite, il est actuellement en prison à Gabode.

Le plus navrant, c’est qu’IOG n’a même pas demandé au secrétaire général de l’ONU d’enquêter sur la situation de nos soldats portés disparus : morts, vivants, prisonniers, bien portants, malades ??

Seuls les rebelles du FRUD inquiètent le régime dictatorial, mais il n’a rien à faire de la vie de nos malheureux soldats. L’Érythrée a pris acte du fait que Djibouti avait abandonné ses soldats prisonniers.

Dans l’interview qu’il avait accordée à VOA en Somali, IOG avait reconnu que l’Érythrée armait et soutenait ses opposants.

Pour être équitable, aurait-il du ajouter que de son côté, il armait et finançait les moudjahidines du front islamique érythréens qui se battent contre le régime d Afeworkis et qui sont basés au Soudan ?

– Djibouti n’au toujours pas repris possession des territoires abandonnés par l’Erythrée,

Conformément à la demande du Qatar et d’Israël, l’Érythrée a abandonné ses positions sur le littoral de Doumeira. Soulignons qu’Asmara reçoit un soutien fort de la part de l’Etat hébreu. Israël possède en Érythrée sa plus grande ambassade du continent africain.

Et le pire ou le plus surprenant : jusqu’à ce jour, l’Etat paresseux de Djibouti n’a même pas envoyé son armée pour reprendre possession des territoires que les Érythréens ont évacués depuis longtemps.

Djibouti a demandé au Qatar de positionner des troupes sur place. Les militaires djiboutiens se demandent quel est le besoin réel, de faire appel à une armée étrangère pour s’occuper des affaires nationales, alors qu’ils ont la capacité de les gérer.

Le palais n’a aucune réponse à donner à ses militaires.

Les désertions se multiplient au point que le Ministre de la défense « le dormeur » Ougoureh a été sommé par le palais « de Beit el Wali » de remédier à la situation.

Il s’est contenté d’ordonner de construire un barrage à Hado à quelques kilomètres du front, qui est sévèrement gardé par une unité de la Garde républicaine.

L’Armée est paralysée par les désertions et les retards pour rejoindre les cantonnements. Le moral n’est pas au beau fixe à Doumeira, dans les régiments.

Le général Zakaria, escorté par le berger Mohamed Djama, patron de la garde tribale, dénommée « Garde républicaine » multiplie les menaces envers les hommes du rang.

– Mohamed Djama « le berger » attend-il le poste de Zakaria ?

Les soldats ne l’entendent pas de cette oreille… Ils savent que les jours du général Zakaria sont comptés et que le dictateur IOG après son « vol » lors de l’élection présidentielle du 9 avril 2011 veut promouvoir le Colonel berger Mohamed Djama au grade de Général de corps.

Pour l’obtenir, Mohamed Djama doit attendre que le général Zakaria disparaisse de la surface de la terre ou soit mis en retraite.

Entretenir des tensions dans la capitale pour organiser son élection. L’une des techniques préférées d’IOG qui montre ses limites …

Dans sa stratégie répréhensible, IOG se doit d’entretenir les tensions à Djibouti-ville. Les jeunes, qui sont au chômage, sont devenus ses pions, qu’il dirige en fonction de ses intérêts électoraux.

La nuit venue, les jeunes des quartiers se battent avec des lance-pierres. Ces combats sont savamment orchestrés par le régime aux abois, mais ils commencent à agacer la population.

Les gens se demandent jusqu’où va aller cette folie meurtrière qui secoue chaque nuit la capitale.

Côté régime : silence radio.

Mais cette mise en scène organisée et dirigée par le régime ne fait pas plaisir à tout le monde et les représentations diplomatiques étrangères ont leurs propres informations et elles ne sont pas dupes.

L’ambassadeur des États-Unis aurait demandé au ministre de l’intérieur, un certain Yacin Elmi Bouh de calmer les jeunes.

Le ministre a demandé à Haramous des instructions.

Seulement l’initiateur des troubles est incapable de proposer un remède pour lutter contre le feu qu’il a allumé.

Yacin Elmi Bouh a simplement assuré l’ambassadeur qu’il allait augmenter le déploiement des forces de Police.

– Les jeunes, victimes des promesses du régime, condamnés aux travaux forcés à Nagad.

Reste qu’IOG a pris une peur bleue. Il a donné l’ordre à la brigade spéciale de la police nationale et à la Gendarmerie d’arrêter des jeunes. Dans la nuit du 25 au 26 septembre les hommes, sous les ordres du commandant Elmi Jesse et du lieutenant colonel Douksieh, sont passés à l’action et ils ont arrêté de nombreux jeunes. Certains d’entre eux ont vite fait de prévenir leurs sponsors !

Pour les uns, c’était le couple Ismail Tani – Seke Toureh et pour les autres, Ali Abdi Farah le protégé de Kadra.

Ces appels téléphoniques de détresse n’auraient servi à rien puisque le colonel Abdillahi Abdi aurait refusé catégoriquement de les relâcher. Le p’tit Zak a-t-il confirmé la position ?

Les jeunes ont été abandonnés par leurs sponsors. Internés à la caserne de Nagad, ils survivent, à la condition d’effectuer des travaux épuisants le matin et du sport l’après midi, histoire de leur faire passer l’envie de jeter des cailloux sur les pauvres et paisibles citoyens.

Voila où cela mène ceux qui ont cru utile de soutenir le régime et ses obligés.

A la jeunesse de méditer cela : le régime ne respecte rien ni personne. L’ingratitude est sa doctrine de gouvernement ….

– Les écoliers de Djibouti se plaignent du manque d’enseignants qualifiés.

C’est vrai puisqu’une grande majorité d’enseignants a fui Djibouti. Le ministère de l’éducation nationale n’arrive plus à combler les postes laissés vacant par les enseignants qui ont préféré l’exil et ses rigueurs, pour ne plus être les victimes de la mauvaise gouvernance qui règne en maître à Djibouti, depuis le coup d’État du petit neveu d’Hassan Gouled, un certain 9 avril 1999.

Le régime ne prend pas la mesure de la catastrophe annoncée dans les établissements d’enseignement. Même le ministre de l’éducation nationale, Mister Hamoud, préfère inscrire ses enfants dans les écoles françaises plutôt que dans les écoles nationales.

Cela prouve qu’il ne fait aucune confiance à ce système qui génère des chômeurs et qui tue le système éducatif à petit feu.

Voila où nous conduit ce régime et son chef uniquement préoccupé par ses intérêts personnels.

– Un cadre du trésor disparait avec un gros magot.

Un certain Saïd Omar dit « Omar le jeune » s’est enfui avec le butin. Fou de rage, le dictateur a convoqué le directeur des finances Saïd « caoutchouc » et le patron du trésor Hassan Gab ou « Hassan Petit » pour qu’ils s’expliquent. Les deux responsables ont eu à affronter le gourou du maître de Haramous.

Curieusement, le ministre Ali Farah Assoweh n a pas été convoqué à cette réunion au palais.

A la dernière minute c’est le patron des bassasses (espions en langue somali) Hassan Saïd qui est venu calmer le dictateur. Il lui a annoncé que Saïd « le jeune » avait abandonné la voiture à Loyahada, et qu’il avait emprunté une autre voiture pour partir en direction de Dire Dawa.

Les deux directeurs craignent maintenant pour leurs postes. L’un Saïd « caoutchouc » est le frère d’Abdi Jackson, ex-directeur commercial au port alors que l’autre a été recruté personnellement par IOG. Bonne chance messieurs !

– Amir Adaweh Robleh, un ancien opposant « repenti », qui pourrait être menacé par les nouvelles orientations d’Aden Robleh ?


L’ex opposant et rédacteur en chef de La République, organe de presse du parti PND d’Aden Robleh Awalé, Amir Adaweh Robleh qui avait été nommé, en reconnaissance de sa collaboration avec le régime dictatorial, au titre de conseiller de l’Ambassade de Djibouti à Paris pourrait rentrer bientôt au pays.

Cette décision serait la conséquence du désengagement d’Aden Robleh sur la participation du PND aux côtés du RPP pour les élections présidentielles du 9 avril 2011.

On se souviendra qu’Amir Adaweh avait été blessé à une jambe lorsqu’il avait subi la torture dans les geôles éthiopiennes à la demande d’IOG.

(Son parcours est bien connu des lecteurs de l’ARDHD. Lorsqu’il était incarcéré en Ethiopie, il avait été soutenu par l’ARDHD et aussi par RSF qui lui avait offert un billet d’avion pour Paris et qui l’avait fait soigner en France. En toute ingratitude, il s’était immédiatement rapproché du régime, d’où le poste qu’il avait obtenu – Note de l’ARDHD)

Maintenant, il craint que le SDS ne profite de son retour au pays pour l’éliminer. Amir Adaweh Robleh a beaucoup de dossiers sur les autorités. Il les a accumulés lorsqu’il était rédacteur en chef de « La république » l’organe du PND.

Depuis qu’avec Saida Barreh Falcou la représentante du PND en France, ils s’étaient rangés aux cotés du régime, ils avaient pu être tranquilles.

Saida Barreh Falcou a ses entrées au palais d’Haramous chez la première dame de Djibouti. Auparavant elles étaient ennemies, mais les temps ont changé. Les amies de mes ennemies sont mes amies, ou quelque chose comme cela … !

Voila où cela mène lorsque l’on fait trop confiance à des gens qui n’ont aucun respect d’eux-mêmes.

– Le Patron d’Inchcape Services Shipping : des méthodes de voyou contre son personnel ?

Le patron d’Inchcape Services Shipping a inauguré une nouvelle technique pour couper l’herbe sous les pieds de ses employés.

Ce petit protégé de Kadra Haid a imaginé des vols qu’il imputait à certains de ses employés, ciblés par lui. Il a saisi la brigade de gendarmerie d’Engueila où officie un certain Adjudant Daher, bien connu des Djiboutiens. Daher a réalisé un travail de titan pour arrêter les voleurs.

Sauf qu’il s’est trompé de cible ! Ce n’était pas ceux que le patron voulait faire incarcérer, mais d’autres. L’enquête a été enlevée à Daher. Mais les gendarmes d’Engueila, qui ont compris le piège organisé, ont demandé à leur patron « le petit Zak » d’aller voir cet entrepreneur qui se croit tout permis pour lui dire de cesser ces mises en scène odieuses.

Le « P’tit Zak » a appelé ce monsieur et l’a menacé de le faire mettre au trou si jamais il refusait les conclusions des gendarmes.

Réponse du berger à la bergère !

Le patron d’Inchcape Services Shipping a licencié une majorité de son personnel sans préavis.

Il a fait placer son agence sous la protection des compagnies d’intervention de la police. Il a demandé au Lieutenant colonel Omar Hassan Matan de faire une nouvelle enquête tribale.

Furieux, le « P’tit Zak » a conseillé au patron d’Inchcape SS, de ne plus jamais solliciter les gendarmes pour quelque motif que ce soit.

Le seul problème c’est qu’Omar Hassan Matan ne sait pas conduire des enquêtes.

Il n’a pas compris que c’étaient les protégés du patron qui avaient volé l’argent et non les autres. Déjà qu’ils étaient payés avec des lance-pierres, voilà de malheureux salariés honnêtes, accusés d’un vol qu’ils n’ont pas commis et qui a été réalisé par d’autres salariés.

Au pays d’IOG même les voleurs se font voler.

– Les étudiants djiboutiens qui sont éparpillés dans le monde crient famine.

Le régime les a carrément oubliés. Les parents ont du mal à obtenir le paiement des bourses promises.

Que fait le ministre de l’éducation d’IOG ? Au lieu d’envoyer l’argent pour permettre aux futurs cadres du pays de se former, Hamoud passe une part de son temps à l’hôtel Kempisky en quête de chaire fraiche et l’autre à construire des maisons à Haramous et à Dire Dawa.

Que les pauvres étudiants djiboutiens meurent de faim dans les campus des universités, n’est pas sa priorité. Certaines universités refusent leur accès aux étudiants djiboutiens au motif que Djibouti n’a pas acquitté les frais de scolarité.

Voila où nous mène IOG et son système pourri.

Ariko
Président de la nouvelle association FIFAYIA.
LONDRES

03/10/10 (B572) Radio-Trottoir. On recherche « Sharif » désespérement. L’enquête sur les trafics d’armes, tuée dans l’oeuf, à la requête du P’Tit Zak, toujours sur les bons coups « fourrés ». Abdillahi Abdi prêt à rendre à Guelleh, les deux millions de US $ en faux billets !! (L’actualité avec humour par nos correspondants !)

Faut-il lancer un avis de recherches pour retrouver « Sharif », le régent de la Villa Somalia à Mogadiscio ??

Les dernières fois qu’il a été vu, c’était d’abord à Addis Abeba où il s’était entretenu avec Melés, puis lors de son arrivée peu glorieuse à Djibouti où il a été « snobbé » par Guelleh.

Depuis, plus rien. On a perdu sa trâce. Que les plus fins limiers conduisent les recherches …

La
RTD n’a pas annoncé son départ de Djibouti, ce qui montre à quel point IOG était vraiment fâché contre lui. Probablement parce qu’il était arrivé les mains vides après sa tournée aux USA et en Europe ?

Les brèves par les correspondants

L’enquête sur le trafic des armes qui avait été signalé il y a quelques jours est mort-née…

Est-ce le
« P’tit Zakaria qui a étouffe l’enquête dans l’oeuf ?

Depuis un peu plus d’un mois, de curieuses affaires des trafics d’armes se multiplient et se développent de Loghaya à Djibouti. Beaucoup de questions restent
sans réponse.

On se demande aussi, si c’est :

– pour obtenir des financements pour le nouveau Gouvernement de Hargheisa ?

– pour rassembler des fonds destinés à payer « a posteriori » les frais engagés pour le mariage de l’Ougas ?

– pour ouvrir un nouveau conflit armé de Logahaya à Djibouti, de Marmar à Ali
Sabieh ?

– pour la création d’un Front de Libération de la Région de Issaland ?

– ou tout simplement foutre la pagaille afin d’instaurer l’Etat d’urgence et faciliter les élections mascarades que viennent de financer l’USAID ?

Dans tous les cas, les coffres d’IIOG sont sur le point de craquer.

Les faits.

Jeudi 30 septembre 2010 après une enquête difficile et approfondi, des arrestations ont eu lieu.

Il s’agissait cette fois-ci de gros poissons aux reins solides.

En effet, trois présumés coupables, étroitement liés aux plus hautes Autorités mamassans, ont été arrêtés.

Il s’agit :
– du Commandant du port de la Capitainerie actuellement transformé en Bureau de Mouvements, un cousin d’IOG, connu sur le nom de Gaucher ;

– du Chef de Service d’exploitation du Port actuellement ce service est transformé en General Cargo M. Elmi Ali Guelleh frère de Djama Ali Guelleh le dévaliseur des recettes de l’EDD ;

– d’un retraité, actuellement Chef de Service à l’ONED, qui perçoit son salaire et ses indemnités sans aller travailler, car il est plus pris par ses activités de transitaires sans aucun matériel car il fait toujours appel à d’autres transitaires souvent à des prix dérisoires. M Salaah Omar Guelleh est le demi frère d’Ismaël Omar Guelleh candidat usurpateur et illégal qui constamment pirate les Fonds et les Biens de l’Etat ;

– du chauffeur du Directeur du Port M. Ahmed Aden Doualeh connu sous le surnom de son père Dhexguur.

– de l’Adjoint de Gaucher Mahad marié à la nièce d’IOG dont le père Ibrahim Omar Guelleh qui est mort quand elle était enfant.

Le mandat de garde à vue a immédiatement été annulé par le « p’tit Zakaria », successeur du Colonel Bogoreh, assassiné récemment par qui … ?

Un groupe de la police Judiciaire de la Gendarmerie est allé voir les deux Procureurs mais en vain.

Un Colonel de la Gendarmerie a téléphoné au procureur général M. Djama Souleiman pour lui dire que si ces personnes ne sont pas arrêtés et inculpés, alors la gendarmerie maritime, à l’avenir, fermera les yeux sur tous les trafics d’armes même celles destinées aux
mouvements de résistance armés djiboutiens.

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Quant aux 2 millions de dollars qu’un policier avait trouvés vers la fin du mois de Ramadan signe de EL Kadar que l’on considère comme le don du Bon Dieu et confisqués par le Colonel Abdillahi Abdi au Gouverneur de la Banque M. Djama
Haïd, l’affaire a pris une autre tournure car le Colonel s’est dit disposé à le rendre si IOG lui donne l’ordre.

Les vieux Horoné ont demandé une entrevue avec IOG qui leur a refusé et actuellement on s’attend à se que les Horoné aille en galop à Haramous.

Un sous-officier de la gendarmerie maritime.