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20/12/10 (B583) Nouvelles de Somalie – six morts dans l’explosion d’une bombe à Mogadiscio – deux groupes d’insurgés fusionnent – deux groupes islamistes annoncent leur union contre le gouvernement – Tensions entre les shebab et le Hezb al-Islam – Guerre des ondes en Somalie (5 articles)

______________________ 5 – AFP

Somalie: six morts dans l’explosion d’une bombe à Mogadiscio

Six personnes, dont cinq soldats des forces gouvernementales, ont été tuées lundi à Mogadiscio par l’explosion d’un engin piégé, a-t-on appris de sources concordantes.

Des soldats ont découvert une bombe dissimulée au bord d’une route près de l’académie militaire Jale Siyad, quartier d’un contingent de militaires burundais de la force de paix de l’Union africaine (Amisom). Ils ont placé l’engin à bord de leur véhicule, qui a explosé peu après.

"Les cinq occupants de la voiture ont été tués, et leur véhicule a été totalement détruit", a indiqué au correspondant de l’AFP un responsable pour la sécurité du gouvernement de transition somalien (TFG), Mohamed Moalim Isa.

"Ils voulaient apparemment emmener la bombe pour la désamorcer, ils ont été littéralement pulvérisés" par l’explosion, a expliqué M. Isa.

La zone de l’incident a été immédiatement bouclée par les forces du TFG, selon des témoins, qui ont fait état de la mort d’une passante dans l’explosion.

"Il y avait des morceaux de corps humain partout (…), l’explosion a été très forte", a raconté l’un de ces témoins, Omar Hussein.

Cantonné dans l’ouest de la capitale, sur le site de l’ancienne université, le contingent burundais a été à plusieurs reprises la cible d’engins piégés dissimulés le long de la longue route bitumée qui mène à leur installation.

Les 8.000 militaires burundais et ougandais de l’Amisom sont déployés en plusieurs zones stratégiques de Mogadiscio en soutien aux forces du TFG, face aux insurgés islamistes shebab qui contrôlent la majorité de la ville.

______________________ 4 – Metro (Montréal – Ca) avec AP

Somalie: deux groupes d’insurgés fusionnent

Les deux plus importants groupes d’insurgés somaliens veulent fusionner leurs activités afin de lutter contre le faible gouvernement national appuyé par l’ONU, a indiqué un haut responsable de l’une de ces organisations, dimanche.

Le Parti islamiste joindra ainsi la milice al-Shabab, liée à al-Qaïda, et combattra en son nom, a affirmé le dirigeant des opérations du premier mouvement, Sheik Mohamed Osman Arus, à l’Associated Press.

Des combattants du Parti islamique ont été défaits à de nombreuses reprises par leurs anciens rivaux de la milice, notamment lors d’un affrontement pour le contrôle de la ville portuaire de Kismayo.

Mais Arus a nié que la fusion avait été orchestrée pour sauver la crédibilité de son organisation, affirmant qu’il s’agissait plutôt d’un pas en avant pour les mouvements musulmans radicaux.

Il a ajouté que la décision serait annoncée sous peu, sans donner de date précise. Les porte-parole de la milice al-Shabab n’étaient pas disponibles pour commenter.

Les deux groupes ont combattu côte-à-côte contre les forces gouvernementales dans le passé, malgré des différends idéologiques et de récents affrontements.

Le Parti islamique a déjà condamné les tactiques de son nouvel allié, qui incluent le recours aux attentats-suicides et aux exécutions sommaires. Son fondateur, Sheik Hassan Dahir Aweys, a aussi critiqué par le passé le serment d’allégeance public fait par la milice envers Oussama ben Laden.

Le Parti islamique compte entre 2500 et 3000 soldats et est habituellement considéré comme plus nationaliste que la milice al-Shabab, fortement influencée par l’Islam wahhabite.

Arus a indiqué que l’objectif de cette fusion pour son groupe était d’influencer les éléments radicaux de la milice de l’intérieur «parce que les conflits entre nous ne feront qu’avantager nos ennemis.»

________________________ 3 – Radio Chine avec XINHUA


Somalie : deux groupes islamistes annoncent leur union contre le gouvernement

Les groupes islamistes somaliens Al Shabaab et Hezbul Islam ont déclaré dimanche qu’ils unissent leurs forces dans leurs combats contre le gouvernement et les troupes de l’Union africaine (UA).

"Nous avons formé une union sous le nom d’Al Shabaab car nous voulons confronter ensemble contre l’ennemi d’Allah, au lieu de nous combattre entre nous mêmes", a déclaré Mohamed Osman Arus, porte-parole de Hezbul Islam.

Les leaders des deux groupes pourraient formellement lancer leur union lundi à travers une cérémonie dans la banlieue de Mogadiscio.

Les deux groupes avaient eu récemment des combats entre eux pour disputer le contrôle de terrains dans le sud du pays.

Il est à noter que l’annonce de cette union entre les deux groupes intervient après que les zones sous contrôle de Hezbul avaient fait l’objet d’attaques soutenues et que plusieurs commandants de Hezbul Islam s’étaient ralliés à Al Shabaab.

Selon des informations de presse, Al Shabaab a pris des positions de hezbul Islam à Afgoye, localité située à 30 km au sud- ouest de Mogadiscio.

________________________ 2 – Operationpaix.net avec AFP

Tensions entre les shebab et le Hezb al-Islam

AFP rapporte que les shebab menacent d’attaquer les insurgés du Hezb al-Islam à Afgoye, en périphérie de Mogadiscio. Selon un résident de la localité, « la tension est très vive, des tirs sporadiques peuvent parfois être entendus alors que les deux camps ont considérablement renforcé leurs positions avec l’arrivée de combattants lourdement armés ».

Les deux groupes rebelles sont alliés pour combattre les forces gouvernementales et l’AMISOM à Mogadiscio mais s’opposent depuis plus d’un an dans une lutte d’influence pour contrôler le sud du pays et Kismayo.


________________________ 1 – Le Courrier (Ch)

Guerre des ondes en Somalie

CLÉMENT GIRARDOT,

Peu d’informations filtrent sur le conflit somalien déserté par les reporters occidentaux. Depuis trois ans les milices islamistes s’attaquent aux journalistes locaux pour imposer leur idéologie sur les radios.

Journaliste est un des métiers les plus dangereux en Somalie.

Mohamed Olad Hassan, 33 ans, correspondant local pour la BBC, peut en attester. En décembre 2009, il a échappé de peu à la mort dans un attentat où trois de ses collègues ont été tués. Malgré le risque permanent, Mohamed Olad Hassan a choisi de rester en Somalie pour témoigner du conflit et des souffrances de son peuple. Son quotidien est empli de mesures de sécurité: «Chaque matin en me levant je passe des coups de fils pour connaître la situation sécuritaire de Mogadiscio.

Si je dois partir en reportage, je regarde bien autour de ma maison, je sors avec ma voiture, je fais mon travail et je rentre. Le reste du temps, je reste chez moi.» Depuis 1991 et la chute du régime communiste de Siad Barre, la Somalie connaît l’instabilité. Actuellement, le gouvernement fédéral de transition (GFT), installé à Mogadiscio en 2007 et soutenu par la communauté internationale, est aux prises avec les milices islamistes qui contrôlent le sud du pays et une partie de la capitale. Au nord, la République autoproclamée du Somaliland et la région autonome de Puntland sont moins en proie à l’anarchie. Dans ces territoires, les milices islamistes comme Al-Shabab sont aussi présentes, mais de manière clandestine.

Le contrôle de l’information et surtout de la radio, média le plus populaire en Somalie, est un enjeu majeur dans le conflit. En 2007, les troupes du GFT avaient assiégé et ouvert le feu sur le bâtiment de la radio indépendante Shabelle à Mogadiscio. Le principal danger est maintenant celui des milices islamistes dont Radio Shabelle est devenue la cible. Cette dernière vient de recevoir le prix 2010 de la liberté de la presse délivré par Reporters sans frontières (lire ci-contre). Aux mois d’août et septembre, Al-Shabab et Hizbul Islam se sont emparés de trois stations FM de la capitale.

Pas de divertissements, ni de femmes

«Les insurgés ont pris le contrôle de radios locales dans les régions où ils ont le pouvoir pour promouvoir leur idéologie et leur propagande», déclare Osman Moallim, de la Coalition somalienne pour la liberté d’expression. D’après les chiffres du Syndicat national des journalistes somaliens (NUSOI), sept radios FM sur les vingt-deux recensées dans la Somalie centrale et méridionale sont passées sous la coupe des milices islamistes. Depuis 2007, selon le syndicat, vingt-deux journalistes ont été assassinés, plus de 200 ont reçu des menaces de mort et plus de 250 sont partis du pays.

Parmi eux, Mohamed Ali Royter, qui vit depuis décembre 2009 à Nairobi au Kenya, comme la plupart des journalistes exilés. Le 28 juin 2009, il reçoit un courriel venant d’un membre d’Al-Shabab le menaçant de mort: «Nous avons vu la demande que vous avez envoyée aux chrétiens pour obtenir l’asile. Au nom de Dieu, vous allez périr dès que nous vous attraperons.» Le journaliste venait de publier un article faisant état d’intimidations antérieures de la part de l’organisation armée, qui lui reprochait d’utiliser des expressions comme «islamiste» ou «soutenu par Al-Qaïda» pour la décrire dans ses papiers.

Au-delà des informations la concernant, Al-Shabab tente d’imposer son idéologie aux médias. «Ils veulent que tout le monde les soutienne, affirme Mohamed Olad Hassan, de la BBC, c’est pourquoi ils attaquent les médias et tuent des journalistes.» La milice a aussi édicté certaines règles pour les émissions radio qu’elle entend faire respecter: «Pas de musique, pas de divertissement, pas de football, énumère-t-il, ils veulent seulement des informations qui leur soient favorables.»

Pas de femmes derrière le micro non plus. Farhia Mohamed Osman, 20 ans seulement, a dû partir précipitamment de sa ville de Galcaio (Puntland) pour Nairobi en avril 2009. Dix jours de voyage en bus pour rejoindre la capitale kenyane (à 2000 km) durant lesquels elle s’est couverte d’un voile intégral par peur qu’on la reconnaisse. Son crime avait été de diffuser des émissions sur les problèmes des femmes de la région.

Le refuge kényan

Au bout du chemin, Nairobi est loin d’être un havre de paix: «La police kenyane m’a arrêtée pour me demander mes papiers, raconte-t-elle. Je leur ai dit que je n’en avais pas, et que j’étais réfugiée. Ils m’ont détenue dans de très mauvaises conditions pendant deux jours avant que mes amis ne les paient pour me libérer.

Maintenant j’ai peur, je reste à la maison.» Certains journalistes continuent aussi de recevoir des menaces par téléphone.

«La politique est l’ennemi des médias», affirme Abdulkadir Mursal, le très expérimenté directeur du service en langue somalienne de la radio IRIN basée à Nairobi. Ce service d’information soutenu par l’ONU se concentre principalement sur les questions humanitaires et sociales. Il émet quotidiennement en ondes courtes une heure de programmes variés, reprise par des stations FM partenaires dans toute la Somalie.

Pour l’instant, la radio a su rester en dehors de la violence qui touche les médias en Somalie. Elle est reconnue pour ses pièces de théâtre radiophoniques et diffuse aussi de la musique: «Al-Shabab nous dit qu’ils ne veulent pas de musique, relate le directeur, nous leur répondons que ces chansons ne sont pas pour divertir mais pour mobiliser la population et lui dire ce qui est bien ou mal!» Puis il se met à rire devant l’absurdité de la situation. Cet ancien directeur de la radio publique a connu bien d’autres pressions en plus de trente ans de métier.

20/12/10 (B583) Somaliland – Enquête après la saisie d’équipement militaire dans un avion (1 article)

___________________________ 1 – Angola Press

(Note de l’ARDHD – Nous avions diffusé l’information sur cet avion, dès le 10/12 N° B581 – Lien avec l’article)

Enquête après la saisie d’équipement militaire dans un avion

Une enquête a été ouverte au Somaliland, territoire autoproclamé indépendant au nord-ouest de la Somalie, après la saisie d’un avion contenant des équipements militaires destinés à la région autonome voisine et rivale du Puntland, a-t-on appris de source officielle.

Un comité ministériel chargé de cette affaire a annoncé avoir confié le dossier à la Haute Cour, à l’issue d’une réunion samedi soir à Hargueisa, capitale du Somaliland.

"Nous avons transmis le dossier au procureur général et l’affaire va maintenant aller devant la justice", a déclaré à la presse le ministre des Transports aériens du Somaliland, Mohamud Abdi Hashi.

Les poursuites porteront sur la violation de l’espace aérien du Somaliland, la violation d’un embargo international sur les armes vers la Somalie et la présence à bord de l’appareil de deux ressortissants sud-africains se faisant passer pour journalistes, a précisé M. Hashi.

Les autorités du Somaliland avaient saisi l’avion le 10 décembre, alors que ce dernier avait été contraint à atterrir à Hargueisa en raison d’une pénurie d’essence, avait alors rapporté le ministre de l’Intérieur du Somaliland Mohamed Abdi Gabose.

20/12/10 (B583) Yémen Express – les stocks radioactifs du Yémen sont des cibles faciles pour Al-Qaïda – les matières radioactives sans protection (2 articles)

___________ 2 – SharkNews avec The Guardian (Source WikiLeaks)

WikiLeaks : les stocks radioactifs du Yémen sont des cibles faciles pour Al-Qaïda

Un haut fonctionnaire du gouvernement du Yémen a mis en garde les diplomates américains sur la pauvreté de la sécurité de l’entreprise principale de produits radioactifs du pays, qui pourrait permettre aux terroristes de mettre la main sur de la matière hautement dangereuse, selon les fuites diplomatiques révélées par Wikileaks.

Le fonctionnaire yéménite a dit aux Américains qu’un seul garde surveillait les installations et il a été démis de ses fonctions, donc seule une caméra de télévision en circuit fermé était sur place, mais en panne depuis 6 mois. Le message comme quoi l’écart entre les terroristes et les matières nucléaires au Yémen est très faible a été relayé par un message diplomatique le 9 janvier par l’ambassade de la CIA à Sanaa à la sécurité intérieure américaine.
Le Yémen est le pays le plus pauvre du monde arabe, et il est apparu comme la base la plus active pour Al-Qaïda, après l’Irak et l’Afghanistan. Le groupe est derrière une série d’attaques contre des cibles occidentales dans le pays, y compris le complot de fret aérien qui a échoué en octobre et la tentative d’abattre un avion de ligne américain à destination de Detroit à Noël l’année dernière. Le kamikaze, né au Nigeria Detroit, Omar Farouk Abdulmutallab, a été radicalisé au Yémen, selon des sources de sécurité.

Les informations diplomatiques, classées secrètes par l’ambassadeur américain Stephen Seche, et envoyées peu après l’évènement de la bombe le jour de Noël, décrit « l’inquiétude » officielle des Etats-Unis pour convaincre le gouvernement du Yémen d’enlever tous les matériaux du pays jusqu’à ils soient mieux assurés afin d’améliorer les mesures de sécurité l’agence nucléaire.

Le câble diplomatique a également révélé que l’établissement détient de grandes quantités de substances radioactives utilisées par les hôpitaux, les universités locales pour la recherche agricole et dans les champs pétrolifères. La communauté internationale craint que les isotopes radioactifs peuvent être utilisés pour fabriquer une bombe sale. Les isotopes ne sont pas des explosifs, à la différence des matières nucléaires comme l’uranium. Bien qu’il existe peu de chances de tuer un grand nombre de personnes avec un tel dispositif, cela pourrait toutefois causer des dommages énormes et une zone contaminée par la radioactivité.

Des experts internationaux ont déclaré que le manque de sécurité dans les installations au Yémen est une "haute priorité" pour le gouvernement des États-Unis.

______________________ 1 – Romandie News (Ch) avec AFP

Yémen: les matières radioactives sans protection

Un responsable gouvernemental yémenite avait averti début 2010 les Etats-Unis que les matières radioactives du pays étaient stockées sans pratiquement aucune protection, selon une note diplomatique américaine révélée par WikiLeaks et publiée lundi par le quotidien anglais The Guardian.

Ces matières radioactives – dont des déchets hospitaliers, ou provenant de recherches universitaires et agricoles – étaient stockées dans les locaux de la Commission à l’énergie atomique du Yémen, selon la même source.

L’unique garde armé des installations avait été supprimé et le système de vidéo-surveillance des bâtiments, en panne depuis six mois, n’avait jamais été réparé, souligne le télégramme de l’ambassade américaine au Yémen, daté du 9 janvier.

Quelque jours après l’avertissement du responsable yémenite, les matériaux radioactifs avaient toutefois été transférés dans des locaux plus sûrs, selon la même source.

Ces matériaux, s’ils avaient été dérobés, auraient pu être utilisés pour la fabrication d’une "bombe sale", relève le Guardian.

Les menaces terroristes en provenance du Yémen contre les Etats-Unis se sont multipliées en 2010. C’est du Yémen qu’Al-Qaïda dans la péninsule Arabique a envoyé fin octobre des colis piégés destinés aux Etats-Unis et découverts avant qu’ils n’explosent.

C’est aussi du Yémen qu’est parti le jeune Nigérian qui a tenté de faire exploser un avion en route pour Detroit (nord des Etats-Unis) le jour de Noël 2009. Le dispositif n’avait pas fonctionné.

20/12/10 (B583) FDP – Compte-rendu de la manifestation du 18/12/2001 à Bruxelles.

Forum pour la Démocratie et la Paix Bruxelles
Chaussée de Louvain, 24
1210 Bruxelles
Courriel : fdpdjibouti@hotmail.com

Communiqué de Presse

Après la demi-journée d’information tenue au sein du parlement européen le 19/12/2008 (avec diffusion du dvd du massacre) suivie d’une manifestation devant le siège de la commission afin de sensibiliser l’opinion européenne .

Après l’organisation d’une journée d’information le 18/12/2009 autour des partis de l’opposition Djiboutienne pour qu’ils soient porteurs de l’agenda du respect des libertés fondamentales dans leurs programmes politiques.

Ce samedi 18/12/2010, dans un froid polaire, une centaine de personne épris de paix, de justice et de démocratie s’est joint et a répondu présent à l’appel lancé par le Forum pour la Démocratie et la Paix (F.D.P) pour la commémoration du 19ème anniversaire du massacre du 18/12/1991 où des civils innocents femmes, enfants et vieillards inoffensifs dans le quartier afar d’Arhiba furent liquidés, massacrés et dont les corps ont été enlevés sans laisser aux proches des victimes le temps de récupérer les dépouilles pour qu’ils aient un enterrement digne et respectant nos coutumes.

Des démocrates patriotes venus d’Europe et de Belgique, se sont retrouvés au point de départ à la gare de Midi à Bruxelles et puis tous ensemble, dans une ambiance fraternelle et patriotique se sont rendus au lieu du rendez-vous devant l’ambassade de Djibouti de Bruxelles. Une présence, une mobilisation importante des partis de l’opposition est à signaler par la présence de l’A.R.D, du M.R.D, du F.R.U.D, ainsi que l’asbl CDS.

Des slogans fondamentaux ont été scandés par les participants tels que:

– Justice pour Arhiba
– Démocratie à Djibouti
– Libération des personnes arrêtées
– Halte au massacre des civils
– Halte aux arrestations
– A bas la dictature
– Que cesse l’impunité….

Les patriotes tous ensemble ont saisi cette opportunité de rassemblement, pour affermir leur position à l’avènement d’un état de droit, démocratique et juste, débarrassé d’un système composé de prédateurs, imposé par des gens sans foi ni loi. Un régime, qui a érigé l’impunité en méthode de gouvernement et qui tient toute une nation en otage.

Notre pays est dirigé par des stakhanovistes, des gens qui sont récompensés en fonction de leur degré de méchanceté, de sadisme envers leurs compatriotes, de corruption et de malveillance.

A tout cela, le Forum pour la Démocratie et la Paix dit : « Assez », « Enought », « Kifaya », nous n’en voulons plus !

Le Forum pour la Démocratie et la Paix, lance un appel pressant aux démocraties occidentales et aux bailleurs de fonds afin qu’ils ajoutent dans leurs priorités de bonne gouvernance le cas des atteintes des droits de l’homme à Djibouti. Dans un souci de devoir de mémoire, la commémoration du massacre d’Arhiba aura lieu chaque fois, à cette date clé, qui reste marquée d’une manière indélébile dans l’histoire de notre patrie bien aimée.

Que Dieu bénisse le peuple djiboutien !

A l’année prochaine Incha ALLAH !
L’Equipe

20/12/10 (B583) Manifestation populaire à Arhiba dans Djibouti-ville le 18 décembre 2010 à l’Appel de l’ARD (Communiqué de la Fédération ARD d’Arhiba)

La fédération ARD d’Arhiba à Djibouti a réuni samedi après-midi 18 décembre 2010 un millier de manifestants au cimetière des martyrs à Arhiba arrivés de différents quartiers de Djibouti-ville.

Militants, sympathisants et dirigeants de l’opposition encadraient quelques centaines de citoyens djiboutiens épris de justice et de paix, dont certains avaient fait le déplacement depuis la ville d’Ali Sabieh, dans le but de témoigner de leur solidarité en ce jour du souvenir.

Les manifestants ont déployé de vastes banderoles portant les slogans : « Halte à l’impunité ! », « Justice pour toutes les victimes civiles ! », « A bas l’injustice ! ».

Dix-neuf ans après le mercredi noir du 18 décembre 1991 où 59 civils trouvaient la mort ainsi que 80 civils étaient mutilés à Arhiba sous les balles des forces de police, de gendarmerie et de la marine djiboutiennes, aucune famille n’a à ce jour été indemnisée et aucune poursuite judiciaire n’a abouti contre les commanditaires ni même les exécutants de ce carnage.

En se recueillant massivement sur ce lieu de mémoire, nos concitoyens ont voulu démontrer combien leur capacité d’indignation était intacte et combien la longue liste des victimes civiles était toujours présente dans les esprits des manifestants, exigeant ici et maintenant que justice leur soit rendue.

La conscience d’une tuerie effroyable exécutée par les forces armées d’Ismaël Omar Guelleh un certain 18 décembre 1991 prend chaque jour une ampleur inimaginable il y a 19 ans par les exécutants de cette basse manœuvre.

La manifestation d’Arhiba commencée à 16 heures s’est clôturée à 18 heures, laissant la place à un recueillement et à un temps de silence chargé d’émotion.

Fédération ARD d’Arhiba

20/12/10 (B583) Qui se cache derrière le site Djibouti 24 ? Le SDS ? Guelleh ?(ARDHD)

En attaquant l’ARDHD directement, en essayant de décrédibiliser plusieurs partis d’opposition et en diffusant des informations trompeuses et propres à jeter la confusion, ce site a clairement indiqué son positionnement. Il n’est pas dans l’opposition, mais il travaille pour le régime sanguinaire d’IOG.

Nul doute qu’il a pu être sponsorisé par le régime, non seulement pour tenter de faire contrepoids aux media internet de l’opposition dont l’audience est en forte progression, mais aussi pour tenter de redresser l’image d’IOG, qui est au plus bas à juste titre : viol de la constitution, emprisonnement d’opposants, incarcération illégale de jeunes lycéens avec violence et peut-être même torture, …

Cette démarche indigne s’inscrit dans le cadre de la contre-offensive médiatique qui a été initiée par Guelleh pour s’auto-proclamer une troisième fois .. (Cf les articles de LOI à ce sujet)

La méthode est simple :
Faire croire, dans un premier temps, que le site se situe dans l’opposition. Pour cela on critique des faits ou des petites malversations commises dans l’administration (jamais rien d’important qui toucherait les hauts dirigeants du régime) : c’est facile, quand on reçoit les informations directement de la SDS.. Mais on évite les sujets graves comme par exemple l’emprisonnement d’enfants mineurs avec les adultes et les soupçons de torture à leur encontre …Pas un mot non plus sur les manifestations pour le 19ème anniversaire du massacre d’Arhiba … etc. etc. Et quand il évoque la famine au pays, c’est uniquement celle des lions au Zoo, mais pas celle des familles …

A noter aussi que le site évite soigneusement la diffusion des communiqués des différents partis et organisations de l’opposition, légalisés et ou représentés en Europe.. Un signe de plus ?

Et puis on monte de toutes pièces une fausse alerte à la censure !
La motivation est évidente. Faire croire que si le régime censure le site, c’est qu’il s’agit d’un véritable site d’opposition. Curieusement la censure n’aurait duré que quelques heures à peine : juste le temps de retirer des articles de WikyLeaks (la belle affaire sachant que ces articles étaient déjà publiés dans le monde entier …. !!!) et d’accepter sans contrepartie de se plier aux contraintes édictées unilatéralement par les télécoms djiboutiens !!!

Il y avait déjà de quoi alerter les Djiboutiens sur la véritable nature de ce site et sur les mensonges concernant son positionnement.

Ensuite, il y a eu la découverte par un lecteur du système permettant d’enregistrer les adresses IP et donc de faciliter le rencensement et le fichage des internautes qui laissaient des messages peu favorables à IOG … Même si ce système a été déconnecté provisoirement, après le lancement de notre alerte, rien ne dit qu’il ne sera pas remis en place rapidement … Donc vigilance !!

Et puis le dernier acte, c’est d’affirmer que l’ARDHD est un site payé par IOG !!! Ca c’est du raffinement ! Inverser les rôles pour essayer de tromper le monde ….

Il n’appartient pas à l’ARDHD d’utiliser les mêmes méthodes de basse calomnie et nous ne nous aventurerons pas sur ce terrain. Nous préférons au contraire donner ci-dessous des faits précis et indiscutables pour informer les lecteurs qui seraient tentés d’être séduits par la campagne de désintoxication poursuivie par Djibouti 24.

D’abord qui se cache derrière ?

Pas facile de le déterminer ! Le site, contrairement aux usages, ne propose pas de mentions légales avec une adresse, un téléphone et le nom du responsable légal de la publication. 1ère alerte !

Ensuite, si le site ouvre la grande porte aux réactions des internautes (pour piéger leurs adresses IP), il ne donne aucune adresse @-mail pour contacter son animateur … 2ème alerte !

Regardons maintenant qui a déposé cinq noms de domaine :
djibouti24.com,
djibouti24.net,
djibouti24.org,
djibouti24.info
et djibouti24.rf

Selon les informations officielles :
il s’agirait de
Mohamed Youssouf Ahmed
domicilié 16 place lagarde
Djibouti
Tel : 253.580000

Or personne ne connaît, semble-t-il, cette personne à Djibouti et selon certains correspondants, le numéro de téléphone ressemblerait à ceux qui sont utilisés par le SDS. Simplement quand on appelle depuis Paris, il s’agirait d’un numéro non attribué …. Bizarre

Le site est anonyme.
Le déposant a fourni des informations mensongères aux autorités internationales, en contravention avec les régles de dépôt des noms de domaine et nous allons lancé une demande d’information et une alerte de suspicion auprès des organismes officiels. Agir dans l’illégalité étant une seconde nature dans l’entourage de Guelleh : doit-on y voir un indice complémentaire ?

Bref, cela sent l’arnaque à plein nez et nous appelons les Djiboutiennes et les Djiboutiens à la plus grande vigilance et surtout à ne jamais y laisser de messages hostiles au régime…

Pour le fun ! L’animateur inconnu et masqué à choisi d’héberger son site chez le même prestataire que nous. Heureusement, il est pratiquement impossible d’établir des passerelles. Mais ce choix n’est pas neutre : il confirme que l’ARDHD est sa cible prioritaire, parce que notre site perturbe beaucoup les actions de désinformation d’IOG et qu’il faut tenter de l’affaiblir par tous les moyens.

La population djiboutienne ne se laissera plus abuser par les ruses du SDS et de son Chef.

Les opposants djiboutiens cherchent actuellement à identifier le responsable du site et ils finiront pas le localiser : une première piste évoquée serait celle d’un certain Faysal, Canado-Djiboutien, proche d’un ministre d’IOG, Ali Abdi Farah. Nous espérons recevoir des précisions dans les prochains jours.

En tout cas, l’ARDHD, comme les autres sites de l’opposition, n’avance pas sous couvert de l’anonymat. Chacun communique l’adresse de sa rédaction et le nom du responsable de la publication, qui peut être contacté et qui répond ….

19/12/10 (B583) LDDH / APPEL URGENT DU 19 DECEMBRE 2010 pour quatre jeunes lycéens incarcérés et soumis à des tortures.




Le Président


Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)

Incarcérations arbitraires et intolérables de quatre lycéens qui risquent leur vie et leur avenir.

Quatre jeunes lycéens :

  • Youssouf Idriss, orphelin ;
  • Souleiman Ali Dabalé, orphelin, en classe terminale et qui doit passer son Bac à
    Djibouti ;
  • Idriss Ali ;
  • Idriss Houssein Barkat Siraj fils de l’ancien ministre de la Défense.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très préoccupée par la situation carcéraledans un hall où sont tassés plus d’une centaine de prisonniers de tout genre.

Cette détention provisoire inadmissible est une atteinte physique et morale qui doit être considérée comme une torture pour les jeunes adolescents dont est un cardiaque, dont le certificat médical avait été remis à la gendarmerie par son père.

De source bien informée, nous avons appris, que ces jeunes adolescents ont fait l’objet durant leur garde à vue dans les locaux de la Brigade de Recherche et de la police judiciaire de la Gendarmerie en face de l’Université de Djibouti, d’une enquête musclée avec des simulacres et des menaces de tortures, qui sont en fait des méthodes de tortures indignes des auxiliaires de la Justice, en l’occurrence pour les Officiers de la Gendarmerie nationale, qui ont infligé sans aucune présence d’un médecin lors de l’enquête dangereuse pour à ces quatreadolescents qui pour la première fois étaient affrontés à ce traitement.

Ce genre de torture à l’égard de mineurs, ce genre d’enquête sans la présence d’un avocat en cette période où les libertés fondamentales, ainsi que les institutions républicaines sont quotidiennement bafouées doivent être dénoncés et condamnés.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)est sidérée d’apprendre qu’une parlementaire serait intervenue auprès d’un Officier chargé de l’enquête lui demandant d’axer ses Enquêtes pour que ces adolescents témoignent contre les responsables locaux de l’ARD à Tadjourah.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demandera dès demain matin un permis de communiqué au Parquet de Djibouti pour écouter les quatre adolescents confrontés pour la première fois à de tels traitements en violation flagrante des Droits de l’Homme en particulier des Droits des mineurs.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)ne manquera pas de tenir informée l’ensemble des Organisations Internationales des Défenseurs des Droits de l’Homme ainsi que les Ambassades des Etats-Unis et de France qui semblent cautionnées encore le régime dictatorial en République de Djibouti.

NOEL ABDI Jean-Paul