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09/01/2016 (Brève 617) Le Procureur de la République Maki Omar Adoulkader : un homme servile qui soigne sa publicité et qui contribue largement et efficacement à médiatiser la cruauté du régime de Guelleh à Djibouti. (Correspondant)

Comme cela avait été écrit le 3 janvier 2016 dans un article intitulé « L’arroseur va-t-il être arrosé » ?, l’évolution de la situation confirme qu’il a atteint un résultat contraire à ses objectifs.

Maki Omar Aboulkadeur Procureur djiboutien aux ordres de la dictature A titre d’exemple, son acharnement et nous pourrions même dire son sadisme à l’encontre de M. Omar Ali Ewado, qu’il a placé au secret à Gabode, n’autorisant aucune visite, même de son épouse ou de ses enfants (ce qui permet d’imaginer qu’il y est torturé et/ou soumis à un traitement inhumain et qu’il ne faut surtout pas dévoiler les blessures laissées par les sévices répétés et prolongés)
ne font que renforcer la médiatisation internationale. L’appel international urgent et commun de la FIDH et de l’Observatoire mondial contre la Torture du 8 janvier 2016 en est une preuve.

A l’origine le Procureur, dans son allégeance totale au régime, avait un objectif précis : celui de minimiser l’impact du massacre commis le matin du 21 décembre 2015 à la périphérie de Balbala. Il avait consenti officiellement le fait qu’une échauffourée entre un groupe et la police avait causé la mort de 7 personnes.

Mais voilà, il y a eu un grain de sable qui a contredit sa belle campagne de désinformation. Ce grain de sable, c’est le Président de la LDDH Omar Ali Ewado et son équipe qui ont mené une enquête sérieuse auprés des familles et ils ont dressé un bilan non exhaustif de 28 morts et 34 disparus (ce qui fait 62 morts), 52 blessés et 13 emprisonnés. La liste a été diffusée dans le monde entier, en particulier par RFI qui a diffusé une interview de M. EWADO. (Il y a longtemps que le régime a coupé l’antenne FM qui couvrait Djibouti !!)

Fou furieux et manquant totalement de vision, le Procureur Aboulkader s’est acharné sur la personne de M. Ewado, le faisant arrêter et transférer dans une brigade (BRD) spécialisée dans la torture et l’obtention illégale d’aveux
par la souffrance physique, au motif que sa liste des victimes était fausse et qu’il serait donc coupable, de diffusion de fausses nouvelles et pour en rajouter une couche, il a ajouté la diffamation publique.

Après sa présentation au Tribunal le dimanche
3 janvier où l’on a vu un homme fatigué, souffrant physiquement et complètement perdu après trois jours passés dans les locaux de la BRD, le tribunal a prononcé son incarcération à Gabode avant un jugement prévu pour ce dimanche 10 janvier.

Dans sa logique et sa perversité, le Procureur a décidé d’ajouter la mise au secret de M. Ewado, en refusant les permis de visite à sa famille, ce qui est très rare et réservé en général à des criminels très dangereux ou des affaires très sensibles quand le détenu pourrait divulguer ou recevoir des informations de nature à modifier la procédure, comme par exemple, des pressions sur les témoins.

Le refus incompréhensible de Me Zakaria Abdillahi de défendre le prévenu.
Nous comprenons fort bien les risques qu’encourent
les avocats djboutiens, s’ils acceptaient de défendre Omar Ali Ewado, mais la position catégorique de Me Zakaria -soupçonné par certains observateurs de mener un double jeu (non prouvé) entre le pouvoir et les inculpés, pour assurer l’existence de son Cabinet et se protéger de tout harcèlement à son encontre- est stupéfiante et incompréhensible.

Voilà un avocat qui revendique le titre de Président de la LDDH (alors que l’enrgistrement officiel de cette Association par le Ministre de l’intérieur djiboutien, nous indique sans contestation le Président EWADO) et qui refuse d’assister un Défenseur des Droits de l’Homme persécuté. Les masques sont-ils tombés ?

Monsieur EWADO n’est plus seul désormais, mais le sait-il aujourd’hui ?
Monsieur Ewado va donc comparaître le 10 janvier sans même savoir que le ténor du Barreau de Paris, Me Emmanuel Daoud du Cabinet Vigo a accepté de le défendre et sans avoir pu communiquer avec lui. Il sera le coupable idéal et le Procureur se prépare une voie royale pour prononcer un réquisitoire sans concession et obtenir du Juge (qui sert docilement le même patron) une lourde condamnation.

Comme matériellement, il sera impossible à Maître Daoud d’être présent ce dimanche à Djibouti et que l’on ne sait même pas si l’Ambassade lui accordera un visa et dans quel délai, Monsieur Ewado ne devrait pas être défendu par un Avocat.

Mais voilà, les codes de procédure et toutes les chartes internationales signées par Djibouti impose la présence physique d’un avocat aux côtés de l’inculpé, s’il en fait personnellement la demande au bâtonnier. Or mis au secret, il ne peut pas faire cette demande.

C’est la raison pour laquelle Me Daoud a écrit au bâtonnier en expliquant la situation et en lui demandant officiellement les mesures qu’il comptait prendre dans ce contexte pour garantir l’équité et les Droits inaliénables de la défense ?

Sa réponse sera certainement intéressante et nous l’attendons avec impatience.

Un résultat contraire aux objectifs du Procureur.
Toutes ces gesticulations, tout cet acharnement pour minimiser le nombre des victimes du massacre du 21 décembre (sans compter les pressions qui sont certainement exercées actuellement sur les familles des victimes pour qu’elles déclarent n’avoir pas été contactées par la LDDH)
ont déclenchés une vaste médiatisation non seulement en France, mais aussi à l’international. La revue de presse de l’ARDHD, arrêtée au 4 janvier 2015 contenait déjà 42 articles sous les plus grandes signatures de la presse. (A noter que son téléchargement a fait l’objet d’un piratage et qu’il n’a pu être rétabli qu’après quelques heures, ce qui pourrait confirmer l’agacement du Pouvoir face à cette montée en puissance de la condamnation internationale, ce qui ne servira probablement pas l’avancement du Procureur.)

Depuis le 4 janvier la médiatisation a pris de l’ampleur et le régime de Djibouti fait l’objet de condamnations sévères dans le monde, comme en témoignent de nombreux articles de presse qui accréditent généralement un bilan supérieur à 25 morts et parfois plus.

Le plus grave pour le Procureur, ce sont les plaintes internationales qui sont déposées auprès des organismes internationaux et qu’il a déclenché par son acharnement irrationnel et illégal. Il y en a plusieurs, y compris une sous la signature de la LDDH.

Qui est M Ewado ?
Loin de l’image du criminel que voudrait diffuser le Procureur, il s’agit d’un homme simple, marié et père de 7 enfants, instituteur dans un quartier défavorisé et menant une existence simple, à quelques trimestres de son départ en retraite. Mais c’est un homme courageux, qui a des convictions et qui entend les défendre contre les prédateurs qui ont accaparé toutes les richesses et ressources de Djibouti et qui ont recours à l’assassinat de masse des Djiboutiens et de leurs enfants pour assouvir leur insatiable besoin d’enrichissement personnel et de pouvoir.

Comment le Président et sa famille, avec un salaire aux alentours de 10.000 € par mois, ont-ils pu acquérir un tel patrimoine ?
Déjà la partie connue de ce patrimoine est ahurissante : un château à Haramous, un vaste appartement dans une avenue très chic de Paris, 80 voitures selon les déclarations de M Boreh devant la justice britannique. Sans compter les propriétés que la rumeur situe aux émirats et en Afrique du Sud, entre autres et de probables comptes bancaires bien garnis dans des paradis fiscaux….

19/08/2011 (B617) Accueil enthousiaste pour l’Ougass des Gadabourcis, pour son retour dans son village natal de Jigjiga. Vidéo disponible sur Youtube (Information lecteur)

J’avais lu avec interêt, sur votre site, quelques commentaires concernant l’intronisation de l’Ougass et surtout les inquiétudes de certains de vos lecteurs au motif que IOG et certains de ses ministres voulaient se servir de l’autorité de l’Ougass pour diviser la communauté Gadabourci.

Je voudrais les assurer que c’est peine perdue.

L’Ougass est bel et bien arrivé à Jigjiga dans son pays natal. Et il a été accueillu triomphalement, comme le témoigne la vidéo di-dessous. Comme il se devait.

En attendant l’intronisation officielle à Zeila, à une date ultérieure, il séjournera en Ethiopie.

19/08/2011 (B617) Radio Trottoir : La Nation publie la très longue liste des personnes et des sociétés qui ont des dettes fiscales, dans un Communiqué de la Direction Générale des Impôts.

Cette communication annuelle de la direction générale des Impôts est normale et elle a été publiée dans la feuille de chou du Gouvernement « La Nation » du 17 août 2011, dans les pages 10 et 11.

La liste s’élève à environ 600 contribuables.

Télécharger une copie (non exhaustive) en PdF, de la liste des débiteurs indélicats du trésor djiboutien : lien de téléchargement:

___________________________ Note de l’ARDHD

On doit s’interroger sur la volonté politique derrière cette publication. Nul ne pourrait croire qu’une telle liste puisse être publiée sans la validation du pouvoir et de son chef…IOG. Nous avons trois hypothèses, mais il y a peut-être d’autres …

  1. S’agit-il d’une manoeuvre de communication destinée à faire croire que le régime a changé de veste : passant de la corruption la plus éhontée à la vertu … ! Personne ne le croira.
  2. S’agit-il de vengeance de la part de ceux qui détiennent le pouvoir absolu envers certaines personnes qui n’agiraient pas selon les orientations imposées par le couple mafieux ?
  3. S’agit-il, dans le même esprit que le point 2, de ramener dans le droit chemin (du crime organisé ?), celles et ceux qui auraient une fâcheuse tendance à prendre leurs distances. Le chantage a toujours été utilisé comme moyen d’oppression et l’on pourrait imaginer que le régime tienne ce discours : « Ou tu rentres dans le rang et tu soutiens IOG sans réserve, ou tu devras payer ta dette fiscale … à toi de prendre tes responsabilités et de choisir …! »

____________________________________________

(Votre journaliste de Radio Trottoir au Ministère des Finances.)

Après avoir interrogé le nouveau ministre des Finances, qui a confirmé que les montants portaient sur les cinq dernières années, avant la date de prescription, il m’a renvoyé auprès de la direction générale des Impôts.

Malheureusement, il m’a été difficile de les contacter car en cette fin d’année ils sont surchargés…

Je vous soumets simplement quelques observations.

D’une manière générale les mauvais payeurs sont des personnes de l’UMP, comme par exemple :

– Kadar Ismaël Guelleh et Degmo Mohamed 1.061.714 FDJ.
Kadar est le grand spécialiste des détournements des grands projets financiers et son épouse Degmo est députée, Secrétaire de l’UNFD conseillère confidentielle de la Première Dame surtout active dans les détournements camouflés des Fonds de l’UNFD. Elle est aussi députée, et vice-présidente de la Commission des Droits de l’Homme.

– Omar Chirdon Abass 1.062.873 FDJ
Ancien Directeur de la Gendarmerie, puis Ministre et sous Ismaël Président du Conseil Constitutionnel.

– Fahmy Ahmed Al-Hag 2.521.600 FDJ
Député Conseiller pour les financements Arabes auprès du mafieux Ismaël Omar Guelleh. Il est aussi le beau frère de Ismaël Tani du Cabinet du Dictateur.

– Daher Ismaël Kahin dit Chideh 3.286.498 FDJ
Cet ancien directeur de la Police fut limogé pour les ventes des passeports Djiboutien par le courageux Idriss Farah Abaneh qui nous a quittés et que Dieu garde son âme en paix, puis Commissaire de la République (équivalent de Préfet) sous son cousin le sanguinaire Ismaël Omar Guelleh.

– Barkat Gourad Hamadou 4.656.734 FDJ
Cet individu d’âge avancé, cumule des rémunérations plus des avantages en nature comme Ambassadeur après du Vatican sans avoir jamais mis les pieds au Vatican sauf le jour de sa déposition des Lettres de créances. Il touche une grosse retraite du Sénat français depuis l’Indépendance. Il est devenu député et il est resté Premier Ministre durant plusieurs années. Sa retraite en tant que Premier Ministre est très, très élevée.

Cet individu devrait un jour ou l’autre il devrait être jugé car passible de corruption détournements de Fonds et affiliation à la mafia italienne

– Imprimerie Nationale de Djibouti 2.831.985 FDJ
L’Imprimerie dépend du Ministre des Communications et de la Présidence.

– Banque of Somalia 5.351.998 FDJ
Cette Banque qui avait été dévalisée par la famille d’Ismaël O. Guelleh est actuellement gérée par son beau frère Djama Mahamoud Haïd Gouverneur de la Banque Nationale de la République de Djibouti.

– Société Impérial Hôtel 7.226.650 FDJ
Cet Hôtel appartient au fils d’Ismaël Omar Guelleh. Ce dernier avait bradé les Mouettes au profit de son fils.

– Entreprise Concorde SARL 8.257.950 FDJ
Cette Entreprise appartient à l’ancien ministre déchu de la Justice.

– Elmi Obsieh Waiss Meraneh 9.327.200 FDJ
S’agit-il de l’ancien Ministre connu pour ses détournements féroces lorsqu’il était directeur des Télécommunications et de la Poste puis ensuite tout le temps qu’il a été Ministre, connu sous le surnom « d’Hyène repue ».

Omar,
votre journaliste correspondant.

19/08/2011 (B617) Radio-Trottoir : les oreilles de Guelleh à Ottawa – Un double jeu permanent …. (Lecteur) 21/08 – Nous tenons à attirer l’attention des lecteurs sur le fait que cet article, qui a été envoyé par un lecteur anonyme, a suscité des polémiques et qu’il faut le considérer avec beaucoup de réserves. Il a été modifié à deux reprises (ARDHD)

« Les services secrets Djiboutiens à Ottawa. En toute impunité ? »

Je suis ancien agent de la Garde républicaine djiboutienne, résidant à Ottawa.

Depuis quelques années, après avoir fuit la dictature d’IOG, comme tout bon patriote, je suis allé à Gatineau, fin juillet, pour assister à la conférence de notre héros national, le président de ligue djiboutienne des Droits humains, pour l’écouter et en même temps pour lui exprimer ma reconnaissance pour le travail qu’il fait au pays.

J’ai été surpris de découvrir le nombre impressionnant d’agent du SDS qui étaient présents dans la salle de conférence. Eh oui ! il y avait beaucoup de faux opposants et tous les grands informateurs spécialisés en déroute.

Comme chacun le sait, à Djibouti l’opposition ne peut pas s’organiser ouvertement à Djibouti et elle ne peut le faire qu’en secret. Sinon, elle doit le faire à partir de l’étranger.

C’est pour cette raison qu’IOG a recruté, dans la diaspora, par l’entremise de son ami « Hachin la grande bouche », plus spécialement à Ottawa, puisque c’est là que se trouve la plus grande communauté Djiboutienne à l’étranger et probablement la plus aisée. (Certains la soupçonnent même de financer des activistes qui seraient au pays).

On sait généralement que ses agents recrutés par le SDS sont attachés à Ottawa. Il y en a qui font des petits boulots de droite à gauche, mais la plupart vivent des subsides du bien être social et ils n’ont jamais travaillé au Canada. Ils passent leur temps à errer d’un Migilise à l’autre.

Pour tenter de laisser planer l’incertiude à leur sujet et de maintenir une façade, certains montent sur les toits comme Hassan Gabyleh, un proche cousin d’ Hachin. Son principal savoir-faire est de viser les opposants avec sa caméra vidéo qui date du 18ème siecle !

Il y en a d’autre qui travaillent pour gagner une misère, comme R.. M., Ali D.., Mohamed A.., Buffalo, Ah… , Ah… S…, Kadra S, …

Tout ce beau monde a bien essayé de sabotter la conférence de Jean Paul, mais c’était peine perdue. Que personne ne soit dupe, les déclarations de ces agents maladroits ne sont faites que pour la galerie. Personne ne s »y trompe.

Ce sont des agents de Guelleh, qui vivent des subsides que ce dernier leur envoie pour conserver un train de vie au Canada. En échange il adresse des rapports sur les réfugiés et sur les opposants.

Ces rapports sont transmis ensuite au SDS, qui se charge ensuite de contacter, le plus aimablement du monde, les familles restées au pays.

Le SDS peut aller jusqu’à inviter certains membres, à visiter les Commissariats de Police au cours des journées Portes Ouvertes organisées pour l’occasion, avec parfois des démonstrations de tortures et d’aveux spontanés…

Comme ils ont été
découverts, ils vont probablement essayer de se rendormir pendant quelque temps pour tenter de faire oublier leurs liens avec la dictature.

Ils sont même capables de hurler contre Guelleh, en prenant bien soin de limiter leurs écrits à des points précis qui ne dérangent pas trop le régime. Quand il sont en mal d’inspiration, ce qui est fréquent, vue leurs capacités personnelles (!!!) , ils répéteront les messages qui leur auront été envoyés, dans ce but, par le SDS.

Alors mes chers amis, je vous dis seulement que le Gros ne fait plus peur à personne et vous non plus. Vous avez été indentifiés et quoi que vous fassiez dans l’avenir, nous savons qui vous servez !.

19/08/11 (B617) LDDH : lettre ouverte au ministre de la Justice, chargé des Affaires pénitentiaires et des Droits de l’Homme


Le Président

LETTRE OUVERTE

au ministre de la Justice, chargé des Affaires pénitentiaires et des Droits de l’Homme

Djibouti le 18 août 2011

Les incarcérations avec des mobiles fabriqués de toutes pièces continuent encore.

C’est avec un intérêt particulier que j’avais appris votre nomination à ce poste important qui est celui de la Justice Djiboutienne chargé des Droits de l’Homme.

En tant que Défenseur des Droits de l’Homme, alors que vous étiez Ministre des Finances, je garde un excellent souvenir de nos échanges lors de la visite de travail de la Mission d’Enquête de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme FIDH, dont la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est membre affilié comme Défenseur des Droits de l’Homme basée en République de Djibouti.

Je suis persuadé, que vous n’hésiterez pas à engager d’excellentes relations avec la FIDH et l’Observatoires des Défenseurs des Droits de l’Homme, ainsi qu’avec toutes les autres Organisations Internationales des Droits de l’Homme avec lesquelles nous avons des relations continues.

Je reste à votre entière disposition en cette matière.

Depuis mon retour de congés j’ai constaté, ces derniers temps, que le Parquet de la République avec des Officiers de la Police Judiciaire de la Gendarmerie poursuivent depuis nos arrestations de février dernier des arrestations illégales accompagnées parfois de tortures inadmissibles puis suivies d’inculpations arbitraires sous des motifs fallacieux de personnes qu’ils considèrent comme des membres de l’Opposition Djiboutienne. Tout ceci sans mandat d’arrêt, sans avocats et sans la possibilité de se faire consulter par un médecin, ne serait-ce que constater les tortures.

C’est le cas actuellement de 8 détenus et incarcérés abusivement à Gabode.

Il s’agit de :

– Ibrahim Oudoum Ibrahim arrêté le 20 juillet 2011 torturé puis jeté en prison début août ;

  • Hassan Amine Ahmed arrêté le 1er août 2011 à Randa
    puis inculpé le 1er août ;
  • Abdo Mohamed Haïssama arrêté début août 2011 à Djibouti ;
  • Idriss Mohamed Hamadou arrêté début août 2011 à Djibouti ;
  • Ismaêl Hassan Aden arrêté début août 2011 à Djibouti ;
  • Ismaêl Abdillahi Doualeh arrêté début août 2011 à Djibouti ;
  • Abdi Osman dit Indhabuur arrêté début août 2011 à Djibouti ;
  • Omar Ali Mohamed arrêté début août 2011 à Djibouti ;

Tous ces détenus sont encore en Détentions Arbitraires à Gabode.

Monsieur le Ministre de la Justice et des Affaires Pénitentiaires, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) vous demande personnellement à suivre avec une attention particulière ce genre d’incarcérations inadmissibles et intolérables qui conduiront inéluctablement l’Organisation Mondiale contre la Torture (OMCT) à prendre une série de dispositions contre les personnalités politico-judiciaires impliquées dans ce genre de Tortures condamnables sur le plan Internationale.

Avec mes sentiments déférents.

NOEL ABDI Jean-Paul

16/08/2011 (B617) Plainte pénale à l’encontre des USA et de la France et des autres nations présentes à Djibouti qui ferment les yeux devant toutes les violations des Droits de l’Homme et en particulier les arrestations arbitraires et les incarcérations des opposants politiques et des défenseurs des droits de l’homme. (Signé par une association des familles des victimes de la dictature d’IOG)

Les arrestations d’opposants, de défenseurs des droits humains se multiplient à DJIBOUTI depuis la manifestation du 18 février 2011.

Récemment une dizaine d’opposants politiques et des défenseurs des droits de l’homme sont arrêtés et incarcérés dans la sinistre prison de GABODE au vu et aux su des gouvernements occidentaux.

Ils sont accusés par le procureur soit de faire partie d’une organisation criminelle visant à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la République de Djibouti (source Nation), soit de rébellion.

Ils n’auront accès ni à un avocat, ni à un médecin. Djibouti devient une sorte de Guantanamo à grande échelle. L’arbitraire absolu y est la règle.

Des prisonniers sans avocat et sans assistance médicale

L’Organisation mondiale contre la torture, OMCT et de nombreuses associations se sont inquiétées de cette situation alarmante de non droit qui se développe à Djibouti où la constitution a été bafouée ; la répression tous azimuths des opposants bat son plein. Une dictature féroce d’un autre âge règne par la force. Elles ont lancé plusieurs appels sur la situation de prisonniers Djiboutiens, dont l’état de santé est plus qu’alarmant.

Certains ont subi des violences physiques et ils en portent les séquelles ; d’autres ont besoin d’une assistance psychiatrique d’urgence.

Si la situation des droits de l’homme est très préoccupante aussi dans d’autres pays comme la Lybie ou la Syrie, les occidentaux n’y sont pas présents militairement et ils ne disposent que de moyens limités.

Par contre à Djibouti, les forces militaires occidentales sont très présentes et pourtant aucun de leurs gouvernements ne semble s’émouvoir de la mal – gouvernance en cours.

Peut-on en dédure que le pouvoir en place n’accorde son asile aux armées étrangères qu’à la condition non seulement qu’elles s’acquittent d’un loyer exhorbitant (dont le montant est détourné) mais aussi qu’elles ferment les yeux sur ses exactions ?

C est pourquoi les parents des victimes de ces exactions, en se regroupant en une association, comptent, assisté par des avocats de premier plan, déposer une plainte devant la cour pénale internationale contre les forces occidentales (USA, France, Allemagne, Japon ) présentes à Djibouti pour non assistance à personnes en danger et complicité de crimes contre l’humanité.

ASSOCIATION DES PARENTS DES VICTIMES DE LA
DICTATURE DE IOG

16/08/2011 (B617) Radio trottoir (Lectrice) Mais quelle mouche a piqué Ismaël Omar ?

Depuis ce matin 16 août 2011, depuis son départ à Mogadiscio, son départ non programmé a créé une vive inquiétude au sein de sa famille politique et surtout auprès de sa milice des forces de sécurité.

Ismaël Omar est pratiquement parti les poches vides, sans nourritures ni médicaments.

Mais pourquoi cette fuite vers la Somalie?

Cette question était sur toutes les lèvres des djiboutiens et djiboutiennes depuis le départ précipité aux risques incalculables sur les possibles des tirs aux mortiers fort possible à Mogadiscio.

Ce matin, d’après des proches de Mohamed Hassan de la présidence, son départ a été rapidement improvisé après avoir appris que le Président de l’Erythrée est allé à Kampala en Ouganda en visite officielle ce qui n’aurait pas plu au couple Ismaël et Sarif.

Mais de retour à Djibouti Grande gueule aurait gueulé par un démenti catégorique en précisant que c’était simplement pour recueillir la part du gâteau en dollars résonnants suite à la vente des aides en denrées alimentaires et en médicaments de premières nécessité revendus illico.

Cette vente a été dénoncée hier par les Nations Unies diffusé à la BBC en somali.

A notre avis la vente des ses secours des Organisations Internationales à caractère humanitaire aurait été réalisé par les forces armées combinées d’Amison et des milices à la solde de Sarif.

Sans oublier, l’argent collecté par des donateurs somalis, du Ghana…

Cette information de Grande gueule est la plus proche de la réalité.

Il n’est pas étonnant que le couple, qui a respectivement prêté serment sur le Saint Coran non loin des bouteilles d’alcool fort et des viandes de porcs, lors de leur auto intronisation dans un hôtel de Djibouti : le Kempeski.

Par Kadra journaliste de Radio Trottoir
qui a suivi et fait des recherches
afin de trouver les raisons profondes.

16/08/11 (B617) LDDH : Situation désastreuse en République de Djibouti


Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 15 AOÛT 2011

Situation désastreuse en République de Djibouti

Suivi du piétinement par des violations
du Droit d’Expression
prévu par la Constitution


Après le Coup d’Etat militaro-électoral du 8 avril 2011, la situation politique, économique, sociale et la famine dans la Corne d’Afrique, famine provoquée en République de Djibouti, vont précipiter notre pays vers un gouffre aux dangers imminents des risques de dérapages et d’une révolte sans précédent.

Bref bilan politique et quelques lignes du fiasco économique.

Après avoir fait un semblant de remaniement ministériel en remplaçant des vieux requins des détournements des fonds publics par des plus jeunes mais plus voraces connus par leur cartographie tribale, mais aussi vénale, ce pseudo remaniement fige et nous ramène à la situation politique au stade du statut quo tribalo-politique comme sous la période d’Ali AREF.

Il faut bien rappeler que durant la période coloniale sous Ali AREF, la corruption était beaucoup plus minime.

Actuellement la corruption et le vol des Deniers de l’Etat et des Biens sociaux classent la République de Djibouti en tête des payx corrompus de l’Afrique, toutes proportions gardées : importance de la population et de la superficie territoriale.

Actuellement, le gouvernement de Djibouti a pour seul objectif, certainement pour un court laps de temps (avant de prendre la fuite) de dépouiller sans aucune vergogne les populations et surtout les commerçants, avec des impôts de tout genre des contributions aux forces en tenues, des hommes politiques du régime à certains hauts fonctionnaires de l’Etat, etc…

A l’approche d’une explosion sociale.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a, à maintes reprises, soulevé et dénoncé la grogne sociale qui ne cesse de s’amplifier.

En effet :

1. Les salaires des Cheminots, des Dockers, n’ont pas été payés depuis pratiquement un an ;

2. Les infirmières et infirmiers du centre de Dar El Hanan, qui avait été construit par la Libye du Colonel Khadafi, n’ont plus perçu leurs salaires depuis plusieurs mois ;

3. Les personnels paramédicaux ne perçoivent plus leurs indemnités ni leurs primes de garde ;

4. Un nombre important des lycéens francophones qui ont réussi le bac cette année avec mention (résultats qui auraient été affichés) ne partiront pas, suite à un simple problème de protocole entre le dictateur Ismaël Omar Guelleh et la diplomatie française ;

5. Le nombre de chômeurs a augmenté avec le départ de la Lègion (13ème DBLE) et s’agravera avec une diminution annoncée des Forces américaines.

6. Le malaise généralisé, petit à petit, gangrène toutes les forces armées du fait des disparités entre les salaires des Policiers, des Gendarmes et de l’AND. Seule la Garde Républicaine qui a toujours été la plus favorisée, mais qui semble très inquiète des risques d’une banqueroute du Port International de Djibouti. En effet, depuis le départ de Boreh, les risques de cessation de paiement des salaires de la Garde Républicaine sont en forte augmentation.

Violations du droit d’expression prévu par l’article 15 de la Constitution

Article 15 de la Constitution du Référendum du 4 septembre 1992.

Chacun a le droit d’exprimer et de diffuser librement ses opinions par la parole, la plume et l’image. Ces droits trouvent leur limite dans les prescriptions des lois et dans le respect de l’honneur d’autrui.

Tous les citoyens ont le droit de constituer librement des associations et syndicats sous réserve de se conformer aux formalités édictées par les lois et règlements.

Le droit de grève est reconnu. Il s’exerce dans le cadre des lois qui le régissent Il ne peut en aucun cas porter atteinte à la liberté de travail.

Loi n° 2/AN/92/2eL du 15 septembre 1992 relative à la Liberté de Communication.

Article 1
La liberté de la presse garantie par la constitution s’exerce dans le cadre des dispositions de la présente loi.

Article 3
La liberté de communication est le droit, pour chacun de créer et d’utiliser librement le média de son choix pour exprimer sa pensée en la communiquant à autrui, ou pour accéder à l’expression de la pensée d’autrui.

Le citoyen a droit à une information complète et objective, et le droit de participer à l’information par l’exercice des libertés fondamentales de pensée, d’opinion et d’expression proclamée par la Constitution.

Article 5
Il est créé une Commission nationale de la Communication qui sera chargée de veiller au respect du pluralisme de l’information.

La Commission nationale est saisie, pour avis, par l’autorité ayant à la charge l’information.

Le fonctionnement et l’organisation de la Commission nationale de la Communication seront définis par une loi.

Observations.
Cette Loi avait été adoptée en même temps que la Loi n°1 relative aux Partis politiques en République de Djibouti et après le Référendum du 4 septembre 1992.

Ce qui, à l’époque, devrait démontrer une certaine volonté du Chef de l’Etat à respecter la Constitution, et le pluralisme de la presse libre, avec une soit disant multipartisme en réalité limité dans la pratique à 4 partis politiques sans aucun texte écrit.

Mais très vite ce fut la déception avec l’accentuation et la continuité de la dictature néocoloniale, car lors des élections présidentielles de 1993 le Chef de l’Etat a failli se faire battre par regretter Elabe.

Loi n° 2/AN/92/9eL du 15 septembre
Comme vous pouvez le constater, afin de mettre un frein à l’article 5 dernier alinéas, aucune disposition législative n’a été adoptée pour « le fonctionnement et l’organisation de la Commission nationale de la Communication » seraient définis par une loi.

Aujourd’hui, force est de constater, que la République de Djibouti est l’unique pays d’Afrique à être comme la Corée du nord sans aucune presse libre, sans aucune radio libre alors qu’en Somalie occupée par les Forces tueuses de l’Ouganda et du Burundi a une dizaine de presse et d’émission de radio avec les pertes énormes de Journalistes somalis tués par exécutions extrajudiciaires, sans qu’aucune Mission d’Enquête Internationale des Nations Unies à

Mogadiscio ne s’en soucie.
L’Ogaden colonisé par l’Ethiopie avec l’assistance de la Chine est une zone de non droit, et même les journalistes étrangers non pas le droit de circuler librement.

Les Nations Unies et les Etats Unis ne dénoncent jamais l’embargo de la presse libre tant à Djibouti qu’en Ogaden.

NOEL ABDI Jean-Paul