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22/12/2011 (B635) Roger Picon nous propose une nouvelle caricature en deux langues : français et afar. La version Somalie sera proposée par la suite

22/12/2011 (B635) Un article en Somali proposé par M Houssein Andoleh (avec une synthèse en Français)

________ Synthése en Français par notre correspondant

Cet article écrit par un journaliste somalien témoigne de l’intérêt des jeunes de la région aux événements de Djibouti.

Une journée de commémoration du massacre d’Árhiba des victimes a eu lieu, la population s’est mobilisé venant de tous les quartiers de la capitale bravant ainsi les intimation du gouvernement et la forte présence de l’armée.

L’article reprend les propos de différents leaders :

Il mentionne Jean Paul Abdi Noel qui est encore surpris de voir les commanditaires (Ismael Omar et son defunt oncle) en liberté.

L’article mentionne Farah Abadid qui fut récemment incarcéré et torturé et l’appel à l’union de Abdillahi Hamareite.

Cassim Ahmed Dini dénonce avec force les tactiques moyenâgeuses du régime moribond qui castre sa population.

____________________ Article en Somali

Jabuti Dec 19,2011(qurbejoog.com)-Waxa maalinimadii shalay isu soo bax lagu xusayo xasuuqii Arihba oo mucaaridkii Jabuuti ee gude iyo dibedba isku arkeen lagu qabtay magaalada Jabuuti.

Ciidamada Amaanka ee Jabuuti ayaa maalmihii u dabeeyay waday dedaalo ay dadka uga digayaan ka qeybgalka xuska.

Isu soo baxa oo ka dhacay aag ku dhaw xabaalaha dadkii lagu xasuuqay Arihba 1991kii ayaa waxa ka qeybgalay dad faro badan oo ka kala yimi guud ahaa Jabuuti gaar ahaan xafadaha Caasimada.

Madaxa ururka xuquuqul insaanka Jabuuti Jean Paul Noel oo ka qeybgalay xuska sanad guuradii 20 e ka soo wareegtay xasuuqii Arihba ayaa sheegay in ay tahay wax lala yaabo in dadkii xasuuqaa geystay ay weli dalka xoriyad ku joogaan.

Waxa isna halkaa hadal ka jeediyay halyeyga u dagaalanka xuquuqul insaanka ee Faarax Abediid Xildiid oo ka mid ahaa rag dhawaan lagu jirdilay xabsiga Gabood.

Xoghayaha Guud ee xisbiga UDJ Abdillahi Hamareita ayaa isna halkaa hadalo dadka ku dhiiri geliyay in ay u midoobaan isu soo baxyo soo socda oo mucaaridku wadaan.

Balse hadaladii ugu kululaa eegalabtaas halkaa laga jeediyay waxa lahaa Qaasim Axmed Diini oo ku hadlayay magaca ARD,isla markaana France uga yimi si xafladan uu uga qeybgalo.

Qaasim waxa uu sheegay in xukuumada Jabuuti ee keli taliska ahi ay ku cunaqabateyso shaqaaleheeda mushaharad ay siiso oo ay ka dhinto.

Waxaanu intaa raaciyay in xukuumada Jabuuti afka qabato garsoorka dalka,culimada iyo ardeyda ka cabaneysa waxbarasho la’aanta iyo shaqola’aanta.

ku xigeenka madaxa xisbiga ARD Adan Maxamed Cabdo iyo madaxa xisbiga ARD Axmed Yusuf Xumud ayaa iyaguna gebagebadii dhaliilo u jeediyay xukuumada Jabuuti oo ay ku eedeeyeen in ay wado qorshe ay dadka reer Jabuuti ku kala qeybineyso.

Qurbejoog-Jabuuti
contact@somalidiasporanews.com

21/12/2011 (B635) Nouveaux rebondissements dans l’affaire Borrel..

_______________________________ Note de l’ARDHD

Ce n’est certainement pas par hasard que sort dans toute la presse une information capitale sur l’affaire Borrel, à savoir que l’Armée française était au courant dès 1995, de l’assassinat ….

Pas par hasard, puisque c’est le jour où Guelleh va rencontrer Sarkozy à l’Elysée …

Qui a choisi ce moment pour faire sortir cette information ? L’Elysée ? ou … ? Nous le savons pas pour le moment.

Mais la visite de Guelleh tout à l’heure s’annonce probablement sous des auspices difficiles …

Nous reprenons uniquement l’article du Point, mais les lecteurs pourront trouver des articles sur le sujet dans toute la presse française et africaine.

____________________________________ Le Point

L’armée française a été informée de l’assassinat du juge Bernard Borrel, via des écoutes de la police djiboutienne, peu après son décès, selon le témoignage d’un militaire français en poste à Djibouti à l’époque

L’armée française a été informée de l’assassinat du juge Bernard Borrel, via des écoutes de la police djiboutienne, peu après son décès, selon le témoignage d’un militaire français en poste à Djibouti à l’époque et révélé mercredi par la radio France Culture et consulté par l’AFP.

Magistrat détaché à Djibouti, Bernard Borrel a été retrouvé mort le 19 octobre 1995, le corps en partie carbonisé, en contrebas d’un ravin, à 80 km de Djibouti. L’enquête française a privilégié dans un premier temps la thèse du suicide avant de retenir celle d’un assassinat après de nouvelles expertises.

Fabrice Paraschos était affecté de 1995 à 1997 comme chauffeur au détachement autonome de transmission (DAT) de l’armée française à Djibouti, « c’est-à-dire aux +grandes oreilles+ de l’armée qui écoutent en ce qui concerne l’Afrique de l’Est, toute intrusion sur le territoire djiboutien », a-t-il expliqué à la juge Sophie Clément en juillet.

« Un jour, j’ai entendu dire au centre qu’un homme avait été immolé par le feu par des personnes du nord du territoire à l’aide de jerricanes d’essence. C’était un Français qui avait été brûlé non loin du Goubet. C’était dans la ville d’Arta », a-t-il déclaré à la juge. Le corps de M. Borrel a été retrouvé non loin du Goubet.

« On n’était pas censé entendre les écoutes mais on vivait en permanence avec des militaires qui procédaient aux écoutes. C’était vers 11 heures-midi, je ne sais même pas si nous n’étions pas à table. L’information venait de sortir », a ajouté le témoin.

« C’était une information provenant de la surveillance des communications internes de la police djiboutienne », a précisé M. Paraschos.

Selon ce témoin, la Prévôté (détachement de la gendarmerie en charge de la police militaire) est alors « intervenue », a-t-il dit sans savoir de quelle façon.

« Aujourd’hui je peux donc affirmer que M. Borrel ne s’est pas suicidé. Il a été tué et des militaires étaient au courant », a-t-il ajouté.

Après ce témoignage, la veuve du juge Borrel, Elisabeth Borrel demande à nouveau que tous les documents classés secret défense relatifs à la mort de son mari soient déclassifiés.

« Le chef de l’Etat (Nicolas Sarkozy) m’avait assuré en 2007 que le secret-défense serait levé. Or rien n’a été fait. Il faut que tous les documents datés d’avril 1994 (date d’arrivée du juge à Djibouti, ndlr) à 1997 soient déclassifiés » a dit Mme Borrel à l’AFP.

Pour l’ancien militaire, « il y a forcément une trace » de l’écoute de la police djiboutienne « sauf si elle a été délibérément supprimée », a-t-il dit, précisant que les informations du jour étaient transmises par télex au ministère de la Défense.

Cette information est révélée alors que le président Nicolas Sarkozy doit s’entretenir dans l’après-midi à Paris avec son homologue djiboutien Ismaël Omar Guelleh.

L’enquête française menée à Paris par la juge Clément privilégie désormais la thèse d’un assassinat. Des témoignages, dont celui de l’ex-membre de la garde présidentielle Mohamed Saleh Alhoumekani, mettent directement en cause le président Guelleh et son entourage.

L’affaire Borrel a empoisonné pendant des années les relations entre Paris et son ex-colonie, où la France dispose de sa plus importante base militaire à l’étranger avec près de 3.000 hommes.

21/12/2011 (B635) RSF et de nombreux organisations s’associent pour publier un communiqué de presse à l’occasion de la visite de Guelleh à l’Elysée.

Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH)
Ligue des droits de l’Homme et du Citoyen (LDH)
Ligue djiboutienne de défense des droits humains (LDDH)
Union djiboutienne du travail (UDT)
Reporters sans frontières (RSF)
Organisation mondiale contre la torture (OMCT)
Union interafricaine des droits de l’Homme (UIDH)

Communiqué de presse

Djibouti : le président Sarkozy doit demander au président Ismaël Omar Guelleh l’arrêt des violations des droits de l’Homme

http://www.fidh.org/Djibouti-le-president-Sarkozy-doit

Djibouti, Paris, Nairobi, Genève, le 21 décembre 2011 – La FIDH et ses organisations membres à Djibouti et en France, respectivement la LDDH et la LDH, ainsi que l’UDT, l’OMCT, l’UIDH et RSF appellent le président français Nicolas Sarkozy à demander au président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, l’arrêt des violations des droits de l’Homme et des droits syndicaux à Djibouti ainsi que des actes concrets en faveur d’une transition politique permettant un réel système démocratique à Djibouti.

« Alors que l’on célèbre le premier anniversaire de la révolution tunisienne, la France doit tirer les leçons du passé et ne plus soutenir jusqu’au bout des dictatures sans avenir » a déclaré Mme Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.

Le président français, M. Nicolas Sarkozy, doit recevoir ce mercredi 21 décembre 2011 à 17h son homologue djiboutien, M. Ismaël Omar Guelleh, qui a entamé son troisième mandat dans la contestation populaire et étouffe toute contestation par l’emprisonnement et la torture dans son pays. A cette occasion, nos organisations appellent le président Sarkozy à aborder la situation des droits de l’Homme à Djibouti lors de son entretien avec Ismaël Omar Guelleh, de condamner les violations et d’obtenir des engagements du président djiboutien pour démocratiser le pays, notamment des élections réellement libres, une indépendance de la justice, le respect effectif des libertés publiques et individuelles comme la liberté de la presse et la liberté syndicale.

« La situation des droits humains est terrible à Djibouti : il y a eu depuis un an une multiplication des arrestations et détentions arbitraires, la pratique de la torture est toujours aussi rependue, la liberté d’expression des djiboutiens est constamment niée, les défenseurs des droits de l’Homme sont en prison ou sous le coup de procédures judiciaires, la liberté syndicale est foulée aux pieds depuis 10 ans », a déclaré Jean-Paul Noël Abdi, président de la Ligue djiboutienne de défense des droits humains (LDDH) et lui-même sous le coup de deux procédures judiciaires dont une pour « participation à un mouvement insurrectionnel ».

« Le président Sarkozy reçoit un chef d’État dont le régime oppresse ses propres citoyens. Il doit être ferme et condamner ces atteintes graves aux droits de l’Homme tout en exigeant d’Ismaël Omar Guelleh des actes concrets pour libérer les prisonniers politiques, stopper les atteintes aux défenseurs des droits de l’Homme et juger les agents de l’État auteur des tortures »a déclaré M. Pierre Tartakowsky, président de la Ligue des droits de l’Homme et du Citoyen (LDH).

Dernier épisode en date, les convocations le 13 décembre 2011 par la juge d’instruction Rahima Moussa Dawaleh de MM. Farah Abadid et Houssein Robleh, deux journalistes de La Voix de Djibouti, arrêtés le 21 novembre et sévèrement torturés pour obtenir des informations sur leurs activités de journaliste et d’activiste des droits de l’Homme. Leur avocat n’a pas pu avoir accès à l’intégralité du dossier d’où il ressort toutefois que l’incrimination qui évolue sans cesse s’achemine finalement vers une accusation fausse d’« appel à une rébellion armée ».

« MM. Farah Abadid et Houssein Robleh sont inquiétés parce qu’ils collaborent avec un média en exil et sont ainsi susceptibles de ‘faire sortir’ de l’information de Djibouti. Leur cas illustre le manque de liberté de la presse dans ce pays et le harcèlement auquel s’exposent les journalistes », a déclaré Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières.

La situation des libertés syndicales est elle aussi préoccupante depuis de longues années. Ainsi le mouvement syndical djiboutien libre, dont l’UDT est depuis 1995 dans le collimateur des autorités : confiscation du siège de l’UDT par décret présidentiel au profit du ministère de la jeunesse et de sport en octobre 2011 ; licenciements de dirigeants et militants syndicaux dont le secrétaire général de l’UDT pour fait de grèves ; non respect des résolutions et les recommandations du Bureau international du travail (BIT) réitérées chaque année et les missions de bons offices de l’OIT et de l’OAT ; harcèlement et répression constante des centrales syndicales libres de l’UDT et de l’UGTD dont les autorités djiboutiennes refusent de reconnaître l’existence légale et la légitimité ; création et soutien de syndicats inféodés au pouvoir et non légitimes afin de mettre en avant ces syndicats pro-pouvoir lors des conférences internationales notamment celle annuelle de l’OIT ; non respect des conventions et recommandations de l’OIT bien que Djibouti ait ratifié des 1978 plus des dizaines de conventions de l’OIT dont celles fondamentales.

« Nous appelons également les autorités de Djibouti à se conformer aux recommandations adoptées par le Comité contre la torture des Nations unies (CAT) lors de sa dernière session en novembre 2011, et en particulier celles relatives à la pratique fréquente de la torture par les forces de l’ordre et aux conditions de détention», a ajouté Gerald Staberock, secrétaire général de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT).

Pour un rappel des violations des droits humains commises à Djibouti depuis l’élection présidentielle d’avril 2011 : cliquez ici

Contacts presse :
FIDH – Arthur Manet : presse@fidh.org / te : +33 (0) 6 72 28 42 94
RSF – Alexandre Jalbert : presse@rsf.org / tel : +33 (0)1 44 83 84 56
OMCT – Alexandra Kossin/ Delphine Reculeau / tel. : + 41 (0) 22 809 49 39
—-

Ambroise PIERRE
Bureau Afrique / Africa Desk
Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
47, rue Vivienne
75002 Paris, France
Tel : (33) 1 44 83 84 76
Fax : (33) 1 45 23 11 51
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21/12/2011 (B635) Communiqué de l’Elysée après les entretiens Guelleh et Sarkozy (sur fond médiatique de l’affaire Borrel) (Info lecteur)

PRÉSIDENCE
DE LA
RÉPUBLIQUE
______
Service de presse
Paris, le 21 décembre 2011

COMMUNIQUÉ

Le président de la République a reçu aujourd’hui M. Ismaël Omar Guelleh, président de la République de Djibouti, à l’occasion de la visite officielle que celui-ci effectue actuellement en France.

Les deux Présidents ont signé ensemble le nouveau Traité de coopération en matière de défense, qui vient remplacer l’accord de défense conclu lors de l’indépendance de Djibouti.

Conformément à l’annonce faite par le Président de la République en février 2008, la renégociation de huit accords de défense liant la France à des pays africains est en cours. Le Traité qui vient d’être signé avec Djibouti est le sixième de cette nouvelle génération d’accords. Ces nouveaux accords sont marqués par la montée en puissance de l’Union Africaine (UA), et par le partenariat de cette dernière avec l’Union européenne en matière de paix et de sécurité.

Fondés sur un principe de réciprocité, les nouveaux accords établissent le cadre de la coopération militaire bilatérale et précisent les facilités opérationnelles accordées à nos forces stationnées. Ils sont en outre caractérisés par leur totale transparence : ils sont soumis au Parlement et publiés intégralement.

La signature du Traité franco-djiboutien démontre l’attachement de nos deux pays à une coopération étroite en matière de sécurité. La France est fermement attachée à l’indépendance et à l’intégrité territoriale de la République de Djibouti, stratégiquement située au cœur d’une zone fragile. Elle soutient son action en faveur de la paix et de la sécurité dans la région.

Les relations bilatérales entre nos deux pays et le renforcement de la coopération franco-djiboutienne en matière économique et sociale ont également été au cœur de cette rencontre. La France est le premier donateur bilatéral à Djibouti, agissant notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé et des infrastructures urbaines. Le Président de la République a confirmé notre effort de solidarité à l’égard de Djibouti.

L’entretien a enfin porté sur les questions régionales et internationales, en particulier la consolidation de la paix et de la sécurité dans la région. Les deux Présidents ont notamment évoqué la coopération entre la France et Djibouti en faveur de la stabilisation de la Somalie, la lutte contre la piraterie au large de la Corne de l’Afrique, et l’importance de la mise en œuvre de l’Initiative du Golfe au Yémen.

Les deux Présidents sont convenus de la nécessité de poursuivre entre nos deux pays un dialogue politique régulier.

21/12/2011 (B635) Le Figaro / Nouvel accord de défense avec Djibouti (avec AFP)

Nicolas Sarkozy et le président de Djibouti Ismaël Omar Guelleh ont signé aujourd’hui à Paris un nouveau traité de coopération en matière de défense qui vient remplacer l’accord signé après l’indépendance de Djibouti en 1977, a rapporté la présidence.

Ce texte établit, selon l’Elysée, « le cadre de la coopération militaire bilatérale » et précise « les facilités opérationnelles accordées à nos forces stationnées » à Djibouti, la plus grande base militaire française à l’étranger qui accueille près de 3000 soldats. Ce texte est le sixième accord de défense renégocié par la France avec un pays de son ancien « pré carré » africain.

Nicolas Sarkozy avait promis en février 2008, lors d’un déplacement en Afrique du Sud, la renégociation de tous les documents secrets de ce type, accusés d’avoir couvert les interventions militaires françaises très controversées au profit de régimes africains « amis », et leur publicité.

Lors de leur entretien, Sarkozy et Guelleh ont aussi parlé du « renforcement de la coopération bilatérale », de la situation en Somalie et la lutte contre la piraterie au large de la Corne de l’Afrique.

Le communiqué de l’Elysée n’a pas précisé si les deux dirigeants avaient également évoqué l’affaire Borrel, qui empoisonne les relations entre la France et Djibouti depuis de longues années. Le corps en partie carbonisé de Bernard Borrel, un magistrat français détaché à Djibouti, avait été retrouvé en 1995, le corps en partie carbonisé. L’enquête de la justice française a longtemps privilégié la thèse du suicide, avant de retenir, après de nouvelles expertises, celle d’un assassinat dans lequel certains témoins ont mis en cause Guelleh et son entourage.

Selon le témoignage d’un militaire français en poste à Djibouti à l’époque des faits révélé aujourd’hui par France Culture, l’armée française avait été informée de l’assassinat du juge Borrel peu après son décès, via des écoutes de la police djiboutienne.

Guelleh, qui fait par ailleurs l’objet d’une plainte déposée à Paris pour l’assassinat de deux membres de la famille d’un opposant, n’a fait aucune déclaration à la presse à l’issue de son entretien avec Sarkozy.

21/12/2011 (B635) Nouveaux rebondissements dans l’affaire Borrel. La presse audio et écrite est unanime à citer le nouveau témoignage qui prouverait que l’Armée était au courant de l’assassinat dès le premier jour. (A écouter / télécharger)

__________________________ Note de l’ARDHD

Il ne servirait à rien de reprendre tous les articles publiés aujourd’hui dans l’intégralité de la presse.

Nous nous limiterons à des extraits de 1°) France Culture, 2°) de France-Info et 3°) du Monde.

Le nouveau témoignage de ce militaire qui était en poste à Djibouti en 1995 confirmerait que l’Armée française qui écoutait les services de Gendarmerie djiboutien a été informée de l’assassinat (et non du suicide) du juge dans les premières heures de la matinée …

Sans que son témoignage, à notre connaissance, ne permette de désigner de nouvelles culpabilités, il pose des questions sur l’attitude des autorités françaises qui ont maintenu la thèse du suicide pendant tant d’années, soit jusqu’en 1997, quand M Sarkozy a reçu Mme Borrel, ses enfants et ses avocats à l’Elysée.

A l’époque il lui avait promis la déclassification des documents classés « secret défense ». Or Mme Borrel n’a obtenu que quelques documents datés, semble-t-il, de 1997 et au-delà. Aujourd’hui, elle réclame la déclassification de tous les documents relatifs à cette affaire de 1994 à 1997 …

Nous continuons à la soutenir dans son combat légitime. Ce nouveau témoignage confirme la légitimité de son combat depuis les premières semaines qui ont suivi le décès de son époux, jusqu’à ce jour, en dépit des obstacles qui lui avaient été imposés, des autopsies trompeuses du Docteur Dominique Leconte et des « illuminations » de Me M-P Morrachini. En dépit aussi des pressions exercées contre elle et des allégations diffamatoires à son encontre et à celle de son mari.

____________________________ 1°) France culture

Exclusif : du nouveau dans l’affaire du juge Bernard Borrel

C’est une information que l’on doit à Laure de Vulpian. Un témoignage que notre consoeur a recueilli renforce la thèse selon laquelle le juge Bernard Borrel a été assassiné.

Le corps du magistrat a été retrouvé le 19 octobre 1995 en contrebas d’un ravin, à 80 km de Djibouti. Les autorités françaises ont pendant des années privilégié la piste du suicide.

Des révélations aujourd’hui qui fragilisent encore un peu plus la thèse officielle.

Une affaire également évoquée ce mardi dans Les Matins par Olivier Morice, avocat d’Elisabeth Borrel, la veuve du juge.

1°) A écouter en WMA




2°) A télécharger en MP3
Lien de téléchargement

______________________________ 2°) France-Info

Assassinat du juge Borrel : l’armée française savait dès 1995

L’enquête française avait d’abord privilégié le suicide, avant de retenir la thèse de l’assassinat. Sa veuve réclame toujours la déclassification des documents secret défense, promise pourtant par Sarkozy en 2007.

L’Etat français savait depuis le début que le juge Borrel avait été assassiné, se révolte sa veuve, Elisabeth Borrel qui réclame la déclassification des documents classés secret défense.

1°) A écouter en WMA



2°) A télécharger en MP3
Lien de téléchargement

C’est une affaire qui a empoisonné pendant des années les relations entre Paris et Djibouti, son ancienne colonie : la mort du juge Bernard Borrel, magistrat détaché à Djibouti. Son corps est retrouvé, en partie carbonisé, le 19 octobre 1995. Dans un premier temps, l’enquête française parle de suicide, avant de se raviser et de pencher pour l’assassinat.

Or il se trouve que l’on aurait pu gagner pas mal de temps… Car l’armée française savait dès le début que le magistrat avait été assassiné.

Selon le témoignage d’un appelé de l’époque, qui l’a raconté à la juge Sophie Clément, en juillet dernier, l’armée française avait intercepté des communications de la police djiboutienne qui faisaient état d’un Français immolé par le feu. Selon ce témoin, la Prévoté – le détachement de la gendarmerie – est alors intervenue. Catégorique, l’appelé estime qu’il y a « forcément une trace » de tout ça, « sauf si elle a été délibérément supprimée ».

Un nouveau témoin éclaire d’un jour nouveau l’affaire Borrel. Laure de Vulpian

1°) A écouter en WMA



2°) A télécharger en MP3
Lien de téléchargement

Après ce témoignage, la veuve du juge demande à nouveau la déclassification de tous les documents secret défense relatifs à la mort de son mari. « Le chef de l’Etat m’avait assuré en 2007 que le secret-défense serait levé. Or rien n’a été fait. Il faut que tous les documents datés d’avril 1994 à 1997 soient déclassifiés », martèle Elisabeth Borrel. Histoire de mettre un peu la pression sur Nicolas Sarkozy, qui recevait cet après-midi le président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh

________________________________ 3°) Le Monde

Selon un militaire, l’armée française savait dès 1995 que le juge Borrel a été assassiné

Le juge Borrel a été retrouvé mort en 1997, à Djibouti, début du combat judiciaire de sa veuve Elisabeth Borrel, qui depuis veut prouver qu’il a été assassiné.

Détaché en avril 1994 de ses fonctions de procureur de Lisieux pour un poste de conseiller technique à Djibouti, où il travaillait au ministère de la justice, Bernard Borrel a été retrouvé, en partie carbonisé, en bas d’une falaise. Depuis, la justice n’a jamais tranché : s’agit-il d’un suicide ou d’un assassinat ?

Bernard Borrel a été assassiné et l’armée française le savait. C’est ce qu’aurait déclaré, devant la juge française en charge de l’affaire, Sophie Clément, un ancien militaire français, en mission à Djibouti entre 1995 et 1997, rapporte la journaliste Laure de Vulpian, de France Culture.

« IL A ÉTÉ TUÉ ET DES MILITAIRES ÉTAIENT AU COURANT »

A en croire Fabrice Paraschos, chauffeur au détachement autonome de transmission de l’armée française à Djibouti, « c’est-à-dire aux ‘grandes oreilles’ de l’armée qui écoutent, en ce qui concerne l’Afrique de l’Est, toute intrusion sur le territoire djiboutien », il n’ y a pas de doute possible. « Aujourd’hui je peux donc affirmer que M. Borrel ne s’est pas suicidé. Il a été tué et des militaires étaient au courant », a-t-il déclaré devant Mme Clément, en juillet dernier.

« Un jour, j’ai entendu dire au centre qu’un homme avait été immolé par le feu par des personnes du nord du territoire à l’aide de jerricanes d’essence. C’était un Français qui avait été brûlé non loin du Goubet. C’était dans la ville d’Arta », a-t-il déclaré à la juge. Or, le corps de M. Borrel a été retrouvé non loin du Goubet, le 19 octobre 1995.

Tandis qu’il n’était pas « censé entendre les écoutes », M. Paraschos dit avoir été informé de la découverte du corps « vers 11 heures-midi ». « C’était une information provenant de la surveillance des communications internes de la police djiboutienne », précise-t-il, avant d’assurer qu' »il y a forcément une trace » de l’écoute de la police djiboutienne « sauf si elle a été délibérément supprimée ».

SECRET-DÉFENSE

M. Pascharos n’est pas le premier à affirmer que l’armée française était informée de la découverte du corps, mais il vient détailler les circonstances de l’obtention de cette information.

Il n’est pas le premier non plus à contredire la version des faits établie dans les premières semaines ayant suivi l’affaire par les autorités djiboutiennes. Sans mener d’autopsie, elles ont de suite défendu la version du suicide après une déception amoureuse.

Une version, à l’époque, relayée par les autorités françaises. Une version à laquelle n’a jamais cru sa veuve, Elisabeth Borrel, elle aussi magistrate, qui depuis 1996 mène un combat judiciaire pour connaître les circonstances exactes du décès de son mari.

Depuis près de quinze ans, Mme Borrel, défendue par Me Olivier Morice, mène un intense combat judiciaire.

Ne croyant pas à la thèse du suicide, Mme Borrel porte plainte en France pour assassinat, dès 1997. Depuis le dossier Borrel est devenu un véritable imbroglio judiciaire, aux multiples ramifications, dépassant le cadre de l’assassinat pour celui de l’affaire d’Etat.

Si l’enquête française menée à Paris par la juge Sophie Clément privilégie désormais la thèse criminelle, à Djibouti, on fait tout pour minimiser l’affaire et accéder aux pièces de l’instruction. C’est que dans ce pays, où l’armée française possède sa base militaire la plus importante à l’étranger, certaines voix ont accusé le président Omar Guelleh d’avoir commandité ce meurtre. Des témoignages, dont celui de l’ex-membre de la garde présidentielle Mohamed Saleh Alhoumekani, mettent, en effet, directement en cause le président Guelleh et son entourage.

« SI LE DOSSIER NE VA PAS JUSQU’AU BOUT, L’ÉTAT FRANÇAIS L’AURA ÉTOUFFÉ »

En 2006, Mme Borrel écrit un livre, intitulé Un juge assassiné, dans lequel elle soupçonne le régime djiboutien d’avoir commandité l’assassinat de son mari et les autorités françaises d’avoir voulu étouffer l’affaire au nom de la raison d’Etat et de la protection de ses relations avec Djibouti.

« Si le dossier ne va pas jusqu’au bout, c’est que l’Etat français l’aura étouffé », déclarait en février 2005 au Monde l’avocat de Mme Borrel, Me Olivier Morice, l’actuel avocat des familles de victimes de l’attentat de Karachi.

Après la publication de ce nouveau témoignage, qui vient accréditer sa thèse, la veuve du juge Borrel demande à nouveau que tous les documents classés secret-défense relatifs à la mort de son mari soient déclassifiés. « Le chef de l’Etat [Nicolas Sarkozy] m’avait assuré en 2007 que le secret-défense serait levé. Or rien n’a été fait. Il faut que tous les documents datés d’avril 1994 [date d’arrivée du juge à Djibouti] à 1997 soient déclassifiés », a-t-elle réagi.

Hasard du calendrier, le témoignage de M. Pascharos est rendu public alors que le président Nicolas Sarkozy doit s’entretenir, mercredi 21 décembre, à Paris avec son homologue djiboutien Ismaël Omar Guelleh, et tenter de réchauffer des relations diplomatiques, empoisonnées depuis près de quinze ans par le fantôme du juge Borrel.

20/12/2011 (B635) AFP / Somalie: premiers renforts djiboutiens à Mogadiscio pour l’Union africaine

Un premier contingent de 200 soldats djiboutiens est arrivé mardi à Mogadiscio pour renforcer la force de l’Union africaine (UA) en Somalie, l’Amisom, qui lutte contre les insurgés islamistes shebab, a-t-on appris auprès d’une source gouvernementale somalienne.

« Djibouti a déployé un premier contingent en Somalie aujourd’hui pour aider le pays à rétablir la paix et la stabilité, nous avons un besoin désespéré de soutien militaire pour éliminer la menace des shebab », a affirmé un responsable de questions de sécurité au gouvernement somalien, Mohamed Abdirahman.

« Le premier contingent est composé de 200 hommes, et d’autres suivront dans les jours à venir, » a-t-il ajouté.

Djibouti, qui s’est engagé à envoyer quelque 850 hommes en Somalie voisine, est le troisième pays à participer à l’Amisom. Ses troupes devraient être stationnées à Mogadiscio, comme les 9.700 soldats ougandais et burundais qui formaient jusqu’ici seuls la force de l’UA dans le pays.

L’Amisom, qui intervient en soutien du fragile gouvernement de transition (TFG) somalien, a grandement contribué à l’abandon en août, par les shebab, de leurs positions-clés dans la capitale somalienne.

Mais Mogadiscio reste la cible de régulières attaques à la grenade ou au véhicule piégé et les appels à un renforcement de la force de l’UA se sont multipliés ces derniers mois.

Selon le plafond autorisé par les Nations unies, le contingent de l’Amisom peut actuellement atteindre jusqu’à 12.000 hommes. Son chef a de son côté demandé à pouvoir bénéficier de 20.000 soldats.

La Sierra Leone a promis d’envoyer 850 soldats en Somalie après avril 2012.

Le Kenya pourrait aussi rejoindre la force de l’UA. Il est déjà militairement présent dans le pays, depuis une offensive lancée mi-octobre dans le sud somalien pour en déloger les shebab, rendus responsables d’enlèvements et d’attaques sur son sol.

Les insurgés islamistes contrôlent encore l’essentiel du centre et du sud du pays, mais font face à une pression militaire accrue depuis quelques mois. Selon des témoins, l’Ethiopie aurait elle aussi envoyé le mois dernier des troupes de l’autre côté de sa frontière avec la Somalie.

La Somalie est en état de guerre civile et sans gouvernement effectif depuis la chute, en 1991, du président Siad Barre.

Ces violences incessantes, combinées à la récente sécheresse qui a dévasté la Corne de l’Afrique, ont plongé le pays dans une gravissime crise alimentaire ces derniers mois. Selon l’ONU, trois provinces du sud somalien sont aujourd’hui encore en état de famine, et 250.000 personnes risquent d’y mourir de faim.