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24/01/2014 (Bréve 352) FIDH – Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme – Communiqué de presse

Djibouti : la FIDH exige la libération de Me Zakaria Abdillahi de la LDD

Djibouti, Paris, Nairobi, le 24 janvier 2014 – La FIDH s’insurge contre l’arrestation, le 23 janvier 2014 de Me Zakaria Abdillahi, président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), son organisation membre à Djibouti. Notre organisation exige sa libération immédiate et inconditionnelle ainsi que celle des personnes arrêtées avec lui. Me Zakaria Abdillahi défend en tant qu’avocat et président de la LDDH de nombreux militants politiques.

« Les autorités djiboutiennes doivent libérer immédiatement et sans condition Me Zakaria Abdillahi dont la seule faute est de défendre inlassablement les dizaines d’opposants et de journalistes arrêtés et emprisonnés à longueur de temps à Djibouti » a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH. « En emprisonnant Me Zakaria Abdillahi les autorités djiboutiennes veulent neutraliser un des seuls avocats et défenseurs indépendants à Djibouti » a-t-il ajouté.

Le 23 janvier 2014 vers 16h, Me Abdillahi a été arrêté par des gendarmes à Ali-Sabieh, au sud-est de Djibouti en compagnie de deux de ses amis français, son chauffeur djiboutien Djibril ainsi que MM. Mahdi Ali Waberi et Ibrahim Dirir Farah, deux élus de l’Union pour le salut nationale (USN) de la région d’Ali-Sabieh auxquels ils étaient en train de rendre visite. Si les deux élus ont été libérés le même jour, Me Abdillahi, ses deux amis et son chauffeur ont été transférés dans la soirée à la capitale Djibouti-ville et restent détenus à la Section de recherches et de documentation (SRD) de la gendarmerie, sans accès à leurs familles, ni à un médecin ou un avocat.

Le 24 janvier 2014, Me Zakaria Abdillahi a entamé une grève de la faim afin de protester contre sa détention arbitraire.

Me Zakaria Abdillahi, est avocat et président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH). Il est l’avocat de nombreux membres de l’opposition djiboutienne, de journalistes et défenseurs des droits humains victimes d’actes de harcèlement et de répression de la part des autorités. Depuis plusieurs semaines et en lien avec ses activités de défense des droits humains, Me Abdillahi recevait des menaces de mort et subissait des pressions. Le 16 janvier 2014, il témoignait que « tous les jours je me rends dans les lieux de détention et au tribunal pour tenter d’assister légalement les détenus d’opinion arrêtés, mais on ne me laisse jamais avoir accès aux gardés à vue en violation flagrante de l’article 10 de la Constitution qui garantit l’assistance d’un avocat ».

Cette arrestation, condamnée par l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits l’Homme, intervient dans un climat d’intensification de la répression policière et judiciaire à l’encontre des partis politiques d’opposition, des journalistes indépendants et des défenseurs des droits de l’Homme, qu’a aussi condamné le 22 janvier 2014, Mme Reine Alapini Gansou, la Rapporteur spéciale pour les défenseurs des droits de l’Homme de la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) de l’Union africaine.

Rappel des faits

Depuis le début du mois de décembre 2013, des dizaines de dirigeants et militants de l’opposition ont été arrêtés et certains condamnés. Fréquemment, les gardes à vues de militants arrêtés se prolongent au-delà de la durée légale parfois jusqu’à 11 ou 17 jours comme ce fut le cas pour Oumar Waberi et Mohamed Gadito Chehem. Si ces derniers ont été finalement relaxés grâce à leur avocat de nombreux autres demeurent en détention pour avoir affirmé leurs opinion et n’ayant pas pu être assisté de leur conseil.

Des actes de tortures, de traitement dégradant et inhumains sont régulièrement signalés dans les lieux de détention à Djibouti et plusieurs militants sont morts en détention à Djibouti ces dernières années, dont le dernier en date, Mohamed Elmi Rayale, militant de l’USN décédé à la prison de Gabode le 29 août 2013. Fin février 2013, la contestation du déroulement des élections législatives avaient donné lieu à d’importantes manifestations de l’opposition violemment réprimées.

Depuis lors, les arrestations et les procès se succèdent à Djibouti contre les opposants.  En septembre 2013, la LDDH et la FIDH par la voix du président de la LDDH, Me Zakaria Abdillahi, avaient interpellé le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies sur la situation dramatique des droits humains, et en particulier des libertés politiques, publiques, syndicales ainsi que la persistance de la pratique de la torture à Djibouti.

Contacts presse: presse@fidh.org
Arthur Manet (Français, anglais, espagnol) – Tel: +33 6 72 28 42 94 (à Paris)
Audrey Couprie (Français, anglais, espagnol) – Tel: +33 6 48 05 91 57 (à Paris)

24/01/2014 (Bréve 351) Désormais, IOG arrête tout le monde ! Après les opposants et les entrepreneurs étrangers qui ont eu le malheur d’investir à Djibouti, ce sont les touristes français qui sont arrêtés par les gendarmes et placés en garde à vue !! 7sur7, (media belge avec une large audience) relate les faits …

Lien avec l’article
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1780532/2014/01/24/Deux-touristes-francais-arretes-a-Djibouti.dhtml

Décidément, le régime de Guelleh qui est aux abois poursuit, comme nous l’avions craint depuis les dernières élections législatives volées au peuple, une répression de plus en plus large, intense et féroce.

Tous les opposants passent par la case : arrestation arbitraire et garde à vue extra-judiciaire. Certains sont libérés après quelques heures de détention, d’autres passent par les salles de torture avant d’être jetés dans la prison de Gabode, sans soin ni asistance.

De nombreux investisseurs étrangers, que nous avions pourtant prévenus, ont fait les frais de l’appétit féroce de la RPP (Reine Paulette de Pacotille) qui n’a qu’un seul objecti : les dépouiller et les renvoyer chez eux ensuite …

Maintenant, ce sont les touristes qui sont visés par le SDS, les gendarmes et les policiers.

Moins d’investisseurs étranges, moins de touristes : voilà qui va contribuer à appauvrir le pays et ruiner définitivement une activité économique qui se meurt, assassinée par les injustices, la corruption et les pressions de tous ordres.

___________________ 7 sur 7

Deux touristes français arrêtés à Djibouti

Par: rédaction 
24/01/14 – 14h37  Source: Belga

la République de Djibouti, située sur la mer Rouge, est entouré par la Somalie, l’Éthiopie, l’Érythrée et fait face au Yémen..

Deux touristes français et le président de Ligue djiboutienne des droits de l’homme (LDDH) ont été arrêtés jeudi à Djibouti, déplore vendredi l’Union pour le Salut National, la coalition qui regroupe les partis de l’opposition au régime du président Guelleh.

Maître Zakaria Abdillahi Ali, député de l’USN et président de la Ligue djiboutienne des droits humains, a été arrêté à Ali-Sabieh (sud-est), en même temps que deux amis français, leur chauffeur djiboutien et deux élus de la région, alors que l’avocat et les deux Français étaient en conversation avec les deux élus, rapporte le représentant de l’USN auprès de l’Union européenne, Ali Deberkale. Il n’a accès ni à sa famille, ni à un médecin, et a entamé une grève de la faim pour protester contre l’illégalité de son interpellation. Les deux Français et leur chauffeur djiboutien sont détenus avec lui.

« Depuis la victoire volée de l’USN aux élections législatives de février 2013, la répression qui s’abat sur les opposants et la population djiboutienne va croissant », souligne M. Deberkale. « Les ONG parlent de meurtres, de tortures, d’arrestations et d’emprisonnements arbitraires, de harcèlement, de menaces… La France persiste à apporter son soutien à la dictature et à son régime au pouvoir depuis 36 ans, au nom de ses intérêts militaires. Je condamne vivement cette arrestation politique et espère que cette provocation incitera enfin la France à reconnaître que la situation qui prévaut depuis un an à Djibouti est catastrophique et nécessite une réaction ferme. »

26/05/06 (B351-B) La dernière grenade de Moussa Chehem (Lecteur)

Je voudrais avoir des éclaircissements à propos de la collecte de fonds organisée par les oulémas djiboutiens de Bruxelles pour la création d’une mosquée.

Je ne voudrais pas créer une polémique sur une affaire si sérieuse mais juste la vérité. Mais d’après des sources officielles, le comité chargé de collecter des fonds pour la création d’une mosquée djiboutienne a répondu à l’invitation de l’ambassadeur de Djibouti à Bruxelles Moussa Chehem pour soutenir le projet.

Moussa Chehem se soucierait-il vraiment des besoins de la diaspora djiboutienne en Belgique après tous les problèmes qu’il lui a créé : difficultés sans fin pour délivrer des visas et autres.

Aux dernières infos, il parait que l’Ambassadeur aurait promis qu’il solliciterait une aide financière urgente au gouvernement de Djibouti. Mais curieusement, depuis cette rencontre avec lui, les ‘oulémas’ n’arrivent plus à le joindre pour cause d’indisponibilité de Kounta. (?)

L’Ambassadeur a-t-il atteint son objectif qui était de récupérer le projet en le prenant aux mains des personnes à qui tout le monde avait fait confiance.

Sachant que l’ambassadeur ne fait rien sans contrepartie, quelles ont été les directives imposées par l’ambassadeur aux oulémas contre la diaspora ?

N’oublions pas quand même que les adhérents qui se sont engagés à soutenir le projet ont signé un ordre de prélèvement (irrévocable ?) de 20 Euros par mois et qu’ils ont été avisés de cette clause par le Comité chargé de la collecte des fonds.

Ayant moi-même signé et aux noms de mes concitoyens engagés dans ce projet, nous demandons au plus vite possible qu’une réunion urgente soit organisée pour mettre les choses au clair.

L’objectif principal de Kounta Kinté est de diviser les partis et de bloquer les décisions et les propositions objectives de la diaspora djiboutienne par tous les moyens.

Mais à qui se vouer alors si la politique, le social et maintenant les oulémas se révèlent, après enquête, être corrompus et dirigés par des ventriloques.(Des hommes au double discours …)

26/05/06 (B351-B) LDDH : alerte à l’agravation de la situation en Somalie, où les victimes civiles sont de plus en plus nombreuses.


Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 25 MAI 2006

 

Somalie : un peuple martyrisé.

 

 

« EEBE AYAAN BARIEYNA IN XAMAR NABAAD IYO WANAAG KA DHACDO, UMMADDA SOMALIYEED NABAAD IYO CANO ».

Après quelques jours de répits, des combats meurtriers ont repris à Mogadiscio ce matin. Des affrontements très violents à l’arme lourde continuent d’opposer les factions rivales : les milices Islamiques aux Forces des anciens chefs de guerre regroupés sous le sigle de l’Alliance anti-terroriste pour la restauration de la paix soutenues par l’Etranger.

Les combats de ce matin auraient causé la mort de plusieurs dizaines de personnes, les blessés dont de nombreux civils dépasseraient la centaine de personne.  Profondément préoccupée par l’aggravation de la situation à Mogadiscio, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) regrette les interférences étrangères manifestes dans la recrudescence de la violence armée à Mogadiscio.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s’inquiète également des conséquences sur la sécurité régionale de la poursuite d’un tel conflit à nos portes. La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), apprécie et remercie les humanitaires pour leur travail sur le terrain et souhaite que les ONG Internationales puissent contrôler et centraliser les dons en vivres et en médicaments acheminés à Mogadiscio par des pays tiers, pour une meilleure répartition.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un vibrant Appel à tous les peuples de la région à faire pression sur leurs gouvernements afin qu’ils favorisent sincèrement une solution pacifique par l’établissement d’un véritable dialogue permanent entre les acteurs de la crise somalienne. 

NOEL ABDI Jean-Paul

25/05/06 (B351-B) Roger Picon, qui produit de nombreuses caricatures sur la situation et l’actualité djiboutienne, nous adresse un nouveau dessin pour saluer l’attribution de la palme du cynisme absolu à Yacin Elmi Bouh, qui a tenté de justifier l’invasion du nord par les forces de la répression, en la qualifiant d’opération de prévention contre des pillars nomades !!

Yacin Elmi Bouh, Ministre de l’Intérieur à Djibouti,
deux fois nommé Homme de la Semaine,
Membre éminent et influent de l’Ordre des Brosses à Reluire
a reçu la Palme d’Or du Cynisme absolu, attribué par l’ARDHD

25/05/06 (B351-B) A la suite d’une ereur de transmission, c’est avec deux jours de retard que nous publions le communiqué du GED du 21 mai qui appelle à la cessation des opérations de répression dans le Nord. (GED)

COMMUNIQUE DU GED

21 mai 2006

Au nom du Gouvernement en Exil, le Président Mahamoud Isdriss Ahmed, demande au Gouvernement de Djibouti de mettre un terme immédiat aux opérations de répression, qui ont été lancées contre les populations du nord du pays.

Le GED lance un appel solennel pour le rétablissement d’un Etat de Droit, de Justice et de Démocratie en République de Djibouti.

au nom de la Nation Djiboutienne

au nom de l’ opposition politique

pour le Gouvernement en Exil

le Président Mahamoud Idriss Ahmed

25/05/06 (B351-B) AFP : Somalie: sept morts à Mogadiscio dans de nouveaux combats entre miliciens.

MOGADISCIO (AFP) – Au moins sept personnes ont été tuées et 11 blessées jeudi matin à Mogadiscio dans des combats entre milices des tribunaux islamiques et forces de l’alliance de chefs de guerre soutenue par les Etats-Unis, ont indiqué des habitants de la capitale somalienne.


« Trois personnes ont été tuées et cinq blessées dans les affrontements dans le quartier K4, dans le sud de Mogadiscio », a déclaré Ahmed Ibrahim, un habitant du quartier qui a fui la zone.


Quatre autres personnes ont été tuées et six blessées dans le quartier de Sisi, dans le nord de la capitale, selon des habitants.


Les combats ont éclaté lorsque les chefs de guerre rassemblées au sein de l’Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme (ARPCT) ont renforcé leurs positions dans le quartier résidentiel de Taleh, situé dans le sud de la ville, selon les mêmes sources.


Après plus d’une semaine d’accalmie, des combats à l’arme lourde ont repris mercredi à Mogadiscio entre milices des tribunaux, soupçonnés par les services de renseignements occidentaux d’abriter des extrémistes islamistes, et forces de l’ARPCT.


Une série d’affrontements entre les milices des tribunaux et l’ARPCT a fait plus de 230 morts dans la capitale somalienne depuis février.


Ces combats ont constitué l’une des batailles les plus sanglantes en 15 ans de guerre civile dans ce pays de la Corne de l’Afrique.


La semaine dernière, la Maison Blanche avait confirmé que les Etats-Unis soutenaient ce qu’elle a appelé des « partenaires » locaux pour empêcher que le réseau terroriste al-Qaïda d’Oussama ben Laden n’établisse une « tête de pont » en Somalie.


La Maison Blanche n’avait pas confirmé explicitement que les Etats-Unis soutenaient l’une des parties au conflit, l’ARPCT.


Selon des officiels américains et de l’ARPCT, cette dernière a reçu un soutien financier américain au nom de la lutte contre le terrorisme