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06/04/08 (B442) Guelleh ferait-il appel à des condamnés français pour voler au secours de son image de marque fortement dégradée ? Dans la série, cette semaine, Michel Roussin a été coopté en urgence absolue dans l’Ordre des Brosses à Reluire. Contrairement à la tradition et compte-tenu des hautes qualités de l’impétrant (repris de Justice, condamné en première instance à 4 ans de prison avec sursis, puis en Appel et en attente d’un pourvoi en cassation), c’est Dileyta, tout revigoré par sa reconduite au poste de P.M. qui a tenu à faire l’éloge du candidat.

Convoqués en urgence absolue, les membres de l’Ordre des Brosses à Reluire se sont réunis ce dimanche matin en Assemblée générale extraordinaire sur un ordre du jour unique : la demande de cooptation déposée par Michel Roussin et soutenue personnellement par le dictateur de Djibouti Guelleh.

Accueillant les membres de l’Ordre prestigieux, Dileita a pris immédiatement la parole pour annoncer qu’il ferait lui-même l’éloge de ce candidat aux talents multiples. Chacun a bien compris que Dileita n’irait pas cueillir aujourd’hui ses fraises, comme il se plait à le faire, chaque jour, pour occuper ses journées qui seraient bien moroses et bien monotones sans cela, puisque ils est totalement dépourvu de pouvoir de décision et d’action …

Dileita a d’abord rappelé que Michel Roussin présentait toutes les garanties requises pour être coopté. Ami de Chirac, relation de Guelleh, repris de justice, condamné à de la prison avec sursis, condamnation confirmée en appel et faisant l’objet actuellement d’un pourvoi en cassation, il avait été mis en examen à plusieurs reprises dans des dossiers de corruption et d’abus de biens sociaux, en liaison avec des affaires dans lesquelles son « parrain », Chirac était largement cité … Il a précisé qu’aus surplus Michel Roussin avait déjà effectué un premier séjour d’une petite semaine en prison préventive …

Dileita a pris ensuite l’intégralité de l’Article qui a été publié par la revue « L’intelligence du monde » (Jeune Afrique ???) et il a tenu à lire quelques extraits sous le titre « Djibouti que j’aime » et la signature de Michel Roussin.

(..) « La riviera du Golfe et de la Corne de l’Afrique. Djibouti, qui joue à fond la carte de l’intégration régionale en exploitant son appartenance au Comesa, le marché commun de l’Afrique australe et orientale, riche de 400 millions de consommateurs, ambitionne de devenir la plate – forme de services de la sous- région et un hub commercial international.

Un Dubaï africain, en somme, conformément à la vision du président Guelleh, ce qui lui a valu d’être réélu en 2005 pour un second mandat de six ans. (..)

(…)Un nouveau contrat social. Longtemps restée à l’état de vœu pieux, la diversification de l’économie est en marche, et s’étend à l’agriculture et l’élevage. Mais le pays, qui compte aujourd’hui près de 800 000 habitants, connaît d’autres mutations. Une profonde modernisation politique et sociale est à l’œuvre. Le multipartisme intégral a été instauré en 2002.

La décentralisation, à travers la création de cinq régions administratives dotées d’une large autonomie, et de conseils élus, est une réalité depuis 2006.L’approfondissement de la démocratie passe aussi par une plus grande participation des femmes en politique. Elles sont 15 % à siéger au Parlement issu des élections du 8 février 2008.

L’Etat a vigoureusement repris l’initiative sur le plan social. L’Initiative nationale pour le développement social (INDS) doit, par exemple, permettre aux catégories les plus fragiles de la population de profiter des fruits de la croissance. Une université pluridisciplinaire a ouvert ses portes en 2006. Une école de médecine, résultant d’une coopération tripartite impliquant les gouvernements djiboutien et tunisien et l’Organisation mondiale de la santé a accueilli, le 4 novembre 2007, sa première promotion de trente-cinq élèves. » (…)

Dileita interrompu par une salve d’applaudissements, il a fallu que Yacin Elmi Bouh, en sa qualité de Vice-Président agite la cloche de service, pour demander un peu d’attention. Le calme revenu, il a offciellement proposé la cooptation de Michel Roussin. C’est à mains levées et à l’unanimité, que les Membres ont approuvé cette proposition, manifestant une satisfaction extrème.

Avant la traditionnelle remise des insignes, Aref a levé la main pour demander la parole, qui lui a été accordée :

« Chers Chevaliers, je tiens à rappeler que l’Ordre des Brosses à reluire, auquel je suis si fier d’appartenir avec le Grade de « Corbeau repenti », doit s’enorgueillir d’accueillir de plus en plus de Chevaliers étrangers. Autrefois limité à nos seuls compatriotes, l’Ordre étend désormais sa sphère d’influence au-delà de nos frontières.

C’est bien la preuve que tout le travail conduit pas notre guide incontesté, Ismaël Omar le Grand, assisté de son épouse la Grande RPP, porte ses fruits et que Djibouti dominera bientôt la pensée internationale. Son régime merveilleux entièrement dévoué à nos profits, (à nous, les obligés du couple princier NDLR) fera école et sera copié et adopté dans le monde entier. Monsieur le Vice-Président, merci de m’avoir donné la parole pour cette mise au point amplement nécessaire. »

Reprenant la parole, Yacin Elmi Bouh a demandé à ce que Michel Roussin soit introduit dans le « saint des saints » pour y recevoir médaille, décoration et grade.

Monsieur Michel Roussin,
condamné par la justice pénale de votre pays,
proche de Chirac, ami de Guelleh,
nous sommes heureux de vous accueillir
et de vous introniser dans l’Ordre des Brosses à reluire.

Je vous remets les insignes que vous devrez porter
en toute circonstance, en particulier en présence
de Guelleh et de Chirac, nos modèles absolus de perfection et de vertu.

Vous êtes reçu au Grade d’
« Enjoliveur des réalités troubles »

06/04/08 (B442) Investigation : Djibouti est-elle devenue une plaque tournante de l’émigration clandestine vers le Yémen ? Quel rôle joue vraiment la SDS dans les facilités que le régime accorde à des émigrants, parfois un peu encombrants ? Qui sont les personnes qui transitent ? (Dossier proposé par un lecteur)

Contrairement aux candidats somaliens à l’émigration vers le Yémen, les candidats éthiopiens sont traqués et regroupés à Obock, avant d’être renvoyés par bâteau à Djibouti, selon les affirmations de notre lecteur
(Images RTD)

Selon les Djiboutiens en Europe, les candidats a l’immigration vers le Yémen, a commencé il y a un an au niveau de la frontière de Loyada entre le Somaliland et Djibouti.

Chaque nuit, entre 300 et 500 personnes environ, passent par Loyada pour pénétrer à Djibouti avant d’embarquer sur des bateaux qui traversent le Golfe de Tadjourah pour accoster à Obock.

Curieusement, personne ne leur demande de présenter des pièces d’identité ou des documents qui leur permettraient de passer par Djibouti et d’entrer légalement au Yémen.

Des agents du SDS travaillent avec eux et les aident, parce que parmi ses « pélerins » d’un style particulier, certains sont envoyés par des réseaux Islamistes et se font passer pour des émigrants naturels, fuyant les combats et la famine…..

Selon des sources fiables, une fraction importante des 350 personnes qui débarquent chaque nuit à Obock rejoignent les villages en bord de mer pour traverser vers le Yémen.

On peut évaluer entre 800 et 1000 personnes le nombre de personne qui embarquent pour le Yémen soit à Khor-Angar soit à Bab-Almandab. toujours de nuit.

Le trajet dure environ 60 minutes avec des bâteaux normaux. Parmi les passagers, il y aurait aussi des criminels, des membres actifs d’Al-Queda, des islamistes et des mercenaires. IOG ne peut l’ignorer ! Et il leur offrirait la protection du SDS. Qu’obtiendrait-il en échange : argent, protection, calme social, forces d’appoint en cas d’émeutes violentes à Djibouti pour contester son régime ?

Curieux, d’autant plus que l’AND, la Gendarmerie et le SDS feraient la chasse aux candidats éthiopiens à l’immigration. Eux sont arrêtés et envoyés en sens inverse d’Obock à Djibouti. Comme cela les bâteaux qui ont amenés les émigrants somaliens et islamistes ne repartent pas à vide ?

Pourquoi deux poids, deux mesures ? Parce que lorsque l’on aide des criminels et parfois des terroristes à s’échapper, il faut donner une bonne image à la communauté internationale et aux USA, en montrant que l’on lutte effectivement contre l’immigration clandestine. Sauf que ce ne sont pas les mêmes.

06/04/08 (B442) La dépêche du Midi. Angoisse. Hier soir, les pirates n’avaient établi aucun contact ni avec l’armateur, ni avec les autorités françaises.

Somalie. Ces pirates qui écument les mers

DDM Extraits : Le ministre de la Défense Hervé Morin affirmait quant à lui que les autorités françaises n’avaient elles non plus eu aucun contact ni avec l’équipage du bateau, ni avec les pirates.

La ville portuaire de Bossasso est devenue le point de ralliement de nombreux pirates des mers qui multiplient les attaques et des trafiquants d’êtres humains.

Les côtes somaliennes ont la sinistre réputation d’être l’une des zones les plus dangereuses au monde à cause des pirates qui y sévissent, depuis le renversement du dictateur militaire Mohammed Siad Barre en 1991.

Les clans somaliens de la Corne ont abandonné la pêche pour des activités qui rapportent plus, le trafic des immigrants clandestins et la piraterie.

Juchés sur de petites embarcations très rapides, des groupes armés jusqu’aux dents foncent à la tombée de la nuit ou au lever du jour sur leur proie, à plus de cent km des côtes pour arraisonner les bâtiments marchands qui entrent en mer Rouge depuis l’océan Indien ou en provenance du canal de Suez.

Des bandes très bien organisées, puissamment armées, dotées de matériel sophistiqué, sévissent essentiellement sur les autoroutes maritimes du commerce planétaire sur lesquelles circulent aujourd’hui 97 % des marchandises et 60 % des produits pétroliers.

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Les pirates qui ont pris vendredi le contrôle du voilier de croisière « Le Ponant » dans le golfe d’Aden avec ses 30 membres d’équipage fuyaient toujours hier soir vers une destination inconnue qui pourrait être une île abritant leur repaire situé dans la zone côtière de Eyl, au nord-est de la Somalie, à 800 km de Mogadiscio.

Le palace flottant longeait la côte orientale somalienne, sur l’océan Indien.

Aucun contact

Les autorités françaises craignaient que la bande aille se terrer dans son antre et se serve ensuite de l’équipage comme monnaie d’échange. Un aviso de la Marine nationale, le Commandant Bouan », s’est dérouté pour suivre le Ponant et le tenir sous surveillance constante à distance.

Le ministère des Affaires étrangères a précisé que la « France coopère avec ceux de ses alliés qui disposent de moyens dans la zone et est en contact avec les autorités somaliennes.

Vendredi, Paris avait immédiatement déclenché son « plan pirate mer » qui consiste à mobiliser tous les moyens disponibles sur zone », notamment des unités d’élite telles que les Commandos marine, dont certains détachements peuvent se trouver sur des navires de la Marine nationale et le Groupe d’intervention de la gendarmerie.

Mais aucune précision n’a été fournie quant aux possibilités d’intervention envisageables pour sauver l’équipage. Hier soir, selon le Quai d’Orsay, les pirates n’avaient pas encore pris contact avec l’armateur français du Ponant et n’avaient donc formulé aucune exigence. Le ministre de la Défense Hervé Morin affirmait quant à lui que les autorités françaises n’avaient elles non plus eu « aucun contact ni avec l’équipage du bateau, ni avec les pirates.

« Notre premier souci est la sécurité de nos compatriotes et des autres membres de l’équipage » (NDLR : une dizaine d’Ukrainiens en font partie, soulignait le communiqué. Il n’y avait donc hier pas de tentative d’interception du Ponant.

Le puntland mal famé

François Fillon qui « suit la situation minute par minute » rappelle que la France dispose au besoin dans la région de « moyens militaires », l’aviso Commandant Bouan, donc, et trois avions de patrouille maritime Atlantique prêts à décoller non loin de là à Djibouti, où se trouve, on le sait une importante base militaire française (2 500 soldats). Depuis le 11 septembre 2001, six pays, dont la France et les États-Unis contrôlent militairement cette région stratégique de la Corne de l’Afrique. Ils ont notamment à leur disposition douze navires de guerre, dont trois pour la France. qui se sont portés hier vers la zone où évoluait le Ponant.

La situation « s’apparente à celle d’une prise d’otages » et une éventuelle intervention devrait « mettre en œuvre de libération d’otages », s’est borné à commenter le porte-parole de l’état-major des armées à Paris. « Ce qui se passe en général, relève Hervé Morin, c’est que les pirates vont dans les eaux territoriales somaliennes et c’est que, parfois, il y a des revendications particulières, qui sont souvent des demandes de rançon ».

Il n’est pas établi avec certitude que l’île vers laquelle les pirates – ils sont une dizaine à être restés sur le Ponant après l’abordage – mais si tel était le cas, le gouvernement somalien, assure Hervé Morin, a donné son accord à la France pour intervenir à l’intérieur de ses frontières, lui-même ne pouvant donner un coup de main ayant d’autres chats à fouetter en ce moment.

Mais les pirates pourraient se réfugier au Puntland, une région qui s’est autoproclamée État autonome il y a 17 ans après l’éclatement de la Somalie et où il règne une anarchie généralisée. La ville portuaire de Bossasso est devenue le point de ralliement de nombreux pirates des mers qui multiplient les attaques et des trafiquants d’êtres humains.

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Un palace flottant français pour 64 privilégiés

Le Ponant est un voilier de luxe battant pavillon français qui appartient à la Compagnie des Iles du Ponant, créée en 1988 par des officiers de marine marchande nantais et contrôlée depuis 2004 par la compagnie CMA-CGM, basée à Marseille.

Equipé pour des croisières haut de gamme, d’une capacité de 64 places (32 cabines extérieures à la décoration rafinée) , il faut réserver longtemps à l’avance car le palace flottant est très prisé d’une riche clientèle, des Américains notamment. Il allie le charme d’un voilier racé au confort d’un yatch moderne.

Son faible tirant d’eau lui permet en outre un accès privilégié aux criques les plus inaccessibles, dans les mouillages les plus retirés et la pratique de tous les sports nautiques depuis sa marina. Le Ponant passe généralement l’hiver sous le soleil des Caraïbes, sur les traces… des pirates, dit la publicité, et l’été en Méditerranée.

Il devait réaliser une croisière à partir du 21 avril entre Alexandrie (Egypte) et La Valette (Malte). Il regagnait la Méditerranée depuis les Seychelles. voir le diaporama

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Une véritable industrie

De plus en plus. Les côtes somaliennes ont la sinistre réputation d’être l’une des zones les plus dangereuses au monde à cause des pirates qui y sévissent, depuis le renversement du dictateur militaire Mohammed Siad Barre en 1991. Les bandits des mers intensifient les abordages, profitant du désordre politique dans le pays. La situation s’aggrave d’autant plus que la région de Bossasso, dans le Portland (lire ci-dessus) est un haut lieu de la piraterie.

Les clans somaliens de la Corne ont abandonné la pêche pour des activités qui rapportent plus, le trafic des immigrants clandestins et la piraterie. Juchés sur de petites embarcations très rapides, des groupes armés jusqu’aux dents foncent à la tombée de la nuit ou au lever du jour sur leur proie, à plus de cent km des côtes pour arraisonner les bâtiments marchands qui entrent en mer Rouge depuis l’océan Indien ou en provenance du canal de Suez. Le nombre d’attaques a tellement augmenté que les autorités maritimes internationales conseillent aux navires de croiser à 300 milles des côtes somaliennes.

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Fléau. Ils attaquent chaque année des centaines de navires sur la globe.

Les terribles bandits des océans

Ils surgissent de nulle part, en pleine nuit, sur des embarcations rapides souvent maquillées en bateaux de pêche ou de transport et attaquent par surprise les équipages sans défense. Les pirates des mers du XXIe siècle constituent un fléau difficile à enrayer dans différentes régions du monde. Selon le Bureau maritime international, plus de 4 000 actes de piraterie ont été perpétrés ces 20 dernières années contre des navires marchands, le plus souvent des cargos.

Des bandes très bien organisées, puissamment armées, dotées de matériel sophistiqué, sévissent essentiellement sur les autoroutes maritimes du commerce planétaire sur lesquelles circulent aujourd’hui 97 % des marchandises et 60 % des produits pétroliers.

Les points les plus dangereux se situent essentiellement dans les régions d’Asie du Sud et du Sud-Est (la mer de Chine méridionale en particulier), le long des côtes de l’Amérique du Sud, des Caraïbes, du golfe d’Aden de la mer Rouge, de la Somalie (voir carte ci-dessous).

Les pirates ne reculent devant aucune violence pour parvenir à leurs fins. Ils négligent dans la plupart des cas les marchandises transportées, mais dérobent tout ce qui a de la valeur : les biens personnels des équipages, l’argent du coffre (il y a souvent de fortes sommes destinées à la solde des marins et à régler les taxes portuaires). Ils peuvent aussi détenir des otages et voler le bateau pour le revendre avec sa cargaison.

06/04/08 (B442) TV ON LINE / De très durs combats dans le Sud de la Somalie et dans la région de la capitable causent la mort de 17 personnes. 17 killed in Somali violence (En Anglais – Info lecteur)

Heavy fighting continues to wreak havoc in Somalia

Heavy fighting continues to wreak havoc south of Somalia and in the country’s capital where violence has claimed another 17 lives.

At least four Somali government officials were gunned down in south Mogadishu’s Waberi district, including the head of the Supreme Court, Hagi Ali Dududble.

Elsewhere in north Mogadishu, the head of Hormut Telecom Somalia was shot dead in his car by armed men wearing government uniforms and another 12 soldiers were killed in the Puntland town of Bossaso near the sea port where roads have been closed following the killings.

Over the past year, the insurgents have attacked government targets after being ousted from the southern and central regions by Ethiopian-backed Somali troops in early 2007.

The fighting has killed thousands and forced hundreds of thousands to flee mainly from Mogadishu, which has been the epicenter of the clashes.

05/04/08 (B442) Le Monde avec AFP : Somalie: les pirates du bateau français font route vers le nord-est du pays (autorités locales) (Info lecteur)

Les pirates qui ont pris de contrôle vendredi d’un voilier de luxe français dans le Golfe d’Aden se déplaçaient samedi vers une zone côtière du Puntland (nord-est de la Somalie) dans l’océan Indien, selon un responsable de l’administration de cette région semi-autonome.

« Nous avons reçu des informations selon lesquelles les pirates qui ont attaqué un bateau français avec son équipage se sont déplacés vers la zone côtière de Eyl, au Puntland », a déclaré samedi à l’AFP un responsable de la région du Puntland, Bile Mohamoud Qabowsade.

Eyl est un village situé à environ 800 km au nord de Mogadiscio.

Selon la même source, les pirates faisaient route dans cette direction mais n’avaient pas encore atteint cette localité.

Des pirates ont pris d’assaut vendredi le grand voilier de luxe français Le Ponant, qui croisait sans passagers au large de la Somalie, et ont pris en otage une trentaine de membres d’équipage, en majorité français.

« Je ne pense pas que notre administration puisse faire quoi que ce soit pour localiser le bateau en raison de la difficulté d’accès à la zone », a-t-il ajouté.

« Nous n’avons pas de message des ravisseurs pour le moment et nous ne savons pas ce qu’ils vont demander. Je pense qu’on ne pourra se débarrasser de ces pirates qu’avec l’aide de la communauté internationale », a-t-il précisé.

La zone de Eyl est réputée pour être un des repaires de ces pirates. Le 17 mars, le Svitzer Korsakov, un remorqueur de fabrication russe appartenant à une société danoise, avait été libéré dans la même zone par des pirates, avec ses six membres d’équipage sains et sauf, moyennant une rançon de 700.000 dollars selon les autorités locales somaliennes.

Les côtes somaliennes sont périlleuses pour la navigation: des pirates y attaquent régulièrement les navires pour s’emparer de leur cargaison et obtenir le paiement de rançons.

La Somalie est ravagée par la guerre civile depuis la chute du président Mohamed Siad Barre en 1991.

Le Puntland, région semi-autonome de Somalie, a été fondé en juillet 1998 par Abdullahi Yusuf Ahmed, devenu depuis président des institutions de transition somaliennes.

05/04/08 (B442) LE MONDE Bateau piraté au large de la Somalie: le « plan pirate mer » déclenché

Le gouvernement a déclenché le « plan pirate mer » après que des pirates ont pris d’assaut vendredi au large de la Somalie un grand voilier de luxe français, le Ponant, retenant à bord la trentaine de membres d’équipage, a-t-on appris auprès des services du Premier ministre.

Ce plan consiste en la « mobilisation de tous les moyens disponibles sur zone » et le gouvernement prévoit également la « prise de contact avec nos alliés dans la zone », a souligné le service de communication de Matignon.

La marine française dispose dans la région d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2 basé à Djibouti et d’un aviso, le Commandant Bouan.

Les Etats-Unis, qui disposent comme la France d’une importante base militaire à Djibouti, commandent dans la zone une force maritime, la « Task Force 150 ».

05/04/08 (B442) SOMALIE Five killed in Somali blast. 5 morts dans une explosion à Mogadiscio : un soldat éthiopien et 4 somaliens. (En Anglais – Info lecteur)

Mogadishu – An explosion killed an Ethiopian soldier and four Somali soldiers in the Somali capital on Friday, witnesses said.

Witness Ali Shire said he saw the bodies lying underneath a blown-up vehicle in the northern Mogadishu neighbourhood of Heyle Barise, but fled the scene after Ethiopian troops began shooting at passers-by. At least two men were injured by the gunfire, he said.

Sacdiya Hussein, a local woman at the site of the explosion, said: « It looked very ugly, there was blood everywhere. »

Islamic insurgents have carried out almost daily attacks on government troops and their Ethiopian allies in the capital since they were driven from Mogadishu in December 2006.

In the past few months, fighters linked to the Islamic Courts Union have begun staging hit-and-run raids on outlying towns.

Impoverished Somalia has not had a government since warlords overthrew dictator Mohamed Siad Barre in 1991 and then turned their clan-based militias on each other.

05/04/08 (B442) Vert de peur comme Hassan Saïd en ce moment ? Djama Souleiman n’en mène pas large non plus …. (A suivre – ARDHD)

VERT DE PEUR ? !!
Roger Picon
Il faut dire qu’il a des raisons à la fois d’être fort en colère, mais aussi d’avoir peur.

En colère :
il vient d’être condamné à 12 mois de prison ferme + il écoppe du maintien d’un mandat d’arrêt d’international, qui le prive de sortie de Djibouti.

Si parfois l’exécution de ce mandat peut dépendre de la bonne / mauvaise volonté du pays hôte, il est clair que l’Union européenne est devenu un territoire interdit pour lui.

Tout cela pour avoir organisé une subornation de témoin au seul bénéfice de Guelleh.

Injuste ?

Pas tant que cela, parce qu’il participait bien au rendez-vous qui a réunit plusieurs personnes autour de Guelleh au lendemain de la mort de Bernard Borre. Cela ne veut pas dire qu’il soit complice ou commanditaire des auteurs de l’assassinat, mais il était bien au courant dès les premières heures.

Rappelons, outre le témoignage d’Alhoumekani, dont la solidité a été reconnue par la Cour de Versailles, qu’il avait aussi confirmé naïvement ce point à la caméra cachée de Canal +. Ce qui lui avait fait gagner le bonnet d’âne que nous lui mettons souvent sur la tête .. !

Mais ce n’est pas tout …!

Selon certains proches, il serait amer, car il estimerait que Guelleh ne se donne pas assez de mal pour le protéger et pour l’entourer. Mais surtout il s’interrogerait sur les intentions de Guelleh … à son sujet et il ne serait pas tout à fait rassuré et confiant ..

Guelleh, c’est bien connu, n’a jamais eu ni le sens de l’amitié, ni le sens de la reconnaissance (Cf exemple de Yacin Yabeh, vieil ami, à qui il a refusé des soins vitaux et qui en est mort). Il pourrait bien le laisser tomber comme une vieille chaussette ou même pire … si ça doit l’arranger. Il y a vraiment matière à avoir peur à la place d’Hassan Saïd !


Caricature Roger Picon

Des dossiers confidentiels.

On serait bien étonné si Hassan, grand chef des Services secrets, ne détenait des dossiers et des informations com-promettantes concernant le régime et Guelleh en particulier …

A-t-il eu la sagesse d’en faire conserver une copie par un tiers (avocat ou notaire par exemple) en Europe avec ordre de les divulguer en cas de mort violente ?

C’est tout à fait possible … car on est prudent dans les Services secrets … Guelleh est-il au courant de l’existence de ce « testament » brûlant, s’il existe ?

Cela sera-t-il suffisant pour lui sauver la vie, le jour où Guelleh en déciderait autrement … ? A sa place, il y a là aussi matière à être vert de peur.