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12/07/2015 (Brève 472) 22ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie. Ne les oublions pas !

Il y a 22 ans, l’Armée tribale engageait une offensive d’envergure contre les populations civiles du nord de la République de Djibouti, obligeant le FRUD à se replier dans les montagnes de Mabla. Profitant de cela, les milices tuaient les civils et détruisait tout sur leurs passages, arbres, chevres, moutons, des femmes âgées, et même des enfants. Ils tiraient sur tout ce qui vivait.

C’est ce qui a contraint des milliers d’habitants à fuir la terreur en se réfugiant en Ethiopie ou en Erythrée.

A ce jour, nous ne savons toujours pas pour quelles motivations, ni le HCR ni es autorités locales sur place n’ont procédé à l’enregistrement de ces réfugiés.

Et pourtant les faits étaient connus puisque même la radio Ethiopienne avait annoncé l’arrivée de 18.000 refugiés sur son sol en juillet 93 et que le HCR avait octroyé des vivres pour ceux qui étaient parvenus à Ayssaita, Eli Daar et Manda (region2 Afar). La distribution a pris fin en 1997.

Et pourtant des milliers de refugiés Djiboutiens survivent toujours dans la region 2 Afar grâce à la solidarité de leurs frères et soeurs, tandis que 22 familles, environ, vivent à Addis Abeba, détenteurs d’une carte de réfugié délivréé par le HCR, assortie d’une maigre assistance financière et médicale.

En 2007 ces familles ont mandaté l’ARDHD et son Président Jean-Loup Schaal pour les représenter aupres des institutions internationales notamment aupres du HCR à Paris.

En effet, cette année là, le HCR avait menacé de supprimer l’assistance sociale et cherchait par tous les moyens à le convaincre de retourner à Djibouti. Grâce aux interventions et aux démarches conduites par Jean-Loup Schaal et son équipe, la décision à été annullée et 5 familles ont pu être réinstallées en France fin 2009 et début 2010 où elles se sont parfaitement intégrées.

Arrivée des familles de réfugiés djiboutiens en France en 2010, accueillies
par l’ARDHD et sa Vice-présidente Anne-Marie de Vaivre

Depuis c’est le silence total !

Malgré tous nos appels, les réfugiés Djiboutiens sont les oubliés du HCR !

La situation des réfugiés djiboutiens suscite une mobilisation urgente.

La politique raciste du gouvernement, l’asphyxie économique sont permanentes : l’Armée tribale continue ses bombardements aveugles contre les populations civiles et leur cheptel et les arrestations arbitraires se multiplient.

Rien n’a changé !

C’est pourquoi nous renouvelons nos appels au UN HCR d’Addis Abeba pour qu’elles facilitent, dans un premier temps, la réinstatllation dans des pays d’accueil des 22 familles, afin de leur permettre de vivre dignement et en sécurité.

Omar Gabasse
co-représentant
des réfugiés djiboutiens en Europe

07/11/08 (B472) Amnesty – Communiqué – Somalie. Il faut que les attaques cessent pour permettre de venir en aide à ceux qui en ont besoin.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La mort d’au moins 40 membres d’organisations humanitaires ou de défense des droits humains en 2008 et la menace toujours grandissante d’attaques menées par des milices ou des groupes armés accroissent encore le risque de malnutrition et de maladie que courent plus de trois millions de Somaliens, a affirmé Amnesty International ce jeudi 6 novembre 2008.

Dans son nouveau rapport, l’organisation appelle l’attention sur le fait que la violence ciblée contre les pacifistes, les travailleurs humanitaires et les défenseurs des droits humains oblige de nombreuses organisations à suspendre leurs programmes et à retirer leur personnel. Pourtant, la Somalie est plongée dans une très grave crise humanitaire, les Nations unies estimant que quelque 3 250 000 Somaliens, soit 43 p. cent de la population, auront besoin d’une aide alimentaire avant la fin de l’année 2008.

Différentes raisons sont à l’origine de ces violences, notamment l’idée fausse mais très répandue en Somalie que les organisations humanitaires sont des espions à la solde des gouvernements occidentaux.

Ces homicides, ces enlèvements et ces menaces signifient que les membres d’organisations humanitaires et de défense des droits humains ne bénéficient plus de la protection limitée qui leur était accordée en raison de leur statut au sein de la communauté – parce qu’ils distribuent de manière impartiale nourriture et services d’urgence ou défendent la paix et les droits fondamentaux , a indiqué David Copeman, responsable des actions sur la Somalie à Amnesty International.

En effet, les attaques se poursuivent : un employé des Nations unies a perdu la vie dans un attentat à l’explosif le 29 octobre, un ingénieur de l’UNICEF a été délibérément assassiné dans le centre-ville de Hudur le 19 octobre et une militante des droits des femmes a été tuée a Guriel le 25 octobre.

S’agissant des homicides dont les auteurs ont été identifiés, la majorité est imputable aux membres des groupes armés d’opposition, notamment aux milices al Shabab et aux différentes milices affiliées à l’Alliance pour la re-libération de la Somalie (ARS), souvent appelées tribunaux islamiques.

Ces homicides ont aussi été attribués pour partie à des bandes de malfaiteurs et, dans une moindre mesure, aux milices affiliées au gouvernement fédéral de transition ou à l’armée éthiopienne. Les meurtres les plus récents ont été commis par un ou plusieurs tueurs, presque toujours décrits comme ayant entre quinze et vingt-cinq ans. Les menaces sont proférées au téléphone, dans des tracts ou par le bouche à oreille.

Amnesty International engage toutes les parties au conflit en Somalie à cesser ces attaques illégales contre les membres d’organisations humanitaires et de la société civile.

Les dirigeants du monde doivent mettre en place un mécanisme, par exemple une commission internationale d’enquête, afin de faire la lumière sur ces homicides, ces enlèvements et ces agressions, et de traduire les responsables présumés en justice, a préconisé David Copeman.

En outre, les gouvernements donateurs et l’ONU doivent redoubler d’efforts pour établir une distinction claire et transparente entre les secours humanitaires d’urgence, apolitiques, et toute activité politique ou de développement apportant un appui au gouvernement fédéral de transition ou au processus de paix.

06/11/08 (B472) Le Figaro / Somalie/otages : un islamiste s’engage.

Un des plus hauts responsables des islamistes radicaux somaliens, cheikh Hassan Dahir Aweys, a réclamé aujourd’hui "la libération immédiate et inconditionnelle" des employés de l’ONG française Action contre la faim (ACF) et de leurs pilotes kényans enlevés mercredi en Somalie.

"Les otages doivent être libérés immédiatement et inconditionnellement", a déclaré à l’AFP cheikh Aweys, joint au téléphone à Asmara depuis Nairobi.

"Ce que quelques éléments ont fait à Dhusa Mareb est une honte et je les appelle à relâcher les otages", a-t-il poursuivi. "L’islam interdit de prendre des otages et de demander de l’argent" pour leur libération.

Cheikh Aweys est un islamiste recherché par Washington pour ses liens présumés avec le réseau Al-Qaïda.

Les quatre employés européens de l’ACF et leurs deux pilotes kényans enlevés mercredi en Somalie ont été emmenés par leurs ravisseurs dans un village du centre du pays, ont indiqué jeudi les autorités locales.

"Les otages ont été emmenés dans le village d’Elkohle, dans la zone de Cel Buur" (250 km au nord-est de Mogadiscio), a déclaré à l’AFP sous couvert d’anonymat un responsable de la localité de Dhusa Mareb (350 km au nord de Mogadiscio), où les employés d’ACF ont été enlevés.

"Nous ne connaissons pas l’identité des ravisseurs et leurs motifs", a assuré de son côté un chef coutumier de Dhusa Mareb, Mohamed Ugas.

Selon un autre chef coutumier, Abdulle Jumale, "les ravisseurs avaient préparé leur attaque et étaient très bien organisés (…) Je ne crois pas qu’une libération inconditionnelle sera possible".

06/11/08 (B472) Le Figaro avec AFP / Ethiopie : arrestations pour terrorisme.

La police éthiopienne a affirmé avoir arrêté les auteurs présumés d’un complot visant à mener des attaques terroristes dans la capitale, a rapporté aujourd’hui l’agence de presse éthiopienne ENA (officielle).

Selon l’ENA, qui cite l’Agence nationale anti-terrorisme éthiopienne, ces suspects sont des dirigeants du Front de libération oromo (OLF), rébellion armée séparatiste du sud de l’Ethiopie, et de Kawerj, un groupe inconnu jusqu’à présent.

"Les Kawerj sont un groupe extrémiste opérant en Ethiopie", a déclaré de son côté à l’AFP le porte-parole de la police fédérale, Demsash Hailu, sans donner plus de détails.

"Les personnes arrêtées (de l’OLF) étaient en train de lever des fonds et de distribuer des armes illégales, ainsi que de recruter des membres pour leurs activités anti-paix", a ajouté l’ENA.

"De même, les Kawerj opèrent en vue de mener des attaques terroristes dans la ville (Addis Abeba) sous le masque de la religion. Leurs dirigeants sont en détention", ajoute l’agence, qui ne précise pas combien de personnes au total sont détenues.

Mardi, l’Agence anti-terrorisme avait mis en garde sa population contre "une attaque terroriste imminente" contre la capitale, où la sécurité a été renforcée.

L’Ethiopie a été le théâtre ces derniers mois d’attentats qui ont fait des dizaines de victimes.

06/11/08 (B472) Ouest-France : A Lisieux, un comité réclame un lieu à la mémoire du juge Borrel.

A Lisieux, un comité de soutien s’est créé en février 2006, à l’appel d’Élisabeth Borrel, veuve de l’ancien juge retrouvé mort en 1995 à Djibouti, en Afrique. Bernard Borrel fut procureur de la République de Lisieux entre 1989 et 1995.

Pour honorer sa mémoire, le comité de soutien demande qu’un lieu reçoive son nom. « Ce serait un moyen pour que les Lexoviens rendent hommage, en dehors de toute considération judiciaire et politique, à l’homme qu’ils ont connu et apprécié », justifie André Lucas, coprésident du groupe.

06/11/08 (B472) XINHUA : Paris confirme l’enlèvement de quatre volontaires humanitaires en Somalie.

Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé mercredi l’enlèvement de quatre volontaires humanitaires, dont deux Français, en Somalie.

"Le ministère des Affaires étrangères et européennes confirme l’enlèvement, ce matin près de Dhusa Mareb (nord de la Somalie), de quatre volontaires humanitaires, dont deux compatriotes, travaillant pour une ONG française, ainsi que celui de deux pilotes", indique un communiqué publié par le ministère français.

Le ministère des Affaires étrangères et européenne se mobilise, à Paris comme sur place, en liaison avec l’ONG concernée, en vue d’obtenir la libération des personnes enlevées dans les délais les plus bref, affirme un communiqué.

Les volontaires travaillent pour l’ONG française Action contre la faim (ACF), qui a également confirmé l’enlèvement de quatre de ses travailleurs humanitaires.

Ils ont été pris en embuscade par un groupe d’hommes en armes alors qu’ils rejoingaient l’aéroport afin de rentrer sur Nairobi. Les équipes circulaient en convoi lorsqu’elles ont été attaquées. Les ravisseurs ont emmené en voiture les quatre travailleurs expatriés ainsi que deux pilotes kenyans de l’avion affrété par la Commission européenne, selon un communiqué de l’ACF.

L’ACF est présent en Somalie depuis 1992, et y emploie actuellement 14 expatriés et 220 personnels locaux sur trois bases opérationnelles, selon l’ONG.

05/11/08 (B472) Des employés humanitaires, de nouveau enlevés en Somalie (2 dépêches)

___________________________________ AFP

Somalie: quatre humanitaires membres d’ACF enlevés

Les quatre employés étrangers d’une organisation non gouvernementale d’aide humanitaire et leurs deux accompagnateurs enlevés mercredi en Somalie travaillent pour Action contre la Faim (ACF), a-t-on appris auprès de l’ONG.

"Il s’agit de quatre expatriés d’ACF et de deux chauffeurs", a indiqué à l’AFP Sylvain Trottier, porte-parole de l’association, se refusant à toute autre précision à l’exception de la confirmation du lieu de l’enlèvement, près de Dhusa Mareb (environ 350 km au nord de la capitale somalienne Mogadiscio).

Auparavant, des sources humanitaires sur place avaient fait part de ce rapt sans révéler l’ONG à laquelle appartenaient les quatre expatriés et en affirmant que leurs accompagnateurs étaient des pilotes d’avion.

___________________________________ Nouvel Obs avec AP

Six employés d’ACF enlevés en Somalie

Six employés de l’organisation humanitaire Action Contre la Faim ont été enlevés en Somalie, a annoncé mercredi l’ONG française. Il s’agit de quatre "expatriés" et de leurs deux chauffeurs.

La nationalité des six employés d’ACF enlevés n’a pas été précisée par la porte-parole de l’ONG à Paris interrogée par l’Associated Press.

L’enlèvement a eu lieu mercredi matin dans la ville de Dusa Marreb, située à 580km au nord de la capitale somalienne Mogadiscio.

La porte-parole d’ACF, qui n’a pas souhaité communiquer son identité, n’a pas fourni d’autres détails.

05/11/08 (B472) France Soir // Défense – La Royale part à l’abordage des pirates.

Par Philippe Cohen-Grillet

Hier, à Djibouti, le ministre de la Défense est allé à la rencontre des soldats français qui traquent les bandits des mers.

Les rêveurs et nostalgiques en seront pour leurs frais. Les lointains successeurs de Rakam Le Rouge ont perdu en folklore. Les pirates d’aujourd’hui tiennent plutôt du croisement entre Surcouf et Rambo : ils sont organisés, structurés et solidement armés. A bord de leurs embarcations, baptisées skiff par l’armée française, ils n’hésitent pas à prendre d’abordage les navires qui croisent leur route, écumant les eaux du golfe d’Aden.

« Depuis le début de l’année, nous avons été confrontés à cent dix tentatives de piraterie, dont trente et une ont été un succès pour leurs auteurs », comptabilisait, hier, le vice-amiral Gérard Valin, commandant des forces françaises pour l’océan Indien. A bord de la frégate Courbet, croisant au large de Djibouti, il accueillait le ministre de la Défense Hervé Morin et son homologue espagnole, Carme Chacon Piqueras. L’occasion pour les deux ministres de signer une « déclaration d’intention » visant à poser les bases d’une force européenne d’intervention contre la piraterie (lire ci-dessous).

3,5 millions de barils de brut par jour

Entre la Corne d’Afrique et le Yémen, le golfe d’Aden est un point de passage stratégique. « Tous les ans, 16.000 bateaux empruntent ce rail de navigation et 3,5 millions de barils de brut en provenance du golfe Persique y transitent chaque jour », relevait Hervé Morin. Impossible de poster un bâtiment de guerre derrière chaque navire commercial sur une étendue d’eau grande comme la moitié du territoire français.

La Royale joue donc au chat et à la souris avec les pirates. « Notre première mission est d’effectuer du renseignement, de repérer les bateaux suspects ou qui ne devraient pas se trouver là », explique le pacha du Courbet. Illustration, le 26 août dernier, la frégate repère un skiff manœuvré par une dizaine d’hommes et traînant dans son sillage deux autres embarcations, apparemment vides. La reconnaissance aérienne fait apparaître que celles-ci transportent en fait… des échelles ! « Pas très utile pour la pêche », remarque le commandant français.

Il s’agissait de pirates en quête d’une proie. Aussitôt, le Courbet les prend en chasse. S’ensuit une traque qui durera plusieurs jours et nuits : approche, intimidation, montrer sa force pour ne pas avoir à s’en servir. La dizaine de flibustiers s’était postée au beau milieu du rail de navigation, attendant tranquillement qu’un navire vulnérable croise sa route. La marine française a alerté du péril les bateaux croisant dans les parages. Cette fois, les pirates sont rentrés bredouilles.

Ces paramilitaires attaquent au lance-roquettes

Ces bandits des mers ne sont pas pour autant des amateurs qui canotent le couteau entre les dents au petit-bonheur-la-chance. « Ce sont de vrais professionnels, explique l’amiral Valin qui parle d’expérience. Leur organisation est paramilitaire. Ils disposent de moyens importants et d’équipements performants pour mener un assaut. » Les pirates échangent avec leur base arrière via des moyens de communications perfectionnés. Le sabre est rengainé, un abordage se fait désormais sous la menace de lance-roquettes et kalachnikov au poing. Durée d’un assaut, quinze minutes tout au plus.

En avril dernier, les trente Français de l’équipage du Ponant ont enduré une telle mésaventure avant d’être libérés par les commandos-marine. Une partie de la rançon a été récupérée et six des pirates, capturés, attendent aujourd’hui d’être jugés en France. Même scénario en septembre avec la prise en otage d’un couple à bord du voilier le Carré d’As. Cette fois, le sang coulera. Un pirate a été tué par l’armée française.

Largage à haute altitude

Pour libérer le Ponant, les militaires ont mis en œuvre une technique bien particulière et à haut risque : le largage par avion et à haute altitude d’un commando-marine avec son équipement, embarcation comprise, un « trapon » dans le jargon de la Royale. En quelques minutes, les hommes assemblent leur matériel dans l’eau et foncent sur l’objectif. Hier, sur le pont d’envol hélico du Courbet – 35° C à l’ombre et pas d’ombre –, les ministres français et espagnol devaient assister à la démonstration d’un « trapon ».

Las, la mer du golfe d’Aden était quelque peu agitée, le show est donc tombé à l’eau. Plus précisément, il a été limité au largage de matériel. Espérons donc que la prochaine attaque de pirates se déroulera par temps clair, si possible dans la rade de Toulon. Mais plus sérieusement, il eut été en effet bien inutile de faire courir le moindre risque aux hommes.

D’autant que les commandos-marine auront prochainement, à coup sûr, l’occasion d’exercer leurs talents. Un officier confie que l’armée a identifié au moins « trois bandes structurées de pirates ». Chacune compte près de 400 soldats « déterminés », et qui n’ont pas grand-chose à perdre. En fin de semaine dernière, de l’autre côté de l’Afrique, dix hommes dont six Français, employés d’une firme pétrolière, ont été à leur tour pris en otage par des pirates dans le golfe de Guinée.

Leurs revendications restent floues et, a priori, seraient plus politiques que motivées par l’appât du gain. Hier, Hervé Morin préférait « ne rien dire » de cette situation de crise pour des raisons de sécurité. Après avoir brandi la menace, les pirates auraient renoncé à exécuter les hommes un à un.