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03/12/09 (B527) Nouvelles de Somalie. Attentat meurtrier à Mogadiscio (4 articles en Français)

_________________________ 4 – CRI (Chine)

Somalie: le bilan des morts s’élève à 57 dans l’attentat contre un hôtel de Mogadiscio

Le bilan des morts après un attentat suicide à la bombe survenu jeudi dans un hôtel de Mogadiscio, s’est alourdi à quelque 57, dont trois ministres somaliens, alors qu’au moins 200 autres personnes ont également été blessées, selon les services d’urgence locaux.

_________________________ 3 – RSF

Au moins deux journalistes tués et plusieurs autres blessés dans un attentat-suicide

Reporters sans frontières exprime sa stupeur et son immense tristesse après qu’un attentat-suicide, le 3 décembre 2009, dans un hôtel de Mogadiscio, a causé la mort d’une dizaine de personnes, parmi lesquelles au moins deux journalistes, trois ministres du gouvernement de transition et neuf étudiants. L’attaque s’est produite lors d’une cérémonie de remise de diplômes aux étudiants de l’université Banadir. Au moins sept autres journalistes ont été blessés.

Le bilan n’est pas définitif.

“Nous condamnons cette attaque avec la plus grande fermeté et nous exprimons toute notre solidarité aux deux médias touchés par la mort d’un des leurs, notamment l’équipe de Radio Shabelle qui a déjà perdu deux directeurs en deux ans et plusieurs de ses journalistes cette année. L’insécurité en Somalie a atteint des sommets et les journalistes qui tentent de couvrir la situation chaotique de ce pays vivent un cauchemar. Les commanditaires de ce lâche attentat portent la responsabilité de la mort de nos confrères. L’usage de ces violences aveugles doit cesser et être condamné par l’ensemble des parties au conflit”, a déclaré l’organisation.

Le 3 décembre, Mohamed Amin Adan Abdulle, âgé de 24 ans, reporter pour Radio Shabelle, et Hassan Zubeyr Haji Hassan, cameraman pour la chaîne Al-Arabia TV, ont été mortellement blessés dans l’attentat visant l’hôtel Shamo, sur l’une des principales avenues de Mogadiscio, au lieu dit "kilomètre 5". Trois ministres du gouvernement de transition ont également été tués. Un quatrième, le ministre des Sports, ancien journaliste et membre fondateur de l’Union nationale des journalistes somaliens (NUSOJ), est dans un état critique après avoir été blessé.

Selon les informations de Reporters sans frontières, au moins sept journalistes, parmi lesquels le photographe de l’AFP, Mohamed Dahir, ont également été blessés.

L’attaque n’a pas été revendiquée, mais de forts soupçons pèsent sur la milice islamiste Al-Shabaab. Selon un employé de l’hôtel, l’un des étudiants participant à la cérémonie a déclenché des explosifs qu’il portait sur lui.

"Nous n’en pouvons plus de l’insécurité. La plupart de mes confrères souhaitent désormais arrêter de travailler. C’est devenu trop dangereux", a déclaré à Reporters sans frontières un ancien journaliste de Radio Shabelle basé dans la capitale somalienne.

Radio Shabelle figurait parmi les nominés, dans la catégorie Médias, du Prix Reporters sans frontières – Fnac 2009 remis à Paris le 2 décembre 2009. Station privée la plus réputée du pays, elle est aussi la plus exposée. Le 7 juin dernier, son directeur, Mukhtar Mohamed Hirabe, a été abattu de quatre balles dans la tête, en plein cœur de Mogadiscio, alors qu’il se rendait au travail (http://www.rsf.org/Le-directeur-de-Radio-Shabelle,33296.html). Avant lui, deux de ses employés avaient été tués cette année. Quant à son prédécesseur, Bashir Nur Gedi, il avait lui aussi été assassiné, en 2007.

Préoccupée par le contexte d’insécurité croissante dans lequel sont contraints de travailler les professionnels des médias en Somalie, Reporters sans frontières avait octroyé, en juillet dernier, une aide de 2 000 dollars et fait parvenir vingt gilets pare-balles à des journalistes somaliens (http://www.rsf.org/Aide-aux-journalistes-somaliens.html).

Avec huit journalistes tués en 2009, la Somalie est le deuxième pays le plus meurtrier du monde pour les médias, après les Philippines. Le pays occupe la 164e place (sur 175 pays) du classement 2009 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières.

_________________________ 2 – AFP

Attentat à Mogadiscio: 19 morts dont 3 ministres

Dix-neuf personnes dont trois ministres du gouvernement de transition somalien (TFG) ont été tués jeudi dans un attentat-suicide visant un hôtel de Mogadiscio où se déroulait une cérémonie officielle, a indiqué la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom) dans un communiqué.

"Un kamikaze a déclenché une explosion à l’intérieur de l’hôtel Shamo (…) pendant une cérémonie de remise de diplômes d’étudiants en médecine de l’université de Banadir, causant la mort, selon un bilan encore provisoire, de 19 civils et blessant plusieurs autres", selon l’Amisom.

Un peu plus tôt, un responsable sécuritaire participant à l’enquête sur cet attentat, avait fait état à l’AFP de 18 victimes, des étudiants pour "la plupart".

L’attaque a eu lieu dans la matinée à l’intérieur de l’hôtel Shamo, dans la petite partie de la capitale somalienne encore sous contrôle du gouvernement, au cours d’une cérémonie officielle de remise de diplômes à des étudiants.

Plusieurs ministres du TFG, de nombreux officiels ainsi que des journalistes somaliens étaient présents. Un étudiant a apparemment déclenché des explosifs qu’il portait sur lui, selon un employé de l’établissement, qui a fait état d’au moins six morts.

Trois ministres ont été tués: le ministre de l’Education supérieure, Ibrahim Hassan Addow, le ministre de l’Education, Mohamed Abdullhai Waayel, et la ministre de la Santé, Qamar Aden Ali, a indiqué un responsable gouvernemental en charge de la sécurité.

Un quatrième membre du TFG, le ministre des Sports, Suleyman Olad Roble, a été blessé, selon cette même source.

Deux journalistes somaliens figurent parmi les morts: le correspondant de radio Shabelle, Mohamed Amin Aden, et un cameraman travaillant pour la télévision al-Arabiya, Hassan Zuber Hadji.

Le photographe de l’AFP, Mohamed Dahir, qui couvrait l’évènement et ne se trouvait qu’à quelques pas des deux journalistes tués, a été légèrement blessé.

"Nous étions en train d’attendre devant la salle quand une énorme explosion a eu lieu. Je me suis retrouvé par terre au milieu de la fumée et des cris", a raconté M. Dahir.

"Je suis allé récupérer mon appareil photo, c’est là que j’ai vu les corps des trois ministres", a-t-il précisé. L’hôtel Shamo est situé le long de l’une des principales avenues de Mogadiscio, au lieu dit "kilomètre 5", qui mène à la Villa Somalia, la présidence somalienne.

Soutenu à bout de bras par la communauté internationale, le TFG du président cheikh Sharif Ahmed (au pouvoir depuis janvier 2009) ne contrôle que quelques quartiers de la capitale, avec le soutien des 5.300 soldats la force de paix de l’Union africaine (Amisom), face aux insurgés shebab et du Hezb al-Islam. Les membres du TFG sont régulièrement la cible d’attentats menés par ces insurgés islamistes, en particulier des shebab, qui se réclament d’Al-Qaïda et de son idéologie du jihad mondial.

Le 18 juin, un attentat-suicide avait coûté la vie au ministre de la Sécurité intérieure, le colonel Omar Hashi Aden, et à 19 autres personnes à Beledweyne (300 km au nord de Mogadiscio). L’attaque avait été revendiquée par les shebab.

Le 17 septembre, 21 personnes avaient été tuées dans un double attentat-suicide à l’aéroport de Mogadiscio contre le quartier général de l’Amisom. Là aussi revendiquée par les shebab, l’attaque avait fait 17 morts parmi les soldats ougandais et burundais de la paix, dont le numéro deux de la force, le général burundais Juvénal Niyonguruza.

S’exprimant depuis Kampala, l’envoyé spécial de l’UA en Somalie, Wafula Wamunyini, a "condamné dans les termes les plus fermes" ce nouvel attentat, qui visait "à intimider le TFG". "Nous voulons rassurer tout le monde: nous continuerons notre mission, nous continuerons à soutenir" le gouvernement somalien, a déclaré M. Wamunyini.

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1 – Le Point avec Reuters

Une bombe fait 19 morts dont trois ministres à Mogadiscio

Un kamikaze déguisé en femme voilée a fait exploser sa bombe, tuant 19 personnes, dont trois ministres somaliens, lors d’une remise de diplômes universitaires dans un hôtel de Mogadiscio, annonce la force de l’Union africaine (Amisom) en Somalie.

Le kamikaze a d’abord écouté assis les discours pendant un certain temps avant de se diriger vers l’estrade et de déclencher la bombe.

C’est l’attentat le plus grave en Somalie depuis le 17 septembre, quand les miliciens islamistes du mouvement Al Chabaab avaient attaqué avec deux voitures piégées la base de la force de l’UA dans la capitale, faisant 17 morts.

Le gouvernement du président Cheikh Charif Ahmed, soutenu par les Nations unies, ne contrôle que quelques rues de Mogadiscio. Ces derniers jours, des rumeurs faisaient état d’une prochaine offensive gouvernementale contre les rebelles.

Un journaliste de Reuters présent à l’hôtel Chamo a précisé que l’établissement était rempli d’étudiants, de parents et de personnalités pour la remise des diplômes de l’université Benadir quand l’explosion s’est produite.

Le ministre de la Santé, Kamar Aden Ali, celui de l’Education, Ahmed Abdoulahi Waayil, et celui de l’Enseignement supérieur, Ibrahim Hassan Addow, ont été tués. Leur collègue des Sports, Saleban Olad Roble, a été blessé.

Un témoin, un étudiant en médecine, Mohamed Abdoulkadir, a précisé qu’au moins neuf étudiants et un enseignant avaient également péri.

LES MILICIENS D’AL CHABAAB MONTRÉS DU DOIGT

"Beaucoup de mes amis sont morts", a-t-il dit à Reuters. "J’étais assis près d’un enseignant qui venait juste de prendre la parole, il a été tué."

La chaîne de télévision Al Arabya, basée à Dubaï, a annoncé qu’un de ses cameramen, Hassan al Zoubaïr, avait aussi été tué.

Ali Yassine Gedi, vice-président de l’Organisation Elman pour la paix et des droits de l’homme, a parlé de quarante blessés, dont le doyen de la faculté de médecine qui a été évacué en avion vers le Kenya.

Les soupçons se portent sur Al Chabaab, qui a tué le ministre de la Sécurité et une trentaine de personnes en juin lors d’un attentat suicide contre un hôtel de Baladwayne, dans le centre du pays.

Le groupe islamiste, qui passe à Washington pour être l’allié d’Al Qaïda dans la région, contrôle une grande partie du pays.

La Somalie est plongée dans le chaos depuis près de deux décennies et peu de signes laissent espérer que la dernière tentative en date pour y établir un gouvernement central soit plus fructueuse que les quatorze qui l’ont précédée depuis 1991.

Depuis le début 2007, les combats et attentats ont fait 19.000 morts et un million et demi de personnes déplacées.

Avec Abdi Cheikh à Mogadiscio
et Abdiaziz Hassan à Nairobi,
version française Grégory Blachier et Guy Kerivel

02/12/09 (B527) Le Journal du PND « La République ». Aden Robleh se déclare candidat à la Présidentielle et se prononce plutôt en faveur d’une non-modification de la constitution et il conseille à IOG de quitter le pouvoir à son terme prévu par la Constitution. Candidat de circonstance pour donner un semblant de légitimité aux prochaines élections présidentielles ? (Le numéro complet est disponible en téléchargement)

Un lecteur, que nous remercions, nous a adressé le fac-similé du numéro spécial ‘Congrés’ de la République, daté du 26 novembre 2009, qui est l’organe de communication du PND. Nous mettons quelques commentaires après l’article.
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Télécharger le numéro complet en PDF (4Mo)

Ce numéro reprend les déclarations d’Aden Robleh, qui prend parti en faveur d’un statu quo constitutionnel. C’est à dire qu’il penche pour une non-révision de la constitution qui permettrait à Guelleh de se représenter pour un troisième mandat.

En même temps, Aden Robleh confirme qu’il sera candidat pour les élections présidentielles, s’il a le soutien des membres de son parti.

Il précise que le 17ème congrés du PND se tiendra le 13 décembre et non le 13 septembre, comme cela est habituel, date qui avait été reculée en raison du ramadan.

Enfin dans un article plutôt favorable à Borreh, le PND critique le traitement judiciare de cette affaire qui n’est pas conforme avec les lois en vigueur dans le pays.

________________________ Notes de l’ARDHD

Robleh servira-t-il de candidat d’opérette pour tenter de faire croire que les élections sont démocratiques à Djibouti ? En effet, le PND qui disposait autrefois d’une assise forte au sein de la population, aurait perdu énormément de son audience, en raison des retournements de veste opportunistes de son Président.

Aujourd’hui le PND s’inscrit dans la majorité, aux côtés du RPP et des autres partis lèche-bottes, qui soutiennent les crimes et la dictature.

Son Président partage la gamelle remplie par Guelleh.

Sa candidature contre Guelleh est molle.

Nous pensons plutôt qu’il agit en concertation avec IOG, afin de tenter de crédibiliser les prochaines élections présidentielles où il n’a pratiquement aucune chance (à l’heure actuelle …). Mais les choses peuvent changer d’ici 2011

03/12/09 (B527) XINHUA (Chine) Somalie : 4 mort dans une attaque au Puntland

Quatre personnes ont été tué es et 23 autres blessées, pour la plupart des Ethiopiens, au cours d’une attaque survenue mardi soir à Bossaso, capitale commerciale de la région autoproclamé autonome du Puntland, dans le nord-est de la Somalie, a-t-on appris de source policière.

Des assaillants inconnus ont jeté des grenades dans un centre vidéo, tuant sur le coup deux personnes et blessant 25 autres. Deux autres réfugiés sont morts de leurs blessures à l’hôpital local de Dahir Nur, a indiqué un officier de police.

Aucun groupe n’a revendiqué pour l’instant cette attaque, alors que la région, qui jouit d’une stabilité relative depuis l’ effondrement du gouvernement somalien il y a près de deux dé cennies, a connu récemment une résurgence des violences contre les forces de sécurité locales.

Les autorités du Puntland accusent le mouvement insurgé islamiste somalien Al-Shabaab, qui sévit principalement dans le sud et le centre de la Somalie, d’être à l’origine de ces attaques.

Le groupe, qui est considéré par le gouvernement somalien comme une entité terroriste ayant des liens avec Al-Qaïda, menace fré quemment d’élargir ses opérations au Puntland et au Somaliland.

Les deux régions ont été la cible d’un certain nombre d’ attentats mortels imputés au mouvement radical, qui souhaite renverser le faible mais internationalement reconnu gouvernement somalien pour établir un Etat islamique.

Le gouvernement somalien ne contrôle aujourd’hui que certaines parties de la capitale Mogadiscio sous protection des forces de maintien de la paix de l’Union africaine.

03/12/09 (B527) LDDH : après l’attentat commis ce jour à Mogadiscio, la LDDH lance un appel bouversant à la communauté internationale pour qu’elle mette un terme aux crimes de guerre qui sont commis contre les populations du sud de la Somalie en particulier, dans des régions sous contrôle de l’AMISOM



Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION
DU 3 DECEMBRE 2009

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel bouleversant pour que les Instances internationales se mobilisent afin de mettre fin aux Crimes de Guerre, aux massacres aveugles des populations du Sud de la République de la Somalie, encore, arbitrairement occupée par les Forces d’AMISON.

Dans des situations d’occupations, il est difficile de discerner la Vérité.

Des Enquêtes internationales s’avèrent plus que nécessaires, afin de mettre fin aux massacres des Journalistes Engagés à Mogadiscio.

Que Dieu garde en Paix le Peuple Somali et les libère de l’Occupation des Forces Etrangères de l’UA.

NOEL ABDI Jean-Paul

__________________________________________ (En Anglais)
EAST AND HORN OF AFRICA HUMAN
RIGHTS DEFENDERS NETWORK
Press Release
3rd December 2009

KAMPALA: Two journalists killed in Somalia in suicide bomb attack

The number of journalists killed in Somalia has once again risen today when two journalists, Mohamed Amin Adan Abdulle, reporter for Radio Shabelle, and Hassan Zubeyr Haji Hassan, known as Hassa Fantastic, cameraman for Al-Arabia TV, died in a suicide bomb attack whilst covering an important graduation ceremony in South Mogadishu. This incident highlights once again the dire reality facing those seeking to document and monitor the situation on the ground and the need to bring an end to a culture of impunity that enables such acts of violence to occur almost unabated.

The explosion took place during a graduation ceremony for 43 medical students of Banadir University being held at Shamo Hotel, located in one of the few areas of Mogadishu currently under the control of the Transitional Federal Government (TFG) of Somalia and only 1 km away from the base of the African Union force in Somalia (AMISON). At least three government Ministers of the TFG are reported to have been killed in the attack but the exact numbers of fatalities, primarily believed to be students, is not yet clear.

Around 40 other people are reported to have been wounded, including several other journalists. No one has claimed responsibility for the attack although it appears to have been targeted at the TFG.

“The general insecurity in Somalia, along with targeted attacks on journalists, are forcing an increasing number of journalists underground or forcing them to leave the country. What will happen when the only few remaining voices on the ground still able and willing to speak out against ongoing violations are silenced once and for all’ says Abdukadir Ahmed Olad, a Somali journalist in exile.

Somalia is at present one of the deadliest countries in the world for journalists.

Today’s events bring the number of journalists killed in 2009 alone to eight, three of which were victims of targeted killings most notably Mukhtar Mohamed Hirabe, Director of Radio Shabelle who was killed on Sunday 7th June 2009.

Attacks on journalists have occurred at the hands of all the parties involved in the conflict although in 2009 have primarily been carried out by Al-Shabab.

“Today’s tragic events highlight once again the importance of bringing an end to decades of lawlessness and violence in Somalia. Key to this will be ending the culture of impunity that has allowed ongoing attacks and killings to take place without any form of accountability let alone redress.

These events must be condemned but the international community must also put in place the mechanisms that will ensure independent and impartial investigations into such blatant rights violations” says Hassan Shire Sheikh, Executive Director of the East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project ( EHAHRDP). “Ending impunity will also be key to ensuring the protection of journalists and other actors key to the future of the country.”

For more information please do not hesitate to contact
Ms Hassan Shire Sheikh, Executive Director of EHAHRDP
on + 256 772 753 753

or Ms Laetitia Bader, Human Rights Officer at EHAHRDP
on + 257 79 166 927 or advocacy@defenddefenders.org
(pour les francophones ).

EHAHRD-Net Index SOM 032/005/2009
Laetitia Bader
Human Rights Officer
East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project
Human Rights House, Plot 1853 Lulume Rd., Nsambya
P.O. Box 70356 Kampala, Uganda
Tel: +256-312-265823
+256 – 414 510263
Fax: +256-312-265825
Website: http://www.defenddefenders.org

03/12/09 (B527) Yémen Express (2 articles en Français)

_________________________ 2 – Le Monde

Arabie: le roi Abdallah inspecte ses troupes à la frontière avec le Yémen

Le roi Abdallah d’Arabie saoudite, qui a inspecté mercredi à la frontière avec le Yémen les troupes engagées contre les rebelles chiites yéménites, a ordonné la construction de 10.000 logements pour les personnes déplacées par les combats, selon des sources officielles.

Le souverain saoudien a « inspecté dans l’après-midi les avants-postes des forces militaires déployées sur la frontière du royaume », dans la région de Jizane (sud-ouest), en sa qualité de commandant suprême de l’armée saoudienne, selon l’agence officielle SPA.

Les autorités saoudiennes ont évacué des milliers de personnes des zones frontalières pour mettre en place une zone tampon large de 10 km des deux côtés de la frontière et empêcher l’infiltration de rebelles et de trafiquants.

Cet ordre de construction semble confirmer des informations de presse selon lesquelles Ryad souhaite rendre durable cette zone tampon, au moins côté saoudien.

C’était la première visite du roi dans la région depuis le lancement par l’armée saoudienne de ses opérations contre les rebelles yéménites à la suite de la mort le 3 novembre d’un garde-frontière saoudien par des rebelles infiltrés dans le royaume.

Un conflit armé oppose ces rebelles zaïdites, issus d’une branche du chiisme, à l’armée yéménite depuis le 11 août dans des régions bordant la frontière.

Après l’incident du 3 novembre, les militaires saoudiens ont procédé à leur plus large mobilisation depuis la guerre du Golfe en 1991, engageant des avions de combat, l’artillerie lourde, des forces spéciales ainsi que des navires de guerre opérant en mer Rouge.

Neuf militaires saoudiens sont portés disparus à la frontière, avait récemment annoncé le ministère saoudien de la Défense.

Le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat a fait état mercredi de la mort d’un autre soldat, tué lundi dans un accrochage à la frontière.

_________________________ 1 – JDD

Les damnés de Sa’adah – Victimes d’un conflit qui ne les concerne pas, 200 000 villageois du Nord ont dû quitter leurs terres, traumatisés et affamés.

De ses lèvres entrouvertes s’écoule un filet d’air. Son regard, tourné vers l’intérieur, reste irrémédiablement vide, noir comme une plaie béante. Salama a 20 ans. Sa famille a fui les bombardements qui ont emporté sa raison ainsi que le toit de leur maison : investie une nuit par des rebelles chiites de la tribu des Houtis, bombardée par l’armée au petit matin. Au milieu des hurlements de terreur et du tremblement des murs, Salama s’est écroulée, sans connaissance, écrasée par la peur. « Depuis, elle ne se comporte pas normalement », rapporte, embarrassé, son frère Abduh. Elle prononce de temps à autre un nom, bien souvent celui de sa mère, qu’elle ne reconnaît pas forcément.

Cette famille d’éleveurs de moutons, originaire de la province d’Al-Jawf, a laissé derrière elle jusqu’à son bétail. Dès la fin des bombardements, les quatre frères, avec leur mère, leurs sœurs, leurs femmes et leurs enfants, ont quitté leur village, entassés à l’arrière d’un pick-up en partance pour Al-Manzalah. Arrivés au crépuscule dans ce village du gouvernorat de Sa’adah, à la frontière de l’Arabie saoudite, ils ont, dès le lendemain, repris la route – à pied cette fois – pour rejoindre le camp de déplacés d’Al-Mazrak, au terme d’une journée de marche.

Ils se sont repliés sous quelques-unes de ces tentes blanches, brunies par le sable, où Salama repose désormais comme un secret bien gardé. Malgré ses hurlements et ses gesticulations, elle est restée plusieurs semaines enchaînée, à l’abri des regards, jusqu’à ce qu’un des médecins du camp lui prescrive des tranquillisants. « On n’avait pas le choix, soupire Abduh. A la moindre occasion, elle se sauvait, entrait dans les tentes des voisins, se mettait à hurler, tapait les enfants… » Parce qu’il lui est aussi arrivé de déchirer ses vêtements, sa robe verte, imprimée de roses violettes, est recousue par endroits de fil blanc. « Je n’ose plus me montrer, reprend son frère. J’ai honte. » Abduh est bien plus préoccupé par les frasques de sa sœur que par le conflit qui les a poussés à quitter leurs terres. Comme beaucoup d’autres, il ne comprend rien à cette guerre qui n’est pas la sienne.

200 000 déplacés

Dans le nord du Yémen, embrasé par les combats entre les rebelles chiites houtis et l’armée, des milliers de personnes quittent chaque jour leur village dans le dénuement le plus total. Dans l’indifférence, aussi, faute d’informations: qu’il s’agisse du nombre de victimes ou des mouvements des cohortes de déplacés, jetés sur les routes par la peur et la faim. L’Unicef estime que ces derniers sont plus de 200 000, dont la moitié serait éparpillée dans le gouvernorat de Sa’adah. Dans le camp d’Al-Mazrak, qui fait face chaque jour à des arrivées massives, ils sont plus de 13 000.

« On subissait les bombardements des avions d’un côté, les coups de canon de l’autre, et comme les routes étaient coupées, on n’avait plus rien à manger », raconte Hassan, un vieil homme dont la barbe grise mange un visage déjà bien maigre. Dans son village, les locaux gouvernementaux avaient été investis par les rebelles avant même la reprise du conflit. Lui les croisait simplement à la prière du vendredi. Il marmonne: « On n’a jamais été leur chercher des histoires, ils nous laissaient tranquilles. »

Le qat pompe 80% des ressources en eau du pays

Hassan s’est installé au camp avec sa famille et quatre autres branches de son arbre généalogique. Certains sont agriculteurs, d’autres trafiquent le qat, cette plante hallucinogène qu’ils revendent jusqu’à 25 dollars la botte en Arabie saoudite. Dans le pays le plus pauvre du Moyen-Orient, près de 60 % du monde rural s’est reconverti dans la production de ce psychotrope, un secteur économique plus profitable mais qui pompe 80% des ressources en eau du pays.

« On n’a pas le choix, on n’a rien », martèle Brahim, 15 ans, qui assure la survie de sa famille en passant des sacs en Arabie saoudite depuis qu’il est en âge de courir: deux jours de marche pour 15 dollars avec pour ordre de ne jamais abandonner son chargement. « Même poursuivi par la police des frontières. » Et même s’il risque cinq ans de prison ou une balle dans le dos.

Brahim n’a jamais été scolarisé. Le Dr Kamel Ben Abdallah, un des responsables de l’Unicef au Yémen, insiste auprès de son père pour l’inscrire dans l’école que la mission a installée à proximité du camp afin qu’il puisse au moins apprendre à lire et à écrire: « Ce gamin est très intelligent, c’est du gâchis. » Mais pour ces familles en exode, d’une extrême pauvreté, le savoir n’est pas un produit de première nécessité.

La recrudescence de la piraterie en mer Rouge et dans le golfe d’Aden a fait flamber le prix des assurances du transport et, par conséquent, des denrées alimentaires, importées à hauteur de 85% au Yémen. L’aggravation de la pauvreté touche en premier lieu les populations les plus fragilisées. Le sort des femmes et des enfants préoccupe tout particulièrement l’Unicef. « La situation sanitaire est extrêmement préoccupante, la situation nutritionnelle critique », martèle le Dr Ben Abdallah.

Dans le dispensaire du camp, de 100 à 150 femmes se présentent chaque jour avec leurs enfants, parmi lesquels certains cas de dénutrition sont sévères. Dans le centre d’hospitalisation de jour, qui prend en charge les complications graves, des petits corps reposent dans les bras de leurs mères: de longues ombres fendues d’un regard pareil à celui des statues. Sur les matelas qui jonchent le sol, ici et là, la douleur est en noir, drapée d’un niqab. Derrière ce voile qui ne laisse rien voir de son visage, la mère de Brahim dissimule aussi un sourire immensément triste.

Sa fille Ilhem poussait son petit frère de 2 ans sur la balançoire suspendue au figuier qui jouxte leur maison lorsque le souffle d’une explosion l’a couchée brusquement. Le petit, ne comprenant pas pourquoi elle ne se relevait pas, est allé chercher ses parents. Ils ont ramené le corps inerte entre leurs murs. Ilhem est restée presque toute une journée inanimée. Lorsqu’elle a enfin ouvert ses paupières, elle était devenue muette. Depuis, elle tourne en rond en tapant dans ses mains, inlassablement. Petite victime silencieuse d’une guerre sourde.

03/12/09 (B527) Petites nouvelles du front / Flash Info / IOG EN PRISON, IOG EN PRISON, IOG EN PRISON !

Mutineries au sein des forces armées du Commandement Nord ?

« CHANT DU DEHORS

Dans les guerres civiles nous avons tous les droits. – Nargue à toutes les villes et nargue à tous les rois ! Le burgrave prospère. Tout est dans la terreur. – Barons, nargue au saint-père, Et nargue à l’empereur ! Régnons, nous sommes braves, par le fer, par le feu ! – Nargue à Satan, burgraves ! Burgraves, nargue à Dieu !

« Trompettes et clairons » dans les Burgraves de Victor Hugo.

IOG est de plus en plus isolé. Afin de tenter de redorer son blason, il fait mine de s’intéresser aux problèmes sociaux de Djibouti. Il essaie d’amadouer les Djiboutiens, même les opposants, qu’il traitait d’apatrides, sont subitement devenus des patriotes incontournables, mais son allocution avec le ton d’un grand rassembleur n’a convaincu personne.

Première tentative,

lors de son dernier débat à Ali Sabieh, les notables de cette région lui ont fait clairement savoir, que tous les projets pharaoniques payés au prix fort pour installer des usines n’ont pas généré d’emplois pour les jeunes. Citons en particulier :

  • la Cimenterie,
  • la Société d’Etat "Il Jaano" (qui ne produit qu’au compte-gouttes de l’eau saumâtre traitée par une usine super chère),
  • la Société de marbre qui n’arrive pas à fonctionner malgré la nomination d’Amin M.Robleh mamassan et non Assajog (les vrais originaires d’Ali Sabieh),

Les vieux ont souligné qu’actuellement tous ces investissements publicitaires n’ont pas été une source d’emploi pour les jeunes de cette région, qui fuient vers Djibouti-Ville en espérnat y trouver du travail.

Hélas,souvent sans résultat !

Ils sont figés : chômeurs à vie et certains d’entre eux sont séduits par la délinquance juvénile. Il est bon de souligner que 70% des jeunes diplômés Assajog, d’Obock, de Tadjourah, de Dikhil, sans
oublier Djibouti ville et ses périphériques, sont depuis longtemps chômeurs, pour la majorité d’entre eux, tandis que d’autres ont eu la chance d’immigrer pour pouvoir, au moins, survivre.

Deuxième tentative,

en vue d’un troisième mandat illégal et anticonstitutionnel (de toutes les façons IOG "pisse" sur la Constitution), après le déblocage de 24 millions de francs Djibouti, la propagande portera jusqu’au 17 décembre sur l’Education. L à aussi d’Obock à Ali Sabieh, le Ministre de l’Education à parfaitement compris le message, « Oui c’est grâce à la France qui finance à plus de 80% le budget de l’Education, sans oublier l’aide ponctuelle des Etats-Unis et du Yémen.

Il est vrai que en accompagnement de ces assistances financières et dons en livres et fournitures scolaires, en matériels informatiques et autres matériels bureautiques, la Mission de Coopération française essaye de limiter actuellement le montant des Détournements (la première spécialité du Régime du Dictateur Ismaël Omar Guelleh).

Toutefois, certains vieux d’Arta et d’Ali Sabieh ont mis l’accent sur le fait que la qualité d’Enseignement s’est complètement dégradée depuis ces 15 dernières années, et que la priorité devrait être orientée vers un meilleur encadrement car la surcharge des effectifs par classe (entre 60 à 70 élèves par classe) est anti pédagogique.

Les résultats sont négatifs, même si les diplômes sont délivrés avec la plus grande bienveillance.

Ces jeunes, après le bac, ne savent pas encore rédiger correctement. Les autodidactes sont souvent nettement meilleurs. Dossiers à suivre pas à pas.

Troisième tentative mais dangereuse pour la santé.

Miguil l’hyène matinale face à l’épave du régime. L ’ancien diplomate à Addis Abeba qui avait facilité l’extradition manu militari de plusieurs responsables du Frud Armée dont une femme enceinte épouse d’un responsable, s’est permis, hier 2 décembre 2009, face au petit écran de le télévision, d’inaugurer en souriant un petit Bureau avec évidement une belle salle de conférence, le tout estimé à 15 millions de francs Djibouti. Une bagatelle comparée aux cinq (5) milliards de FD avalés par Miguil sur ordre d’IOG aux dépens des programmes de santé SIDA, financés par la communauté internationale.

La prévention du SIDA n’est pas chère en soi, mais les soins exigent une mobilisation et un assistance internationale. Cela pourrait être efficace et utile si les fonds n’avaient pas été détournés.

L’OMS devrait suivre l’exemple du HCR, qui avait déposé une plainte après avoir constaté un détournement de 70 millions. La plainte du HCR a été déposée auprès des Tribunaux à Compétence universelle.

Pour cinq milliards engloutis en pure perte par des Responsables djiboutiens, l’OMS doit aussi porter plainte. Elle a non seulement le devoir mais aussi une responsabilité morale et juridique à l’égard de ses propres cadres et donateurs qui ne cessent de nous assister.

____________________________________ Brève info. à suivre

L’Armée Djiboutienne risque de basculer sous le contrôle de la Gendarmerie,

Les mutineries dans les casernes du Commandement Nord des Forces Armées se multiplient. L’Equipe de Radio trottoir suit minute par minute l’agravation de la ssituation

Certains Djiboutiens, qui ont peur de l’anarchie, souhaitent un Coup d’Etat.

OULD le Mauritanien, au passeport Djiboutien, ne pourra rien dire, mais à condition que ce Coup d’Etat soit bien accueilli sur la base du "Code d’éthique des Coups d’Etat".

Maître Montebourg qui dénonce les crimes Organisés soit en savoir quelque chose.

Ci-après deux points fondamentaux à savoir

1. Ce Coup d’Etat doit avoir pour objectif primordial, c’est à dire l’ouverture à l’Alternance Démocratique ;

2. .Ce Coup d’Etat devra restituer le pouvoir aux civils avant le 27 novembre 2010 (Thanks Giving Day for the of People of Djibouti).

Votre Représentant
A. le Wadani qui aime son Peuple

02/12/09 (B527) Affaire Borrel : une audience à Bruxelles mardi 9 décembre qui pourrait avoir des conséquences importantes.

Mardi prochain, la justice belge doit se prononcer sur la recevabilité d’une plainte en diffamation déposée par Alain Romani à l’encontre de Mohamed Alhoumekani.

Les juges belges devront dire s’ils se déclarent compétents ou non pour juger cette plainte.

S’ils se déclarent compétents, l’affaire pourrait être jugée en début d’année 2010. Selon certains observateurs, cela pourrait ouvrir la voie à l’instruction de plusieurs volets de l’affaire "Borrel" et/ou des affaires annexes par la justice belge, y compris la subornation de témoin, qui a été commise sur le sol belge … et qui avait été conclue en France par un jugement de relaxe en appel.

On mesure à quel point, la décision de mardi 9 septembre est attendue par les avocats de Mme Borrel, de ses enfants et par Mohamed Alhoumekani, car elle pourrait se retourner d’abord contre Alain Romani, qui a perdu jusqu’à maintenant (en première instance, puisque les appels n’ont pas encore été jugés) tous les procés qu’il a intentés contre Bernard Nicolas et Elisabeth Borrel. Mais elle pourrait aussi constituer une arme à double tranchant qui mettrait en cause les commanditaires présumés de l’assassinat du juge en 1995.

Le fait que cette affaire ou ses volets annexes puissent être instruits en Belgique, par des juges indépendants, non concernés par la politique africaine française, permettrait-il d’avoir un autre éclairage ?

30/11/09 (B527) Yémen Express (4 articles en Français)

____________________ 4 – Le Figaro avec AFP

Deux morts dans le sud du Yémen

Deux hommes originaires du nord du Yémen ont été tués ce matin à l’aube dans une embuscade tendue par des hommes armés sudistes sur la route menant d’Aden à Sanaa, dans le sud du pays, a indiqué un responsable local.

Des hommes armés ont coupé la route à la hauteur de la localité de Radfan (360 km au sud de Sanaa) et arrêté un automobiliste nordiste, le tuant et s’emparant de sa voiture, a indiqué Jasser al-Yamani, adjoint du gouverneur de la province sudiste de Lahej.

Ils ont ensuite arrêté un autre nordiste qui revenait à Sanaa après avoir passé le congé de la fête d’al Adha à Aden, le tuant de sang-froid devant les membres de sa famille.
L’incident est intervenu alors que les forces de sécurité ont lancé une campagne d’arrestations à Aden, principale ville du sud, où une importante manifestation est prévue pour marquer l’anniversaire de l’indépendance de l’ex-Yémen du Sud en 1967.

Selon des sources de sécurité, les forces de l’ordre ont arrêté lundi matin plus de 170 personnes qui voulaient se joindre à la manifestation. Des barrages ont été érigés aux entrées d’Aden pour empêcher les habitants des autres provinces de gagner la ville pour manifester.

Le sud du Yémen est en ébullition sur fond de revendications politiques et sociales, ses habitants estimant faire l’objet de discriminations de la part des nordistes et ne pas bénéficier d’une aide économique suffisante.

Le Yémen du Sud était un pays indépendant avant l’unification avec le nord en 1990. Une tentative de sécession du Sud avait été noyée dans le sang en 1994 par l’armée du nord.

____________________ 3 – Lakoom

Un Japonais otage d’Al-Qaïda au Yémen

L’otage japonais enlevé au nord-est de Sanaa par des tribus yéménites a changé de mains : des hommes armés d’Al-Qaïda s’en sont emparés et l’ont emmené vers une destination inconnue, ont affirmé deux médiateurs tribaux.

«L’otage a été enlevé par des éléments d’Al-Qaïda qui l’ont emmené vers une destination inconnue dans la région de Maarib», à l’est de Sanaa, a déclaré à l’AFP l’un des deux médiateurs sous le couvert de l’anonymat.

«Les autorités procèdent actuellement à des arrestations parmi les membres des tribus des Al-Hanaq et Al-Gub, responsables de l’enlèvement » le 15 novembre du Japonais, un coopérant ingénieur.

Le Japonais avait été kidnappé à 40 km au nord-est de Sanaa alors qu’il se rendait dans cette région pour y superviser la construction d’une école dans le cadre d’un programme d’aide.

L’objectif de ses ravisseurs était de l’échanger avec un de leurs proches, soupçonné d’appartenance à un mouvement islamiste et détenu par les autorités depuis deux ans sans jugement.

Agé de 22 ans, ce Yéménite «avait été emprisonné en Irak pendant un an par les Américains, et arrêté ensuite pendant un an en Syrie avant d’être appréhendé à son retour à Sanaa où il est incarcéré», a indiqué une source proche des ravisseurs, sans donner son nom.

___________________ 2 – Le Figaro avec ATS

Arabie: "contrôle total" du Jebel Al-Dood

L’armée saoudienne, en guerre contre les rebelles chiites yéménites à la frontière commune, a repris le contrôle du Jebel Al-Dood, une région montagneuse stratégique, a annoncé le ministre-adjoint saoudien de la Défense cité par les médias officiels. "Les forces armées contrôlent totalement Jebel Al-Dood et ses sommets, l’une des régions les plus stratégiques", a déclaré le prince Khaled Ben Sultan Ben Abdel Aziz lors d’une visite d’inspection de ses troupes à la frontière avec le Yémen.

L’armée saoudienne est entrée en guerre contre les rebelles zaïdites yéménites depuis que ces derniers ont tué le 3 novembre un garde-frontière saoudien. Un conflit armé oppose ces rebelles à l’armée yéménite depuis le 11 août dans des régions proches de la frontière avec le royaume saoudien. Les forces saoudiennes ont pour mission de "nettoyer chaque pouce du territoire saoudien", a indiqué le prince Khaled, avertissant que "toute personne infiltrée ou tout tireur embusqué n’avait devant lui que la mort ou la reddition".

___________________ 1 – Romandie News (Ch) avec ATS

Ryad annonce une victoire sur les rebelles chiites du Yémen

L’Arabie saoudite a annoncé avoir conquis aux dépens des rebelles chiites du Yémen une zone montagneuse située en territoire saoudien. Elle a commencé à intervenir chez son allié ce mois-ci à la suite d’une incursion des rebelles au cours de laquelle deux de ses gardes-frontières ont été tués.

Le royaume wahhabite craint que l’instabilité chez son voisin du Sud ne se propage chez lui. Le ministre saoudien de l’Intérieur, le prince Nayef ibn Abdelaziz, n’a pas exclu lundi que les rebelles aient des contacts avec Al Qaïda.

Les Houthis appartiennent à la secte minoritaire chiite des Zaïdis, qui se plaignent d’être marginalisés au Yémen et qui, selon les autorités de Sanaa, seraient soutenus par l’Iran, dont Ryad craint l’influence croissante dans la région.