03/08/08 (B459) AFP : Somalie: un soldat ougandais de l’Amisom tué par une bombe à Mogadiscio

Un soldat ougandais de la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom) a été tué vendredi lors de l’explosion d’une bombe au passage de son convoi dans la capitale somalienne Mogadiscio, a annoncé l’Amisom.

“Le convoi de l’Amisom venait de l’aéroport quand il a été touché par l’explosion d’une bombe placée au bord de la route. Un des soldats a été tué dans l’attaque, il faisait partie du contingent ougandais”, a déclaré à l’AFP un officier de l’Amisom sous couvert d’anonymat.

Plusieurs témoins ont confirmé à l’AFP cette attaque. “Le convoi de six véhicules visé venait de l’aéroport. Un des véhicules a été détruit. Les forces de l’UA ont encerclé la zone”, a rapporté un résident, Mohamed Ali Nur.

L’Union africaine (UA) a également confirmé qu’un soldat de l’Amisom avait été “tué par l’explosion d’une mine antipersonnel posée et activée par des insurgés qui s’opposent à la paix et la stabilité en Somalie”, selon un communiqué publié vendredi à Addis Abeba, siège de l’UA.

L’UA “condamne sans équivoque cet acte lâche et barbare perpétré contre un soldat de l’Amisom déployé à Mogadiscio pour protéger la vie des Somaliens”, ajoute le communiqué.

“Cet acte qui vise à saper le processus de paix en Somalie, ne découragera pas l’UA, la population somalienne et l’ONU dans leur détermination et leur engagement à intensifier leurs efforts en faveur de la réconciliation, la paix et la stabilité, conformément au récent accord (de trêve) signé à Djibouti”, poursuit le communiqué.

L’Amisom, déployée depuis mars 2007 en Somalie, en guerre civile depuis 1991, doit à terme compter 8.000 hommes et est composée jusqu’à présent de deux contingents: 1.650 soldats ougandais et 850 burundais.

Les soldats ougandais ont été les premiers à se déployer à Mogadiscio dans le cadre de l’Amisom.

Mogadiscio est le théâtre d’attaques meurtrières quasi quotidiennes depuis la débâcle fin 2006 des militants islamistes qui tenaient la majeure partie du pays.

Les insurgés menés par les islamistes mènent régulièrement des attentats meurtriers visant en particulier les forces somaliennes et éthiopiennes, l’Amisom et les représentants gouvernementaux.

Le 8 avril, un soldat burundais de la force avait succombé à ses blessures à la suite d’un attentat à la voiture piégée contre un camp militaire. L’attaque avait été revendiqué par les shebab, combattants extrémistes islamistes.

Un accord de cessez-le-feu, signé le 9 juin à Djibouti entre une partie de l’opposition dominée par les islamistes et le gouvernement somalien, a été rejeté par une faction islamiste et les shebab, et les combats n’ont jamais cessé à Mogadiscio ni en province depuis la signature de cette trêve.