22/03/10 (B543) La femme de la semaine: Madame HABIBA HACHI, Présidente du Tribunal du Contentieux Administratif (ARDHD) !

Mme Habiba Hachi n’est pas une inconnue pour l’ARDHD, dans la mesure où son identité était déjà signalée en janvier 2000, dans l’instruction des dossiers des prisonniers politiques du FRUD et où bien qu’absente pour quelques jours elle avait monté de nouvelles inculpations “vides de contenu”, afin de pouvoir les maintenir à Gabode dans un semblant de légalité qui n’avait trompé personne à l’époque. Ces mesures avaient été prononcées par ses remplaçants de l’époque.

Cette semaine, Mme Habiba Hachi a réalisé un nouvel exploit au service de l’une des dictatures les plus sanguinaires d’Afrique. Cela lui vaut le titre mérité et envié de ‘femme de la semaine’. Selon l’usage, son nom sera ajouté à la liste de celles et de ceux qui ont agi contre l’intérêt populaire, contre la justice, en obéissant aux ordres de la dictature. Ces preuves pourront-elles étayer, le jour venu, des plaintes contre les dirigeants djiboutiens actuels et leurs exécutants de basse oeuvre, dont Mme Habiba Hachi pourrait faire partie.

Que s’est-il passé ?

Le MRD avait déposé plainte contre la décision “administrative” qui a ordonné sa liquidation pure et simple et son interdiction de continuer ses activités à Djibouti. La décision étant fondée sur ce que les observateurs considèrent comme un faux : une soi-disant lettre de soutien au Président érythréen, qui aurait été envoyée par le MRD, aux pires moments des combats à Ras Doumera.

Après des semaines, des mois d’instruction, puis de multiples reports d’audience et la mauvaise volonté réaffirmée du procureur de la République, qui essayait de s’affranchir de son obligation de répondre aux arguments soulevés par le MRD, contre toute attente et contre la justice (le dossier du Procureur était vide), Mme Habiba Hachi aurait découvert que la plainte du MRD n’était pas recevable.

Chacun se dit qu’elle aurait pu s’en apercevoir avant … Le fait qu’elle utilise cet argument au dernier moment, lorsqu’elle était contrainte de rendre une décision, montre combien le dossier était vide, la décision du pouvoir scandaleuse et qu’elle n’avait aucun autre argument à opposer à la demande du MRD.

Alors, pour satisfaire aux ordres de son chef vénéré; elle a trouvé une motivation purement de circonstance. Bien que ridiculisée par cette décision, Mme Habiba Hachi survivra sans problème. Et même, nous ne serions pas surpris d’apprendre dans les prochains mois, sa nomination à un poste encore plus prestigieux avec l’attribution d’avantages matériels significatifs, prélevés sur l’argent public.

Les grands obligés de Guelleh sont bien récompensés. Elle le sait et elle continuera à lutter (en décapitant la justice) pour la survie d’un régime dictatorial sanguinaire qui asservit toute une population. Sera-t-elle impliquée dans le viol de la constitution et dans la fraude électorale ? Pas impossible du tout !

Mme Habiba Hachi, vous êtes élue femme de la semaine. Un grand bravo !