16/12/10 (B582) 17ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie (Par Omar Gabasse)

A l’occasion du 60 ème anniverssaire de la création du HCR, il est important de rappeler la situation des réfugiés djiboutiens en Ethiopie.


Depuis que Jean-Loup Schaal et l’ARDHD qu’il préside ont été mandatés, nous avons obtenu un premier succès : l’ARA et le HCR ont abandonné les menaces d’une extradition forcée vers Djibouti

Le deuxième succès concerne l’arrivée en France de 10 réfugiés qui se sont parfaitement bien intégrés. Avec cette première réinstallation, les refugies djiboutiens d’Addis ont retrouvé l’espoir. Certes, ils continuent à mener une vie très difficile à Addis car l’inflation galopante renchérit le prix des produits de base et surtout des loyers, ce qui les contraint à s’éloigner de plus en plus du centre ville, qui devient inabordable pour eux.

 

Il reste beaucoup à faire.

Suite aux harcèlements incessants conduits par l’armée tribale de Guelleh, de nombreux jeunes et aussi des familles ont été contraintes à passer la frontière pour demander l’asile en Ethiopie.

Or l’ARA semble élever de nouveau, tous les obstacles possibles pour refuser de leur accorder la qualité de demandeurs d’asile. Elle tente vainement de les orienter vers des camps “imaginaires” qui seraient situés dans la région Afar …

Plus de 50 familles sont concernées et leur nombre augmente de jour en jour. Il faut aussi ajouter les milliers des djiboutiens qui vivent dans une misère totale et sans assistance, depuis 1993 dans la region AFAR (Ayssaita, Manda, Eli Daar etc..).

Selon les informations que j’ai recueillies, beaucoup de nos compatriotes sont découragés par les refus systématiques et non motivés de l’ARA (Office Ethiopien chargé des Affaires des réfugiés). Ils ont décidé de saisir le Gouvernement fédéral de la région AFAR pour lui demander d’intervenir auprès de l’ARA afin de régulariser leur enregistrement.

Une démarche semblable avait déjà été effectuée en 1998, mais elle s’était soldée sur un échec.

Espérons que les autorités de la Région prendront la mesure du drame humanitaire et qu’elles feront preuve de sagesse .

 

Quant aux réfugiés enregistrés à Addis Abeba, en 2001,  ils bénéficient de l’assistance sociale et continuent à réclamer leur réinstallation dans un pays d’accueil, mais (curieusement ?) leur dossiers semblent être (systématiquement ?) bloqués par le bureau local de protection.

 

Je renouvelle encore mon appel à l’ARA et au HCR d’Addis Abeba pour :


1) Enregistrer tous les réfugiés djiboutiens qui sont présents sur le sol éthiopien,

2) Présenter les dossiers de demandeurs d’asile aux pays qui sont candidats pour les accueillir,

 

Je demande aux réfugiés, qui sont à Addis Aeba, de garder l’espoir.

Le comité de soutien, avec Jean-Loup Schaal et moi-même, suit vos problemes et nous nous sommes engagés à ne pas vous oublier, même si l’actualité politique djiboutienne mobilise beaucoup l’ARDHD.

Nous espérons que l’année 2011 sera celle du dénouement de vos problèmes .(KAAK RAAQE WAANAM BICTA AYRO AALELE -TALHA )

Omar Gabasse

Co-representant des refugies Djiboutiens en Europe