19/01/2012 (B639) Les premiers blessés rentrent de Somalie dans un état grave … (Par Hachin Loita, porte-parole de l’UDJ)

La nouvelle vient de tomber, les trois premières victimes de l’armée Djiboutienne sont arrivées au pays.

ADEN ABDILLAHI BOULHAN, adjudant-chef gravement blessé aux jambes et deux autres soldats blessés viennt d’être rapatriés à Djibouti pour subir des soins intensifs au sein de l’hôpital militaire BOUFFARD. Ces 3 soldats sont évacués à Djibouti après avoir été hospitalisés au Kenya. Ces 3 soldats ont marché sur des mines enfouies qui ont explosé par la suite.

Il ne s’agit encore que d’un bilan provisoire.

Contrairement à ce que prétendait, le gouvernement Djiboutien, la mission du contingent n’est pas de former les unités de l’armée domalienne mais bel et bien de participer aux combats aux côtés des forces tueuses de l’Ouganda et du Burundi.

Aux soldats qui sont encore au pays, voilà ce qui vous attend :

Vous risquez de mourir ou d’être mutilés à vie.

Nous n’avons rien à faire en Somalie et encore moins de raisons de faire la guerre contre nos frères qui se battent pour leur dignité et pour recouvrer leur liberté. Comme nous !

Le dictateur-Sanguinaire a déjà encaissé le financement prévu et vous savez comme moi que c’est son argent de poche.

Pour preuve les familles, n’ont toujours pas reçu l’argent promis.

Si vous avez un peu de dignité, refusez et restez auprés de vos familles.

Hachin-Loita Ahmed
Porte-Parole de l’U.D.J en Europe

 

17/01/2012 (B639) Ouest-France : Djibouti tarde à envoyer le reste de son contingent en Somalie

____________________________ Note de l’ARDHD
Cet article conforte ce que nous disons depuis des mois, à savoir que Guelleh n’attend que deux choses à propos de l’envoi des troupes en Somalie : écarter les contestataires et percevoir personnellement l’argent de l’UA, en redistribuant le minimum à ceux qui vont risquer leur vie sur le terrain.
____________________________ Ouest – France

Philippe Chapleau

L’arrivée du premier contingent djiboutien (cliquer ici pour lire mon post du 20 décembre) venu renforcer l’AMISOM en Somalie n’était pas passée inaperçue. Le président Guelleh avait donc enfin tenu parole et envoyé une avant-garde de quelque 200 hommes; il n’en restait plus que 650 à déployer.

Depuis le 20 décembre, le reste de cette unité est aux abonnés absents et l’UA commence à s’impatienter. µ

Guelleh met en avant la sécurité de ses soldats; il est vrai que les premiers débarqués ont déjà été accusés (à tort ou à raison?) d’avoir tiré sur une mosquée et d’avoir provoqué la mort de civils. Une bavure présumée dénoncée par les islamistes somaliens.

Mais la vérité pourrait bien être ailleurs.

Le président djiboutien a-t-il mis de côté les fonds qui lui ont été versés pour payer les soldes et les primes du bataillon djiboutien de casques verts?

Garde-t-il sous le coude le gros de ce bataillon pour assurer la sécurité durant la période électorale. Le 20 janvier, puis le 10 février, auront lieu, en effet, les deux tours des élections municipales et régionales.

Même si l’opposition a décidé de boycotter les deux scrutins, le pouvoir djiboutien craint des expressions populaires de mauvaise humeur (comme avant le scrutin présidentiel d’avril dernier).

12/01/2012 (B638) : LDDH / Qui a bombardé dimanche dernier une Mosquée à Mogadiscio : les forces tueuses de Djibouti sous les ordres d’Amison ? (Français et Somali)


Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION DU 12 JANVIER 2012

Qui a bombardé dimanche dernier
une Mosquée à Mogadiscio :
les forces tueuses de Djibouti
sous les ordres d’Amison ?

Une chose est vérifiable, c’est que Mogadiscio est atteinte par le CANCER DE
L’IGAD.

D’autres informations suivront.

Ci-après une information en langue Somalie sur un démenti classique d’un régime djiboutien célèbre et notoirement connu pour ses tendances mafieuses mais aussi pour ses mensonges et terrorismes d’Etat tueurs, évidemment impunis grâce aux forces étrangères pré positionnées dans le strict et seul intérêt financier par ricochet ou par l’intérêt d’un Faux motif Géopolitique ou par nostalgie néocoloniale

NOEL ABDI Jean-Paul

________________________________ Somali

Jabuuti oo ka jawaabtay eedeynti Al shabaab

Safaarada dowlada Jabuuti ay ku leedahay magaalada Muqdisho ayaa ka jawaabtay eedeyn ay dhawaan Al Shabab usoo jeediyeen oo ahaa in ciidanka Jabuti ay door ka qaateen duqeynti Masaajidka Al Hidaaya.

War saxaafadeed laga soo saaray safaarada Jabuuti ee Soomaaliya oo uu ku saxiisnaa sii haayaha xilka safiirka ahna safiirk ku xigeenka safaarada ayaa lagu sheegay in hadalki kasoo yeeray Al Shabaab ee ahaa in ciidamada Jabuuti ee jooga magaalada Muqdisho duqeeyeen masaajidka Al Hidaaya uu meel ka dhac ku yahay dowlada Jabuuti.

Safaarada ayaa warkaasi ku sheegtay mid lagu dilayo sumcada ciidamada Jabuuti ee hada jooga Soomaaliya kana qeybgalaya howlgalka nabad ilaalinta ah ee Midowga Africa.

Gudoomiyaha Al Shabaab ee gobolka Banaadir Sheekh Maxamed Abu C/raxmaan ayaa ku eedeeyey ciidamada Jabuuti ka jooga Muqdisho in ay beegsadeen masaajidka Al Hidaan ee degmada Hiliwaa kaasi oo duqeymo Sabtidi loo geystay ay ku dhinteen ilaa iyo laba ka mid ah culimada Tabliiqa.
AMISOM ayaa sheegtay Axadi lasoo dhaafay in ay baarayaan dhacdadi lagu beegsaday masaajidka Al Hidaaya.

22/12/2011 (B635) Roger Picon nous propose une nouvelle caricature en deux langues : français et afar. La version Somalie sera proposée par la suite

20/12/2011 (B635) AFP / Somalie: premiers renforts djiboutiens à Mogadiscio pour l’Union africaine

Un premier contingent de 200 soldats djiboutiens est arrivé mardi à Mogadiscio pour renforcer la force de l’Union africaine (UA) en Somalie, l’Amisom, qui lutte contre les insurgés islamistes shebab, a-t-on appris auprès d’une source gouvernementale somalienne.

« Djibouti a déployé un premier contingent en Somalie aujourd’hui pour aider le pays à rétablir la paix et la stabilité, nous avons un besoin désespéré de soutien militaire pour éliminer la menace des shebab », a affirmé un responsable de questions de sécurité au gouvernement somalien, Mohamed Abdirahman.

« Le premier contingent est composé de 200 hommes, et d’autres suivront dans les jours à venir, » a-t-il ajouté.

Djibouti, qui s’est engagé à envoyer quelque 850 hommes en Somalie voisine, est le troisième pays à participer à l’Amisom. Ses troupes devraient être stationnées à Mogadiscio, comme les 9.700 soldats ougandais et burundais qui formaient jusqu’ici seuls la force de l’UA dans le pays.

L’Amisom, qui intervient en soutien du fragile gouvernement de transition (TFG) somalien, a grandement contribué à l’abandon en août, par les shebab, de leurs positions-clés dans la capitale somalienne.

Mais Mogadiscio reste la cible de régulières attaques à la grenade ou au véhicule piégé et les appels à un renforcement de la force de l’UA se sont multipliés ces derniers mois.

Selon le plafond autorisé par les Nations unies, le contingent de l’Amisom peut actuellement atteindre jusqu’à 12.000 hommes. Son chef a de son côté demandé à pouvoir bénéficier de 20.000 soldats.

La Sierra Leone a promis d’envoyer 850 soldats en Somalie après avril 2012.

Le Kenya pourrait aussi rejoindre la force de l’UA. Il est déjà militairement présent dans le pays, depuis une offensive lancée mi-octobre dans le sud somalien pour en déloger les shebab, rendus responsables d’enlèvements et d’attaques sur son sol.

Les insurgés islamistes contrôlent encore l’essentiel du centre et du sud du pays, mais font face à une pression militaire accrue depuis quelques mois. Selon des témoins, l’Ethiopie aurait elle aussi envoyé le mois dernier des troupes de l’autre côté de sa frontière avec la Somalie.

La Somalie est en état de guerre civile et sans gouvernement effectif depuis la chute, en 1991, du président Siad Barre.

Ces violences incessantes, combinées à la récente sécheresse qui a dévasté la Corne de l’Afrique, ont plongé le pays dans une gravissime crise alimentaire ces derniers mois. Selon l’ONU, trois provinces du sud somalien sont aujourd’hui encore en état de famine, et 250.000 personnes risquent d’y mourir de faim.

20/12/2011 (B635) BBC Afrique / Un premier contingent de soldats djiboutiens en Somalie

Les soldats djiboutiens étaient attendus à Mogadiscio depuis plus d’un an

Plus de 200 militaires djiboutiens sont arrivés à Mogadiscio en Somalie pour renforcer le mission de maintien de la paix de l’union africaine l’AMISOM.

En attendant leurs collègues, ils vont rejoindre les forces ougandaise, burundaise et kenyane qui soutiennent le gouvernement de transition somalien dans sa lutte contre le groupe islamiste Al Shabaab.

Djibouti, qui s’est engagé à envoyer quelque 850 hommes en Somalie voisine, est le troisième pays à participer à l’Amisom.

Le mois dernier, le président Ismail Omar Guelleh avait déclaré qu’il ne voulait pas que son pays reste les bras croisés alors que d’autres soldats des pays de l’Afrique de l’est sacrifient leurs vies pour aider la somalie.

Le bataillon djiboutien a suivi un entraînement spécifique, en l’occurrence des combats en milieu urbain au mois de septembre 2011, sous la houlette des forces armées françaises.

Ce projet d’envoyer des troupes djiboutiennes en Somalie a accusé un retard parce que les autorités de Djibouti voulaient d’abord régler leurs problèmes avec l’Erythrée , pays avec lequel un litige frontalier ces dernières années avait dégénéré en conflit militaire avant qu’il ne soit résolu grâce à la médiation du Qatar.

18/12/2011 (B635) Le contingent djiboutien devrait partir pour la Somalie. (ARDHD avec notre correspondant)

Chacun sait que le contingent militaire djiboutien aurait du partir en Octobre, puis en novembre et ce serait imminent, puisqu’IOG est venu saluer les troupes « sur le départ ».

Les retards avaient plusieurs causes : la multiplication des désertions, les difficultés de la formation assurée par des américains, qui ne parlaient pas les langues utilisées au sein de l’armée, etc.

En plus les objectifs de la mission ne sont pas claires : pour le régime RPP, il ne s’agit que d’une mission de formation. Pour les responsables de l’UA qui financent Guelleh, le contingent djiboutien (sélectionné, selon certains observateurs, sur des critères d’appartenance tribale ou de force de nuisance à l’encontre du régime) participera aux opérations militaires, comme les soldats somaliens et ceux du Burundi et de l’Ouganda, sans parler du Kenya qui conduit des opérations de son côté, avant de s’intégrer au dispositif de l’UA.

Guelleh est pressé d’envoyer ces hommes au front, avec tous les risques inhérents à une guerre : morts, blessés, etc. Mais il est pressé, car l’UA paye bien l’engagement des troupes étrangères de « maintien de la paix (?) » et qu’il ne partagera que les miettes avec les militaires de l’AND….

Tout « bénef » pour lui, personnellement !

L’un de nos correspondants à relever « quelques déclarations » savoureuses sur la RTD et dans la presse internationale.

1°) Le présentateur du JT en Français déclare en citant le ministre de la défense, qui a défini le rôle du contingent : « Vous n’êtes pas là bas pour faire la guerre mais pour aider la population somalienne et « améniser » (?) les souffrances qu’elles subissent et pas pour vous opposer à qui que ce soit« .

Savoureux. Bobard jusqu’au bout !


2°) A la RTD, Bobard est venu s’afficher dans une cérémonie de départ. Il y aura 980 soldats qui vont « très prochainement » partir avec « le moral au top ! ».

Le ministre de la défense a parlé de la mission de formation mais n’a pas parlé de la mission de combat contre les Shababs.

Rappelons que la position offiicielle du régime est une mission pour former les soldats somaliens !!

Que nenni !

Des articles, parus récemment qui font référence à des sources militaires américaines et au ministère de la défense française, disent le contraire.

a) Extrait de l’Inserm – article déjà publié sur le site :

« Ce contingent de 850 hommes auxquels s’ajoutent 50 instructeurs doit être déployé, normalement, sur zone avant la fin de l’année 2011. »

« Composé de 6 compagnies dont 3 d’infanterie, une d’appui regroupant blindés et artillerie, des véhicules APC, 6 Platoon, une unité médicale, une unité de véhicules blindés légers ainsi que des officiers de liaison »

« Les troupes djiboutiennes vont être projetées sur des théâtres urbains où elles n’ont jamais combattu, au sein de troupes ayant déjà une expérience de cet environnement, de cet adversaire irrégulier (ADIR) à la stratégie affirmée, aux ramifications complexes et au pouvoir étendu. »

b) un article paru dans le Washington Post (lien).

Passage intéressant:

« U.S. defense officials said Djibouti is planning to deploy some troops to the Somalia mission, joining forces from Uganda and Burundi who are working to push al-Shabab back, particularly from key areas around the capital region. »

On voit bien que l’objectif des troupes djiboutiennes est de mener une offensive contre les Shabaab !

16/12/2011 (B634) Ouest France : Djibouti: le bataillon Hiil fin prêt pour un déploiement en Somalie?

Le bataillon de casques verts djiboutiens (le bataillon Hiil) destiné à l’Amisom, le contingent de soldats de la paix de l’UA en Somalie, va-t-il finalement être déployé à Mogadiscio?

Tout est fait pour que son départ se réalise; "en prévision" de ce départ, le président Guelleh l’a d’ailleurs passé en revue mercredi (photo ci-dessous; cliquer ici pour lire l’article de La Nation).

Un départ qui n’est du goût des insurgés somaliens (voir sur Twitter le compte HMSPress et les commentaires d’hier soir): "If you do not stop your sons, you will spend years mourning their deaths and terribly regret at a time when regret will be of no value".

Pour préparer le bataillon, la France (voir mon post du 7 décembre en cliquant ici) et plus récemment les USA ont donné un coup de main logistique.

Jusqu’au 13 décembre (et depuis le 25 novembre), une petite équipe de marines a donné un coup de main pour remettre en état une douzaine de Humvees qui vont s’ajouter au parc automobile cédé par les Français. Les douze techniciens, habituellement basés en Sicile au sein de la Special Purpose Marines Air Ground Task Force, ont révisé les véhicules, dressé l’inventaire des pièces disponibles et formé les mécanos djiboutiens du bataillon de 890 hommes (photo ci-dessus. Crédit: USMC) dont le départ, déjà retardé, n’est toujours pas officiellement annoncé.

Autre "carotte": un coup de pouce financier de l’Union européenne qui a débloqué 50 millions d’euros pour l’Amisom. Ces fonds vont permettre de faire passer les soldes des casques verts de 700 à 1 000 dollars. De quoi convaincre les soldats djiboutiens? Peut-être, s’ils étaient sûrs que cet argent leur revienne dans sa totalité…

Et maintenant ?

Le président Guelleh continue d’agiter le bâton face à son voisin érythréen (vieille querelle…) et se demande sur quelles troupes il pourra vraiment compter si la grogne interne s’étend et si le 20e anniversaire du massacre du 18 décembre 1991 (59 tués, à Arhiba) ne va pas donner lieu à de nouvelles manifestations violentes.

A mes confrères de Jeune afrique, il a confié qu’il quitterait le pouvoir en 2016. Visiblement, il compte bien durer jusque-là.