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16/11/2013 (Brève 298) Radio-Trottoir – Fathi le Général convole en juste noce avec une jeunette, pendant qu’IOG le met en retraite au 31 décembre 2013. Bon voyage de noces aux Seychelles ! Avis de tempête familiale ? (Info lecteur) (Article rectifié le 17/11)

Probablement parce qu’il n’a pas réussi à obtenir l’extradition d’Alhoumékani (même s’il n’est pas le seul à avoir échoué), Fathi Ahmed Houssein, chef d’Etat-Major de l’AND, sera mis en retraite au 31 décmebre de cette année par IOG.

Pour se consoler à 79 ans bien tassés, il est venu à Paris pour épouser
une jeunette moitié moins âgée que lui puisqu’elle “fait” dans la quarantaire .. Mais ce n’est pas n’importe qui, puisqu’elle est la soeur d’un de Kotali, qui est marié lui à une cousine proche d’IOG.

Les enfants de Fathi, nès d’un premier lit (leur mère est décédée il y a quatre ans environ), ont manifesté leur profonde hostilité à cette union, mais ils se sont heurtés à IOG qui est passé outre leur avis.

Ces mêmes enfants craignent en effet que l’immense fortune accumulée par le Général, (ancien sous-off de la coloniale” à la carrière fulgurante) grâce à de probables malversations en tous genres, ne leur échappe.

Cela risque de provoquer du rififi familial, car la fortune du prédateur serait considérable.

20/05/05 (B298) Souvenirs, souvenirs ! Extrait de Canal +. La bande sonore qui avait été enregistrée lors de la conférence de Presse que Guelleh avait donné à Paris en Octobre 2002.

Guelleh avait été interrogé sur l’affaire Borrel. Non seulement il ment honteusement dans ses réponses aux premières questions du Journaliste, mais il est complètement déstabilisé par une nouvelle question plus précise. Il refuse alors de répondre, puis il insulte le journaliste en Somali, avant de quitter précipitament la salle louée pour cette occasion. Toujours courageux, mais jamais téméraire.

On peut dire que Guelleh devient, au fil des années, le grand spécialiste des départs précipités de France !!




19/05/05 (B298) Communiqué de la Présidence de Djibouti, publié dans La Nation.

______________________ Note de l’ARDHD
En effet, l’épopée peu glorieuse de Guelleh à Paris et surtout son départ précipité ont été largement commentés dans les media français et sur notre site.

Nous avons décidé de reprendre ce communiqué au titre de la pluralité de l’information, n’espérant cependant pas, qu’un jour La Nation ou l’ADI pourraient agir avec transparence et équité. Ce serait du rêve !

Nous ne commenterons pas le communiqué, car la lecture suffit pour se faire une idée et pour comprendre que Guelleh est très inquiet. Nous pourrions seulement regretter qu’il omette de parler de la convocation de la Juge Clément … car le point important n’est pas la communication dans les média mais le fait que Guelleh ait été convoqué par la Justice et qu’il s’y soit dérobé, accréditant les thèses concernant son implication possible.

Le communiqué ne parle pas non plus des convocations d’Hassan Saïd et de Djama Souleiman qui vont finir par arriver, bien que le Quai d’Orsay les bloque actuellement, ce qu’il ne pourra faire éternellement.

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Communiqué de presse

Suite à la couverture médiatique de l’Affaire Borrel par certains médias français à l’occasion de la Visite du Chef de l’Etat en France, la Présidence de la République a publié le communiqué de presse suivant.

La République de Djibouti déplore le traitement médiatique tendancieux, que ne cesse de susciter l’affaire Borel de la part de certains médias Français. En effet, nous constatons avec étonnement que, depuis 10 ans que l’instruction judiciaire de " cette affaire " perdure, il ne se passe pas une occasion sans qu’une certaine médiatisation, qui relève du registre spectaculaire qu’informatif, essaie de jeter le discrédit sur les relations entre les deux pays.

Nous constatons également avec étonnement que le connivence manifeste entre certains médias français et certain milieu judiciaire s’efforce de fabriquer " une opinion médiatique " au mépris des règles déontologiques respectives. Nous restons persuadés qu’une telle dérive médiatique ne facilite pas la manifestation de la vérité sur les circonstances exactes de la mort du juge Borel. Les gesticulations et les tribunes médiatiques qui exhibent ces gesticulations se trompent de procès.

Nous regrettons que, faute d’éléments matériels probants, les juges et les avocats de la partie civile s’obstinent à prouver un complot politique et une affaire d’Etat, faisant ainsi preuve de leur incapacité.

Pour notre part, nous rappelons que jusqu’à maintenant les autorités djiboutiennes ont offert toutes les facilités à la justice en charge du dossier. C’est pourquoi nous demandons à ce que l’instruction aboutisse dans les meilleurs délais.

Enfin nous précisons que cette affaire n’a jamais été l’occasion d’une quelconque tension entre les deux pays qui entretiennent des liens historiques fraternels et amicaux et, partagent un ensemble de valeurs universelles.

La Présidence de la République

19/05/05 (B298) En recevant, contre l’avis général, Guelleh à l’Elysée comme un ami fidèle, Chirac vient-il d’ouvrir la boîte de Pandorre ? (ARDHD)

Les réactions sont importantes dans la presse. Tant mieux si elles permettent à la Justice française de faire son travail et d’avancer pour désigner les coupables et les mobiles du meurtre du Juge Borrel.

Ce ne sera que justice légitimement rendue (mais bien tardivement) à Mme Borrel et à ses enfants, qui vont vécu de terribles moments depuis dix ans : incertitude, questions, doute, menaces, harcèlements, pressions, insinuations mensongères, mauvaise foi et injustice.

Guelleh fait de plus en plus figure (à tort ou à raison : c’est à la justice de dire les responsabilités et pas à nous) de commanditaire du meurtre. Les déclarations d’Alhoumekani et d’Iftin sont de plus en plus crédibilisées.

La fuite de Guelleh pour ne pas répondre « en qualité de simple témoin » aux questions de la Justice, plus la censure imposée à RFI, mettent à mal les positions défendues par la Diplomatie française, qui de surcroît bloque toujours l’envoi des convocations d’Hassan Saïd et de Djama Souleiman.

A s’enferrer dans le mensonge et la protection des criminels, le Gouvernement français, son Ministre des AE et même le Président de la République se prennent les pieds dans le tapis et cela ne peut que s’agraver, dans les prochains jours. Avaient-ils vraiment besoin de cela, alors qu’ils ont de plus en plus de difficultés à convaincre les français de voter ‘OUI’  ? (*)

Que représentent vraiment aux yeux de la France, Guelleh et son petit régime dictatorial de magouilles permanentes, qui asservit la population, qui viole les femmes, qui torture, qui emprisonne et qui exécute les opposants ? Quel intérêt ?

Quels secrets peuvent partager Chirac et Guelleh qui mériteraient la déconsidération de la France, des ses institutions et de sa parole ?

Ce doit être très grave en effet.

Guelleh tient-il la France par la cravate, au motif qu’il saurait des choses inavouables qui auraient été commises par la France ou ses représentants ?

(*) Bien entendu, on ne peut pas faire d’amalgamme entre le référendum européen et l’affaire Borrel, mais la perte de confiance dans les déclarations des dirigeants français à propos de cette affaire, pourrait s’étendre à l’ensemble de leurs arguments électoraux …

19/05/05 (B298) Nouvelle déclaration du Quai d’Orsay …

____________________________ Note de l’ARDHD
La nouvelle déclaration du Quai d’Orsay qui reprend en partie les termes de son intervention d’hier, n’apporte pas beaucoup d’éléments nouveaux. Sauf deux, qui semblent révélateurs de certaines incohérences au niveau du Gouvernement.

Quand le Quai signale que le Parquet a demandé aux Juges de clore l’instruction dans les meilleurs délais (Propos du Quai d’Orsay) le porte-parole oublie de dire ce qu’il va faire pour transmettre "dans les meilleurs délais" les convocations d’Hassan Saïd et de Djama Souleiman.

Bizarre qu’il ait occulté ce point fondamental ? Comment peut-on demander à des magistrats de boucler une instruction, alors qu’on leur coupe les moyens d’investiguer ?

Par ailleurs, c’est bien de rappeler que l’instruction dure depuis dix ans, mais ne faudrait-il pas signaler aussi qu’elle a été bloquée par deux Juges Le Loire et Moracchini pendant de nombreuses années, avant qu’ils ne soient déssaisis de l’affaire (fait raririssime !!). Non seulement ils avaient bloqué l’instruction, mais en privilégiant la thèse unique du suicide, ils ont fait perdre à la Justice un temps précieux au cours duquel des preuves ont disparu et des témoins sont morts à Djibouti de causes plus ou moins naturelles.

Compte-tenue de cela, laisser supposer sournoisement que ce sont les Juges Clément et accessoirement Belin qui font traîner l’instruction est pour le moins diffamatoire ou injurieux. Mais Chirac, en sa qualité de Grand immunisé n’en a certain rien à faire, car il ne pourrait pas être recherché pour "Injure à Magistrat en exercice" (sic) !!!
________________________________________________ Déclaration MAE

1 – DJIBOUTI

Je vous rappelle notre déclaration d’hier soir à propos de Djibouti : début de citation :

“Concernant la convocation adressée hier au président de la République de Djibouti à titre de témoin, le ministère des Affaires étrangères
rappelle que tout chef d’Etat en exercice bénéficie de l’immunité de juridiction dans ses déplacements à l’étranger.


Il s’agit là d’un principe constant de droit international que la France entend faire respecter. Le ministère des Affaires étrangères rappelle également que toute demande adressée à un représentant d’un Etat étranger dans le cadre d’une
procédure judiciaire obéit à des formes particulières prévues par la loi.”
Fin de citation.


Je rappelle par ailleurs qu’à l’issue de l’entretien entre le président de la République et le président Guelleh, le porte-parole de l’Elysée a indiqué que le chef de l’Etat avait “rappelé que la justice est indépendante et conduit l’instruction dans le respect de ce principe”, et ajouté que “toutefois, le parquet demandait au juge d’instruction de mener celle-ci, qui se prolonge depuis maintenant dix
ans, dans les meilleurs délais”
.

19/05/05 (B298) AFP : Le personnel de RFI dénonce un cas de censure sur l’affaire Borrel (Info de 18h00 + complément de 20h00) (Information lecteur)

___________________ Note de l’ARDHD
Un nouveaux dommage collatéral conséquence de l’affaire Borrel, telle qu’elle est (mal) gérée par le Gouvernement français, qui commence à “s’emmèler les pinceaux” dans le tissus de ses déclarations (n’allons pas jusqu’à dire “mensongères”) très orientées en faveur de la Défense du dictateur-usurpateur.

Si la diplomatie française persiste dans cette voie :
– non seulement le discrédit finira par retomber sur le Président français, qui a reçu un témoin important et qui oppose un barrage aux Juges en charge de l’instruction pour le meurtre d’un magistrat français,
– mais elle perdra tout crédit en France et à l’étranger,
– et à la fin, Guelleh, fatigué de voir le peu de résistance que la France lui oppose, ira jouer avec les Américains, qui sont plus combattifs, ce qui l’amusera certainement davantage … Et adieu l’espoir d’auditionner Guelleh, Hassan Saïd et Djama, pour la Justice française …
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19-05
18:00:45 Le personnel de Radio France Internationale (RFI) a dénoncé et condamné jeudi “la censure” exercée selon elle contre la rédaction dans la couverture de l’affaire de la mort suspecte, en 1995 à Djibouti, du magistrat français Bernard Borrel, une affaire qui empoisonne les relations entre Djibouti et la France.

Réunie à l’appel de l’intersyndicale, l’Assemblée générale du personnel de la radio a adopté à l’unanimité une motion dans laquelle elle exige “la remise en ligne dans les 24 heures” d’un article du journaliste David Servenay, “tel qu’il a été validé le 29 avril par le directeur de l’information”.

(Information AFP complémentaire à 20h00)
Cet article, retiré du site internet de la radio, portait sur la mort suspecte, initialement classée comme suicide mais que certains considèrent être un crime, du magistrat français Bernard Borrel, retrouvé mort en 1995 au pied d’un ravin à Djibouti.



Selon l’auteur de l’article incriminé, la justice française “sait que ce juge français a bel et bien été assassiné” et “de nombreuses autorités se sont efforcées de freiner l’enquête ou d’en arrondir les angles saillants”.



L’auteur affirme que “l’intérêt supérieur de l’Etat” a prévalu dans cette affaire. Il cite des “témoins” désignés seulement par des initiales et qui assurent qu'”il s’agit d’une affaire politique”. Enfin, l’auteur met en cause l’attitude de “membres des services spéciaux” dans cette affaire.


Cet article, qui portait sur la mort du magistrat et l’enquête en cours, a été retiré du site internet de la radio.

La thèse du suicide du magistrat a longtemps été privilégiée avant d’être mise à mal par une série d’expertises en 2004 demandées par sa veuve.

L’enquête française s’oriente vers un assassinat et met en cause l’entourage du président djiboutien Omar Ismaïl Guelleh.

L’assemblée générale a dénoncé “l’attitude des directions dans cette affaire qui porte atteinte aux principes déontologiques du journalisme et qui va à l’encontre de la charte de RFI”.

Elle “exige des explications et exprime sa défiance vis-à-vis de la présidence et de l’ensemble de la direction”.

Interrogé par l’AFP, Jean-Baptiste Mattéi, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a déclaré à propos de cette accusation de censure: “le ministère des Affaires étrangères n’a pas connaissance des faits mentionnés dans votre question”. Selon le porte-parole, “RFI s’exprime en toute indépendance, comme l’ensemble des médias en France”.

La direction de RFI, interrogée mercredi par l’AFP, avait indiqué qu’elle ne pouvait pas faire de commentaire sur “une question qui relève du fonctionnement interne de la rédaction”.

18/05/05 (B298) La presse est-elle encore libre en France ? On apprend que RFI aurait été censuré récemment, ce qui pourrait expliquer la démission dimanche de l’un des chefs de service. D’autre part c’est France-Inter non RFI (dont c’est le coeur de métier) qui a diffusé des informations concernant la fuite extravagante de Guelleh… (ARDHD)

La presse française est-elle encore libre et non soumise à la censure ?

Cela dépend des fois et des cas et comme disent les normands, peut-être bien que OUI, peut-être bien que NON.

En tout cas, nous avons découvert par hasard que trois articles publiés sur le site de RFI (aux environs du 28 avril 2005) auraient pu avoir été tout simplement retirés, ce qui est rarissime. S’agit-il comme l’affirme certaines de nos sources d’une pression exercée par le pouvoir ? Nous n’avons pas la réponse, mais si ces faits sont confirmés, il pourrait bien s’agir d’un acte de censure, demandé par le pouvoir, pour plaire à un dictateur …. C’est très grave !

En tout cas, les inconvénients seront limités pour les internautes et fidèles lecteurs de notre site, car ces articles sont toujours disponibles :

28/04/05 (B295) RFI : Affaire Borrel, l’enquête impossible.

28/04/05 (B295) RFI : Affaire Borrel : la première juge de l’affaire témoigne.

28/04/05 (B295) RFI – Affaire Borrel : les expertises accréditent l’assassinat

Quoiqu’il en soit l’épopée « vaudevillesque » de Guelleh, le 17 mai à Paris, laissera des traces.

  • D’abord parce qu’il devrait se méfier, dans l’avenir, avant de remettre les pieds en France et probablement en U.E. où il ne serait plus à l’abri de l’insistance de la Justice française …
  • Ensuite parce qu’il s’est non seulement couvert de ridicule, mais aussi qu’il accrédite les soupçons le concernant dans l’affaire Borrel,
  • Enfin parce qu’elle touche à l’autorité morale de Jacques Chirac, qui a reçu officiellement, en sa qualité de Premier Magistrat de France, un homme soupçonné par la Justice de notre pays, d’une possible implication dans l’assassinat d’un Magistrat français.

    En ayant laissé Guelleh fuir rapidement sans avoir été entendu par la Juge (confirmant ainsi les soupçons qui pèsent sur lui), Chirac pourrait-il être accusé un jour de complicité indirecte … ? D’autant plus que la Justice française ne devrait pas retrouver de sitôt une occasion d’entendre Guelleh. Le PV de cette audition manquera cruellement dans le dossier d’instruction …

Chirac a-t-il commis une nouvelle gaffe ?

C’est bien possible, d’autant plus que ce ne serait pas, à notre humble avis, la première à son crédit dans le cadre de la diplomatie franco-africaine. Nous ne nous associerons pas à tous ceux qui disent que c’est devenu une habitude chez lui, mais nous nous permettons de rappeler les nombreuses bévues en Côte d’Ivoire et celles commises au Togo, depuis l’annonce de la disparition d’un Grand ami (l’horrible dictateur …) jusqu’au soutien abusif de son fils qui a usurpé illégalement le pouvoir … créant une levée internationale de boucliers.

A privilégier les Dictateurs sanguinaires et corrompus (dont fait partie Guelleh) au détriment des Peuples qui sont victimes de leurs agissements, Chirac ne contribue pas à rehausser l’image de la France ni à promouvoir les valeurs qui devraient être celles de la Patrie des Droits de l’Homme, d’un pays qui se veut le défenseur des libertés, de la justice et de la démocratie.

Bien au contraire, il fait justement l’inverse :

  • il encourage les régimes qui abolissent les libertés et qui asservissent les peuples,
  • il bafoue la justice française d’abord en recevant chez lui, un « témoin » plutôt récalcitrant, puis en l’aidant à échapper “de justesse” à la Justice française. Rappelons qu’il s’agit de l’assassinat d’un magistrat français en exercice.

Bref la communication de Chirac est diamétralement opposée à ses actes. En poursuivant cette stratégie, son image continuera à se dégrader, car de plus en plus de citoyens ne lui accorderont plus la moindre confiance.

18/05/05 (B298) Le gouvernement français et son Président, toujours prêt à tout (et surtout au pire) pour assurer la pérennité de la dictature à Djibouti et pour sauver son principal Chef, l’Usurpateur Témoin IOG. Deux cas flagrants. (Infos lecteur)

1 – Confirmation de la censure de la presse (RFI), que nous avions évoquée depuis plusieurs heures.

RFI: la CFDT, le SNJ, la CGT et la SDJ dénoncent des cas de censure

18-05
19:29:52 Les syndicats CFDT, SNJ et CGT et la Société des Journalistes (SDJ) de Radio France Internationale (RFI), la radio publique destinée à l’étranger, ont dénoncé mercredi dans des communiqués des cas de “censure” dans les informations diffusées par cette radio.

Selon la CFDT, la nouvelle direction de RFI est “aux ordres du Quai d’Orsay”. Elle souligne notamment que Philippe Couve, chef du service Internet de RFI, a dû démissionner de ses fonctions à la suite du retrait imposé par la direction d’un papier sur l’affaire Borrel, un juge français dont le suicide à Djibouti est l’objet d’une controverse.

La CFDT, estimant que l’indépendance rédactionnelle de l’antenne est “une fois de plus menacée”, note d’autre part que la direction de la rédaction a retiré le 13 mai, à la mi-journée, un éditorial consacré à la lutte d’une élue néerlandaise d’origine somalienne pour les droits des femmes.

De leur côté, le syndicat natio nal des journalistes SNJ et les journalistes de la CGT se demandent dans un communiqué commun si l’affaire Borrel est “interdite d’antenne à RFI”. Ces deux syndicats estiment que “les affaires africaines empêchent toujours la rédaction de prouver son indépendance”.

Enfin la SDJ souligne que le reportage sur l’affaire Borrel a été “déprogrammé” le 30 mars, puis “reprogrammé” le 27 avril pour être finalement “censuré” sur le site de RFI. Selon la SDJ, “il s’agit d’un cas avéré de censure”. La société demande “des explications et la remise en ligne du papier”.

L’intersyndicale de RFI (CFDT, CGT, SNJ, FO) a appelé à une assemblée générale du personnel jeudi à 13h00, à la maison de la Radio à Paris.

Pour sa part, la direction de RFI, interrogée par l’AFP, a indiqué qu’elle ne pouvait pas faire de commentaire sur “une question qui relève du fonctionnement interne de la rédaction”.

2 – Déclaration du Quai d’Orsay, pour apporter un peu de réconfort à Guelleh et surtout … pour tenter de l’apaiser après son échappée de Paris …

Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay
(Paris, 18 mai 2005)

Concernant la convocation adressée hier au Président de la République de Djibouti à titre de témoin, le Ministère des Affaires étrangères rappelle que tout Chef d’Etat en exercice bénéficie de l’immunité de juridiction dans ses déplacements à l’étranger.

Il s’agit là d’un principe constant de droit international que la France entend faire respecter.

Le Ministère des Affaires étrangères rappelle également que toute demande adressée à un représentant d’un Etat étranger dans le cadre d’une procédure judiciaire obéit à des formes particulières prévues par la loi.