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13/06/09 (B503) Radio-Trottoir : La situation sécuritaire à Balbala pose un énorme problème. (Correspondant).

Désormais, les véhicules de reconnaissance de l’Armée Française circulent « en permanence » (de nuit comme de jour), aux alentours de Balbala.

Quelle est leur mission ?

Est-ce pour assurer la surveillance du Port des hydrocarbures de Doraleh, chasse gardée de l’investisseur Loota, qui est le patron du tourisme d’Etat et surtout le grand ami de Sa Très Grasse Majesté ?

Comment sont rémunérées les missions exceptionnelles et/ou complémentaires qui sont effectuées par les braves soldats Français ?

A notre avis elles ne le sont pas, ni par le Gouvernement djiboutien ni par le propriétaire. Pourtant à ma première vue, ce sont eux qui en bénéficient. Mais un arbre peut cacher la forêt.

Et d’aucuns, au pays, se demandent aujourd’hui, si l’Armée française n’a pas pour mission « secrète » de participer activement aux balisages des nouvelles possessions portuaires et de celles des Etablissements d’Etat comme l’EDD ou la Régie des Eaux qui a été octroyée à l’ami Sarko-Chiraquien.

Comment vous ne voyez pas qui c’est ? Ca par exemple !

Voyons, c’est l’ami de toujours, le fameux Bollore, bien sur. Un trou de mémoire, cela peut arriver à tout le monde, ne vous excusez pas … !

Toute cette zone est placée sous Haute Sécurité. Elle est truffée de parasols aux couleurs locales, car elle appartient en partie à Loota, l’investisseur du tourisme, le renégat courageux grand spécialiste incontesté des Blanchiments d’Argent. Il bénéficie de l’appui des mafieux de la Cossa Nostras Européenne, sources de financements des prochaines élections Européennes. N’est-ce pas ? (Voir notre article en relation avec ce sujet)

Qui va donc racheter officiellement le Port de Doraleh en mettant sur la table, un minimum de 300 Millions de Dollars qui devrait permettre d’amortir les dettes de Borreh et d’assurer le niveau de vie et les investissements exceptionnels effectués par Leurs Lumières d’Haramous, de préférence en terres étrangères et sans retour sur investissement pour le peuple djiboutien, qui s’enfonce dans la misère.


Caricature Roger Picon

Après Bongo, la Nouvelle Françafrique aurait-elle choisi de jete l’ancre à Djibouti pour se recycler ?Mais ils devront faire très attention, car la zone est infestée de pirates. Et ceux qui règnent à L’Escale sont certainement pires et plus dangereux que ceux du Golfe d’Aden …

Votre Représentant.

13/06/09 (B503) Le journal de la Flibuste …. Une nouvelle prise pour les pirates qui n’avaient pas remporté de succès depuis des semaines. Les Portugais sauvent l’équipage d’un navire indien qui a été dépouillé et abandonné … (3 articles en Français)

____________________________ 3 – Marine marchande avec AFP

Piraterie: une frégate portugaise aide un cargo indien près de la Somalie

La frégate portugaise Corte Real, navire amiral de la flotte de l’Otan, a secouru samedi un cargo indien attaqué il y a une dizaine de jours par des pirates au large de la Somalie, a indiqué samedi le commandant Alexandre Fernandes à l’AFP.

Le cargo, qui transportait une cargaison de charbon « avait été capturé le 3 juin dernier par des pirates pendant dix jours. Ils ont quitté hier (vendredi) le bateau le laissant sans carburant », a déclaré le commandant Fernandes depuis la frégate portugaise.

Le Corte Real qui patrouillait au large de la Somalie, a repéré samedi matin le navire indien, le « Vishvakalyan », à la dérive près de la côte somalienne. Après avoir tenté d’établir un contact radio, des hommes du Corte Real sont montés à bord du cargo indien pour découvrir 14 marins indiens qui ont affirmé avoir été « attaqués par des pirates », « agressés et dépouillés ».

Le cargo était parti le 1er juin de Brava (sud de la Somalie) et a été abordé quelques jours plus tard par une douzaine de pirates, selon le témoignages des marins cités par les responsables portugais. L’équipage portugais a fourni une assistance médicale et technique aux marins indiens pour leur permettre de rejoindre le port le plus proche, a expliqué le commandant Fernandes.

____________________________ 2 – Malango actualité (Mayotte)

Le Kenya inquiet devant l’afflux des pirates présumés somaliens

La marine américaine a remis plus de 17 somaliens suspectés de piraterie au Kenya, mercredi, portant le nombre de ces prisonniers dans les prisons kenyanes à 111.

En avril dernier, 11 pirates présumés étaient remis aux mains des autorités kenyanes.

La police kenyane a déclaré que l’afflux des pirates somaliens engorgeait les prisons du pays et les tribunaux locaux. Elle souhaiterait que les forces marines étrangères présentes dans la zone commencent à envoyer ces prisonniers vers d’autres pays.

« Nous cherchons des moyens pour que dans un avenir proche, les pirates soient inculpés aux Seychelles, à Djibouti ou en Égypte », a déclaré Sebson Wandera, le chef provincial des opérations du CID, dans la ville portuaire de Mombasa.

Il a dit que les derniers arrivants seront pris en charge par un tribunal de Malindi, au nord de Mombasa en remontant sur la côte, vers la Somalie. Si l’afflux de pirates suspectés continue, ils devront être pris en charge par la capitale, Nairobi.

Les marines internationales tentent de freiner la piraterie au large de la Somalie. Elles sont réticentes à remettre les suspects dans leur propre pays, soit parce qu’ils n’ont pas la compétence, ou par peur que les pirates y trouvent asile.

L’Union européenne, les États-Unis et certains autres pays ont signé des accords avec le Kenya pour que les procès se déroulent en Afrique de l’Est. Certains pirates sont poursuivis en France et aux Pays-Bas.

Au Kenya, 10 pirates purgent une peine de sept ans d’emprisonnement dans une prison de Voi, près de Mombasa.

Le Kenya a précisé qu’il ne peut pas prendre en charge tous les pirates et les leaders musulmans sont inquiets du nombre croissant de ces prisonniers somaliens qui pourraient alimenter les tensions entre les nations voisines.

«Le Kenya n’est pas un dépotoir. Les États-Unis, la France ou la marine allemande doivent prendre en charge les personnes qu’ils arrêtent », a déclaré Sheikh Mohammed Khalifa, secrétaire du Conseil des imams et prêcheurs du Kenya (CIPK).

«C’est presque comme s’ils voulaient ouvrir un Guantanamo africain au Kenya. Il s’agit d’une tendance très dangereuse », a-t-il ajouté.

Le groupe d’insurgés islamistes durs, al Shabaab, qui contrôle le sud de la Somalie le long de la frontière du Kenya, a des liens avec Al-Qaïda et des menaces pèsent sur la capitale Nairobi.

Le ministre des affaires étrangères du Kenya, Moses Wetangula, a rassuré les diplomates sur leur sécurité envers les attaques terroristes, disant que la police diplomatique avait été mis en « alerte ».

« Nous vivons dans une région instable et la détérioration de la situation en Somalie a aggravé la situation en matière de sécurité», a ajouté le ministère des Affaires étrangères.

« Il a appelé la communauté internationale à s’attaquer à la question de la Somalie où les réseaux ont maintenant des ramifications mondiales », a indiqué le ministère dans une déclaration.

La semaine dernière une alerte à la bombe a été déclenchée à l’ambassade de Norvège, et Delta Air Lines annulé son vol inaugural à Nairobi après le gouvernement américain a déclaré qu’il y avait une « menace crédible » à l’aviation civile en Afrique de l’Est.

Un camion piégé a tué plus de 200 personnes à l’ambassade américaine à Nairobi en août 1998.

Les kamikazes ont frappé de nouveau en 2002, tuant 15 personnes dans un hôtel appartenant à Israël sur la côte kenyane.

À peu près au même moment, des assaillants ont tenté d’abattre un avion israélien dans la région de Mombasa à l’aide de deux missiles qui ont manqué leur cible.

____________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Piraterie: un cargo capturé vers Oman

Un cargo, battant pavillon d’Antigua et Barbuda, a été capturé aujourd’hui par des pirates au large d’Oman, ce qui constitue la première attaque répertoriée dans les eaux territoriales de ce pays, selon un porte-parole de l’Otan.

« Je peux confirmer qu’un cargo, le MV Charelle, a été pris vendredi après-midi dans les eaux terroriales d’Oman », a déclaré le porte-parole, Chris Davies, depuis le commandement naval de l’Otan situé à Northwood, en Angleterre.

« C’est le premier cas d’attaque armée dans les eaux territoriales d’Oman, en dehors de la zone habituelle d’opération des pirates. C’est assez inhabituel », a-t-il ajouté.

« Le bateau se dirige maintenant vers le sud, vers la Somalie », a-t-il dit.
Il n’a pas pu préciser le nombre de membres d’équipage à bord.

13/06/09 (B503) Nouvelles de Somalie … ( 3 articles en Français)

_______________________ Note de l’ARDHD

Il faut se rendre à l’évidence. Nous ne recevons plus aucune information sur la situation réelle dans le pays, ni sur les combats qui peuvent se dérouler. Cette forme de censure est certainement la conséquence de toutes les attaques et des meurtres qui ont été commis contre les journalistes.

On peut se demander qui sont les auteurs de ces crimes contre les journalistes somaliens et qui a intérêt à ce que l’information soit totalement occultée actuellement :


les Ethiopiens qui peuvent se livrer en toute discrétion à des violences contre les populations du centre,

les rebelles islamistes, mais on voit mal leur intérêt …

les forces encore fidèles au Président « désigné » à Djibouti sous l’égide de l’Ethiopie, des Nations unies et de Guelleh,

les forces de l’Amisom ??

Peut-être les quatre à la fois ….

On peut craindre qu’il ne se passe des choses terribles et que des crimes contre l’humanité soient commis dans l’indifférence générale de la communauté internationale, faute d’informations précises, émises par des sources neutres ou diversifiées.

_______________________________ 3 – JDD

L’armée éthiopienne serait en Somalie

Des élements de l’armée éthiopienne fortement armés ont pénétré vendredi dans le centre de la Somalie et, selon les habitants, ont pris le contrôle d’une ville jusque là contrôlée par une milice favorable au gouvernement de Mogadiscio.

L’Ethiopie avait déjà envoyé des milliers de soldats en Somalie en 2006 pour évincer un mouvement islamiste qui tenait Mogadiscio et le sud du pays.

_______________________________ 2 – AFP

Somalie: les islamistes interdisent le cinéma à la télévision

Les islamistes qui contrôlent le sud de la Somalie ont interdit samedi le cinéma à la télévision, trois ans après avoir fermé les salles de projection dans la région qu’ils contrôlent.

« Regarder des films est totalement interdit, même chez soi », a indiqué Sheikh Mowlid Ahmed, un commandant des forces de sécurité de la ville portuaire de Kismayo dans un communiqué.

« Les gens ont le droit de regarder la télévision uniquement pour regarder les informations sur des chaînes comme Al-Jazeera », a-t-il ajouté, en précisant que des vérifications seraient effectuées dans les domiciles et que les contrevenants seraient punis.

Les combattants islamistes ont repris le contrôle de cette ville en octobre, moins d’un an après en avoir été chassé par les troupes éthiopiennes soutenant le gouvernement somalien.

Des habitants ont indiqué que les autorités islamistes avaient commencé récemment à inspecter les téléphones portables et punissaient, en général par des coups de fouet, quiconque avait téléchargé un film.

Les islamistes somaliens ont juré de faire chuter le gouvernement de transition et d’instaurer la charia.

_______________________________ 1 – Le Matin (Maroc)

Le drame somalien dépasse les frontières

Plus de 121.000 déplacés

Les combats entre les forces du gouvernement fédéral somalien de transition (TFG) et les groupes d’insurgés dans la capitale Mogadiscio ont fait plus de 121.000 déplacés, indique le bureau de l’agence onusienne pour les réfugiés (HCR) à Nairobi.

Plus de 34.000 personnes se sont dirigées vers le corridor d’Afgooye, 30 km au sud-ouest de la capitale, où des camps de fortune accueillent déjà une population estimée à 400 mille déplacés internes, selon un nouveau décompte du HCR.
Quelque 36.000 autres, contraints de quitter leur domicile mais ne disposant pas de moyens pour fuire la ville, ont rejoint d’autres zones plus sûrs de Mogadiscio et de sa banlieue alors que plus de 51.000 déplacés ont rejoint les régions de Shabelle (sud et centre) et Gaalgaduud, ajoute le communiqué.

Selon le HCR, le nombre d’arrivées au Kenya est passé d’une moyenne de 100 personnes à 200 réfugiés par jour franchissant les frontières avec ce pays limitrophe. Le HCR fournit assistance à près d’un demi-million de réfugiés somaliens dans les pays voisins notamment au Kenya (297.000),Yémen (142.394), Ethiopie (40.439), Ouganda (8.889), Djibouti (8.741), Erythrée (4.636) et Tanzanie (1.527) en plus de la coordination d’activités relatives à la protection et à l’hébergement pour 1,3 million de personnes déplacées internes en somalie.

12/06/09 (B503) FreeDjibouti : Suicide collectif… Refonte de la classe politique djiboutienne ou poursuite de la stratégie du pourrissement !

L’exercice auquel je me livre ici est périlleux parce qu’il touche au choix d’une nouvelle stratégie et méthode de lutte pour la démocratie à Djibouti. Le choix à faire, dans ce contexte inédit de renouvellement de la classe politique indispensable, est fondamental pour un changement et le développement de Djibouti.

Les 18 dernières années dans l’histoire de Djibouti démontrent qu’aucune solution adéquate et durable n’a pris sa source à l’extérieur des frontières nationales, même les multiples solutions proposées ont été pilotées par les Djiboutiens eux-mêmes.

La longue lutte pour l’avènement de la démocratie entamée par le Peuple et ses incroyables rebondissements, démontrent la complexité de la crise djiboutienne et laissent percevoir la gravité des conséquences qui pourraient en découler.

Quoiqu’il en soit, la marche pour l’avènement de la démocratie à Djibouti est irréversible. Elle peut être ralentie comme actuellement, mais elle continuera pour ce changement tant redouté qui devrait s’accompagner de nouvelles règles de gouvernance, avec en toile de fond, une profonde transformation de la classe politique.

Pour l’heure, le premier constat est l’embrigadement du peuple par les politiques djiboutiennes, toute tendance confondue. La triste réalité est que cette situation bien connue sous le RPP est entretenue par ceux qui se proclament être le chantre de la démocratie.

En toute honnêteté, il incombe à chaque citoyen de reconnaître la responsabilité tant du RPP que de l’opposition dite légalisée dans l’échec du processus démocratique. Cet échec est donc collectif, et le nier, nous conduit à un suicide collectif.


Illustration libre par Roger Picon,
sans concertation avec l’auteur de l’article.

Refuser d’être à l’écoute de la jeunesse entérine la thèse de la manipulation.

Le premier constat est que l’on se souviendra qu’au début des années 92, à l’époque où une partie de l’opposition naissante a amorcé son retour au bercail, en provenance de l’Europe, surtout de la France, les vaillantes populations djiboutiennes ont applaudi au risque d’en défier certains.

Ceux-là se sont alors crus investis de la confiance du peuple pour conduire le pays sur les voies de la démocratie.

La jeunesse djiboutienne se mettra alors à disposition, taillable et corvéable à merci. Certains y laisseront leur vie, au nom de la lutte pour la démocratie.

Cette jeunesse d’hier, nous la constituons.

Mais elle a grandi et mûri. Elle a aujourd’hui accès à une connaissance plus approfondie, elle a accès à une critique, même si beaucoup de chemin reste à parcourir. Cette jeunesse qui n’a cessé de répondre présente aux appels de nos «leaders», réclame aujourd’hui un feed-back, une sorte de retour sur investissement, voir un bilan.

En ne répondant que par un silence assourdissant aux nombreux appels et propositions de cette jeunesse, l’opposition entérine elle-même la thèse de son mépris aux jeunes. Et là le risque d’un échec global de la lutte devient grand, car entre les défections et l’incapacité de générer en son propre sein une relève politique, le transfert de compétence ne se fera pas.

Le second constat est qu’après les élections de 1999, la classe politique «made in RPP» a changé de configuration. En face, l’opposition non seulement resserre ses rangs autour des anciens, mais elle est incapable de faire son bilan et son autocritique, de faire une expertise sans complaisance de ses forces et faiblesses. Pourquoi ?

En ne reconnaissant pas jusqu’aujourd’hui son erreur, en n’ouvrant pas de nouvelles pistes de réflexion, nous osons alors dire que l’opposition manipule le Peuple, seul perdant dont le rôle se résume à pleurer ses morts.

Le moment est donc venu de rendre le tablier, non pas parce que nous dénions leur droit d’aînesse, mais pour avoir méconnu leur devoir de protection, et leur obligation de résultats.

Et pour n’avoir pas su capitaliser l’allégeance et le soutien de la jeunesse durant 18 ans, il faut se rendre à l’évidence : l’opposition djiboutienne est dépassée par les évènements.

Les argumentations et les analyses judicieuses marquées d’une certaine prémonition n’ont pas pu convaincre la classe politique djiboutienne.

Aujourd’hui, la jeunesse souhaite qu’un débat soit ouvert pour dégager de nouvelles pistes de réflexion, voire une sortie de crise en vue d’une solution politique par le biais des conférences ou des forums en Europe.

Au demeurant, on leur souffle un NON qui s’inscrit dans la droite ligne du paternalisme qui sévit dans les mœurs mais aussi dans les coutumes djiboutiennes. Droit d’aînesse, quand tu nous tiens !!!

Quel résultat pour une politique du pourrissement à Djibouti?

Le mérite du rapport des Nations Unies est de percer à jour la stratégie du RPP et de l’opposition. D’une part, le RPP qui tient les rennes du pouvoir, sachant bien que l’adversaire n’a pas les moyens de riposte.

Ceci crée un déséquilibre des forces et des frustrations que de l’autre côté, l’opposition exploite pour dire non, à toute proposition émanant de ses sympathisants quand bien même positive et constructive soit-elle.

Pire, tout en sachant qu’on n’a pas les moyens de revendiquer à armes égales la victoire à l’issue d’un suffrage, on fait descendre les populations dans la rue. Ce n’est plus un secret de polichinelle, l’opposition ne dispose d’aucune structure pouvant effrayer les foules de la place Rimbaud à Djibouti.

Les quelques pôles de résistance actifs aujourd’hui sont des propriétés de jeunes ayant rompu leur lien avec l’opposition depuis plusieurs années déjà. Alors… ?

Ce statut quo obéit-il à une volonté de maintenir le flou politique aux fins de manipulation politicienne ?

Fait-on semblant d’oublier que l’orientation politique obéit à la définition d’un objectif , à une stratégie et enfin à une mise en œuvre sur le terrain, et non à un exercice intellectuel fait de
communiqués et de rapports?

Cette politique du pourrissement est la manifestation d’un manque d’imagination.

Aujourd’hui, la société djiboutienne est en pleine mutation et quiconque oubli cette donne scie la branche sur laquelle elle est assise.

En termes concrets, toute orientation politique viable doit être soutenue par une mobilisation permanente qui elle même se traduit en termes d’actions sociales.

Cette orientation doit se traduire concrètement par l’implication des partis politiques dans le vécu quotidien des citoyens.

A ce jour, à part se contenter de rejeter sur le RPP, la responsabilité de la situation économique et sociale, aucune action tangible n’est à mettre à l’actif des formations politiques de l’opposition depuis leur création.

Cependant, on assiste tous les jours à un partage du reste du gâteau entre le RPP et les initiés proches de l’opposition. A eux, les marchés publics, les contrats de prestations de services avec les entreprises publiques, les missions et autres.

Quant aux populations, elles sont bonnes à participer aux marches de soutien pour le compte du RPP contre quelques bottes de khats, ou aux manifestations de l’opposition arrosées de balles lacrymogènes. A elles de choisir.

C’est à se demander si la question de savoir si le dernier des Djiboutiens mange un repas par jour est une réelle préoccupation politique.

A moins que ceci procède aussi de la technique du pourrissement, créer une situation de désastre socio-économique pour mieux contraindre le Peuple à descendre les mains nues dans la rue pour affronter une police rodée à la répression de sa population civile.

La mort de l’opposition, telle que prédite par les analyses dont sont auteurs certains membres de cette jeunesse, deviendra une évidence.

En politique il n’y a pas de fatalité, il y a un lien causal permanent. L’opposition Djiboutienne a échoué et ce, lamentablement.

Un aperçu de l’évolution politique de Djibouti, sur la période d’avril 1999 jusqu’à présent démontre à suffisance l’incapacité technique, tactique et organisationnelle de l’opposition qui ne brille que par son silence, son amateurisme, et la pauvreté de son discours politique.

Devant ce qu’on peut appeler capitulation, le dernier constat est qu’il y a 18 ans, c’est la jeunesse qui a crié sa soif de démocratie et non les aînés. C’est une jeunesse d’élèves et d’étudiants qui ont créés une première en Afrique en exigeant d’une dictature, un changement de régime.

Devoir d’aînesse oblige, cette jeunesse a mandaté ces aînés pour un combat dont ces derniers ne maîtrisaient ni les règles, ni les objectifs. Un échec cuisant qui en toute perspective a le mérite de succiter un débat sur la responsabilité de la jeunesse y compris celle de la diaspora.

Aujourd’hui, l’ère d’une refondation de la lutte démocratique à Djibouti sonne.

Ce mouvement devra fonder son action politique sur un nouveau projet garantissant une concorde civile par:

– la concertation et le dialogue permanent comme moyens de gouvernement ;

– la primauté de la personne humaine et sa dignité , et le respect des libertés fondamentales ;

– l’égalité des droits et des chances pour tous ;

– la solidarité sociale par la formation et le travail ;

– la liberté d’entreprendre et de créer ;

– la liberté de pensée et d’expression ; la tolérance et le droit à la différence ;

– la participation active des citoyens au débat politique.

– l’accès équitable de tous à une justice impartiale et indépendante.

La Responsabilité de la conduite de ce mouvement revient à la jeunesse surtout celle de 90 et 91 qui se retrouvent aujourd’hui en majorité dans la diaspora. Encore faut-il que cette jeunesse prenne ses responsabilités et assure sa mission. On ne peut pas faire valablement le constat de l’échec de la classe politique actuelle, surtout celle dite de l’opposition si la relève démissionne devant sa mission car gangrenée par des querelles intestines.

Il faut donc qu’une dynamique qui transcende toutes les divisions et tous les leaderships de la jeunesse se dégage, s’organise et se donne les moyens nécessaires à la réussite du combat ultime : la libération du peuple djiboutien. Pour ce faire, l’opposition dans sa configuration actuelle doit laisser libre cours à sa refonte que la jeunesse amorce avec optimisme et détermination.

A défaut, l’histoire dira qu’ils combattaient tous Guelleh et Gouled, mais « la mort de ce dernier a sonné le glas de l’opposition djiboutienne qui devra accepter l’évidence que l’oraison funèbre de Gouled était aussi la sienne ».

A bon entendeur …..Fais en sorte de bien lire entre les lignes.

FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com

http://afraissas.over-blog.com

12/06/09 (B503) Radio-Trottoir : un lecteur nous a adressé la « copie » d’un rapport secret, qui aurait pu avoir été adressé à IOG, mais dont l’authenticité reste à prouver. Nous le publions avec les réserves d’usage en attendant une confirmation, si elle nous arrive …

Rapport Secret d’Etat
– A IOG renommé par des rumeurs persistantes « l’Imbécile Obsédé de Gloire »
– Emis par un Instructeur de la coopération militaire Ethiopienne.

Après six mois de formation des troupes Djiboutiennes dans le Camp de vos Forces armées de Balbala, je me suis indirectement penché en tant que sociologue de formation, spécialiste des affaires somaliennes et lieutenant-colonel des renseignements militaires sur les risques d’une guerre urbaine dans la capitale, car rien ne va plus ici.

Je vais en quelques points vous soumettre des aspects que je considère comme dangereux, et qui vont précipiter votre fuite en avant avec tous les résultats navrants de bains de sang et votre fin comme Idi Amin Dada.

En effet, dans le contexte actuel, vous allez, dans un très proche avenir, affronter les conséquences de toutes vos actions négatives.

D’ailleurs votre conseiller spécial Gueda, qui est l’un des meilleurs sociologues Djiboutien, pourra vous confirmer certaines de mes dires.

Je ne vais pas être long car je sais que vous n’aimez pas lire, car le bon Khat de mon pays mélangé à votre Khat du Day est paraît-il un excellent cocktail, il suffit de bien le mâcher, ce qui vous permet de bien parler dans le vide, sans rien produire, sans résultats tangibles sauf celui de bien connaître la vie privée des djiboutiens(nes) qui vous font la cour.

Personnellement je ne broute pas et je ne peux pas apprécier ces discussions.

Vous conviendrez, que je dois me permettre de vous informer avec franchise et sans mâcher mes mots, d’ailleurs je n’ai pas peur du « billet bleu » car je l’ai parfois utilisé à d’autres fins.

Tout d’abord, il faut bien comprendre que le principal inconvénient est le manque de maturité politique des Djiboutiens au pouvoir ou dans l’Opposition, mais surtout l’inexistence d’un homme d’Etat capable de diriger ce petit pays.

Quant à vous, certains diplomates diraient que votre QI=0.

Vous êtes vraiment loin de Bongo le dormeur et le Gabon est un pays riche.

A mon avis, il vous serait profitable de vous créer une nouvelle santé en transférant tous vos pouvoirs au Premier Ministre « le bon à tout faire sans rien comprendre sourire aux lèvres » et ce le plus rapidement possible.

Votre départ par la force est inéluctable.

Toutefois, je vais tirer la sonnette d’alarme sur les points suivants :

1. L’officialisation par vos militaires de la future formation de mille (1000) soldats somaliens par les Forces Françaises, ne serviront à rien car dès leur retour en Somalie, ils ne manqueront pas de rejoindre armes et bagages leurs frères d’Al SCHABAAB. Je vous parle en parfait connaisseur et suite à mes expériences tant en Somalie Occidentale où nous avons formé durant les deux années d’occupation Ethiopienne plusieurs centaines de soldats somalis mais en vain ;

2. N’oubliez pas que les mouvements nationalistes Somaliens peuvent à tout moment opérer et sans être inquiétés dans la capitale s’ils se sentent menacer par vos comportements anti-somalis, les ventres mous pullulent dans votre capitale et mêmes les Forces prépositionnées sont elles aussi très vulnérables ;

3. Vos nouvelles opérations d’intimidations aux populations Afars du Nord de votre pays et les déclarations belliqueuses de Dilleita « la gaffe dès qu’il parle en Français» ne peuvent que donner l’occasion aux Forces Erythréennes de mieux s’infiltrer et frapper vos forces partout et quand ils veulent ;

4. Il ne faut pas oublier que vous n’avez pas respecté les Accords de Paix de 2001 et que ces normes de répressions ne peuvent que créer un nouveau climat de guérilla mais cette fois sur l’ensemble du pays de Guestir à Doumeira et surtout dans la capitale ;

5. Pire encore les déclarations sur la RTD uniquement à la Radio en langue Somalie disant que des rebelles armées s’étendent tout en confirmant l’infiltration d’armes de guerre sur tout le Territoire.

6. Toutes ces déclarations sont triplement dangereuses :

7. Déclarations dangereuses pour les investisseurs étrangers qui en cette période de crises socioéconomiques dans votre pays vont retarder leur venue et vont favoriser la fuite des capitaux pour ceux qui sont déjà installés ;

8. Déclarations dangereuses avec les rafles quotidiennes et les fouilles systématiques des logements populaires surtout les quartiers pauvres à Balbala depuis une vingtaine de jours après que des jeunes ont jeté des pierres sur votre véhicule. Même si une pierre vous a atteint à la joue, c’est un peu de votre faute car dans cette zone il ne faut jamais ouvrir les fenêtres surtout que votre semi blindé peut même résister aux tirs à balle réelle.

9. Déclarations dangereuses, et déjà des jeunes de Balbala déclarent qu’ils sont prêts à se rendre en Erythrée pour s’entraîner ;

10. A Djibouti ville : le mythe de la Peur a disparu, d’ailleurs vous ne représentez rien du tout.

En tant que Sociologue, je peux vous affirmer que vous avez perdu toutes formes de crédibilités pour se maintenir encore au pouvoir sans des conflits armées.

Déjà certains anciens militaires se demandent comment obtenir des bazookas pour vous rappeler que vous êtes très vulnérables avec vos balades entre Haramous et le Palais de l’Escale.

Le temps presse, il vous faut partir et compte tenu de l’urgence, je ne vais pas m’étaler à disserter sur des analyses et contre analyses.

Lieutenant-colonel Atto Warki

12/06/09 (B503) 10 années de mensonges et de dégringolade de l’économie, des libertés et des services publics : l’enrchissement honteux du couple princier, vu par Roger Picon.


Caricatures de Roger Picon

Depuis 10 ans, le couple propriétaire et en même temps locataire d’Haramous (*) n’a jamais cessé de :

– se prendre pour des autorités princières ou même royales légitimées par deux hold-up électoraux,

– de détourner fonds publics, aides internationales et prêts,

– d’acheter des complaisances dans le pays, au niveau de certains organismes internationaux et peut-être même de certains Gouvernements occidentaux, dont la France, qui semble accorder une protection particulière à la famille Guelleh et à son petit personnel (Hassan Saïd, Djama Souleiman, entre autres)

(*) Le couple a acquis le terrain d’Haramous et fait construire le Palais avec des fonds publics détournés.
Pour y habiter, il le donne en location au Gouvernement Djiboutien qui règle le loyer, les dépenses d’entretien et les frais « de bouche ».
Non seulement ils sont devenus propriétaires d’un beau capital, mais en plus, ils perçoivent des loyers pour y habiter et se font rembourser tous les frais afférents.
Le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière … ?

12/06/09 (B503) Le journal de la Flibuste …. (5 articles en Français)

_________________ 5 – La Presse canadienne avec AP

L’OTAN prolonge sa mission anti-piraterie au large de la Somalie

L’OTAN maintiendra une présence navale à long terme au large de la Corne de l’Afrique, où les patrouilles anti-piraterie de l’Alliance protègent le trafic de navires marchands dans une des zones maritimes les plus fréquentées de la planète.

Réunis vendredi à Bruxelles, les ministres de la Défense de l’Alliance ont décidé de dépêcher une « Force maritime numéro 2 » dans la région, lorsque la flottille actuellement sur zone dans le secteur du Golfe d’Aden rentrera au bercail à la fin du mois.

« Des groupes permanents de l’OTAN vont continuer à être présents (…) pour ce défi complexe qu’est l’éradication de la piraterie », a déclaré la ministre espagnole Carme Chacon.

Une flottille de l’OTAN est stationnée au large de la Somalie depuis novembre, rejointe par un escadron européen, une force navale américaine et des navires de plusieurs autres pays, dont l’Inde, la Chine, la Malaisie et la Russie.

Leur tâche principale est d’escorter les bateaux d’aide humanitaire du Programme alimentaire mondial (PAM) jusqu’en Somalie, dont deux sont arrivés à bon port cette semaine, accompagnés d’une frégate portugaise.

La réunion de deux jours des 28 membres de l’Alliance et de ses 22 nations partenaires a été principalement consacrée à l’Afghanistan, à la piraterie et au Kosovo.

Les ministres devraient notamment approuver l’envoi de trois ou quatre avions-radar AWACS en Afghanistan. Le nouveau commandant des forces de l’OTAN et alliées en Afghanistan, le général américain Stanley McChrystal, était présent à la réunion de Bruxelles avant de s’envoler prendre ses fonctions à Kaboul.

Les ministres doivent également finaliser la restructuration de ce commandement, au vu de l’envoi de renforts sur le terrain, décidé par Washington. Depuis un an, l’Alliance a déjà quasiment doublé les effectifs de l’ISAF (Force internationale d’assistance à la sécurité), à près de 60.000 hommes, les renforts américains -21.000 en tout-ont commencé à s’y déployer, ainsi que 5.000 européens pour assurer la sécurité de la présidentielle en août.

Deux nouveaux QG intermédiaires devraient donc être mis sur pied à Kaboul pour gérer les opérations tactiques d’une part et superviser la formation de l’armée et de la police afghanes par ailleurs, afin de libérer le commandant de l’ISAF pour des activités plus stratégiques.

_____________________ 4 – 7 sur 7 (Belgique) avec Belga

L’OTAN va poursuivre sa mission anti-piraterie

L’OTAN a décidé vendredi de prolonger la présence de navires de guerre pour lutter contre la piraterie au large de la Somalie en y dépêchant la seconde de ses forces navales permanentes, qui prendra le relais des bâtiments actuellement présents sur zone, a annoncé son secrétaire général, Jaap de Hoop Scheffer.

« Standing NRF Maritime Group 2 »

« Nous avons un accord. Le ‘Standing NRF Maritime Group 2’ (SNMG-2) va prendre début juillet le relais » d’une force jumelle, le SNMG-1, présent sur zone depuis le 24 mars et jusqu’au 28 juin, a affirmé M. de Hoop Scheffer lors d’une conférence de presse clôturant une réunion de deux jours des ministres de la Défense alliés au siège bruxellois de l’OTAN.

Les SNMG sont des forces permanentes que l’OTAN réserve normalement à l’appui de sa force de réaction rapide, la « NATO Response Force » (NRF). La seconde d’entre elles est actuellement composée de six navires – deux destroyers et trois frégates fournis par l’Italie, la Grèce, la Turquie, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, et un navire ravitailleur espagnol.

« Ocean Shield »

Mais « d’autres nations pourront se joindre à terme », a souligné M. de Hoop Scheffer, se félicitant que l’OTAN puisse ainsi « continuer à jouer son rôle dans la lutte contre la piraterie » au large de la Corne de l’Afrique. L’Allemagne pourrait ainsi y dépêcher une frégate en août, selon des diplomates allemands.

Cette nouvelle opération sera baptisée « Ocean Shield » (« Bouclier océanique »), a pour sa part précisé le porte-parole de l’OTAN, James Appathurai. Il a laissé entendre qu’un bref intermède pourrait séparer les deux missions, soulignant que le SNMG-2 rejoindra le Golfe d’Aden « le plus rapidement possible », mais sans préciser la durée de sa mission.

Coopération avec « Atalanta »

Cette opération est destinée à agir en coopération avec celle menée par l’Union européenne, « Atalanta », qui comprend onze navires, trois avions de patrouille maritime et deux navires logistisques provenant d’Allemagne, de d’Espagne, de France, de Grèce, d’Italie et de Suède.

Pour éviter toute duplication entre les deux forces, celle de l’OTAN couvrira une zone plus vaste, s’étendant jusqu’aux îles Seychelles, a precisé le ministre allemand de la Défense, Franz Josef Jung. Ce qui représente une zone de cinq millions de km2, l’équivalent de la moitié du territoire américain.

Difficultés légales pour « Allied Protector »

La mission actuelle de l’OTAN, baptisée « Allied Protector », a été marquée par des difficultés légales, chaque marine appliquant sa législation nationale alors que certains pays ne disposent d’aucune disposition pour décider du sort de pirates arrêtés dans les eaux internationales.

En avril, trois bâtiments de l’OTAN, assistés par deux helicopters, ont appréhendé sept pirates à l’issue d’une course-poursuite nocturne, mais ont été obligés de les libérer « conformément aux dispositions légales nationales ». L’Union européenne, qui dispose d’une personnalité juridique propre, a quant à elle conclu un accord sur le transfèrement des pirates capturés avec le Kenya, qui devrait les juger.

Kenya et Seychelles, partenaires potentiels

M. De Hoop Scheffer a souligné que l’OTAN devait encore poursuivre la mise au point du concept d’opération. Mais il avait indiqué jeudi que l’Alliance « travaillait sur les mêmes lignes » que l’UE. Selon des responsables de l’OTAN, le Kenya, les Seychelles et deux autres pays de la région sont des partenaires potentiels.

Les marines du Japon, des Etats-Unis et de la Chine, entre autres, participent également à la sécurisation de la région, alors que les pirates somaliens ont intensifié depuis le début de l’année leurs attaques contre les navires marchands croisant au large de leurs côtes.

________________ 3 – Portail des sous-marins

L’initiative anti-piraterie de l’Otan fait flop

Par Rédacteur en chef.

Un « flop ». Il n’y a pas d’autre mot.

Présentée comme imminente dans plusieurs médias, le lancement d’une opération anti-piraterie par l’OTAN semble bien plus difficile qu’annoncée. Et même si le secrétaire général de l’OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, jeudi, à l’ouverture de la conférence des Ministres de la Défense, s’est voulu optimiste — « Ministers took stock of our successful efforts to date and discussed the scope of NATO’s possible longer-term involvement in counter-piracy » a-t-il déclaré — ; il avait bien en mémoire le résultat de la première conférence de génération tenue au SHAPE la veille.

Un « échec complet » selon un spécialiste de la question.

Malgré la présence des 28 membres de l’Alliance comme d’Etats tiers (Australie, Corée, Russie…), le constat a été clair : peu de forces disponibles.

________________ 2 – Organisation de la Presse Africaine (Ch)

Réunion du Groupe de contact international sur la Somalie

Point de presse quotidien du bureau de la porte-parole du secrétaire général de l’ONU

À l’issue de la réunion de deux jours qu’il a eue à Rome, le Groupe de contact international sur la Somalie a appelé, dans un communiqué, la communauté internationale à prendre des mesures concrètes pour accompagner les progrès réalisés par le Gouvernement somalien.

Présidé par le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Somalie, M. Ahmedou Ould-Abdallah, le Groupe de contact a exhorté les pays qui ont fait des annonces de contributions, lors de la Conférence des donateurs de Bruxelles, à débloquer sans délai des fonds qui devraient permettre au secteur de la sécurité somalienne à devenir plus efficace et de renforcer les capacités de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM).

Le Groupe de contact a aussi exprimé sa grave préoccupation face à la détérioration de la situation humanitaire, en particulier la situation des déplacés et des réfugiés.

Il a enfin appuyé les initiatives d’appui à la lutte contre les actes de piraterie, qu’il considère comme une menace à la sécurité internationale affectant également le peuple somalien.

___________________________ 1 – Marine Marchande avec AFP

Somalie: protection refusée à deux bateaux battant pavillon luxembourgeois

Le gouvernement belge a refusé la semaine dernière d’accorder une protection militaire à deux navires appartenant une société belge qui devaient croiser au large de la Somalie car ils battaient pavillon luxembourgeois, a-t-on appris jeudi de source gouvernementale.

Cette protection avaient été demandée par la société Jan De Nul, l’un des leaders mondiaux en matière de dragage, pour deux de ses navires.

Le 30 avril, le gouvernement belge avait accepté de fournir une protection militaire aux navires belges devant naviguer dans cette zone touchée par la recrudescence de la piraterie, à la demande de l’armateur et moyennant paiement de 115.000 euros.

La société De Nul, dont un navire, le Pompéi, est aux mains de pirates somaliens depuis le 18 avril, était la première à demander cette protection militaire.

Mais les ministres ont fait lors de leur réunion du 3 juin une interprétation restrictive de leur décision du 30 avril, en limitant sa portée aux seuls navires battant pavillon belge, a indiqué le ministre de la Défense, Pieter De Crem, cité par l’agence Belga. « Il y avait un problème de pavillon », a confirmé à l’AFP une source proche du gouvernement.

12/06/09 (B503) Nouvelles de Somalie …. Des enfants recrutés pour participer aux combats en Somalie. Des éléments d’Al Qaïda auraient quitté le Pakistan pour se rendre au Yémen et en Somalie. (7 articles en Français et en Anglais)

_______________________________ 7 – Le Figaro avec AFP

Des combattants d’al-Qaida en Somalie

Des dizaines de combattants d’Al-Qaïda sont en train de quitter leur base dans les zones tribales pakistanaises pour s’installer en Somalie et au Yémen, rapporte vendredi le New York Times.

Des groupes extrémistes présents dans les trois pays communiquent ensemble de plus en plus, apparemment dans le but de coordonner leurs actions, selon des responsables de l’administration américaine, de la défense et du secteur du renseignement interrogés par le quotidien.

Ce repositionnement géographique s’explique, selon un haut responsable de l’administration américaine, par « l’énorme pression que nous mettons sur les dirigeants et les rangs intermédiaires » d’Al-Qaïda, au moyen d’attaques de drones lancées depuis le Pakistan et l’Afghanistan et qui se sont intensifiées depuis la prise de fonctions du président américain Barack Obama.

« Al-Qaïda a été frappé par des (attaques de) drones et cela a généré une grande insécurité parmi eux », a déclaré le général pakistanais à la retraite Talat Massoud, aujourd’hui analyste militaire basé à Islamabad.

« Beaucoup parmi (les combattants d’Al-Qaïda) sont nerveux, et il est possible qu’ils partent pour la Somalie ou pour d’autres fronts du jihad », la guerre sainte, mais « le noyau dur, en revanche, va vouloir rester », selon lui.


_____ 6 – ICG – Somalie 15ème conférence – Rome (En Anglais)
(Info lecteur)

International Contact Group on Somalia

Communiqué

(Lors de sa 15ème réunion, le comité international de contact pour la Somalie a ouvert sa session à Rome sous la Présidence du Ministre italien des affaires étrangères et il a pris acte de la volonté du Gouvernement provisoire somalien de mener à terme le processus de stabilisation du pays …) (*)

The 15th meeting of the International Contact Group on Somalia (ICG) was held under the chairmanship of the UN Special Representative for Somalia, Ahmedou Ould-Abdallah on 9 – 10 June in Rome. The meeting was opened by the Italian Minister of Foreign Affairs, Franco Frattini, together with the Somali Prime Minister, Omar Abdirashid Ali Sharmarke.

The ICG welcomes the commitment made by the Transitional Government of Somalia to achieve political stability in Somalia through an inclusive process. The ICG urges the Somali Government to complete the process of national reconciliation by reaching out to those who have yet to support and engage in the process.

The ICG is encouraged by the efforts of the Somali Government to introduce a more accountable and transparent system of government which is critical to establishing good governance in Somalia and to enhance the confidence of partners.

The ICG calls on all partners to support, through a comprehensive approach, the Somali Government politically, financially and technically to enable it to deliver improved security, the protection of civilians, basic services and provide employment opportunities, particularly for the youth. The ICG remains committed to help bring stability, security and prosperity to Somalia.

The ICG urges the international community to operationalise its development and assistance strategies in order to further support the progress made by the Somali Government. The ICG requests joint Somali Government and United Nations reports on the support provided. The ICG recognises the need for a planning process for the International Reconstruction and Development Conference to start.

The ICG condemns the recent attempt by extremist armed opposition groups to overthrow the legal, legitimate and internationally recognised Somali Government. The ICG supports the engagement of the Inter Governmental Authority on Development and the African Union Peace and Security Council and calls for urgent discussions on the recommendations of their recent meetings.

The ICG calls for concerted actions against those individuals, entities and states who obstruct the peace process, including the imposition of necessary measures against those who violate the United Nations Arms Embargo.

The ICG supports initiatives aimed at combating piracy, which is an international security threat that also affects the Somali people by worsening the internal economic conditions and hampering delivery of humanitarian assistance. The ICG recognises fighting piracy requires a comprehensive and cohesive approach. The ICG calls for actions to address the root cause of piracy, namely the political, security and social crisis in Somalia, that risks enhancing patterns of collusion with terrorist activities. The ICG recognises the positive role of the international naval presence fighting piracy.

The ICG notes the financial and logistical contributions made by partners to date and welcomes the report on the follow up to the Brussels Donor Conference. The ICG urges those who made pledges to disburse and expedite the use of funds and pledges in kind and services without further delay to enable the Somali Security Sector to become more effective and to strengthen AMISOM capabilities. The ICG encourages partners to help train the Somali Security Forces.

The ICG appreciates the continued commitment of AMISOM and its troop-contributing countries performing under extremely difficult conditions and calls on all Somali parties to support those working to bring peace and stability to the country. The ICG welcomes the reinforcement of AMISOM troops in Somalia.

The ICG remains gravely concerned about the deteriorating humanitarian situation, particularly the plight of the displaced and of refugees. The ICG condemns those responsible for the violence and calls on all parties to ensure free and unhindered access and the safety of all aid workers.

The ICG urges all parties to continue to work on setting up mechanisms to address impunity and past and current atrocities committed by Somalis against Somalis. The ICG recognises the commitment by the Somali Government through the Djibouti Process to the protection of human rights and adherence to International Humanitarian Law. The ICG calls on all partners to support these efforts.

The ICG recognises the involvement and important role played by members of the Somali Diaspora and urges them to help bring about a comprehensive political settlement and an end to the violence in Somalia.

The ICG encourages the United Nations and the international community to establish offices in the capital of Somalia as soon as possible. The ICG takes note of the decision of the Italian government to re-open their embassy in Mogadishu.

The ICG thanks the Italian Government for hosting the meeting. The Chair and former Co-Chairs agree to formulate plans for the next ICG meeting and revert to members.

Present :
African Union, European Commission, European Union Council Secretariat, Presidency of European Union (Czech Republic), League of Arab States, Organization of Islamic Conference, United Nations, World Bank, Belgium, Canada, China, Denmark, Djibouti, Egypt, Ethiopia, Finland, France, Germany, Italy, Japan, Kenya, Malaysia, Netherlands, Norway, Somalia, Spain, Sudan, Sweden, Switzerland, Tanzania, United Kingdom, United States, Yemen.

______________________ 5 – AFP

En Somalie, le recrutement d’enfants-soldats devient systématique

De Mustafa HAJI ABDINUR

Du haut de ses 13 ans et fort de ses deux années d’entraînement, Hussein Abdi, Kalachnikov en bandoulière, se bat à Mogadiscio comme de nombreux autres enfants-soldats, un phénomène déjà ancien mais qui prend une ampleur inégalée.

« Je crois que les braves meurent jeunes, donc il n’y a pas d’âge pour être un soldat de Dieu », explique l’adolescent, abrité derrière des sacs de sable du quartier de Tarbunka, une position qu’il défend pour l’une des principales milices islamistes radicales de Somalie, Hezb al-Islamiya.

« C’est ce que mes amis et moi avons choisi, sans y être forcés, et je suis heureux d’être là », affirme Hussein. Une position si clairement énoncée qu’elle sonne faux.

L’enrôlement d’enfants-soldats n’est certes pas le nouvel avatar d’une guerre civile débutée en 1991 mais le phénomène inquiète de par son ampleur et surtout son caractère désormais systématique.

Toutes les parties au conflit actuel, des milices islamistes radicales au gouvernement soutenu par la communauté internationale, sont impliquées dans le recrutement de mineurs, selon le Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef). Le recours à des enfants-soldats « n’est malheureusement pas nouveau en Somalie mais ce qui semble nouveau, c’est l’étendue et le caractère systématique de ces recrutements par toutes les parties », explique Isabella Castrogiovanni, spécialisée à l’Unicef sur la Somalie. « Il y a semble-t-il une campagne délibérée et active de recrutement d’enfants », ajoute-t-elle.

Mohamed Abdulkadir Mursal, 15 ans, se bat pour l’armée gouvernementale. Son frère a déjà péri au combat. « Je sais que ce n’est pas un travail ordinaire pour un enfant (…) mais je me moque du qu’en-dira-t-on car j’ai choisi de vivre et de mourir de cette façon », tranche le jeune homme.

Sur les 250.000 enfants-soldats recensés par l’Unicef dans le monde, plusieurs milliers -on ignore le nombre exact- se battent en Somalie, poussés entre autres par la pauvreté et un très faible taux de scolarisation. Selon une étude à paraître de l’Unicef, l’enrôlement se déroule dans les écoles et les camps de déplacés où s’entassent 1,3 million de civils ayant fui les combats.

De nombreux observateurs et groupes de défense des droits de l’Homme soupçonnent également les milices de « faire leur marché » dans les camps de réfugiés des pays voisins, notamment au Kenya. L’enrôlement n’est pas systématiquement forcé. Parfois « volontaire », il est le fruit d’un travail psychologique, offrant par exemple à une recrue la possibilité de venger la mort d’un parent.

Ainsi, Hussein Abdi a quitté l’école en 2007 peu après l’intervention de l’armée éthiopienne en Somalie. Son oncle sera tué dans des combats avec les troupes d’Addis Abeba: « c’est pourquoi j’ai pris les armes, pour combattre les soldats colonisateurs et leurs laquais » somaliens. La tête enserrée d’un turban rouge, il avoue ne jamais s’être considéré comme un enfant-soldat: « Mais pourquoi pas? Après tout, ce n’est pas un crime à ma connaissance ».

Le recrutement d’enfants constitue une violation de la convention internationale des droits de l’Enfant et le recours à des mineurs de moins de 15 ans un crime de guerre. Selon des enfants-soldats et des ONG, les futures recrues sont également appâtées avec la promesse de nourriture ou encore de récompenses telles qu’une bicyclette.

« Nous ne recevons pas de salaires réguliers du gouvernement mais lorsqu’il y a des combats, l’argent coule à flot », décrit Ali Yare, 13 ans: « du coup, on provoque parfois des combats en tirant sur nos adversaires ».

______________________ 4 – Courrier International avec N.Y.Times

Des combattants d’Al-Qaida rejoignent la Somalie et le Yémen

« Les autorités américaines affirment pour la première fois avoir eu la preuve que des douzaines de combattants d’Al-Qaida, accompagnés d’une poignée de dirigeants du réseau terroriste, ont quitté leur base dans les Zones tribales pakistanaises pour rejoindre le Yémen et la Somalie”, rapporte le quotidien new-yorkais. Reste à déterminer la cause de ces mouvements.

L’engagement américain au Pakistan porte-t-il ses fruits ?

Ou le Yémen et la Somalie deviennent-ils de nouvelles terres de djihad, comme l’Irak en 2003 ? s’interroge le journal.

______________________ 3 – Sud Online (Sénégal)

Une ONG somalienne de défense des droits de l’Homme a appelé à la protection des journalistes contre les factions armées, suite à la démission de 10 éminents journalistes à cause du meurtre très médiatisé d’un grande producteur radio à Mogadiscio.

Le Réseau somalien des défenseurs des droits de l’Homme (SOHRIDEN) se dit « consterné » par le « meurtre atroce », le 7 juin, du journaliste somalien, Mukhtar Mohamed Hirabe, directeur de Radio Shabelle, dans un communiqué reçu par la Pana hier à Nairobi, au Kenya.

________________________ 1 – Arrêt Sur Image

Somalie : grève contre assassinats de journalistes

Par Justine Brabant

Un petit groupe de journalistes somaliens est en grève depuis hier pour protester contre les attaques qui frappent la presse dans leur pays. Cinq journalistes ont été tués en Somalie depuis début 2009, faisant de ce pays l’un des plus meurtriers d’Afrique pour les médias, selon l’association Reporters sans frontières.

Dimanche 7 juin, le directeur de la radio privée locale Shabelle, Mokhtar Mohamed Hirabe, a été tué par balles à Mogadiscio. Le patron de la station aurait reçu plusieurs balles dans la tête, tirées par des hommes masqués, alors qu’il marchait dans le quartier de Bakara (contrôlé par des milices rebelles).

C’est le cinquième journaliste tué depuis le 1er janvier 2009 en Somalie. En réaction, une quinzaine de leurs confrrères ont signé un communiqué indiquant qu’ils étaient « contraints d’arrêter de travailler à Mogadiscio pour sauver [leurs] vies », et appelant la communauté internationale à « protéger les journalistes somaliens ».

Par ailleurs, deux journalistes étrangers (une Canadienne et un Australien) sont toujours retenus en otage, après avoir été enlevés en août près de Mogasicio par des inconnus. Leurs ravisseurs réclament une rançon.

Une guerre civile a lieu en Somalie depuis 1991, qui oppose les rebelles de l’ « Union des tribunaux islamiques » au gouvernement somalien.
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(*) Note de l’ARDHD sans aucune garantie concernant la traduction.