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16/06/09 (B503) Nouvelles de Somalie . Quelques informations, en dépit de l’embargo médiatique dans lequel semble être plongé la Somalie. (1 article)

_______________________________ 1 – Le Figaro

Somalie : 6 morts dans affrontements

Au moins six personnes ont été tuées aujourd’hui dans des affrontements entre les forces somaliennes et des combattants islamistes radicaux qui ont attaqué une position gouvernementale à la sortie nord de la capitale Mogadiscio, selon des témoins et une source officielle. Les combats ont éclaté tôt ce matin après que les combattants extrémistes des shebab eurent attaqué une base des troupes somaliennes à Galgalato, dans la banlieue nord de la capitale.

« Nos combattants ont attaqué Galgalato ce matin et ont pris le contrôle de la zone; plusieurs apostats qui y étaient stationnés ont été tués dans les affrontements », a déclaré à la presse à Mogadiscio l’un des porte-parole des shebab, Cheick Ali Mohamoud Rage. Un responsable sécuritaire au gouvernement somalien, Abukar Mohamed, a confirmé à l’AFP la tenue de ces combats, sans donner plus de précisions.

Les shebab ont affirmé à la presse qu’ils contrôlaient désormais cette zone stratégique à la sortie nord de la capitale. Ces informations ont été confirmées par plusieurs témoins.

« Les combats ont éclaté après la première prière du matin et six personnes ont été tuées; c’était tous des combattants », a rapporté à l’AFP Hussein Alasow, un résident du quartier voisin de Karan. « J’ai vu six corps, dont certains portaient des uniformes des forces gouvernementales », a ajouté Mohamed Ibrahim Hussein, un autre témoin.
Abdullahi Moalim Ali, un autre habitant, a déclaré à l’AFP avoir vu des combattants des shebab à bord de véhicules blindés contrôler des barrages à Galgalato après la fin des combats.

La Somalie est en guerre civile depuis 1991. Le 7 mai, les insurgés ont lancé une offensive sans précédent, menée par les shebab et la milice Hezb al-Islamiya, à Mogadiscio. Depuis le 22 mai, les forces loyales au président somalien Sharif Cheikh Ahmed mènent à leur tour une contre-offensive.

16/06/09 (B503) Nouvelles de Somalie …. Vu à la Télé ! (Bivouac)

Non ! Cette phrase d’accroche publicitaire ne sera plus utilisée en Somalie ! Et pour cause :

Les islamistes qui contrôlent le sud de la Somalie ont interdit samedi le cinéma à la télévision, trois ans après avoir fermé les salles de projection dans la région qu’ils contrôlent.

“Regarder des films est totalement interdit, même chez soi”, a indiqué Sheikh Mowlid Ahmed, un commandant des forces de sécurité de la ville portuaire de Kismayo dans un communiqué.

“Les gens ont le droit de regarder la télévision uniquement pour regarder les informations sur des chaînes comme Al-Jazeera”, a-t-il ajouté, en précisant que des vérifications seraient effectuées dans les domiciles et que les contrevenants seraient punis.

Les combattants islamistes ont repris le contrôle de cette ville en octobre, moins d’un an après en avoir été chassé par les troupes éthiopiennes soutenant le gouvernement somalien.

Des habitants ont indiqué que les autorités islamistes avaient commencé récemment à inspecter les téléphones portables et punissaient, en général par des coups de fouet, quiconque avait téléchargé un film.

Les islamistes somaliens ont juré de faire chuter le gouvernement de transition et d’instaurer la charia.

16/06/09 (B503) FreeDjibouti -> La réticence de l’opposition et la question de la démocratie en Afrique.

Par FreeDjibouti

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Plus qu’une panacée, la démocratisation mal organisée constitue, autant que les partis uniques, un danger pour l’Afrique. La trilogie, démocratie = liberté, élection, développement ressemble plutôt à une boîte de pandores ouverte par l’occident devant ses anciennes colonies.

La démocratisation normative établie dans les Etats africains semble une chimère face, aux violations et modifications constitutionnelles à répétitions, aux contestations post électorales, aux violations de la norme, et aux détournements du bien public, semblant saper à jamais les bases indispensables du développement et, rendant l’avènement de l’Etat de droit et du développement comme un puits sans fond que, sans doute les sociétés africaines n’atteindront jamais.

En réalité, la seule différence entre l’époque du parti unique et l’actuelle est l’existence d’une opposition, cantonnée dans un rôle de faire valoir et de victime, sans moyen d’exercer son rôle ou de s’affirmer.

Entre les conflits ethniques exacerbés, les différends frontaliers sans raison, les conflits politiques, l’Afrique n’arrive pas à jouer le jeu de la démocratie ou plutôt, inaugure l’ère de « démocratie bancale ».

Une classe politique dominante, sans foi ni loi généralement issue du parti unique (Djibouti, Gabon, Tunisie, Guinée, Congo…), des « intellectuels incultes qui n’arrivent pas à assimiler que la démocratie est d’abord le respect des idées et opinions de l’autre, la libre organisation des élections et le respect des urnes, l’accès à l’éducation et aux soins, le libre commerce.

Ce respect des résultats des urnes qui assure l’essor des sociétés et des nations.

La démocratie ne serait-elle pas ce grand « Monopoly » dont la règle est le respect du jeu. Respect du jeu dont on peut s’inspirer au USA. En 2000, malgré les fraudes avérées ou pas, le candidat démocrate Gore n’a pas déclenché une rébellion ou une guerre civile. Le président démocrate sortant, Clinton n’a pas tripatouillé l’organisation ni les résultats à l’avantage de son parti. Il était pourtant le grand patron de l’administration. Mr Gore malgré sa frustration s’est retiré de la course et a salué son adversaire. Et cela, c’est la démocratie.

En Afrique, les mandats présidentiels quoique limités, sont régulièrement et à l’approche des échéances modifiés, faussant dès le départ les règles du jeu électoral. (C’est ce qui attend le peuple djiboutien lors des élections présidentielles de 2011). Alors que sous d’autres cieux, l’alternance et la liberté du suffrage sont assurées pour tous. A Djibouti, les électeurs sont empêchés d’exprimer leur suffrage, l’accès à certaines circonscription est interdit aux candidats, les temps d’antenne aux medias tronqués, les listes électorales truquées et les résultats manipulés avant même les dépouillements. A chaque consultation, le résultat est connu d’avance car les résultats pipés.

La méfiance de la classe politique en Afrique, n’est que la conséquence de ces maux qui rongent les Etats africains et qui, s’empirent avec le semblant de démocratie qui engendre des vainqueurs tricheurs et des vaincus aigris.

Aucun développement n’est possible tant que les règles de l’accession au pouvoir ne sont pas claires et, respectées…puisque lorsqu’on arrive au pouvoir par la force ou la fraude, l’objectif premier n’est pas de jeter les bases d’un développement durable mais de s’enrichir le plus vite possible avant qu’un autre ne vous destitue.

Or, le développement de l’Afrique ne passera pas par l’aide au développement ou la coopération mais, par l’effort des enfants de l’Afrique et la volonté des dirigeants africains.

La réticence de l’opposition djiboutienne face à la mise en œuvre d’une coalition ou de se rassembler derrière un leadership soulève cette question dont l’opposition doit avoir le courage de débattre.

La démocratie voulue à Djibouti doit-elle être le schéma de « démocratie bancale » ou, des « Etats de droit infirmes » qui naissent sur le Continent ou, devons-nous faire preuve, pour une fois, d’intelligence en reconnaissant que la démocratie n’est pas un texte que l’on lit et applique mais, question d’éducation et de volonté et surtout de respect de l’autre.

Tant l’ONU que, l’Union européenne qui continue sa coopération avec Djibouti pour cause de « position stratégique » se doivent aussi de méditer le cas djiboutien pour inaugurer de nouvelles règles du jeu démocratiques :

RESPECTER LE MANDAT CONSTITUTIONNEL, RESPECTER LE CODE ELECTORAL ET LA LIBERTE DE PENSEE… ET QUE TOUT CONTREVENANT SOIT BANNI.

Si cette communauté des Nations intervient au Kosovo, en Irak et en Haïti au nom de ces principes démocratiques, pourquoi pas l’Afrique et en particulier Djibouti que tous prétendent vouloir aider ?

16/06/09 (B503) Yémen : les neuf otages étrangers auraient été tués ( Le Figaro)

Pour un responsable yéménite, ce sont des rebelles chiites qui sont à l’origine de la prise d’otage de ces ressortissants étrangers, mais les services de sécurité allemands pensent qu’il s’agit de al-Qaida.

Les neuf étrangers enlevés la semaine dernière dans le nord du Yémen ont été retrouvés morts lundi, selon un responsable de la sécurité yéménite, qui a requis l’anonymat. Le ministère yéménite de l’Intérieur a confirmé la mort de trois des otages, deux Allemandes et une Sud-Coréenne.

Le groupe comprenait un médecin allemand, son épouse et leurs trois enfants, ainsi qu’un ingénieur britannique, son épouse sud-coréenne et deux autres ressortissants allemands, selon les autorités yéménites. Ces membres d’une organisation internationale travaillaient depuis 35 ans au sein de l’hôpital de Saada au nord du pays. Ils avaient été enlevés dans une zone montagneuse de la région de Saada, la semaine dernière, à une date qui n’a pas été précisée.

La chancelière Angela Merkel n’a pu confirmer la mort des otages allemands. A Séoul, le ministère des Affaires étrangères a indiqué également qu’il ne disposait pas d’éléments sur la mort des otages.

Al-Qaida à l’origine de l’enlèvement ?

Selon les services de sécurité allemands, le réseau terroriste al-Qaida serait à l’origine de l’enlèvement, rapporte le quotidien Süddeutsche Zeitung à paraître mardi. Il s’agirait d’ al-Qaïda en raison de «la brutalité» des ravisseurs, écrit le journal, qui cite un expert de haut rang. «Les Allemands sont particulièrement dans la ligne de mire d’Al-Qaïda. Al-Qaïda intensifie la situation. Nous devons nous attendre à des morts supplémentaires», rajoute cet expert.

Un responsable yéménite expliquait un peu plus tôt que les auteurs de l’enlèvement seraient des rebelles chiites zaïdites conduits par l’ancien député Abdel Malek al-Houti. Un conflit ouvert ayant fait des milliers de morts oppose ce groupe aux forces gouvernementales depuis 2004 dans la région de Saada. Mais ces rebelles ont nié toute implication dans le rapt et ont accusé le gouvernement d’essayer de ternir leur image.

Le rapt n’a pas été revendiqué. Seul un SMS a été envoyé dimanche soir avertissant de l’assassinat des otages. «Dites la prière des morts pour les otages. Demain, vous aurez une surprise», dit le message, selon une source policière de Saada.

Les enlèvements d’étrangers sont fréquents au Yémen, l’un des pays les plus pauvres et les plus instables du monde arabe. Plus de 200 ressortissants étrangers y ont ainsi été enlevés ces 15 dernières années. Dans ce pays à structure tribale, des tribus capturent pour faire valoir diverses revendications. Mais les enlèvements avaient jusqu’ici très rarement connu une issue tragique, la grande majorité des otages ayant été libérés sains et saufs.

Par ailleurs, en mars, quatre touristes sud-coréens étaient morts au Yémen dans un apparent attentat-suicide imputé à Al-Qaïda.

16/06/09 (B503) Une assiduité protocolaire de l’artificiel « diplomatiquement correct » qui confirme, plus que jamais, le poids sans cesse grandissant de bon nombre de pays africains dans un continent convoité par la Chine (par Bouh Warsama)


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Souvenons-nous de l’après indépendance en Afrique de l’ouest et des tentatives de la Chine pour s’imposer, notamment au Mali et qui se terminèrent quelques années plus tard par un échec cuisant alors que l’économie du pays s’effondrait.

J’ai le souvenir d’avoir effectué en 1972 une escale aérienne technique sur ce qui faisait office d’aéroport de la capitale Bamako et d’y avoir observé, alignés et assis sur des bancs sous un hangar en tôle ondulée, une quinzaine de citoyens chinois vêtus du même costume, tenant le même « attache case » (Made in China) entre les jambes et nous dévisageant telles des bêtes curieuses………..

La superposition des images dans mon esprit m’avait confirmé que le Bamako que j’avais connu presque 20 années plus tôt n’avait pas changé alors que la présence de la Chine n’avait rien apporté sur le plan amélioration des conditions de vie sociale des Maliens.

Plus de 20 ans plus tard et au moment de la construction par les Chinois des abattoirs de la capitale Djibouti j’ai eu la désagréable surprise d’observer ce qu’est une plage vidée de toute vie. Un désert halieutique local totalement dévasté sur 200 à 300 m du rivage et quelques kms de plage dans lequel ne subsistait plus ni coquillage, ni un quelconque poisson. Logés dans des caisses métalliques servant de dortoirs collectifs sous une chaleur intense, les équipes d’ouvriers chinois n’avaient que les moyens de se nourrir de riz et de produits de la mer…….. ; ils avaient totalement dévasté le secteur en quelques mois.

– La Chine du 21ème siècle n’a pas abandonné la partie, loin de là !

Mais n’en doutons pas, la Chine du 21ème siècle n’a pas abandonné la partie, elle s’est lentement installé en Afrique avec autant de convoitises et de détermination que le firent les contemporains de Jules Ferry ou de Stanley à l’époque de la colonisation française ou anglaise.

Prenons l’exemple du Gabon où les Chinois se sont imposés dans l’exploitation du très prometteur gisement de fer de Belinga (ressource supérieure à 100 Mt de minerai de fer à 70%) alors que, d’autre part, le gouvernement local a l’ambition de devenir le premier producteur mondial de manganèse et, pour ce faire, en a confié l’exploitation à la compagnie brésilienne CRVD (Compagnia Vale do Rio Doce).

Ledit gisement de fer de Belinga a été attribué, quant à lui, à un groupement d’entreprises chinoises, la CMEC (China national Machinery and Equipement import and export Corporation).

Grâce à l’envolée des cours des métaux, c’est une affaire très juteuse financièrement pour la CMEC qui se soumet depuis des mois à d’immenses travaux de rénovations dans les alentours dont la construction d’un port en eau profonde ainsi qu’une centrale hydraulique afin d’alimenter en énergie électrique toutes ses seules installations dans la région.

Les Chinois travaillant exclusivement pour eux et eux seuls, de tout ceci les Gabonais n’en profiteront pas, directement ou indirectement car d’autre part la main d’œuvre est très majoritairement importée d’Asie et suivant des critères de choix rigoureux. De même, les familles gabonaises profitent peu d’un Produit National Brut (PNB) dopé depuis plus de 40 années pourtant par les ventes des hydrocarbures qui rapportent gros au clan Bongo…et à leurs associés.

Ressources pétrolifères sur lesquelles, là encore, les autorités chinoises sont en embuscade et tentent de faire le forcing suivant le principe qui veut que si la chaise de l’exploitation des gisements venait à se vider de la présence de TotalFinaElf ils se précipiteraient alors pour prendre place, et ce malgré un Christophe de Margerie qui ne leur cèdera pas un pouce de terrain.

La situation est d’autant plus aggravée sur la moitié de la population gabonaise est analphabète et vit sous le seuil de pauvreté (pour ne pas dire de misère) alors même que, comme à Djibouti, le pays est sous peuplé ; 1,4 millions d’habitants dont une forte proportion de présence d’étrangers originaires des pays voisins et « gabonisés » pour la circonstance – comme le sont certaines tribus somaliennes – souvent pour effectuer les travaux les plus durs et les plus ingrats.

Avec une différence tout de même qui est que tant IOG que la Qabyo, l’un comme l’autre étant à l’origine étrangers à Djibouti, font venir dans le pays des clans, leurs familles au sens large et des amis de leur région d’origine aux fins de pousser hors du pays les familles djiboutiennes, toutes ethnies confondues, pour s’installer à leur place.

– Un Gabon qui ne ressemble en rien au Sahel ou au désert à Djibouti

Le fossé entre la richesse accaparée et la pauvreté très majoritaire est affreux alors que contrairement à Djibouti, sous le régime d’IOG, la présidence Bongo fut bien plus rusée, opportuniste que cruelle.

On est loin des errances d’un Ismaïl Omar Guelleh, d’un Mugabé (son ami du Zimbabwe) ou de naguère avec Idi Amin Dada en Ouganda.

Le Hadj Omar Bongo a préféré faire le choix de circonvenir la plupart des opposants potentiels par l’argent, qui ont fini par venir lui « manger dans la main » ; tout comme le firent les faux opposants de l’alimentaire après un séjour en chambre climatisée, avec douche et téléphone portable, dans le secteur « détenus politiques » de la prison de Gabode….à Djibouti et qui vont aujourd’hui allègrement « à la gamelle dorée du Palais de l’Escale » tout en essayant de briser la véritable opposition au régime politique d’Ismaïl Bobard.

La grande différence étant que Bongo a su avec une certaine subtilité éviter les guerres civiles ou les conflits armés avec les pays voisins durant plus de quarante années.

Si l’on regarde le désastre militaire de Ras Doumeïra et les effets du long génocide contre les Afars menés du haut du palais de l’Escale,ce n’est pas mince ; d’autant plus que majeure partie du FRUD a été trompé, tant par le gouvernement que par la France des présidents Mitterrand et Chirac ce qui a contraints les Afars à relancer le conflit armé contre l’Etat djiboutien.

– Reste le péché congénital issu des noces incestueuses de la « Françafrique ».

Si le président Sarkozy a tenu à être présent au Gabon pour les obsèques du président Bongo c’est aussi pour confirmer que, même au nom de la morale publique, la France ne peut rompre avec le Gabon de l’après Bongo car ce faisant elle paierait très cher cette décision en terme de perte d’influences sur tout le continent africain sans que pour autant la morale et la démocratie s’enracinent durablement à Libreville.

Comme nous l’avons dit, tout retrait de la France – ou d’une quelconque puissance coloniale occidentale – de l’Afrique serait immédiatement exploité par la Chine qui comblerait ce départ.

De même que les entreprises françaises – telles Peugeot, Renault et Citroën, se sont faites évincées depuis 1970 du marché africain des tous terrains par Toyota sur lequel Peugeot était dominateur, la France est en train de se faire marginaliser en Afrique de l’ouest et de l’est par des investissements chinois qui grignotaient le terrain depuis 20 années…et qui maintenant émergent véritablement.

– Tenter d’enterrer la Françafrique avec le temps et imposer en commun les véritables principes du contrôle démocratique et le progrès sous toutes ses formes.

D’évidence, ceci ne veut pas dire que la France et l’Afrique doivent renoncer aux véritables principes du contrôle démocratique ; bien au contraire car c’est la seule garantie d’avenir pour les populations concernées.

Il est incontestable que le progrès, le vrai et le sincère, évolue de plus en plus vite dans ce sens et bouscule, comme il ne l’a jamais fait par le passé, les mauvaises habitudes instaurées depuis bien trop longtemps.

Plutôt que se boucher le nez et porter une paire de lunettes qui ne laisse transparaître que la grande richesse au détriment de la misère humaine entretenue, il convient pour les uns comme les autres, Africains et Français, de remonter les manches et de se donner enfin les moyens pour ensemble procéder en urgence au nettoyage des écuries d’Augias……………

Certes, cela ne sentira pas le parfum de Chanel du jour au lendemain mais comme en chaque chose il faut du courage et la volonté d’éliminer cette persistante odeur de M…. qui nous prend à la gorge et nous révulse le coeur lorsque l’on observe que les femmes et les enfants d’Afrique sont les premières victimes de certaines lâchetés………..et intérêts privés.

15/06/09 (B503) Yémen : sept otages étrangers retrouvés morts (Le Monde)

« On a découvert les cadavres de sept des personnes enlevées et deux enfants étaient en vie », a déclaré un responsable yéménite de la sécurité, qui a requis l’anonymat. Sept Allemands – un couple, trois enfants et deux infirmières–, un ingénieur britannique et une enseignante sud-coréenne avaient été enlevés dans une zone montagneuse de la province de Saada (nord), avait annoncé dimanche le ministère de la défense sur son site Internet.

Ils avaient été enlevés par des rebelles chiites, selon la même source, et étaient membres d’une organisation internationale travaillant depuis trente-cinq ans au sein de l’hôpital de Saada. Les enlèvements au Yémen sont relativement fréquents mais avaient pour la plupart connu jusqu’ici une issue heureuse.

A Berlin, la chancelière Angela Merkel n’a pu confirmer la mort de cinq otages allemands : « Nous connaissons ces informations. Nous nous empressons d’examiner ces informations. Pour le moment, je ne peux pas donner de confirmation », a-t-elle dit. Aussitôt l’annonce de ces décès, une équipe de la police criminelle s’est rendue sur les lieux, à Noshur, à 12 km de Saada, chef-lieu de la province, pour enquêter sur les circonstances exactes.

Pour sa part, une commission de sécurité de la province de Saada était réunie en début d’après-midi. La date exacte des enlèvements n’a pas été précisée. La Corée du Sud avait confirmé dimanche qu’une de ses ressortissantes au Yémen, âgée de 34 ans et identifiée par son seul nom de famille, Eom, avait disparu depuis jeudi soir, et le gouvernement de ce pays pensait qu’elle avait été kidnappée.

Le rapt n’a pas été revendiqué, mais un responsable yéménite l’a attribué aux rebelles chiites zaïdites conduits par l’ancien député Abdel Malek Al-Houti. Un conflit ouvert ayant fait des milliers de morts oppose ce groupe aux forces gouvernementales depuis 2004 dans la région de Saada.

14/06/09 (B503) Le Gouvernement de Guelleh est obligé « d’avaler sa cravate » : les syndicats libres du pays, en dépit de la répression dictatoriale, sont représentés officiellement à la Conférence internationale du travail à Genève.

Malgré la répression constante et inhumaine du gouvernement djiboutien sur les syndicalistes, les travailleurs Djiboutiens se font représenter à la 98ème conférence internationale du travail qui a lieu du 02 juin au 19 juin 2009 à Genève par leurs représentants légaux et légitimes.

Deux représentants de l’UDT étaient au rendez-vous. Il s’agit de monsieur ADAN MOHAMED ABDOU, secrétaire général de l’UDT et de monsieur HASSAN CHER HARED, secrétaire aux relations internationales de l’UDT.

15/06/09 (B503) FreeDjibouti – > LES STRATEGIES ET TECHNIQUES DU GUELLEH POUR LA MANIPULATION DE L’OPINION PUBLIQUE ET DE LA SOCIETE DJIBOUTIENNE.

Il y a de cela plusieurs décennies que l’ancien président des Etats-Unis, Franklin D. Roosevelt prononça cette célèbre phrase : « En politique, rien n’arrive au hasard. Chaque fois qu’un évènement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi. »

Cette citation résume ce qui s’était passé en Avril 1999 dans notre pays Djibouti et ceci n’est que le début des manipulations savamment organisées par la machine RPP revisitée par le despote Guelleh depuis qu’il avait eu en idée de massacrer de leader pour arriver au pouvoir.

Nous avons scruté et décrypté les différentes stratégies et techniques mises en place par le sanguinaire Guelleh pour asseoir son pouvoir usurpé depuis 10 ans mais il faut rappeler qu’il n’a fait qu’une copie -coller de la part de ces véritables maîtres du monde, qui jouent derrière le rideau. Ce qui nous a permis de déceler dix (10) points ou axes autour desquels son oncle et lui – même, ont érigé leur pouvoir d’acier sur le peuple djiboutien :
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1- La stratégie de la diversion
C’est l’élément primordial du contrôle social, elle consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants, sociaux de l’heure et des mutations grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes genre.
Cette stratégie de diversion est également indispensable pour empêcher le peuple de s’intéresser aux informations essentielles et utiles pour ne pas lui permettre de penser aux véritables problèmes sociaux pour qu’il réclame ses droits.

2- Créer des problèmes, puis offrir des solutions
Cette méthode qui est encore appelée « problème-réaction-solution » On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du peuple, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple les émeutes récentes des quartiers. Un autre exemple est de laisser se développer l’insécurité et des braquages dans la capitale pour justifier l’utiliser de la force pour éliminer certains citoyens de pseudo braqueurs. Alors que les vraies raisons sont ailleurs.

3- La stratégie du dégradé
Elle consiste à développer sciemment la précarité du peuple par l’augmentation des prix de certains produits alimentaires et pétroliers, le chômage massif, les salaires de misère et le démantèlement de la cohésion sociale. Pour ainsi attirer les moins résistants pour les corrompre après par des billets de banques comme appât. Seule la fin justifie les moyens.

4- La stratégie du différé
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme douloureuse mais nécessaire en obtenant du peuple mal informé et ignorant dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. En suite c’est parce que le peuple a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au peuple pour s’habituer à l’idée et accepter avec résignation la vérité officielle. Par exemple l’augmentation périodique des prix de certains produits de base essentiels aux ménages défavorisés et l’augmentation spectaculaire des frais douaniers et portuaires.

5- S’adresser au peuple comme à des enfants en bas-âge
La plupart des discours destinés au peuple utilisent des arguments et un ton particulièrement infantilisant, souvent proche du débilitant comme si le peuple ou le public était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Ici les exemples sont légions depuis l’oncle Gouled et son neveu Guelleh les discours et les messages à la nation sont toujours dans cette optique. La machine est bien huilée !

6- Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
Faire appel à l’émotion est une technique classique et aussi vieille que le monde pour court-circuiter l’analyse rationnelle et donc le sens critique des individus. De plus l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements. La peur souvent brandi et le spectre ethnique voir même clanique qui soutendent le régime RPP se situent dans cet ordre d’idée.

7- Maintenir le peuple dans l’ignorance et la bêtise
C’est faire en sorte que le peuple soit incapable de comprendre les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage.
Le système éducatif djiboutien du primaire jusqu’à l’université est le plus pauvre et vidé de sa matière qui ait pu exister dans la sous région, pourquoi ? La raison est toute simple, la qualité éducative donnée au pauvre peuple, doit être la plus pauvre de telle sorte que le fossé entre l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure. Ici aussi ce n’est plus un secret pour tout le monde que presque la totalité des enfants des mercenaires du régime RPP fréquentent les grandes écoles et universités occidentales même si ces enfants sont le plus souvent intellectuellement médiocres, tarés et les diplômes de certains sont acquis à coup de billets de banque, même plusieurs qui sont dans le pseudo gouvernement actuel sont des maîtres en tricherie.

8- Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
Encourager le peuple à trouver « cool », « normal « , le faite d’être bête, vulgaire et inculte. Voilà une des méthodes les plus utilisées par ce régime anachronique depuis près de 32 ans. Les djiboutiens, qui jadis étaient tenus en respect, enviés et souvent sollicités, sont devenus maintenant la risée des autres pays de la sous-région est africaine. Car le spectacle présenté par les djiboutiens à cause de ce régime qui saigne à blanc tout effort, est tout simple honteux, vil, humiliant, méprisable et ridicule.

9- Remplacer la révolte par la culpabilité
C’est faire croire au peuple et à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur. Alors au lieu de se révolter contre le régime mafieux du RPP, le peuple s’auto-dévalue et culpabilise ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution possible !

10- Connaître le peuple mieux qu’il ne se connaît lui-même
Au cours de leur long règne sans partage sur Djibouti, le système dictatorio-mafieux du RPP, est arrivé à mieux connaître l’homme et le peuple djiboutien moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. C’est ce qui explique le fait que le système RPP détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.
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Je ne saurai terminer cet article sans faire allusion à Henry Louis Mencken, écrivain et penseur du 20e siècle qui affirma : « L’ennemi numéro 1 de tout Etat est l’homme qui est capable de penser par lui-même sans considération de la pensée unique. Presque inévitablement il parviendra alors à la conclusion que l’Etat sous lequel il vit est malhonnête, insensé et insupportable, ainsi, si cet homme est idéaliste il voudra le changer. S’il ne l’est pas, il témoignera suffisamment de sa découverte pour générer la révolte des idéalistes contre l’Etat. »

C’est pour ces raisons qu’il est impératif qu’une révolution digne de ce nom doive avoir lieu dans notre pays pour mettre fin à cette imposture qui n’a fait que trop duré.

Alors…….enfants de la patrie, le jour de gloire est arrivé.

FreeDjibouti

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