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10/11/2015 (Brève 511) Djibouti attendu au tournant démocratique (Article publié par Contrepoints. (Signé Paul Laroche)

Lien avec l’article : https://www.contrepoints.org/2015/11/10/228518-djibouti-attendu-au-tournant-democratique.

Le vent de la contestation souffle de plus en plus fort à Djibouti et la réaction du pouvoir ne s’est pas fait attendre. En quête de dialogue avec le président Ismaël Omar Guelleh, l’opposition désespère de trouver un terrain d’entente malgré un compromis politique couteux en 2013. Presque trois années plus tard, la pression repart à la hausse et le pouvoir multiplie les arrestations afin de couper l’élan d’un mouvement qui pourrait le faire vaciller. Djibouti est-il sur la mauvaise pente ?

Par Paul Laroche.

Ne nous le cachons pas, beaucoup de pays africains ne s’honorent pas par le respect de la démocratie et des droits de l’homme. Le petit État de Djibouti bordé par le Golfe d’Aden ne fait malheureusement pas exception malgré l’espoir d’un dialogue national renouvelé suite à des élections législatives en 2013 qui avait vu la percée historique de l’opposition. En place depuis 1999, le président Ismaël Omar Guelleh semble bien vouloir se représenter en 2016 pour effectuer un quatrième mandat. Une possibilité qui suscite l’indignation de ses adversaires politiques qui pour certains sont arrêtés et détenus au mépris des règles de droit. La tension monte à Djibouti et la violence de la réaction du pouvoir peut faire craindre un embrasement généralisé à moyen terme. Une hypothèse aux résultats contreproductifs pour un pouvoir qui cherche à renforcer encore sa mainmise sur l’État.

Face à un nouveau regain de tensions politiques, L’Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique (AFASPA) a adressé un courrier au président djiboutien, mais aussi au président Français afin que cessent « les violations diverses des droits de l’homme perpétrées par les militaires et les forces de police Djiboutiennes sur des bases ethniques, tribales et familiales, à l’encontre des personnes dont le seul délit est d’avoir un lien plus ou moins lointain avec des membres du Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie (FRUD) ».

Opposé militairement aux forces de l’ordre djiboutiennes, le FRUD constitue une épine dans le pied d’un président qui souhaite disposer d’une liberté totale dans son pays. Des opérations coup de poing sont parfois menées par l’un ou l’autre des protagonistes sans que la paix ne soit mise sur l’autel de la réconciliation nationale. Depuis le 3 octobre, ce sont les forces loyalistes qui sonnent la charge avec des arrestations de civils dont le seul crime est d’être liés familialement avec des membres du FRUD. Une campagne de terreur dénoncée par l’AFASPA après les premières révélations de la Ligue djiboutienne des droits de l’homme. Plusieurs dizaines de personnes auraient été arrêtées à ce jour dont une quinzaine de femmes.

La justice djiboutienne doit rapidement faire la lumière sur ce qui ressemble de plus en plus à une tentative d’intimidation par le pouvoir, même s’il est encore trop tôt pour cerner tous les tenants et les aboutissants de cet épisode peu glorieux. À un an des élections présidentielles auxquelles le président Guelleh ne peut pas se présenter si la Constitution reste la même, l’affaire fait grand bruit au sein d’une société djiboutienne qui voit avec inquiétude la montée des tensions. Sur le plan international, l’image d’Ismaël Omar Guelleh pourrait s’en ressortir ternie surtout que cela survient quelques semaines après le refus présidentiel de se présenter devant la justice britannique (en qualité de témoin) pour faire la lumière dans le procès Boreh.

Djibouti est à un tournant de son histoire. Soit toutes les parties en présence font preuve de responsabilité et cessent les actions qui engendrent la violence, soit une dérive autoritaire sans précédent et des contestations violentes pourraient éclater dans un pays où la stabilité est recherchée par les grandes puissances qui disposent notamment de bases militaires. En effet, la situation géographique tout à fait exceptionnelle de Djibouti en font un théâtre de manœuvres militaires bien plus importantes que ne le suggère la puissance intrinsèque du pays.

14/08/09 (B511) Yémen Express (3 articles en Français)

_____________________________ 3 – Le Figaro avec AFP

Yémen: les rebelles rejettent une trêve

Le gouvernement yéménite, qui mène depuis mardi une importante offensive contre les rebelles chiites dans le nord du pays, leur a offert aujourd’hui une trêve, une offre rejetée par les rebelles. Un comité de sécurité gouvernemental a indiqué dans un communiqué que les autorités étaient prêtes à cesser les hostilités avec les rebelles et à négocier la situation des personnes détenues par le gouvernement.

Selon les termes de la trêve, les rebelles doivent évacuer les bureaux gouvernementaux qu’ils occupent, rendre leurs munitions et équipements, et relâcher les personnes qu’ils ont arrêtées pendant les combats, selon le comité.Accusés par Sanaa d’avoir enlevé en juin six Occidentaux (cinq Allemands et un Britannique), les rebelles doivent aussi divulguer l’endroit où ils sont retenus. Ils avaient démenti à l’époque être les auteurs d’un tel enlèvement.

Dans un communiqué, les rebelles ont rejeté l’offre de trêve, dénonçant des "tentatives du gouvernement de tromper l’opinion publique après les crimes de guerre commis dans les villages de Saada"."Le gouvernement ne veut pas réellement de solution" à ce conflit, déplorent les rebelles, qui affirment que l’accord obtenu en juin 2007 sous l’égide du Qatar pour mettre fin aux hostilités n’a jamais été appliqué par Sanaa.

Le communiqué ne fait en outre aucune référence aux otages occidentaux.

_____________ 2 – Le quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Les rebelles et les troupes du gouvernement s’affrontent dans le nord du Yémen

Les affrontements entre les rebelles Houthi et les forces gouvernementales yéménites ont repris mercredi matin dans la province de Saada, a rapporté la chaîne de télévision panarabe Al-Jazira.

Les combats ont fait plusieurs morts et blessés chez les rebelles, a indiqué Al-Jazira. Cependant, aucune annonce officielle n’a encore été communiquée.

Les habitants ont même fui la zone des combats par peur des affrontements.

Mardi, les forces yéménites ont lancé d’importantes attaques sur les foyers des rebelles dans le nord du Yémen, assistées de roquettes et d’artillerie lourde, une journée seulement après la mise en garde formulée par le président Ali Abdullah Saleh contre les répercussions de la non-adhésion au processus de paix.

Les forces de sécurité ont réitéré mardi leurs avertissements à ceux qu’ils appellent "éléments d’insurrection et de sabotage" dans la province de Saada, contre la poursuite des actes d’hostilité, déclarant qu’ils engendreront une action réflexe pour défendre les citoyens.

Les autorités yéménites accusent le groupe rebelle chiite de tenter de relancer la souveraineté du pouvoir chiite qui dominait dans la région jusqu’à la fin des années 1960.

Cependant, les Houthis affirment ne vouloir qu’établir des écoles chiites et défendre leurs villages contre ce qu’ils qualifient d’intransigeance et d’injustice du gouvernement.

____________________________ 1 – Le Vif / L’Express (Belgique)

Yemen: le gouvernement propose un cessez le feu aux rebelles chiites

Le gouvernement yéménite a proposé jeudi un cessez-le-feu aux rebelles chiites et leur a demandé la libération d’otages alors que l’armée a mené une attaque de grande ampleur contre plusieurs bastions tenus par les rebelles dans le nord du pays.

Des avions de combat et des chars ont continué à viser des positions rebelles pendant la nuit de mercredi à jeudi et il y a eu des échanges de tirs dans les environs de Saada, dans une région montagneuse et accidentée, faisant des dizaines de blessés. Un comité de sécurité gouvernemental a indiqué que les autorités étaient prêtes à cesser les hostilités avec les rebelles et à négocier la situation des personnes détenues par le gouvernement.

Selon les termes de la trêve proposée, les rebelles devraient évacuer les bureaux gouvernementaux qu’ils occupent, rendre leurs munitions et équipements, et relâcher les personnes qu’ils ont détenues pendant les combats. Selon le gouvernement, les rebelles doivent aussi divulguer l’endroit où sont retenus six otages étrangers qu’ils sont accusés d’avoir enlevés en juin, ce que les rebelles démentent.

 

14/08/09 (B511)  Le rapport Deberkalleh (suite – 7 -) Présentation générale et analyse sociopolitique.


Le dossier complet

Plainte déposée devant le Procureur éthiopie pour l’assassinat des vieillards et d’enfants Afar à Guerrissa et dans les localités voisines (lien avec l’article – 2005)

DEUXIEME PARTIE

 

Après s’être occupé et avoir dirigé la sécurité intérieure et extérieure du pays depuis l’indépendance, c’est à dire, depuis Juin 1977 (27 années consécutives), l’actuel président de la République de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh (I.O.G) a accédé à la fonction suprême en 1999, d’une manière qui a donné lieu à beaucoup de controverses, de suspicion et d’incrédibilité de la part d’une majorité de la population Djiboutienne.

Sans chercher à revenir sur ces élections, nos lecteurs doivent savoir que cette victoire électorale est la résultante d’une gigantesque manipulation des masses populaires et du "bidouillage" des chiffres définitifs ainsi que de l’utilisation sans commune mesure de la corruption a tous les niveaux de la population.

L’ensemble de cette opération fut orchestrée par le principal intéressé, sa femme et aussi par un certain nombre d’acteurs dont les multiples activités qu’ils ont menées officiellement ou officieusement, frauduleuses ou légales, ont permis a I.O.G d’être considéré actuellement comme le président de la République de Djibouti.

Ces collaborateurs dont les rôles et actions furent capitales et déterminantes à cette victoire sont entre autres:

• L’Ex-Premier ministre Barkat Gourad Hamadou
• L’ex-général de la Force National de Police Yacine Yabeh Galab (Décédé depuis)
• Le Général Zakaria (Force Armée Djiboutienne)
• Le ministre Mohamed Saïd Barkat (Travail et Affaires Sociales)
• L’ex-président de l’assemblée national Saïd Badoul
• L’actuel président de l’assemblée national monsieur Arnaoud
• Le financier Abdourahman Mohamud Boreh (Ami et associé du président I.O.G) (** A noter qu’ils ont rompu leur amitiés depuis. Actualisation ARDHD)
• Monsieur Boureyeh (président de la Sogik à Dire-Dawa)
• Monsieur Ibrahim Abdi Kahin (homme d’affaires)
• Monsieur Taher Saïd Seif (homme d’affaires)
• Monsieur Abdurahman Taha (agent de change)
• Monsieur Al-Gamil (commerçant)
• Maitre Martinet et son épouse (conseiller juridique de la présidence)
• Et tant d’autres … etc.

Ces élections n’ont servi qu’à légaliser la situation qui déjà préexistait. En effet I.O.G était depuis des années, par la force des choses, le vrai chef de l’exécutif de Djibouti. Avec des méthodes fondées sur la manipulation, la désinformation ou l’intimidation pratiquées principalement sur les grands agents et administrateurs de l’État ou sur des ministres et autres hommes politique, le véritable pouvoir était déjà entre les mains d’IOG.

Le phénomène d’accaparation du pouvoir à cette époque a été rendu possible en raison de l’âge élevé du président d’alors, Mr. Hassan Gouled, mais aussi de leurs liens de parenté et surtout du vide total voulu et ordonné par I.O.G. qui a exclu de l’entourage de l’ex-président toutes les personnes susceptibles d’avoir une influence qui pourrait s’opposer à ses ambitions politiques. Dans ce cas de figure, les exemples sont légions à tous les niveaux de l’administration et des différents gouvernements de cette époque.

Ayant donc eu gain de cause aux élections présidentielles de 1999, I.O.G, s’estimant rassuré et parvenu à l’objectif pour lequel il travaillait depuis de nombreuses années, commença la mise en application de sa conception de la gouvernance d’un pays et surtout d’une population pour qui, nous en sommes réellement convaincus, il n’a non seulement pas de considération, mais dont le bien être et le développement sont le dernier de ses soucis.

I. Présentation générale

Sans pour autant faire une analyse Géostratégique ou Géopolitique, détaillée de l’objet du présent rapport, je pense qu’une brève présentation de la République de Djibouti s’impose, afin de clarifier, dès le début, certaines, ambigüités issues de conceptions erronées.

Contrairement à des conceptions véhiculées par certaines puissances occidentales ou par d’importants intérêts et capitaux arabes (islamistes ou pas), je ne crois pas que la République de Djibouti soit seulement un point géographique stratégique et ne se résume qu’à un point de pénétration des intérêts financiers arabes dans la région.

Nous ne sommes pas, non plus persuadés, qu’il convient de réduire ce pays à seulement la passe maritime du Bab-el-Mandeb ou au golfe de TADJOURAH qui pourrait éventuellement servir de rade de protection à une quelconque flotte Américaine ou Européenne en cas de conflit nucléaire généralise ou de guerre de terroriste .

Je refuse aussi d’adhérer à la conception de certains Djiboutiens et étrangers qui définissent ce pays comme un moyen d’accéder aux richesses économiques, stratégiques et culturelles des hautes terres de l’Éthiopie et de l’intérieur du continent Africain.

Mon opinion et le mouvement que je représente, bien que tenant compte de certains points des définitions ci-dessus, estime que Djibouti, c’est surtout et avant tout un peuple. Cette population, composée de plusieurs communautés (tribus), est très souvent délaissée et ses intérêts primordiaux ainsi que sa dignité ne sont jamais pris en compte et en premier lieu par le régime en place, censé la gouverner au mieux.

Quand à son développement et à celui du pays, il n’est réellement pris au compte que dans le cadre et dans le cas où il ne rapporte que des bénéfices personnels et substantiels à la famille régnante et sa cour d’affameurs du peuple.

Cette population n’aspire, pourtant, qu’à avoir une vie normale caractérisée par une bonne répartition des ressources nationales et surtout par un climat de paix tant à l’intérieur de son territoire que dans les pays et chez les peuples limitrophes.

Cette volonté d’un développement social, juste, harmonieux et équitable de la population ainsi que son désir de paix et d’instauration de très bonnes relations fraternelles avec les pays voisins (ce sont les mêmes peuples de part et d’autres des frontières) est pour nous capital et figure textuellement dans les objectifs que c’est fixé le programme politique de notre Mouvement .

Ce mouvement ainsi que ses objectifs politiques seront présentés à nos lecteurs à la fin du présent rapport.

II. Analyse Sociopolitique

Le système de gouvernement mis en place par I.O.G et qui actuellement régit la République de Djibouti et son peuple n’est rien d’autre qu’un système dictatorial et totalitaire à l’image de ceux de Syad Barreh et de Menguistou Hailé Mariam.

Il est caractérisé par un contrôle total et policier des institutions étatiques, de la population ainsi que de l’ensemble des ressources nationales. Pourtant, ce régime sur le plan régional et international, fait tout pour faire croire aux observateurs étrangers, qu’il est démocratique et respectueux des libertés humaines.

Toutefois, la réalité que vivent quotidiennement les Djiboutiens est toute autre car en vérité, Djibouti vit sous le règne de la terreur, de l’arbitraire, de la corruption et de la division.

A. Des institutions de la République

A Djibouti, les institutions constitutionnelles essentielles au bon fonctionnement d’un état existent, mais malheureusement, elles sont tellement dénaturées et détournées de leurs fonctions respectives par le pouvoir d’I.O.G, qu’elles ne jouent plus leur rôle de garant de la pérennité de l’état.

Chose plus grave, ces institutions n’assurent plus leurs fonctions de contre pouvoir qui sont leurs raisons d’être dans une démocratie normale.

En effet, outre l’exécutif dont nous parlerons plus bas, les pouvoirs législatif et judiciaire sont à Djibouti, considérés comme des quantités négligeables et ne sont plus vus que comme des départements d’une administration qui n’est là que pour exécuter strictement et fidèlement les ordres du pouvoir en place.

1. Le Pouvoir législatif

Représenté par une assemblée nationale composée de 65 députés, le pouvoir du législatif à Djibouti est vraiment fictif et inexistant. Les députés censés représenter, ce que partout dans le reste du monde, on nomme, la représentation nationale d’un peuple, ne représentent réellement qu’eux même individuellement.

En effet, à Djibouti l’assemblée ne représente aucunement son peuple, car les députés qui y siègent ne sont, en fait pas élus par la population mais sont plutôt choisis et désignés à ce poste par l’exécutif et en l’occurrence par I.O.G. lui-même. Ce choix se fait selon la qualité des services qu’ils ont rendu ou qu’ils vont rendre tant sur le plan personnel, politique ou tribal, au régime.

Toutefois le choix à ce poste de députation doit passer obligatoirement par la condition de la répartition tribale. Se conformer à cette condition n’a jamais été une difficulté pour le régime qui choisit dans chaque tribu ou chaque clan les individus les moins compétents, et surtout les moins représentatifs de sa tribu ou de son clan.

De cette façon, les députés élus par I.O.G, sont dès le départ convaincus qu’ils ne doivent rien à leur communauté ou à la tribu qu’ils sont censés représenter à l’assemblée nationale. En toute logique, leur présence à cette assemblée étant le fait du régime, il est normal dans un sens qu’ils ne cherchent pas à s’opposer aux désirs de l’exécutif. Au contraire, dans les quartiers de la ville ou au sein des tribus, ils combattent catégoriquement et âprement toutes tentatives de discussion ou de critiques constructives ou pas du régime de la part du peuple.

De plus, ils se considèrent comme des agents de renseignement et sont directement rattaché au service du contre-espionnage (S.D.S) à qui ils fournissent des informations sur la communauté ou tribu dont ils sont issus. Quelques fois le S.D.S les utilise, pour des missions ponctuelles à l’intérieur ou à l’extérieur du pays. En conclusion l’assemblée nationale n’est là, que pour légaliser et légitimer les décrets et les ordonnances injustes de l’exécutif, c’est à dire de la présidence et cela sans débat préalable.

2. Le Pouvoir Judiciaire

A Djibouti, c’est très simple, ce pouvoir n’existe strictement pas, puisque la justice dans ce pays n’appartient qu’a I.O.G et quelques fois à sa femme.

Il est le magistrat suprême. C’est donc une justice familiale qui n’est là que pour défendre les intérêts et les volontés de cette famille, de ses proches ainsi que de tous ceux qui avec elle, partagent les mêmes intérêts financiers.

Le reste, c’est à dire la population Djiboutienne et les justiciables étrangers, se retrouvent eux confronté à un système redoutable caractérisé par une négation de justice représentée par une absence totale de possibilités d’appel à une quelconque forme d’équité. Afin de maintenir cet état des choses qui défend si bien ses intérêts, le régime d’I.O.G a planifié et mis en place un système sophistiqué de corruption au sein de l’appareil de justice qui fait que toutes les instances judiciaires censées appliquer les lois, délaissent cet aspect de leurs fonctions pour adopter d’autres valeurs et critères de jugement. En effet, les juges, procureurs et autres magistrats étant tous aux ordres directs de la Présidence, il ne peut en être autrement.

Cet état des choses, perçu comme normal à Djibouti, trouve son explication dans le fait que depuis toujours, la Présidence a considéré que toute affaire judiciaire était une affaire de sécurité d’état. Cela est surtout valable si c’est une affaire d’ordre commerciale qui draine des sommes d’argent plus au moins importantes.

Dans tous les cas, les magistrats et les juges reçoivent les jugements qu’ils doivent rendre, soit d’I.O.G lui même, soit de sa femme ou soit du service de la documentation et de la sécurité (S.D.S). Le nombre de gens qui ont été ruiné et spolié de cette façon sont innombrables et la majorité d’entre eux, étaient et sont toujours des commerçants étrangers (Somaliens, Éthiopiens, Yéménites … etc.)

A l’époque où il était chef de cabinet, c’était la méthode d’enrichissement favorite d’I.O.G.

A cela s’ajoute, le fait que les magistrats se considérant couverts par le régime puisqu’ils appliquent dans leurs jugements et décisions ses directives injustes et iniques, essayent eux aussi, par tous les moyens, notamment par la corruption, de trouver leurs propres intérêts financiers dans les dossiers qui leur sont soumis pour jugement.

En conclusion à Djibouti, tout plaignant Djiboutien ou étranger est assuré de ne bénéficier d’aucune justice si le système n’est pas d’accord avec lui ou s’il ne paye pas ce qu’il doit (Bakchich !) à qui de droit. On peut donc dire que Djibouti n’est vraiment pas un Etat de droit mais un pays où, la loi du plus fort prime toute autre considération.

3. Le Pouvoir Exécutif

Officiellement la République de Djibouti est définit sur le plan du droit constitutionnel comme étant régit par un système du régime Présidentiel, mais en réalité ce pays est soumit au diktat d’un régime dictatorial et policier.

Nul ne peut le nier puisque ce système, comme les autres dictatures de part le monde, est caractérisé par une accaparation abusive des libertés humaines et de l’ensemble des pouvoirs légaux de l’état par l’exécutif représenté par la Présidence.

La réalité exposée dans les deux paragraphes précédents, démontre clairement le degré de puissance et l’omnipotence de l’exécutif Djiboutien. En effet, non seulement le régime d’I.O.G a réussi à réunir abusivement dans ses mains tous les pouvoirs et droits institutionnels prévus par la constitution, mais aussi les pouvoirs résultants de la gestion gouvernementale comme l’information, le pouvoir militaire, l’économie et les finances, la sécurité,…. etc.

Ayant donc une main mise totale, mais, illégale, sur l’ensemble des pouvoirs et droits légaux dans le pays, l’exécutif peut se permettre de ne souffrir et de ne supporter aucune critique et aucune remise en question dans sa manière de gouverner. Le régime d’I.O.G. estimant détenir un pouvoir des plus absolu se permet d’adopter des lois et des règlements les plus arbitraires et les plus injustes possibles. De plus, étant profondément convaincu que nul, à Djibouti ou ailleurs, ne pouvant discuter et remettre en question son système, le régime a institué et établit un mode de gouvernement du pays et de sa population, le plus immoral et le plus impopulaire possible.

Pour être complet, sur le particularisme du régime Djiboutien, il nous faut convenir et porter à la connaissance de nos lecteurs, que l’exécutif de ce pays n’est pas un ensemble unique, un tout, mais plutôt un assemblage artificiel de deux parties, qui ne partagent pas équitablement le pouvoir qu’elles représentent pourtant ensemble. En effet il y a d’un côté, le Premier Ministre, et les autres Ministres qui réellement ne décident de rien du tout, même dans leurs départements respectifs. Ils ne sont là que pour exécuter les ordres et ainsi garantissent leurs enrichissements personnels. De l’autre côté, il y a I.O.G et son instrument de pouvoir, la Présidence, où toutes les activités du pays sont supervisées et suivies de très près.

Ayant donc un contrôle absolu sur tout, l’exécutif gouverne par décret et jusqu’à maintenant aucun de ses décrets n’a jamais été refusé ou remis en question par le législatif.

13/08/09 (B511) Le Journal de la Flibuste. (2 articles en Français)

_______________________________ 2 – Le Figaro avec AFP

La marine turque capture cinq pirates

Une frégate de la marine turque a capturé aujourd’hui dans le Golfe d’Aden cinq pirates soupçonnés de préparer l’attaque d’un navire, a annoncé l’armée turque.

La frégate Gaziantep, opérant dans le cadre du dispositif de l’Otan pour lutter contre la piraterie dans la région, a arraisonné avec l’aide d’un hélicoptère et d’une unité de commandos de marine une embarcation légère à moteur transportant les cinq hommes, a précisé l’état-major des armées dans un communiqué.

Les pirates somaliens ont attaqué plus de 130 navires marchands l’an dernier, une hausse de plus de 200% par rapport à 2007, selon le Bureau maritime international.

Le 27 juillet, la force navale multinationale chargée de la lutte contre la piraterie dans l’océan Indien avait averti les navires marchands d’un risque de regain des attaques de pirates après la mousson qui se termine dans la région début septembre.

Un navire turque et ses 23 membres d’équipage sont retenus par des pirates depuis le 8 juillet.

_______________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Medvedev veut élargir le droit d’ingérence de Moscou

Medvedev défini dans un projet de loi toutes les situations qui autorisent l’armée Russe à intervenir hors du pays, notamment la «défense des citoyens russes à l’étranger».

Dmitri Medvedev a présenté lundi un projet de loi précisant les conditions d’intervention de l’armée à l’extérieur de la Russie, une législation qui sonne comme une mise en garde à la Géorgie, un an après la guerre pour le contrôle de l’Ossétie du Sud.

Selon ce projet de législation transmis au Parlement russe, l’armée pourra intervenir à l’étranger en cas d’attaque contre les forces armées russes, pour repousser une «agression contre un autre État» et pour «défendre les citoyens russes à l’étranger», indique le site Internet du Kremlin.

Cette annonce survient alors que la Russie et la Géorgie viennent de célébrer le premier anniversaire du début de la guerre pour le contrôle de la région d’Ossétie du Sud. Moscou avait justifié son intervention en soulignant que l’essentiel de la population de la province sécessionniste pro-russe disposait de la citoyenneté russe d’une part, et d’autre part que des soldats russes de maintien de la paix avaient été tués lorsque les forces géorgiennes ont attaqué l’Ossétie du Sud. La Russie a de­puis reconnu l’indépendance de cette région et celle d’un autre territoire géorgien séparatiste, l’Abkhazie.

Le texte proposé par M. Medvedev autorise aussi l’envoi de l’armée à l’étranger pour «assurer la sécurité» du commerce maritime et «lutter contre la piraterie». Des navires de guerre russes patrouillent déjà au large de la Somalie, où les actes de piraterie se sont multipliés.

13/08/09 (B511) Nouvelles de Somalie. Des religieux pakistanais assassinés. Des militaires de l’Amisom atteints par une maladie mortelle pour certains. (5 articles en Français)

_______________________________ 5 – Casafree (Maroc)

Somalie : L’ONU salue la réunion de sécurité commune à Mogadiscio

Le représentant spécial des Nations unies en Somalie Ahmedou Ould-Abdallah a salué mercredi la réunion du Comité de sécurité commun à Mogadiscio dans le cadre des efforts permanents pour réformer et améliorer la situation de sécurité en Somalie.

Il s’agit de la seconde réunion du Comité de sécurité commun (Joint Security Committee, JSC) à Mogadiscio.

Cet événement a rassemblé les membres habituels du comité, qu’ils soient Somaliens ou partenaires étrangers représentant notamment l’Union africaine, les pays de la Ligue arabe, l’Union et la Commission européennes, ou encore les Nations unies.

Dans un communiqué publié à Nairobi, M. Ould-Abdallah a indiqué que la réunion de ce mercredi avait porté sur un certain nombre de points dont la présentation des évolutions récentes dans le domaine de la sécurité, la création de groupes de travail techniques, et d’autres questions et activités relatives au soutien des institutions de sécurité somaliennes.

« L’objet de cette réunion devait être de parvenir à un certain nombre de mesures concrètes pour améliorer et renforcer le secteur de la sécurité en Somalie, en particulier en termes de réorganisation et de restructuration », a-t-il dit.

Aux termes de l’accord de Djibouti, le JSC assume la responsabilité de la coordination du travail du gouvernement et de ses partenaires internationaux pour établir les mécanismes nécessaires et adaptés au maintien de la sécurité et de la stabilité en Somalie.

Le Comité doit se réunir régulièrement et couvrira à termes les autres aspects de la réforme du secteur de la sécurité et de la mise en oeuvre de l’état de droit.


_______________________________ 4 – Centre Info ONU

Somalie : Le gouvernement a besoin d’un fort soutien international

Le gouvernement somalien a besoin d’un fort soutien international, a déclaré jeudi le représentant spécial de l’ONU pour la Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah, qui a salué la rencontre le même jour au Kenya entre la Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Rodham Clinton, et le Président somalien, Sheikh Sharif Sheikh Ahmed.

« La rencontre aujourd’hui à Nairobi est de très grande importance », a estimé M. Ould-Abdallah. Selon lui, elle est un « signe fort de soutien à la paix et à la stabilité en Somalie comme le prévoit l’Accord de Djibouti ». « Le gouvernement a besoin d’un fort soutien pour poursuivre le dialogue avec les diverses parties et pour améliorer la sécurité ».

« Le temps est venu pour les pays, les groupes, les individus et en particulier pour les empêcheurs de tourner en rond de montrer davantage de compréhension et de respect à l’égard de la Somalie et d’aider sa population à reconstruire la société et le pays. Respecter la Somalie ne signifie pas recycler des propositions pour organiser encore et encore des ‘conférences nationales inclusives’ », a ajouté M. Ould-Abdallah.

Selon le représentant de l’ONU, le gouvernement actuel est déterminé à dialoguer avec les Somaliens à l’intérieur de leur propre pays. « Les Somaliens sont dégoûtés et las de la violence qui a détruit leurs vies. Je suis impressionné par leur croyance collective dans un avenir pacifique pour eux-mêmes et leurs familles », a-t-il ajouté. « La communauté internationale ne doit pas les laisser tomber ».

_______________________________ 3 – Maxiscience

Maladie du rat : des militaires contaminés en SomalieAnnonces Google

Cinq soldats des forces de maintien de la paix de l’Union africaine (UA) seraient décédés de la leptospirose, la maladie du rat. Cinquante autres soldats ont aussi été infectés. Les experts de la santé mènent l’enquête sur cette maladie grave et potentiellement mortelle.

Ce sont d’abord des soldats du contingent burundais qui ont ressenti des symptômes de la maladie. Douleurs à la poitrine, fièvre, maux de tête, enflures sur les membres inférieurs, pouls rapide et problèmes respiratoires ont été constatés. Les premiers rapports d’enquête ont indiqué une vague de leptospirose, alors qu’aucun cas n’a été rapporté par l’Unicef dans l’ensemble de la population.

Cette maladie infectieuse appelée aussi maladie du rat est transmise à l’homme au contact de l’eau contaminée par de l’urine d’animaux infectés. La transmission d’homme à homme est impossible, l’agent contaminant est toujours d’origine animale. L’homme peut être infecté quand il est en contact avec de l’eau, de la nourriture ou de la terre contaminée par l’urine d’un animal infecté, comme un chien ou un rat.

L’Organisation mondiale de la santé rappelle que cette maladie est difficile à diagnostiquer, car des analyses en laboratoire sont nécessaires pour confirmer le diagnostic. Non traitée, la leptospirose peut entraîner une méningite, des lésions rénales, une insuffisance hépatique et une détresse respiratoire. Le risque est accru pour les personnes travaillant en plein air ou avec des animaux.

Le responsable de la santé ougandais s’est rendu à Mogadiscio où ont été évacués les soldats infectés afin d’enquêter sur cette maladie. 2700 soldats ougandais et 1600 soldats burundais sont déployés en Somalie dans le cadre de la mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

_______________________________ 2 – L’Express avec Reuters

Sept prédicateurs pakistanais tués dans le nord de la Somalie

Sept prédicateurs pakistanais ont été tués par des hommes masqués dans une mosquée de Galkayo, dans la région semi-autonome somalienne du Puntland, ont annoncé les autorités et des témoins.

SEPT PRÉDICATEURS PAKISTANAIS TUÉS EN SOMALIE

L’attaque, qui s’est produite après la prière du matin, visait un groupe de 25 cheikhs arrivés la veille dans cette région du nord de la Somalie.

"Six Pakistanais ont été tués sur le coup, un autre a succombé à ses blessures à l’hôpital. Tous étaient des prédicateurs islamistes qui venaient de Karachi", a dit à Reuters par téléphone Hussein Abdullahi, responsable de la municipalité de Galkayo.

"Les forces du Puntland ont bouclé le secteur autour de la mosquée pour protéger les autres cheikhs", a-t-il ajouté.

Abdullahi Said Samatar, ministre de la Sécurité du Puntland, a également précisé que les victimes étaient des prédicateurs qui parcouraient le monde pour répandre la foi musulmane.

"Nous avons été horrifiés d’apprendre ces meurtres", a-t-il dit.

Le ministre de l’Information du Puntland avait été tué dans la même région la semaine dernière.

Selon des habitants, les meurtres de mercredi pourraient s’expliquer par la crainte que ces prédicateurs aient pu entretenir des liens avec Al Qaïda.

La Somalie, qui est sans pouvoir central digne de ce nom depuis une vingtaine d’années, est considérée par la communauté internationale comme un terreau favorable pour des groupes extrémistes liés à la nébuleuse islamiste d’Oussama ben Laden et une menace pour la stabilité de la Corne de l’Afrique.

PIRATES ET ISLAMISTES

La région du Puntland est également un repaire des pirates qui s’attaquent aux navires marchands dans l’océan Indien et le golfe d’Aden.

Le gouvernement fédéral de transition somalien du président Cheikh Charif Ahmed ne contrôle que quelques quartiers de la capitale, Mogadiscio.

Il doit faire face aux attaques des islamistes, notamment ceux du mouvement Chabaab (Jeunesse) que les Etats-Unis accusent d’être lié à Al Qaïda.

La violence en Somalie a fait plus de 18.000 morts depuis le début 2007 et a forcé un million de personnes à fuir leurs foyers.

Mercredi encore, six personnes au moins ont été tuées dans un échange de tirs entre deux factions pro-gouvernementales près du carrefour stratégique K4 à Mogadiscio.

"Nous ne pouvons sortir de chez nous. Il y a des hommes qui se battent à chaque coin de rue", s’est plainte une habitante, Halima Osman.

Lors de son passage la semaine dernière au Kenya, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a exprimé son soutien au fragile gouvernement somalien, menaçant de prendre des mesures contre l’Erythrée si ce pays ne mettait pas fin à ses ingérences "inacceptables" dans ce pays.

Selon des services de renseignement occidentaux, la Somalie sert de refuge à des extrémistes qui projettent des attentats dans la région et au-delà.

La police australienne a déjoué cette semaine un complot visant à frapper une base militaire de Sydney et imputable selon elle à des hommes liés au groupe Chabaab.

Hillary Clinton a dit que la présence d’"éléments terroristes" sur le territoire somalien menaçait l’Afrique et le monde extérieur, et elle a sommé l’Erythrée voisine de cesser toute ingérence dans les affaires de la Somalie.

L’Erythrée rejette régulièrement les allégations de soutien aux rebelles qui sont formulées à son encontre.

Les Etats-Unis ont offert au gouvernement somalien un soutien militaire qui s’est concrétisé ces derniers mois par l’envoi de plus de 40 tonnes d’armes et d’équipements.

_______________________________ 1 – AFP

Cinq religieux pakistanais assassinés en Somalie

Cinq religieux pakistanais musulmans ont été assassinés mercredi en Somalie par des inconnus armés à la sortie d’une mosquée à Galkayo (centre), a-t-on appris de source policière et auprès d’autorités locales.

"Cinq personnalités religieuses ont été tuées après avoir été attaquées par des inconnus armés et nous sommes en train d’enquêter", a déclaré par téléphone à l’AFP Cheikh Mohamed Abdi Said, le porte-parole du groupe Ahlu Sunna Wal-jamaah, une milice religieuse implantée dans le centre du pays et opposée aux insurgés islamistes radicaux.

"Les cinq étaient du Pakistan. Toutes les routes dans la zone ont été bouclées et nous traquons les tueurs", a ajouté un responsable policier de la région sous couvert d’anonymat.

Selon le responsable policier, les cinq hommes ont été surpris dans la mosquée par leurs assaillants qui les ont abattus à l’extérieur de l’édifice.

Le groupe Ahlu Sunna, mouvement religieux affilié à la branche soufie de l’islam en Somalie et présenté comme modéré, s’est affronté à plusieurs reprises ces derniers mois dans le centre de la Somalie aux insurgés islamistes radicaux des shebab, qui ont juré la perte du président somalien Sharif Cheikh Ahmed.

Le porte-parole d’Ahlu Sunna a condamné ces assassinats, les jugeant contraire à l’Islam.

"Cette action est contraire à l’enseignement de l’Islam et à toutes les lois coutumières", a-t-il estimé.

"Les personnes tuées appartenaient au mouvement tabligh qui enseigne l’Islam. Ils n’ont jamais prêché la violence", a précisé Cheikh Mohamed Abdi Said.

Le mouvement de tabligh est un mouvement religieux musulman apolitique caractérisé par son son fondamentalisme hostile aux moeurs occidentales et son prosélytisme actif et traditionnellement non-violent.

Début 2009, Ahlu Sunna Wal-Jamaa a pris les armes pour combattre les shebab dans plusieurs zones proches de l’Ethiopie. Les shebab contrôlent actuellement la totalité du sud et la quasi-totalité du centre de la Somalie.

Fin décembre, ce groupe jusqu’alors relativement peu connu avait appelé à la guerre sainte (Jihad) contre les shebab, accusant "les factions wahhabites en Somalie, telles que les shebab et les tribunaux islamiques" d’être "la cause des problèmes sécuritaires et religieux dans le pays depuis 20 ans".

Le wahhabisme désigne une doctrine islamique sunnite rigoriste fondée au XVIIIe siècle pour ramener l’islam à sa pureté d’origine. Ses fidèles rejettent toute tradition pour s’en tenir aux seuls principes du Coran. De nombreux mouvements terroristes islamistes se réclament du wahhabisme.

La Somalie est en guerre civile depuis 1991. Le président somalien, soutenu par la communauté internationale, est confronté depuis mai à une vaste offensive des insurgés islamistes radicaux.

13/08/09 (B511) Yémen Express (2 articles en Français)

_______________________________ 2 – La presse canadienne

Le Yémen intensifie son offensive contre les rebelles chiites dans le nord du pays

De Ahmed Al-Haj (CP)

Les forces gouvernementales yéménites ont bombardé mercredi les rebelles chiites dans le nord du pays, près de la frontière saoudienne, faisant plusieurs dizaines de morts et de blessés. Cette offensive, lancée mardi soir, témoigne de l’escalade d’un conflit susceptible de déstabiliser un peu plus l’Arabie saoudite, allié clef des Etats-Unis confronté à la menace du réseau Al-Qaïda.

L’offensive militaire a été déclenchée à la suite d’allégations de responsables locaux et de rebelles selon lesquelles ces derniers se seraient emparés de nouveaux secteurs dans la province de Saada aux dépens des troupes gouvernementales. Une commission de sécurité, dirigée par le président Ali Abdallah Saleh, a promis d’écraser la rébellion.

D’après un porte-parole des rebelles, 15 civils sont morts mercredi dans un raid aérien sur un marché près de la ville d’Haydan à Saada. Un responsable des autorités a de son côté déclaré que 20 rebelles avaient été tués.

D’après un représentant local du ministère de la Santé, 12 autres personnes sont mortes dans des combats dans la province de Saada et 51 autres ont été blessées. Des responsables locaux et les rebelles ont rapporté que des centaines de personnes avaient fui les affrontements.

L’Arabie saoudite craint que le conflit ne provoque une plus grande agitation au sein des tribus chiites mécontentes vivant sur son territoire.

Les rebelles chiites reprochent au gouvernement yéménite d’ignorer leurs besoins et d’avoir permis aux wahhabites d’accroître leur influence dans le pays.

D’après une représentante de l’ONU dans le nord du Yémen, Claire Bourgeois, l’organisation veille à assister au moins 1.500 familles déplacées dans la région de Malahidh, théâtre mercredi des plus violents affrontements.

Une autre responsable des Nations unies, Lina al-Mujahed, a précisé que plus de 230 autres familles étaient arrivées dans la capitale de la province de Saada après avoir parcouru plusieurs centaines de kilomètres en provenance de différents secteurs. D’après elle, nourriture et tentes ont déjà été distribuées à la moitié d’entre elles

_______________________________ 1 – Nouvel Obs avec AP

Le Yémen intensifie son offensive contre les rebelles chiites dans le nord du pays

Les forces gouvernementales yéménites ont bombardé mercredi les rebelles chiites dans le nord du pays, près de la frontière saoudienne, faisant plusieurs dizaines de morts et de blessés. Cette offensive, lancée mardi soir, témoigne de l’escalade d’un conflit susceptible de déstabiliser un peu plus l’Arabie saoudite, allié clef des Etats-Unis confronté à la menace du réseau Al-Qaïda.

L’offensive militaire a été déclenchée à la suite d’allégations de responsables locaux et de rebelles selon lesquelles ces derniers se seraient emparés de nouveaux secteurs dans la province de Saada aux dépens des troupes gouvernementales. Une commission de sécurité, dirigée par le président Ali Abdallah Saleh, a promis d’écraser la rébellion.

D’après un porte-parole des rebelles, 15 civils sont morts mercredi dans un raid aérien sur un marché près de la ville d’Haydan à Saada. Un responsable des autorités a de son côté déclaré que 20 rebelles avaient été tués.

D’après un représentant local du ministère de la Santé, 12 autres personnes sont mortes dans des combats dans la province de Saada et 51 autres ont été blessées. Des responsables locaux et les rebelles ont rapporté que des centaines de personnes avaient fui les affrontements.

L’Arabie saoudite craint que le conflit ne provoque une plus grande agitation au sein des tribus chiites mécontentes vivant sur son territoire.

Les rebelles chiites reprochent au gouvernement yéménite d’ignorer leurs besoins et d’avoir permis aux wahhabites d’accroître leur influence dans le pays.

D’après une représentante de l’ONU dans le nord du Yémen, Claire Bourgeois, l’organisation veille à assister au moins 1.500 familles déplacées dans la région de Malahidh, théâtre mercredi des plus violents affrontements.

Une autre responsable des Nations unies, Lina al-Mujahed, a précisé que plus de 230 autres familles étaient arrivées dans la capitale de la province de Saada après avoir parcouru plusieurs centaines de kilomètres en provenance de différents secteurs. D’après elle, nourriture et tentes ont déjà été distribuées à la moitié d’entre elles.

13/08/09 (B511) Libération d’otages en Somalie (5 articles en Français)

_____________________________ 5 – Libération

«Un risque pour les journalistes»

Interview Pour RSF, la possible utilisation par la DGSE de la fonction de reporter est «choquante» :

Jean-François Julliard, journaliste et secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), revient sur la polémique entourant l’enlèvement des deux Français enlevés qui se seraient fait passer pour journalistes à Mogadiscio.

Quelle est votre réaction ?
Apparemment, les autorités françaises ont démenti que ces officiels se soient fait passer pour des journalistes. Mais, si l’information devait être confirmée, nous serions très choqués : une telle confusion des genres risque de mettre en danger les journalistes. Très souvent, dans nombre de pays, en Iran par exemple, les journalistes sont accusés d’être des espions.

Pensez-vous que ces deux fonctionnaires ont été enlevés à cause de leur qualité de journalistes ?
Impossible de le savoir pour l’instant, car nous n’avons aucun élément à notre disposition. Les ravisseurs ont peut-être enlevé ces personnes parce qu’ils croyaient qu’elles étaient journaliste ou, au contraire, savaient qu’elles étaient des agents. Ils se sont peut-être dit aussi : «Enlever des Français, c’est toujours plus intéressant que des Anglais.»

_____________________________ 4 – RFI

Six otages libérés

Les quatre employés d’Action contre la faim (ACF) – dont deux Françaises, une Bulgare et un Belge – et leurs deux pilotes kenyans sont libres depuis ce mardi. Ils étaient détenus depuis neuf mois dans le centre de la Somalie. ACF a confirmé l’information, mais sans ajouter plus de détails. Même chose au Ministère français des Affaires étrangères : on fait profil bas. Les six ex-otages sont « apparemment en bonne santé » et une source de l’organisation humanitaire a confirmé dans la soirée qu’ils avaient déjà quitté la Somalie. Comme très souvent dans les cas de prise d’otages, le mot d’ordre est à la discrétion. Il faut rappeler que de nombreux otages sont toujours détenus en Somalie.

Il n’y a pas eu de commentaires superflus, juste les félicitations de rigueur aux autorités concernées, à tous ceux qui ont permis le dénouement de la prise d’otages et aux familles, pour leur patience. ACF a ainsi fait part de son « immense soulagement » après les libérations. Le président français Nicolas Sarkozy a adressé ses « chaleureuses félicitations à tous ceux dont l’implication a permis le dénouement de cette prise d’otages », tout en réaffirmant « sa détermination à lutter contre ces actes criminels. »

Selon les informations données par un notable somalien, originaire d’une ville du centre du pays, une rançon de trois millions de dollars aurait été versée. Une information que s’est refusé à commenter le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.

Ce que l’on sait, c’est que les otages ont été pris en charge à Mogadiscio par les équipes d’Action contre la faim, et qu’ils ont été conduits à l’aéroport après un examen médical. Ils avaient été enlevés le 5 novembre 2008 par un groupe d’hommes armés qui circulaient à bord de six pickups, tout près de l’aéroport de Dousha Mareb, à 250 kilomètres au nord-ouest de la capitale somalienne, alors que les humanitaires s’apprêtaient à rentrer à Nairobi, au Kenya.

Une dizaine d’otages toujours détenus

Tout comme les actes de piraterie, les enlèvements d’étrangers – notamment de journalistes et de membres d’organisations humanitaires – ont augmenté de façon inquiétante depuis plus d’un an en Somalie, un pays livré au chaos depuis le début de la guerre civile en 1991. Le 18 juillet dernier, trois employés étrangers d’une organisation humanitaire ont été enlevés au Kenya par des hommes armés qui les ont emmenés ensuite en Somalie, où ils sont toujours otages.

Deux agents des services de renseignement français ont également été enlevés à la mi-juin par des hommes armés dans leur hôtel à Mogadiscio. Selon les autorités, ils sont détenus par des insurgés islamistes qui veulent renverser le gouvernement somalien de transition.

Une journaliste canadienne, Amanda Lindhout, et un photographe australien, Nigel Geoffrey Brennan, enlevés le 23 août 2008 près de Mogadiscio, sont toujours captifs, de même qu’un Kenyan et un Britannique, séquestrés le 1er avril 2008 près de Kismayo, à 500 kilomètres au sud de Mogadiscio.

_____________________________ 3 – Le Monde

Quatre membres de l’ONG française Action contre la faim (ACF), dont deux Françaises, ainsi que leurs deux pilotes, qui étaient retenus en otage en Somalie depuis neuf mois, ont été libérés, a annoncé, mardi 11 août, l’Elysée dans un communiqué.

Les quatre employés étrangers d’ACF et les deux pilotes d’avion qui les accompagnaient avaient été enlevés début novembre 2008 par des inconnus armés en Somalie, près de Dhusa Mareb (environ 350 km au nord de Mogadiscio), non loin de la frontière avec l’Ethiopie. Outre les deux Françaises, il y avait un otage belge et un bulgare, les deux pilotes étant de nationalité kényane.

Le président Nicolas Sarkozy "se réjouit et exprime son vif soulagement après l’annonce de la libération" des quatre humanitaires et de leurs deux pilotes, a indiqué le palais présidentiel. "Il s’associe pleinement au bonheur de leurs familles, de leurs proches et de l’ONG ‘ACF’", ajoute le communiqué.

MULTIPLICATION D’ENLÈVEMENTS D’ÉTRANGÈRES ET D’HUMANITAIRES

Le chef de l’Etat a "adressé ses chaleureuses félicitations à tous ceux dont l’implication a permis le dénouement de cette prise d’otages". "Il a réaffirmé sa détermination à lutter contre ces actes criminels, aux côtés de tous nos partenaires de la communauté internationale", ajoute l’Elysée.

Ces quatre membre de l’ONG et les deux pilotes avaient été enlevés alors qu’ils rejoignaient l’aéroport afin de rentrer à Nairobi.
Les otages avaient été emmenés en Somalie centrale, selon les autorités locales. ACF est présent en Somalie depuis 1992. Ce pays est livré au chaos depuis le début d’une guerre civile en 1991, avec multiplication d’enlèvements d’étrangers et de membres d’organisations humanitaires. Les ravisseurs exigent généralement des rançons pour libérer leurs otages, à l’instar des pirates qui multiplient depuis début 2008 les attaques de navires au large des côtes de Somalie.


_____________________________ 2 – AFP

Somalie: libération d’humanitaires otages depuis plus de neuf mois

Quatre employés européens de l’ONG française ACF et leurs deux pilotes kényans enlevés en novembre en Somalie par des hommes armés ont été libérés mardi après neuf mois de détention dans un pays où les étrangers sont régulièrement la cible d’enlèvements crapuleux.

Les quatre employés d’Action contre la Faim (ACF) – deux Françaises, un Belge et un Bulgare – et les deux pilotes sont "apparemment en bonne santé", a indiqué dans un bref communiqué ACF après l’annonce de leur libération par la présidence française.

Le président français Nicolas Sarkozy "se réjouit et exprime son vif soulagement après l’annonce de la libération" des six otages, a indiqué dans un communiqué la présidence, selon lequel M. Sarkozy "a réaffirmé sa détermination à lutter contre ces actes criminels, aux côtés de tous nos partenaires de la communauté internationale".

Le président français a "adressé ses chaleureuses félicitations à tous ceux dont l’implication a permis le dénouement de cette prise d’otages", ajoute le texte, sans faire état du versement ou non d’une rançon aux ravisseurs.

De son côté, ACF a fait part de son "immense soulagement" après les libérations et a "remercié les communautés somaliennes ainsi que les autorités des différents pays d’origine de ces expatriés pour leur soutien sans faille et les familles des otages pour leur confiance".

Selon des sources humanitaires dans la région, les six ex-otages étaient attendus à Nairobi, capitale du Kenya où sont basées la majorité des organisations humanitaires intervenant en Somalie, pays livré au choas depuis le début d’une guerre civile en 1991.

"Les ex-otages sont actuellement examinés par des médecins et pris en charge par les équipes d’Action contre la Faim", selon ACF.

Ils avaient été enlevés le 5 novembre par un groupe d’hommes en armes alors qu’ils rejoignaient l’aéroport de Dhusa Mareb (250 km aun ord-ouest de Mogadiscio) afin de rentrer à Nairobi.

ACF est présente en Somalie depuis 1992. Vu la dangerosité du pays, l’ONG n’y a pas actuellement d’employés étrangers basés en permanence.

Les enlèvements d’étrangers, notamment de journalistes, et de membres d’organisations humanitaires, y compris somaliens, ont augmenté de façon inquiétante depuis plus d’un an en Somalie.

Le 18 juillet, trois employés étrangers d’une organisation humanitaire ont été enlevés au Kenya à la frontière somalienne par des hommes armés qui les ont emmenés en Somalie, où ils sont toujours otages.

Quatre jours auparavant, deux agents des services de renseignements français avaient été enlevés par des hommes armés dans leur hôtel à Mogadiscio. Selon des sources somaliennes, ils sont détenus par les insurgés islamistes qui veulent renverser le gouvernement de transition somalien soutenu par la communauté internationale.

Une journaliste canadienne, Amanda Lindhout, et un photographe australien, Nigel Geoffrey Brennan enlevés le 23 août près de Mogadiscio, sont également toujours retenus captifs.

Un Kényan et un Britannique, employés d’une société indienne sous contrat avec une agence d’aide de l’ONU, sont également otages depuis le 1er avril 2008, après avoir été enlevés non loin de la ville portuaire de Kismayo (500 km au sud de Mogadiscio).

Les ravisseurs exigent généralement des rançons pour libérer leurs otages, à l’instar des pirates qui multiplient depuis début 2008 les attaques de navires au large des côtes de Somalie.

_____________________________ 1 – L’Express avec Reuters

Six otages étrangers libérés en Somalie

Quatre employés de l’ONG Action contre la faim (ACF), deux Françaises, une Bulgare et un Belge, enlevés il y a plus de neuf mois dans le centre de la Somalie viennent d’être libérés ainsi que leurs deux pilotes kényans, a-t-on appris à l’aéroport de Mogadiscio.

Les six otages ont été raccompagnés sans encombre en voiture à l’aéroport de la capitale, d’où ils devaient partir pour une destination inconnue à bord d’un avion qui les attendait, après avoir subi des examens médicaux, a-t-on précise sur place.

Les quatre employés d’ACF et les deux Kényans avaient été kidnappés début novembre par un groupe d’hommes armés qui les attendaient à bord de six véhicules à l’arrivée de leur avion, affrété par la Commission européenne, sur une piste proche de la ville de Doussamareb.

À Paris, le président Nicolas Sarkozy a exprimé son "vif soulagement" après l’annonce de la libération des employés humanitaire et a adressé ses félicitations "à tous ceux dont l’implication a permis le dénouement de cette prise d’otages".

Il a réaffirmé "sa détermination à lutter contre ces actes criminels" en liaison avec les partenaires de la France au sein de la communauté internationale.

Les employés humanitaires travaillant en Somalie sont de plus en plus fréquemment la cible d’assassinats ou d’enlèvement dans ce pays en proie à l’anarchie, quasiment privé d’autorité centrale depuis près d’une vingtaine d’années.

Le gouvernement fédéral transitoire soutenu par la communauté internationale fait face à une sérieuse insurrection islamiste et ne contrôle pratiquement plus qu’une partie de la capitale.

C’est là que deux agents français en mission officielle d’assistance à la sécurité du gouvernement ont été capturés à la mi-juillet par des hommes armés et se trouvent désormais entre les mains de miliciens islamistes qui menacent de les juger.

Les autorités françaises ont déclaré il y a trois semaines donner la priorité à la négociation pour obtenir leur libération et, depuis, on est sans nouvelles des tractations en cours.