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10/11/2015 (Brève 511) Djibouti attendu au tournant démocratique (Article publié par Contrepoints. (Signé Paul Laroche)

Lien avec l’article : https://www.contrepoints.org/2015/11/10/228518-djibouti-attendu-au-tournant-democratique.

Le vent de la contestation souffle de plus en plus fort à Djibouti et la réaction du pouvoir ne s’est pas fait attendre. En quête de dialogue avec le président Ismaël Omar Guelleh, l’opposition désespère de trouver un terrain d’entente malgré un compromis politique couteux en 2013. Presque trois années plus tard, la pression repart à la hausse et le pouvoir multiplie les arrestations afin de couper l’élan d’un mouvement qui pourrait le faire vaciller. Djibouti est-il sur la mauvaise pente ?

Par Paul Laroche.

Ne nous le cachons pas, beaucoup de pays africains ne s’honorent pas par le respect de la démocratie et des droits de l’homme. Le petit État de Djibouti bordé par le Golfe d’Aden ne fait malheureusement pas exception malgré l’espoir d’un dialogue national renouvelé suite à des élections législatives en 2013 qui avait vu la percée historique de l’opposition. En place depuis 1999, le président Ismaël Omar Guelleh semble bien vouloir se représenter en 2016 pour effectuer un quatrième mandat. Une possibilité qui suscite l’indignation de ses adversaires politiques qui pour certains sont arrêtés et détenus au mépris des règles de droit. La tension monte à Djibouti et la violence de la réaction du pouvoir peut faire craindre un embrasement généralisé à moyen terme. Une hypothèse aux résultats contreproductifs pour un pouvoir qui cherche à renforcer encore sa mainmise sur l’État.

Face à un nouveau regain de tensions politiques, L’Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique (AFASPA) a adressé un courrier au président djiboutien, mais aussi au président Français afin que cessent « les violations diverses des droits de l’homme perpétrées par les militaires et les forces de police Djiboutiennes sur des bases ethniques, tribales et familiales, à l’encontre des personnes dont le seul délit est d’avoir un lien plus ou moins lointain avec des membres du Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie (FRUD) ».

Opposé militairement aux forces de l’ordre djiboutiennes, le FRUD constitue une épine dans le pied d’un président qui souhaite disposer d’une liberté totale dans son pays. Des opérations coup de poing sont parfois menées par l’un ou l’autre des protagonistes sans que la paix ne soit mise sur l’autel de la réconciliation nationale. Depuis le 3 octobre, ce sont les forces loyalistes qui sonnent la charge avec des arrestations de civils dont le seul crime est d’être liés familialement avec des membres du FRUD. Une campagne de terreur dénoncée par l’AFASPA après les premières révélations de la Ligue djiboutienne des droits de l’homme. Plusieurs dizaines de personnes auraient été arrêtées à ce jour dont une quinzaine de femmes.

La justice djiboutienne doit rapidement faire la lumière sur ce qui ressemble de plus en plus à une tentative d’intimidation par le pouvoir, même s’il est encore trop tôt pour cerner tous les tenants et les aboutissants de cet épisode peu glorieux. À un an des élections présidentielles auxquelles le président Guelleh ne peut pas se présenter si la Constitution reste la même, l’affaire fait grand bruit au sein d’une société djiboutienne qui voit avec inquiétude la montée des tensions. Sur le plan international, l’image d’Ismaël Omar Guelleh pourrait s’en ressortir ternie surtout que cela survient quelques semaines après le refus présidentiel de se présenter devant la justice britannique (en qualité de témoin) pour faire la lumière dans le procès Boreh.

Djibouti est à un tournant de son histoire. Soit toutes les parties en présence font preuve de responsabilité et cessent les actions qui engendrent la violence, soit une dérive autoritaire sans précédent et des contestations violentes pourraient éclater dans un pays où la stabilité est recherchée par les grandes puissances qui disposent notamment de bases militaires. En effet, la situation géographique tout à fait exceptionnelle de Djibouti en font un théâtre de manœuvres militaires bien plus importantes que ne le suggère la puissance intrinsèque du pays.

14/08/09 (B511)  Le rapport Deberkalleh (suite – 7 -) Présentation générale et analyse sociopolitique.


Le dossier complet

Plainte déposée devant le Procureur éthiopie pour l’assassinat des vieillards et d’enfants Afar à Guerrissa et dans les localités voisines (lien avec l’article – 2005)

DEUXIEME PARTIE

 

Après s’être occupé et avoir dirigé la sécurité intérieure et extérieure du pays depuis l’indépendance, c’est à dire, depuis Juin 1977 (27 années consécutives), l’actuel président de la République de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh (I.O.G) a accédé à la fonction suprême en 1999, d’une manière qui a donné lieu à beaucoup de controverses, de suspicion et d’incrédibilité de la part d’une majorité de la population Djiboutienne.

Sans chercher à revenir sur ces élections, nos lecteurs doivent savoir que cette victoire électorale est la résultante d’une gigantesque manipulation des masses populaires et du "bidouillage" des chiffres définitifs ainsi que de l’utilisation sans commune mesure de la corruption a tous les niveaux de la population.

L’ensemble de cette opération fut orchestrée par le principal intéressé, sa femme et aussi par un certain nombre d’acteurs dont les multiples activités qu’ils ont menées officiellement ou officieusement, frauduleuses ou légales, ont permis a I.O.G d’être considéré actuellement comme le président de la République de Djibouti.

Ces collaborateurs dont les rôles et actions furent capitales et déterminantes à cette victoire sont entre autres:

• L’Ex-Premier ministre Barkat Gourad Hamadou
• L’ex-général de la Force National de Police Yacine Yabeh Galab (Décédé depuis)
• Le Général Zakaria (Force Armée Djiboutienne)
• Le ministre Mohamed Saïd Barkat (Travail et Affaires Sociales)
• L’ex-président de l’assemblée national Saïd Badoul
• L’actuel président de l’assemblée national monsieur Arnaoud
• Le financier Abdourahman Mohamud Boreh (Ami et associé du président I.O.G) (** A noter qu’ils ont rompu leur amitiés depuis. Actualisation ARDHD)
• Monsieur Boureyeh (président de la Sogik à Dire-Dawa)
• Monsieur Ibrahim Abdi Kahin (homme d’affaires)
• Monsieur Taher Saïd Seif (homme d’affaires)
• Monsieur Abdurahman Taha (agent de change)
• Monsieur Al-Gamil (commerçant)
• Maitre Martinet et son épouse (conseiller juridique de la présidence)
• Et tant d’autres … etc.

Ces élections n’ont servi qu’à légaliser la situation qui déjà préexistait. En effet I.O.G était depuis des années, par la force des choses, le vrai chef de l’exécutif de Djibouti. Avec des méthodes fondées sur la manipulation, la désinformation ou l’intimidation pratiquées principalement sur les grands agents et administrateurs de l’État ou sur des ministres et autres hommes politique, le véritable pouvoir était déjà entre les mains d’IOG.

Le phénomène d’accaparation du pouvoir à cette époque a été rendu possible en raison de l’âge élevé du président d’alors, Mr. Hassan Gouled, mais aussi de leurs liens de parenté et surtout du vide total voulu et ordonné par I.O.G. qui a exclu de l’entourage de l’ex-président toutes les personnes susceptibles d’avoir une influence qui pourrait s’opposer à ses ambitions politiques. Dans ce cas de figure, les exemples sont légions à tous les niveaux de l’administration et des différents gouvernements de cette époque.

Ayant donc eu gain de cause aux élections présidentielles de 1999, I.O.G, s’estimant rassuré et parvenu à l’objectif pour lequel il travaillait depuis de nombreuses années, commença la mise en application de sa conception de la gouvernance d’un pays et surtout d’une population pour qui, nous en sommes réellement convaincus, il n’a non seulement pas de considération, mais dont le bien être et le développement sont le dernier de ses soucis.

I. Présentation générale

Sans pour autant faire une analyse Géostratégique ou Géopolitique, détaillée de l’objet du présent rapport, je pense qu’une brève présentation de la République de Djibouti s’impose, afin de clarifier, dès le début, certaines, ambigüités issues de conceptions erronées.

Contrairement à des conceptions véhiculées par certaines puissances occidentales ou par d’importants intérêts et capitaux arabes (islamistes ou pas), je ne crois pas que la République de Djibouti soit seulement un point géographique stratégique et ne se résume qu’à un point de pénétration des intérêts financiers arabes dans la région.

Nous ne sommes pas, non plus persuadés, qu’il convient de réduire ce pays à seulement la passe maritime du Bab-el-Mandeb ou au golfe de TADJOURAH qui pourrait éventuellement servir de rade de protection à une quelconque flotte Américaine ou Européenne en cas de conflit nucléaire généralise ou de guerre de terroriste .

Je refuse aussi d’adhérer à la conception de certains Djiboutiens et étrangers qui définissent ce pays comme un moyen d’accéder aux richesses économiques, stratégiques et culturelles des hautes terres de l’Éthiopie et de l’intérieur du continent Africain.

Mon opinion et le mouvement que je représente, bien que tenant compte de certains points des définitions ci-dessus, estime que Djibouti, c’est surtout et avant tout un peuple. Cette population, composée de plusieurs communautés (tribus), est très souvent délaissée et ses intérêts primordiaux ainsi que sa dignité ne sont jamais pris en compte et en premier lieu par le régime en place, censé la gouverner au mieux.

Quand à son développement et à celui du pays, il n’est réellement pris au compte que dans le cadre et dans le cas où il ne rapporte que des bénéfices personnels et substantiels à la famille régnante et sa cour d’affameurs du peuple.

Cette population n’aspire, pourtant, qu’à avoir une vie normale caractérisée par une bonne répartition des ressources nationales et surtout par un climat de paix tant à l’intérieur de son territoire que dans les pays et chez les peuples limitrophes.

Cette volonté d’un développement social, juste, harmonieux et équitable de la population ainsi que son désir de paix et d’instauration de très bonnes relations fraternelles avec les pays voisins (ce sont les mêmes peuples de part et d’autres des frontières) est pour nous capital et figure textuellement dans les objectifs que c’est fixé le programme politique de notre Mouvement .

Ce mouvement ainsi que ses objectifs politiques seront présentés à nos lecteurs à la fin du présent rapport.

II. Analyse Sociopolitique

Le système de gouvernement mis en place par I.O.G et qui actuellement régit la République de Djibouti et son peuple n’est rien d’autre qu’un système dictatorial et totalitaire à l’image de ceux de Syad Barreh et de Menguistou Hailé Mariam.

Il est caractérisé par un contrôle total et policier des institutions étatiques, de la population ainsi que de l’ensemble des ressources nationales. Pourtant, ce régime sur le plan régional et international, fait tout pour faire croire aux observateurs étrangers, qu’il est démocratique et respectueux des libertés humaines.

Toutefois, la réalité que vivent quotidiennement les Djiboutiens est toute autre car en vérité, Djibouti vit sous le règne de la terreur, de l’arbitraire, de la corruption et de la division.

A. Des institutions de la République

A Djibouti, les institutions constitutionnelles essentielles au bon fonctionnement d’un état existent, mais malheureusement, elles sont tellement dénaturées et détournées de leurs fonctions respectives par le pouvoir d’I.O.G, qu’elles ne jouent plus leur rôle de garant de la pérennité de l’état.

Chose plus grave, ces institutions n’assurent plus leurs fonctions de contre pouvoir qui sont leurs raisons d’être dans une démocratie normale.

En effet, outre l’exécutif dont nous parlerons plus bas, les pouvoirs législatif et judiciaire sont à Djibouti, considérés comme des quantités négligeables et ne sont plus vus que comme des départements d’une administration qui n’est là que pour exécuter strictement et fidèlement les ordres du pouvoir en place.

1. Le Pouvoir législatif

Représenté par une assemblée nationale composée de 65 députés, le pouvoir du législatif à Djibouti est vraiment fictif et inexistant. Les députés censés représenter, ce que partout dans le reste du monde, on nomme, la représentation nationale d’un peuple, ne représentent réellement qu’eux même individuellement.

En effet, à Djibouti l’assemblée ne représente aucunement son peuple, car les députés qui y siègent ne sont, en fait pas élus par la population mais sont plutôt choisis et désignés à ce poste par l’exécutif et en l’occurrence par I.O.G. lui-même. Ce choix se fait selon la qualité des services qu’ils ont rendu ou qu’ils vont rendre tant sur le plan personnel, politique ou tribal, au régime.

Toutefois le choix à ce poste de députation doit passer obligatoirement par la condition de la répartition tribale. Se conformer à cette condition n’a jamais été une difficulté pour le régime qui choisit dans chaque tribu ou chaque clan les individus les moins compétents, et surtout les moins représentatifs de sa tribu ou de son clan.

De cette façon, les députés élus par I.O.G, sont dès le départ convaincus qu’ils ne doivent rien à leur communauté ou à la tribu qu’ils sont censés représenter à l’assemblée nationale. En toute logique, leur présence à cette assemblée étant le fait du régime, il est normal dans un sens qu’ils ne cherchent pas à s’opposer aux désirs de l’exécutif. Au contraire, dans les quartiers de la ville ou au sein des tribus, ils combattent catégoriquement et âprement toutes tentatives de discussion ou de critiques constructives ou pas du régime de la part du peuple.

De plus, ils se considèrent comme des agents de renseignement et sont directement rattaché au service du contre-espionnage (S.D.S) à qui ils fournissent des informations sur la communauté ou tribu dont ils sont issus. Quelques fois le S.D.S les utilise, pour des missions ponctuelles à l’intérieur ou à l’extérieur du pays. En conclusion l’assemblée nationale n’est là, que pour légaliser et légitimer les décrets et les ordonnances injustes de l’exécutif, c’est à dire de la présidence et cela sans débat préalable.

2. Le Pouvoir Judiciaire

A Djibouti, c’est très simple, ce pouvoir n’existe strictement pas, puisque la justice dans ce pays n’appartient qu’a I.O.G et quelques fois à sa femme.

Il est le magistrat suprême. C’est donc une justice familiale qui n’est là que pour défendre les intérêts et les volontés de cette famille, de ses proches ainsi que de tous ceux qui avec elle, partagent les mêmes intérêts financiers.

Le reste, c’est à dire la population Djiboutienne et les justiciables étrangers, se retrouvent eux confronté à un système redoutable caractérisé par une négation de justice représentée par une absence totale de possibilités d’appel à une quelconque forme d’équité. Afin de maintenir cet état des choses qui défend si bien ses intérêts, le régime d’I.O.G a planifié et mis en place un système sophistiqué de corruption au sein de l’appareil de justice qui fait que toutes les instances judiciaires censées appliquer les lois, délaissent cet aspect de leurs fonctions pour adopter d’autres valeurs et critères de jugement. En effet, les juges, procureurs et autres magistrats étant tous aux ordres directs de la Présidence, il ne peut en être autrement.

Cet état des choses, perçu comme normal à Djibouti, trouve son explication dans le fait que depuis toujours, la Présidence a considéré que toute affaire judiciaire était une affaire de sécurité d’état. Cela est surtout valable si c’est une affaire d’ordre commerciale qui draine des sommes d’argent plus au moins importantes.

Dans tous les cas, les magistrats et les juges reçoivent les jugements qu’ils doivent rendre, soit d’I.O.G lui même, soit de sa femme ou soit du service de la documentation et de la sécurité (S.D.S). Le nombre de gens qui ont été ruiné et spolié de cette façon sont innombrables et la majorité d’entre eux, étaient et sont toujours des commerçants étrangers (Somaliens, Éthiopiens, Yéménites … etc.)

A l’époque où il était chef de cabinet, c’était la méthode d’enrichissement favorite d’I.O.G.

A cela s’ajoute, le fait que les magistrats se considérant couverts par le régime puisqu’ils appliquent dans leurs jugements et décisions ses directives injustes et iniques, essayent eux aussi, par tous les moyens, notamment par la corruption, de trouver leurs propres intérêts financiers dans les dossiers qui leur sont soumis pour jugement.

En conclusion à Djibouti, tout plaignant Djiboutien ou étranger est assuré de ne bénéficier d’aucune justice si le système n’est pas d’accord avec lui ou s’il ne paye pas ce qu’il doit (Bakchich !) à qui de droit. On peut donc dire que Djibouti n’est vraiment pas un Etat de droit mais un pays où, la loi du plus fort prime toute autre considération.

3. Le Pouvoir Exécutif

Officiellement la République de Djibouti est définit sur le plan du droit constitutionnel comme étant régit par un système du régime Présidentiel, mais en réalité ce pays est soumit au diktat d’un régime dictatorial et policier.

Nul ne peut le nier puisque ce système, comme les autres dictatures de part le monde, est caractérisé par une accaparation abusive des libertés humaines et de l’ensemble des pouvoirs légaux de l’état par l’exécutif représenté par la Présidence.

La réalité exposée dans les deux paragraphes précédents, démontre clairement le degré de puissance et l’omnipotence de l’exécutif Djiboutien. En effet, non seulement le régime d’I.O.G a réussi à réunir abusivement dans ses mains tous les pouvoirs et droits institutionnels prévus par la constitution, mais aussi les pouvoirs résultants de la gestion gouvernementale comme l’information, le pouvoir militaire, l’économie et les finances, la sécurité,…. etc.

Ayant donc une main mise totale, mais, illégale, sur l’ensemble des pouvoirs et droits légaux dans le pays, l’exécutif peut se permettre de ne souffrir et de ne supporter aucune critique et aucune remise en question dans sa manière de gouverner. Le régime d’I.O.G. estimant détenir un pouvoir des plus absolu se permet d’adopter des lois et des règlements les plus arbitraires et les plus injustes possibles. De plus, étant profondément convaincu que nul, à Djibouti ou ailleurs, ne pouvant discuter et remettre en question son système, le régime a institué et établit un mode de gouvernement du pays et de sa population, le plus immoral et le plus impopulaire possible.

Pour être complet, sur le particularisme du régime Djiboutien, il nous faut convenir et porter à la connaissance de nos lecteurs, que l’exécutif de ce pays n’est pas un ensemble unique, un tout, mais plutôt un assemblage artificiel de deux parties, qui ne partagent pas équitablement le pouvoir qu’elles représentent pourtant ensemble. En effet il y a d’un côté, le Premier Ministre, et les autres Ministres qui réellement ne décident de rien du tout, même dans leurs départements respectifs. Ils ne sont là que pour exécuter les ordres et ainsi garantissent leurs enrichissements personnels. De l’autre côté, il y a I.O.G et son instrument de pouvoir, la Présidence, où toutes les activités du pays sont supervisées et suivies de très près.

Ayant donc un contrôle absolu sur tout, l’exécutif gouverne par décret et jusqu’à maintenant aucun de ses décrets n’a jamais été refusé ou remis en question par le législatif.

14/08/09 (B511) Yémen Express (3 articles en Français)

_____________________________ 3 – Le Figaro avec AFP

Yémen: les rebelles rejettent une trêve

Le gouvernement yéménite, qui mène depuis mardi une importante offensive contre les rebelles chiites dans le nord du pays, leur a offert aujourd’hui une trêve, une offre rejetée par les rebelles. Un comité de sécurité gouvernemental a indiqué dans un communiqué que les autorités étaient prêtes à cesser les hostilités avec les rebelles et à négocier la situation des personnes détenues par le gouvernement.

Selon les termes de la trêve, les rebelles doivent évacuer les bureaux gouvernementaux qu’ils occupent, rendre leurs munitions et équipements, et relâcher les personnes qu’ils ont arrêtées pendant les combats, selon le comité.Accusés par Sanaa d’avoir enlevé en juin six Occidentaux (cinq Allemands et un Britannique), les rebelles doivent aussi divulguer l’endroit où ils sont retenus. Ils avaient démenti à l’époque être les auteurs d’un tel enlèvement.

Dans un communiqué, les rebelles ont rejeté l’offre de trêve, dénonçant des "tentatives du gouvernement de tromper l’opinion publique après les crimes de guerre commis dans les villages de Saada"."Le gouvernement ne veut pas réellement de solution" à ce conflit, déplorent les rebelles, qui affirment que l’accord obtenu en juin 2007 sous l’égide du Qatar pour mettre fin aux hostilités n’a jamais été appliqué par Sanaa.

Le communiqué ne fait en outre aucune référence aux otages occidentaux.

_____________ 2 – Le quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Les rebelles et les troupes du gouvernement s’affrontent dans le nord du Yémen

Les affrontements entre les rebelles Houthi et les forces gouvernementales yéménites ont repris mercredi matin dans la province de Saada, a rapporté la chaîne de télévision panarabe Al-Jazira.

Les combats ont fait plusieurs morts et blessés chez les rebelles, a indiqué Al-Jazira. Cependant, aucune annonce officielle n’a encore été communiquée.

Les habitants ont même fui la zone des combats par peur des affrontements.

Mardi, les forces yéménites ont lancé d’importantes attaques sur les foyers des rebelles dans le nord du Yémen, assistées de roquettes et d’artillerie lourde, une journée seulement après la mise en garde formulée par le président Ali Abdullah Saleh contre les répercussions de la non-adhésion au processus de paix.

Les forces de sécurité ont réitéré mardi leurs avertissements à ceux qu’ils appellent "éléments d’insurrection et de sabotage" dans la province de Saada, contre la poursuite des actes d’hostilité, déclarant qu’ils engendreront une action réflexe pour défendre les citoyens.

Les autorités yéménites accusent le groupe rebelle chiite de tenter de relancer la souveraineté du pouvoir chiite qui dominait dans la région jusqu’à la fin des années 1960.

Cependant, les Houthis affirment ne vouloir qu’établir des écoles chiites et défendre leurs villages contre ce qu’ils qualifient d’intransigeance et d’injustice du gouvernement.

____________________________ 1 – Le Vif / L’Express (Belgique)

Yemen: le gouvernement propose un cessez le feu aux rebelles chiites

Le gouvernement yéménite a proposé jeudi un cessez-le-feu aux rebelles chiites et leur a demandé la libération d’otages alors que l’armée a mené une attaque de grande ampleur contre plusieurs bastions tenus par les rebelles dans le nord du pays.

Des avions de combat et des chars ont continué à viser des positions rebelles pendant la nuit de mercredi à jeudi et il y a eu des échanges de tirs dans les environs de Saada, dans une région montagneuse et accidentée, faisant des dizaines de blessés. Un comité de sécurité gouvernemental a indiqué que les autorités étaient prêtes à cesser les hostilités avec les rebelles et à négocier la situation des personnes détenues par le gouvernement.

Selon les termes de la trêve proposée, les rebelles devraient évacuer les bureaux gouvernementaux qu’ils occupent, rendre leurs munitions et équipements, et relâcher les personnes qu’ils ont détenues pendant les combats. Selon le gouvernement, les rebelles doivent aussi divulguer l’endroit où sont retenus six otages étrangers qu’ils sont accusés d’avoir enlevés en juin, ce que les rebelles démentent.

 

13/08/09 (B511) Le Journal de la Flibuste. (2 articles en Français)

_______________________________ 2 – Le Figaro avec AFP

La marine turque capture cinq pirates

Une frégate de la marine turque a capturé aujourd’hui dans le Golfe d’Aden cinq pirates soupçonnés de préparer l’attaque d’un navire, a annoncé l’armée turque.

La frégate Gaziantep, opérant dans le cadre du dispositif de l’Otan pour lutter contre la piraterie dans la région, a arraisonné avec l’aide d’un hélicoptère et d’une unité de commandos de marine une embarcation légère à moteur transportant les cinq hommes, a précisé l’état-major des armées dans un communiqué.

Les pirates somaliens ont attaqué plus de 130 navires marchands l’an dernier, une hausse de plus de 200% par rapport à 2007, selon le Bureau maritime international.

Le 27 juillet, la force navale multinationale chargée de la lutte contre la piraterie dans l’océan Indien avait averti les navires marchands d’un risque de regain des attaques de pirates après la mousson qui se termine dans la région début septembre.

Un navire turque et ses 23 membres d’équipage sont retenus par des pirates depuis le 8 juillet.

_______________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Medvedev veut élargir le droit d’ingérence de Moscou

Medvedev défini dans un projet de loi toutes les situations qui autorisent l’armée Russe à intervenir hors du pays, notamment la «défense des citoyens russes à l’étranger».

Dmitri Medvedev a présenté lundi un projet de loi précisant les conditions d’intervention de l’armée à l’extérieur de la Russie, une législation qui sonne comme une mise en garde à la Géorgie, un an après la guerre pour le contrôle de l’Ossétie du Sud.

Selon ce projet de législation transmis au Parlement russe, l’armée pourra intervenir à l’étranger en cas d’attaque contre les forces armées russes, pour repousser une «agression contre un autre État» et pour «défendre les citoyens russes à l’étranger», indique le site Internet du Kremlin.

Cette annonce survient alors que la Russie et la Géorgie viennent de célébrer le premier anniversaire du début de la guerre pour le contrôle de la région d’Ossétie du Sud. Moscou avait justifié son intervention en soulignant que l’essentiel de la population de la province sécessionniste pro-russe disposait de la citoyenneté russe d’une part, et d’autre part que des soldats russes de maintien de la paix avaient été tués lorsque les forces géorgiennes ont attaqué l’Ossétie du Sud. La Russie a de­puis reconnu l’indépendance de cette région et celle d’un autre territoire géorgien séparatiste, l’Abkhazie.

Le texte proposé par M. Medvedev autorise aussi l’envoi de l’armée à l’étranger pour «assurer la sécurité» du commerce maritime et «lutter contre la piraterie». Des navires de guerre russes patrouillent déjà au large de la Somalie, où les actes de piraterie se sont multipliés.

13/08/09 (B511)  Le rapport Deberkalleh (suite – 6 -)


Le dossier complet

Plainte déposée devant le Procureur éthiopie pour l’assassinat des vieillards et d’enfants Afar à Guerrissa et dans les localités voisines (lien avec l’article – 2005)

TRAITS ESSENTIELS

DE LA PERSONNALITE

du Président ISMAEL OMAR GUELLEH
(suite)

 

II s’ agirait plutôt d’une personne pleinement informée sur les méthodes de manipulation, de falsification de faits ou de création de phénomènes artificiels et de désinformation des masses ou des medias journalistiques du pays ou de l’étranger exemple : l’ADI, La NATION, LA RTD, LA BBC ( section somalienne qui le protège politiquement ), JEUNE AFRIQUE L’IDIOT ou autres…, il les utilise a bon escient ou par complicité passive sur les individus et observateurs qu’il veut convaincre de cela.

Dans le même ordre d’idée, il ne perd jamais de vue l’importance de l’action et de la préparation psychologiques sur la personne ou la communauté sur laquelle il a prévu d’agir ultérieurement, d’une manière officielle ou non. C’est en fait sur ce dernier plan que son intelligence est assez terrible et efficace car cela démontre, de sa part, un vrai travail secret en amont par la transmission et la propagation préalable d’informations orientées et l’activation d’agents d’influence déjà prépositionnels a cet effet ainsi que la mise en place ou la mise en activité de structures financières a titre de soutien.

L’importance et l’exclusivité qu’I.O.G. attribue a l’utilisation de ces genres de méthodes dans sa gestion gouvernementale du pays, nous permet de constater qu’une autre de ses priorités consiste à vouloir pouvoir contrôler, coute que coute, tout individu ou tout groupe d’individus, d’une façon ou d’une autre.

A Djibouti, cet aspect de sa personnalité s’applique plus particulièrement aux gens qui réussissent dans la vie sans rien lui devoir (qu’il ne contrôle donc pas). C’est pour cela, qu’étant convaincu, qu’argent égal puissance, il s’attaque, entre autre, aux gens qui ont de l’argent surtout lorsque ceux-ci se sont le plus légalement enrichis. Estimant qu’ils sont dangereux pour lui (susceptible de financer ses opposants), puisqu’il n’a aucune prise sur eux, il les ruine, pur et simplement, en les détruisant, par ses agents de la S.D.S. interposes, dans des affaires commerciales douteuses ou par des impositions fiscales considérables de l’administration des finances.

Et dans le cas ou cela ne donnait aucun résultat, il monte de toute pièce une opération de sécurité nationale fictive pour arriver a un contrôle absolu sur ces personnes.

Dans le même ordre d’idée, étant suspicieux a l’extrême et craintif a un dégrée qui tient plus de la paranoïa que de la simple prudence, il veille scrupuleusement a mouiller et a corrompre le maximum de gens surtout ces proches collaborateurs immédiats qui doivent impérativement partager et s’associer a sa gestion inique et mafieuse du pays.

Ayant ainsi engage leurs moralités et leurs responsabilités personnelles face a la nation et face a tout ce qui pourrait advenir dans le futur, il estime non seulement avoir ainsi assure ses arrières mais aussi pouvoir continuer à exercer son contrôle sur eux.

II faut savoir qu’a Djibouti que toutes les personnes, qui ont refuse de se laisser corrompre et qui ont fait passer l’intérêt général de l’état et de la nation devant l’intérêt particulier, ont pratiquement toutes été éliminé d’une façon ou d’une autre.

En effet ces gens l’étant considérés comme la négation de l’ordre mafieux en vigueur a Djibouti, il faut qu’ils dégagent d’une manière ou d’une autre. C’est ainsi que les pressions, exerces sur eux sont telles, qu’ils sombrent dans la folie a force de khater ou de boire de l’alcool…, soit se retrouvent dans la misère la plus extrême, soit s’expatrient a l’étranger l’Europe, le Canada ou les U.S.A. … ou sont éliminés physiquement surtout s’ils sont considérés comme dangereux par I.O.G. (suicide, accident, empoisonnement).

Pour finir avec ce domaine qui a trait a la manipulation et a l’intimidation et qui malheureusement constitue pour lui la manière idéale de gouverner une nation, il est essentiel d’être informe que cet individu n’a aucun état d’âme a tromper et a leurrer des communautés entières dont il, soit dresse les membres entre eux ou qu’il, soit oppose violement a d’autres communautés voisines.

C’est ainsi que dans ce processus, important et crucial pour lui, car selon sa conception, c’est bien celui qui lui permet d’assoir et de s’assurer de la pérennité de son pouvoir sur les autres, il use a profusion de l’argent en finançant, achetant et en corrompant les personnalités qui comptent dans ces communautés. C’était le cas des communautés Somaliennes dans le cadre du traite d’Arta, et c’est aussi le cas des histoires sans fin des communautés AFAR et ISSA tant a Djibouti qu’en Éthiopie.

En effet, c’est ainsi qu’a l’époque de la guerre civile, il est intervenu sur les issas en les convainquant de contrer les actions armes du FRUD pour soit disant la défense de leurs intérêts en tant que communauté face aux Afars.

Par la suite au moment des accords de paix, s’étant engage à satisfaire toutes les revendications de la rébellion Afar, il se contenta d’acheter et de corrompre les dirigeants du front. Et c’est ainsi que les ayant mouille et pervertit, il a réussi à les couper de la communauté Afar de Djibouti et de l’Éthiopie (voir les accords avec monsieur Ougoureh Kifleh et Jean -Marie du FRUD). D’ailleurs c’est le même cas s’est présente concernant les accords avec monsieur Ahmed Dini et autres, paix a son âme Amin …

Ces deux communautés ont bel et bien été berne et manipule puisqu’ aucune d’entre elles ne s’estime aujourd’hui satisfaite. Au contraire, il continue toujours ses malversations a leur égard dans la mesure où sachant très bien que bientôt en AVRIL 2005, il va avoir de très sérieux problèmes avec les issas car de plus en plus ils font état de leur opposition a sa politique nationale et régionale, et ils s’organisent eux aussi en ce sens pour contrer ses projets politiques.

D’ailleurs, constatant le mécontentement qui grandit au sein de la communauté "ISSAS", il crée de façon sournoise par agents interposes une confrontation armée avec les Afars non plus a Djibouti mais en Éthiopie a ADAITOU, GADAMETOU, ENDUFO, GAWANI et autres …

 

Si possible aussi à prévoir dans la région de DIKHIL et de YOBOKI, afin de détourner encore une fois leur attention et leur énergie sur la défense fictive de leurs intérêts pastorales face aux Afars de l’Éthiopie et de Djibouti.

Quand a ces derniers, tenant le même langage et ayant la même attitude face aux issas, ils participent pleinement a cette vicieuse manœuvre de manipulation qui réellement n’émane que de la volonté destructrice d ‘I.O.G. a l’égard de ces deux communautés "innocents".

Depuis l’indépendance de Djibouti, ce régime à créer des conflits sans fin avec presque toutes les ethnies de la région et notamment : les issaks, les gadabourcis, les darodes, les oromos, les tigreens, les ahmaras et les afars… Bref toutes ces communautés ont une "dent" contre ce regime et attendent l’occasion pour se venger.

Voici ma conclusion sur la personnalité et la manière d’agir d’IOG:

Une observation étalée dans le temps du mode d’action d"ISMAEL OMAR GUELLEH dans sa gestion des affaires, me permet de constater qu’une certaine constance se retrouve régulièrement dans sa manière d’agir et de gérer ses dossiers. Ce constat peut se formuler comme suit:

1)- II se fixe d’abord I’ objectif qu’il veut atteindre, cet objectif est bien sur conditionne par ses priorités et, par la réalité qui s’impose a lui selon les circonstances du moment.

2(- II se délimite les différentes étapes par lesquelles il doit passer pour atteindre son but. Ces differentes etapes deviennent pour lui autant d’objectifs intermédiaires et les gens ou les observateurs se trompent très souvent sur cela, car lorsqu’ I.O.G. a franchit une de ces étapes, ils croient "tous" qu’il a atteint son objectif principal. Cela n’est pas étonnant car tant dans ses discours que dans ses actions "officielles", il fait tout pour que les gens en soient réellement persuades.

3)- Aux étapes essentielles pour la réussite de son plan, il a toujours l’habitude d’ajouter d’autres évènements qui a priori n’ont rien à voir avec son objectif mais qui pour lui n’ont qu’un seul but:

a) Désorienter totalement les observateurs ou la partie adverse afin de les empêcher de comprendre ses intentions et ainsi éviter qu’on puisse contrer ses plans.

b) Véritable expert en mystification et en désinformation (expérience a l’école du KGB), il n’hésite pas pour réussir cette manœuvre importante pour lui à engager d’énormes moyens humains, financiers et matériels.

II va même jusqu’ ‘a engager par des accords politiques ou par des fausses promesses : son nom, sa fonction, sa parole ou son pays, tellement pour lui détourner l’attention des intéressés sur ses véritables intentions a leurs égards est cruciale.

En conclusion, la seule manière de s’opposer et de contrecarrer ses plans complexes consiste à savoir le suivre quotidiennement et pouvoir le lire a travers les méandres et les circonvolutions de ses multiples manipulations ainsi que ses différentes positions qu’il adopte. Non selon son humeur et les circonstances du moment, comme beaucoup de gens auraient tendance à le croire, mais plutôt selon le schéma initial de son plan …les personnes qui le côtoient depuis longtemps comprendront cette lecture de ce rapport …/…

Sa mentalité et sa devise est: une promesse ou parole donnée n’engage que celui ou celle qui l’a croit… voir les accords du FRUD ou autres accords internationaux… le gouvernement Éthiopien, Français, Yéménite, Somalien ou Somali landais connaissent ces accords qui n’ont jamais été respecte par I.O.G. et son gouvernement a Djibouti.

13/08/09 (B511) Nouvelles de Somalie. Des religieux pakistanais assassinés. Des militaires de l’Amisom atteints par une maladie mortelle pour certains. (5 articles en Français)

_______________________________ 5 – Casafree (Maroc)

Somalie : L’ONU salue la réunion de sécurité commune à Mogadiscio

Le représentant spécial des Nations unies en Somalie Ahmedou Ould-Abdallah a salué mercredi la réunion du Comité de sécurité commun à Mogadiscio dans le cadre des efforts permanents pour réformer et améliorer la situation de sécurité en Somalie.

Il s’agit de la seconde réunion du Comité de sécurité commun (Joint Security Committee, JSC) à Mogadiscio.

Cet événement a rassemblé les membres habituels du comité, qu’ils soient Somaliens ou partenaires étrangers représentant notamment l’Union africaine, les pays de la Ligue arabe, l’Union et la Commission européennes, ou encore les Nations unies.

Dans un communiqué publié à Nairobi, M. Ould-Abdallah a indiqué que la réunion de ce mercredi avait porté sur un certain nombre de points dont la présentation des évolutions récentes dans le domaine de la sécurité, la création de groupes de travail techniques, et d’autres questions et activités relatives au soutien des institutions de sécurité somaliennes.

« L’objet de cette réunion devait être de parvenir à un certain nombre de mesures concrètes pour améliorer et renforcer le secteur de la sécurité en Somalie, en particulier en termes de réorganisation et de restructuration », a-t-il dit.

Aux termes de l’accord de Djibouti, le JSC assume la responsabilité de la coordination du travail du gouvernement et de ses partenaires internationaux pour établir les mécanismes nécessaires et adaptés au maintien de la sécurité et de la stabilité en Somalie.

Le Comité doit se réunir régulièrement et couvrira à termes les autres aspects de la réforme du secteur de la sécurité et de la mise en oeuvre de l’état de droit.


_______________________________ 4 – Centre Info ONU

Somalie : Le gouvernement a besoin d’un fort soutien international

Le gouvernement somalien a besoin d’un fort soutien international, a déclaré jeudi le représentant spécial de l’ONU pour la Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah, qui a salué la rencontre le même jour au Kenya entre la Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Rodham Clinton, et le Président somalien, Sheikh Sharif Sheikh Ahmed.

« La rencontre aujourd’hui à Nairobi est de très grande importance », a estimé M. Ould-Abdallah. Selon lui, elle est un « signe fort de soutien à la paix et à la stabilité en Somalie comme le prévoit l’Accord de Djibouti ». « Le gouvernement a besoin d’un fort soutien pour poursuivre le dialogue avec les diverses parties et pour améliorer la sécurité ».

« Le temps est venu pour les pays, les groupes, les individus et en particulier pour les empêcheurs de tourner en rond de montrer davantage de compréhension et de respect à l’égard de la Somalie et d’aider sa population à reconstruire la société et le pays. Respecter la Somalie ne signifie pas recycler des propositions pour organiser encore et encore des ‘conférences nationales inclusives’ », a ajouté M. Ould-Abdallah.

Selon le représentant de l’ONU, le gouvernement actuel est déterminé à dialoguer avec les Somaliens à l’intérieur de leur propre pays. « Les Somaliens sont dégoûtés et las de la violence qui a détruit leurs vies. Je suis impressionné par leur croyance collective dans un avenir pacifique pour eux-mêmes et leurs familles », a-t-il ajouté. « La communauté internationale ne doit pas les laisser tomber ».

_______________________________ 3 – Maxiscience

Maladie du rat : des militaires contaminés en SomalieAnnonces Google

Cinq soldats des forces de maintien de la paix de l’Union africaine (UA) seraient décédés de la leptospirose, la maladie du rat. Cinquante autres soldats ont aussi été infectés. Les experts de la santé mènent l’enquête sur cette maladie grave et potentiellement mortelle.

Ce sont d’abord des soldats du contingent burundais qui ont ressenti des symptômes de la maladie. Douleurs à la poitrine, fièvre, maux de tête, enflures sur les membres inférieurs, pouls rapide et problèmes respiratoires ont été constatés. Les premiers rapports d’enquête ont indiqué une vague de leptospirose, alors qu’aucun cas n’a été rapporté par l’Unicef dans l’ensemble de la population.

Cette maladie infectieuse appelée aussi maladie du rat est transmise à l’homme au contact de l’eau contaminée par de l’urine d’animaux infectés. La transmission d’homme à homme est impossible, l’agent contaminant est toujours d’origine animale. L’homme peut être infecté quand il est en contact avec de l’eau, de la nourriture ou de la terre contaminée par l’urine d’un animal infecté, comme un chien ou un rat.

L’Organisation mondiale de la santé rappelle que cette maladie est difficile à diagnostiquer, car des analyses en laboratoire sont nécessaires pour confirmer le diagnostic. Non traitée, la leptospirose peut entraîner une méningite, des lésions rénales, une insuffisance hépatique et une détresse respiratoire. Le risque est accru pour les personnes travaillant en plein air ou avec des animaux.

Le responsable de la santé ougandais s’est rendu à Mogadiscio où ont été évacués les soldats infectés afin d’enquêter sur cette maladie. 2700 soldats ougandais et 1600 soldats burundais sont déployés en Somalie dans le cadre de la mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

_______________________________ 2 – L’Express avec Reuters

Sept prédicateurs pakistanais tués dans le nord de la Somalie

Sept prédicateurs pakistanais ont été tués par des hommes masqués dans une mosquée de Galkayo, dans la région semi-autonome somalienne du Puntland, ont annoncé les autorités et des témoins.

SEPT PRÉDICATEURS PAKISTANAIS TUÉS EN SOMALIE

L’attaque, qui s’est produite après la prière du matin, visait un groupe de 25 cheikhs arrivés la veille dans cette région du nord de la Somalie.

"Six Pakistanais ont été tués sur le coup, un autre a succombé à ses blessures à l’hôpital. Tous étaient des prédicateurs islamistes qui venaient de Karachi", a dit à Reuters par téléphone Hussein Abdullahi, responsable de la municipalité de Galkayo.

"Les forces du Puntland ont bouclé le secteur autour de la mosquée pour protéger les autres cheikhs", a-t-il ajouté.

Abdullahi Said Samatar, ministre de la Sécurité du Puntland, a également précisé que les victimes étaient des prédicateurs qui parcouraient le monde pour répandre la foi musulmane.

"Nous avons été horrifiés d’apprendre ces meurtres", a-t-il dit.

Le ministre de l’Information du Puntland avait été tué dans la même région la semaine dernière.

Selon des habitants, les meurtres de mercredi pourraient s’expliquer par la crainte que ces prédicateurs aient pu entretenir des liens avec Al Qaïda.

La Somalie, qui est sans pouvoir central digne de ce nom depuis une vingtaine d’années, est considérée par la communauté internationale comme un terreau favorable pour des groupes extrémistes liés à la nébuleuse islamiste d’Oussama ben Laden et une menace pour la stabilité de la Corne de l’Afrique.

PIRATES ET ISLAMISTES

La région du Puntland est également un repaire des pirates qui s’attaquent aux navires marchands dans l’océan Indien et le golfe d’Aden.

Le gouvernement fédéral de transition somalien du président Cheikh Charif Ahmed ne contrôle que quelques quartiers de la capitale, Mogadiscio.

Il doit faire face aux attaques des islamistes, notamment ceux du mouvement Chabaab (Jeunesse) que les Etats-Unis accusent d’être lié à Al Qaïda.

La violence en Somalie a fait plus de 18.000 morts depuis le début 2007 et a forcé un million de personnes à fuir leurs foyers.

Mercredi encore, six personnes au moins ont été tuées dans un échange de tirs entre deux factions pro-gouvernementales près du carrefour stratégique K4 à Mogadiscio.

"Nous ne pouvons sortir de chez nous. Il y a des hommes qui se battent à chaque coin de rue", s’est plainte une habitante, Halima Osman.

Lors de son passage la semaine dernière au Kenya, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a exprimé son soutien au fragile gouvernement somalien, menaçant de prendre des mesures contre l’Erythrée si ce pays ne mettait pas fin à ses ingérences "inacceptables" dans ce pays.

Selon des services de renseignement occidentaux, la Somalie sert de refuge à des extrémistes qui projettent des attentats dans la région et au-delà.

La police australienne a déjoué cette semaine un complot visant à frapper une base militaire de Sydney et imputable selon elle à des hommes liés au groupe Chabaab.

Hillary Clinton a dit que la présence d’"éléments terroristes" sur le territoire somalien menaçait l’Afrique et le monde extérieur, et elle a sommé l’Erythrée voisine de cesser toute ingérence dans les affaires de la Somalie.

L’Erythrée rejette régulièrement les allégations de soutien aux rebelles qui sont formulées à son encontre.

Les Etats-Unis ont offert au gouvernement somalien un soutien militaire qui s’est concrétisé ces derniers mois par l’envoi de plus de 40 tonnes d’armes et d’équipements.

_______________________________ 1 – AFP

Cinq religieux pakistanais assassinés en Somalie

Cinq religieux pakistanais musulmans ont été assassinés mercredi en Somalie par des inconnus armés à la sortie d’une mosquée à Galkayo (centre), a-t-on appris de source policière et auprès d’autorités locales.

"Cinq personnalités religieuses ont été tuées après avoir été attaquées par des inconnus armés et nous sommes en train d’enquêter", a déclaré par téléphone à l’AFP Cheikh Mohamed Abdi Said, le porte-parole du groupe Ahlu Sunna Wal-jamaah, une milice religieuse implantée dans le centre du pays et opposée aux insurgés islamistes radicaux.

"Les cinq étaient du Pakistan. Toutes les routes dans la zone ont été bouclées et nous traquons les tueurs", a ajouté un responsable policier de la région sous couvert d’anonymat.

Selon le responsable policier, les cinq hommes ont été surpris dans la mosquée par leurs assaillants qui les ont abattus à l’extérieur de l’édifice.

Le groupe Ahlu Sunna, mouvement religieux affilié à la branche soufie de l’islam en Somalie et présenté comme modéré, s’est affronté à plusieurs reprises ces derniers mois dans le centre de la Somalie aux insurgés islamistes radicaux des shebab, qui ont juré la perte du président somalien Sharif Cheikh Ahmed.

Le porte-parole d’Ahlu Sunna a condamné ces assassinats, les jugeant contraire à l’Islam.

"Cette action est contraire à l’enseignement de l’Islam et à toutes les lois coutumières", a-t-il estimé.

"Les personnes tuées appartenaient au mouvement tabligh qui enseigne l’Islam. Ils n’ont jamais prêché la violence", a précisé Cheikh Mohamed Abdi Said.

Le mouvement de tabligh est un mouvement religieux musulman apolitique caractérisé par son son fondamentalisme hostile aux moeurs occidentales et son prosélytisme actif et traditionnellement non-violent.

Début 2009, Ahlu Sunna Wal-Jamaa a pris les armes pour combattre les shebab dans plusieurs zones proches de l’Ethiopie. Les shebab contrôlent actuellement la totalité du sud et la quasi-totalité du centre de la Somalie.

Fin décembre, ce groupe jusqu’alors relativement peu connu avait appelé à la guerre sainte (Jihad) contre les shebab, accusant "les factions wahhabites en Somalie, telles que les shebab et les tribunaux islamiques" d’être "la cause des problèmes sécuritaires et religieux dans le pays depuis 20 ans".

Le wahhabisme désigne une doctrine islamique sunnite rigoriste fondée au XVIIIe siècle pour ramener l’islam à sa pureté d’origine. Ses fidèles rejettent toute tradition pour s’en tenir aux seuls principes du Coran. De nombreux mouvements terroristes islamistes se réclament du wahhabisme.

La Somalie est en guerre civile depuis 1991. Le président somalien, soutenu par la communauté internationale, est confronté depuis mai à une vaste offensive des insurgés islamistes radicaux.

13/08/09 (B511) Yémen Express (2 articles en Français)

_______________________________ 2 – La presse canadienne

Le Yémen intensifie son offensive contre les rebelles chiites dans le nord du pays

De Ahmed Al-Haj (CP)

Les forces gouvernementales yéménites ont bombardé mercredi les rebelles chiites dans le nord du pays, près de la frontière saoudienne, faisant plusieurs dizaines de morts et de blessés. Cette offensive, lancée mardi soir, témoigne de l’escalade d’un conflit susceptible de déstabiliser un peu plus l’Arabie saoudite, allié clef des Etats-Unis confronté à la menace du réseau Al-Qaïda.

L’offensive militaire a été déclenchée à la suite d’allégations de responsables locaux et de rebelles selon lesquelles ces derniers se seraient emparés de nouveaux secteurs dans la province de Saada aux dépens des troupes gouvernementales. Une commission de sécurité, dirigée par le président Ali Abdallah Saleh, a promis d’écraser la rébellion.

D’après un porte-parole des rebelles, 15 civils sont morts mercredi dans un raid aérien sur un marché près de la ville d’Haydan à Saada. Un responsable des autorités a de son côté déclaré que 20 rebelles avaient été tués.

D’après un représentant local du ministère de la Santé, 12 autres personnes sont mortes dans des combats dans la province de Saada et 51 autres ont été blessées. Des responsables locaux et les rebelles ont rapporté que des centaines de personnes avaient fui les affrontements.

L’Arabie saoudite craint que le conflit ne provoque une plus grande agitation au sein des tribus chiites mécontentes vivant sur son territoire.

Les rebelles chiites reprochent au gouvernement yéménite d’ignorer leurs besoins et d’avoir permis aux wahhabites d’accroître leur influence dans le pays.

D’après une représentante de l’ONU dans le nord du Yémen, Claire Bourgeois, l’organisation veille à assister au moins 1.500 familles déplacées dans la région de Malahidh, théâtre mercredi des plus violents affrontements.

Une autre responsable des Nations unies, Lina al-Mujahed, a précisé que plus de 230 autres familles étaient arrivées dans la capitale de la province de Saada après avoir parcouru plusieurs centaines de kilomètres en provenance de différents secteurs. D’après elle, nourriture et tentes ont déjà été distribuées à la moitié d’entre elles

_______________________________ 1 – Nouvel Obs avec AP

Le Yémen intensifie son offensive contre les rebelles chiites dans le nord du pays

Les forces gouvernementales yéménites ont bombardé mercredi les rebelles chiites dans le nord du pays, près de la frontière saoudienne, faisant plusieurs dizaines de morts et de blessés. Cette offensive, lancée mardi soir, témoigne de l’escalade d’un conflit susceptible de déstabiliser un peu plus l’Arabie saoudite, allié clef des Etats-Unis confronté à la menace du réseau Al-Qaïda.

L’offensive militaire a été déclenchée à la suite d’allégations de responsables locaux et de rebelles selon lesquelles ces derniers se seraient emparés de nouveaux secteurs dans la province de Saada aux dépens des troupes gouvernementales. Une commission de sécurité, dirigée par le président Ali Abdallah Saleh, a promis d’écraser la rébellion.

D’après un porte-parole des rebelles, 15 civils sont morts mercredi dans un raid aérien sur un marché près de la ville d’Haydan à Saada. Un responsable des autorités a de son côté déclaré que 20 rebelles avaient été tués.

D’après un représentant local du ministère de la Santé, 12 autres personnes sont mortes dans des combats dans la province de Saada et 51 autres ont été blessées. Des responsables locaux et les rebelles ont rapporté que des centaines de personnes avaient fui les affrontements.

L’Arabie saoudite craint que le conflit ne provoque une plus grande agitation au sein des tribus chiites mécontentes vivant sur son territoire.

Les rebelles chiites reprochent au gouvernement yéménite d’ignorer leurs besoins et d’avoir permis aux wahhabites d’accroître leur influence dans le pays.

D’après une représentante de l’ONU dans le nord du Yémen, Claire Bourgeois, l’organisation veille à assister au moins 1.500 familles déplacées dans la région de Malahidh, théâtre mercredi des plus violents affrontements.

Une autre responsable des Nations unies, Lina al-Mujahed, a précisé que plus de 230 autres familles étaient arrivées dans la capitale de la province de Saada après avoir parcouru plusieurs centaines de kilomètres en provenance de différents secteurs. D’après elle, nourriture et tentes ont déjà été distribuées à la moitié d’entre elles.