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21/12/2014 (Brève 554) (20:30 Paris) ALERTE ROUGE . Raid sanglant de la Police contre le haut conseil de l’USN. Saïd Houssein Robeh a été blessé très gravement par balles. Trois autres personnalités blessés et transportés vers une destination inconnue (LDDH)


COMMUNIQUE de PRESSE

Un raid sanglant de la police
contre le haut-conseil de l’USN

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (L.D.D.H)

Djibouti, le 21 Décembre 2015

Selon les informations recueillies par la LDDH, la police à menée à la tombée de la nuit un raid contre le haut-conseil de l’USN qui était en réunion près de l’aéroport lors de cette attaque     Mr SAID HOUSSEIN ROBLEH, député, étudiant en 6ème année de médecine et SECRETAIRE GENERAL de la LDDH a été touché par 2 balles (l’une au coup et l’autre à l’épaule). Il est actuellement entre la vie et la mort.

Le président de l’USN, Mr AHMED YOUSSOUF HOUMED, l’ancien MINISTRE HAMOUD ABDI SOULDAN ont été grièvement blessé et Mr ABDOURAHMAN MOHAMED GUELLEH a été sauvagement tabassé et arrêté et emporté vers une destination inconnue.

Le cas de Mr SAID HOUSSEIN ROBLEH est sans doute la plus grave car l’une des balles l’a atteinte à la veine jugulaire.

La LDDH dénonce et condamne vigoureusement la barbarie et la dérive policière du régime.  

La LDDH lance un appel à soutien à toutes les organisations de défense des droits humains de par le monde à faire pression sur le régime en place à Djibouti pour que la répression s’arrête.

 POUR LA  LDDH :
Le Président

Omar Ali Ewado

04/06/10 (B554) FreeDjibouti -> La corbeille de CRABES

Par FreeDjibouti

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On a souvent signalé la singularité de Djibouti: un pays d’hommes intrépides incarnant les prodromes de la fin de l’empire colonial français, leur avait-on aussi appris. Malgré l’évolution constatée depuis trente deux ans, cette singularité demeure fortement ancrée dans les esprits.

Si je reviens au rappel de ce fait, c’est pour que dans notre pays, les jeunes générations, deviennent plus réalistes dans leur approche de la marche du monde.

C’est pour qu’ils ne confondent pas la fable et la réalité. L’homme réaliste est celui qui connaît ses forces et ses faiblesses et peut aller de l’avant. Cela ne peut pas se produire pour ceux qui vivent dans la naïveté, le verbalisme tapageur et l’illusion.

La singularité (il y en a peut-être d’autres) que je viens d’indiquer nous a conduit à un immobilisme proprement djiboutien et sans équivalent dans la région Est-Africaine : deux Présidents de la République en trente deux ans, sans aucune contrepartie positive pour le pays. Les singularités djiboutiennes expliquent cette situation. Contre toutes apparences, les djiboutiens sont gens qui croient et s’accrochent à ce qu’on leur dit et pas à ce qu’ils peuvent concrètement constater.

Or le constat de nos trente deux années d’indépendance est globalement négatif.

C’est avec tristesse que n’importe quel djiboutien peut faire ce constat et on doit le faire. Cela ne constitue pas un dénigrement de notre pays que nous aimons tous j’en suis convaincu. Mais la thérapie qui consiste à voir Djibouti telle qu’elle est, peut nous aider à nous changer nous- mêmes pour changer Djibouti.

Notre pays et notamment ses dirigeants, depuis trente deux ans ressemblent à une corbeille de crabes. Tout le monde connaît ces crustacés qui marchent de côté au bord de l’eau. Pêchés et recueillis dans un panier, les crabes qui ont la vie dure, essaient chacun de remonter les parois du panier pour s’échapper en se gênant les uns et les autres et finissent par retomber tous au fond du panier.

Au sens figuré, le panier de crabes est un groupe d’individus qui se dressent mutuellement des embûches, qui cherchent à se nuire les uns aux autres.

C’est cette image qu’offrent les djiboutiens depuis trois décennies.

L’opportunisme, l’absence totale de vision d’un avenir commun, la préservation de petits intérêts particuliers ont fait que même en se réclamant de l’unité nationale, des djiboutiens ont toujours contrecarré d’autres qui pouvaient avoir un sens élevé de la question nationale.

C’est ce panier de crabes qui a parfois conduit à l’arrestation et à la liquidation physique à gabode ou ailleurs à Djibouti, de djiboutiennes et de djiboutiens: Cadres, hommes d’affaires, citoyens moyens, femmes qui ne baissaient pas le regard devant les satrapes tropicaux et les satyres voluptueux du Parti-Etat. Le comportement de panier de crabes existe toujours. C’est toute cette ambiance de médiocrité générale bien assise d’affairisme et de débrouillardise qui explique l’immobilisme de Djibouti. Et pourtant, il ne manque pas des personnalités hélas rares de premier plan.

L’immobilisme a conduit à cette situation que soulever des objections sur la politique du Président ou d’un Ministre entraîne la suspicion de ceux qui se croient les gardiens de l’authenticité patriotique. On gagnerait cependant plus pour Djibouti à s’écouter les uns et les autres, surtout les leaders de l’opposition.

Autrement, comment comprendre que Djibouti soit l’un des pays, sinon le pays de l’Afrique de l’Est où le mécontentement de la population contre ses dirigeants est permanent. Certes, dans tous les pays existent des mécontents mais dans notre pays, le niveau de mécontentement est élevé bien qu’il n’ait jamais abouti vraiment à des changements.

Cette situation devrait cependant amener les satisfaits à se poser des questions, surtout s’ils habitent d’autres pays où ils disposent des éléments de comparaisons. Le patriotisme ne consiste pas à tout approuver si l’on aime son pays.

On ne respire plus depuis que les adorateurs de Guelleh nous assure celui dit « être à l’écoute des aspirations du peuple » compris que l’urgence à Djibouti était la modification de la constitution. Bon, une constitution n’est pas immuable, mais de là à « toiletter », à « modifier », à « amender », à « harmoniser », à « réviser » une constitution qui ne demandait pas moins que d’être appliquée pour qu’à l’expérience on en voit toutes limites et qu’on la révise en tout état de cause à la lumière du développement du pays avec ses nouvelles exigences et surtout en harmonie avec un peule de plus en plus mature aguerri, responsable, démocrate.

Mais voilà : c’était en oubliant que nous vivons dans le pays de certains qui ont toujours le temps. Qui en ont tellement, qu’ils ont depuis presqu’un quart de siècle au moins le temps d’avoir le temps de rédiger un véritable projet de société pour un pays qui mérite mieux et à juste titre. Ils ont tellement le temps, qu’ils ont pris le temps, sans que personne ne les force vraiment, d’écrire une constitution plus problématique que reflet de la maturité durement acquise du peuple djiboutien.

Ils ont eu tout le temps qu’il fallait pour constater seulement lors du deuxième et constitutionnellement dernier mandat du pire dirigeant qu’un pays ait pu avoir que le peuple (lequel on se demande bien) s’était trompé en limitant les mandats présidentiels. Si on les écoute bien, on entendrait que le peuple avait été dupé en 1992. Bon, il a fallu du temps pour s’en rendre compte.

Mais il faudra vraiment du temps pour panser les blessures des familles qui depuis quelques jours paient le lourd tribut devant Dieu et les hommes pour les batailles de goinfres qui n’ont pas le temps de se rassasier du pouvoir et qui prennent le temps de préparer ou une épouse devenue entre-temps « Madame la Présidente » à défaut de « Madame la Cheffe de l’Etat », ou des enfants qui ne sont pas meilleurs forcément que le reste des enfants de Djibouti éparpillés de par le monde.

Mais qu’ils le sachent : ils auront le temps de répondre de leurs actes, de leur gestion devant l’Histoire et s’ils lui échappent devant le Seigneur qui jugera les vivants et les morts. Et ils auront tout le temps qu’ils voudront et qu’ils haïront de vomir le temps qu’on passe en enfer : l’éternité.

En attendant, les tirs croisés de critiques sont justifiés. Guelleh et ses partisans doivent y réfléchir. L’Etat-spectacle ne mène nulle part. La prise à bras-le-corps des problèmes de gestion de la chose publique est la seule qui vaille. Et seuls des Djiboutiens compétents de l’intérieur comme de l’extérieur peuvent le faire.

C’est l’un des points de critiques qui apparaît très souvent sur ce gouvernement comme sur d’autres avant : l’occupation de postes de compétence par des gens qui n’en ont aucune et qui ne comptent que sur leurs bonnes volontés et les sacrifices prescrits par des devins mais qui s’empressent toujours (au cas où…) de faire fortunes sur le dos de l’Etat par divers détournements.

La bonne volonté affichée, la danse du ventre, n’ont jamais pu faire avancer un pays. On a toujours pensé à Djibouti, que la bonne volonté et l’intention affichées de réussir peuvent remplacer la compétence acquise après des années "d’apprentissage". Il n’en a rien été mais cette pratique se poursuit toujours. Comme toujours, dans un premier temps, des hommes politiques, satisfaits de leur sort, assis dans des fauteuils de commandement du peuple djiboutien se sentiront comblés de ce qu’ils estiment être de l’honneur alors qu’ils ne réalisent pas que l’indignité de leurs fonctions est personnifiée par des ménagères inquiètes en permanence pour la pitance quotidienne de leurs familles.

Et dire que ‘Djibouti a besoin de moi’ ‘Que j’ai un pays à construire et une population à nourrir. Je veux être jugé sur mes résultats’ dans Jeune Afrique est une insulte à la dignité du peuple djiboutien.

Jugeons-le sur ses résultats ?

Simple exemple : Djibouti a soif et pire encore les habitants du quartier de Balbala ont manqué de quoi laver leur défunt (source la RTD) Est-ce que ce fantasme est-il un gage absolu de bonne gouvernance?

Les partis d’oppositions doivent rendre un service à Djibouti. Celui de préparer l’alternance pour 2011au lieu de se manger comme les crabes. Ils montreront ainsi que l’image du panier de crabes n’a plus cours à Djibouti.

Djiboutiennement.

FreeDjibouti

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04/06/10 (B554) FreeDjibouti -> Quel Destin pour Djibouti ?

Par FreeDjibouti

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Au-delà du concept, du dogme, des principes, des valeurs et des pratiques, c’est la réalité qui s’impose. Elle est implacable. La démocratie n’est pas la panacée à tous les problèmes.

L’homme a toujours constitué un danger et rarement une protection pour son prochain. Forcés de vivre en société, les hommes doivent donc avoir des règles pour s’assurer des dangers qu’ils représentent les uns pour les autres. Naturellement, les intérêts individuels et collectifs exigent un ordre et un pouvoir qui les garantissent. Quelle que soit l’efficacité qu’on arrive à donner à cet ordre et quelle que soit l’étendue ou l’organisation qu’on donne à ce pouvoir, ils doivent être moralement subordonnés à la poursuite des fins individuelles et collectives. La démocratie est une forme de cet ordre et de ce pouvoir.

En conséquence, elle est sujette aux travers et aux faiblesses de chaque société. Ainsi, simple moyen au service de buts sociaux, elle peut être pervertie par les ambitions individuelles, les conflits politiques, la prédation extérieure, etc. Djibouti est victime de ses ravages. La nation est en ruine. L’Etat est en déliquescence ; la pauvreté, l’insécurité et l’anarchie sont plus répandues que durant la période du despotisme monopartite.

Cette cruelle réalité commande un débat de fond sur notre avenir.

DEMOCRATIE

On ne peut contester que les idées naissent reines. Mais elles ne peuvent s’accréditer que si elles sont mises au service des intérêts particuliers et collectifs.

Chez nous à Djibouti, la doctrine démocratique offre l’exemple d’un système que les divisions congénitales de notre classe politique, les travers de nos politiciens, les récriminations, les passions détestables et la cupidité ambiante ont transformé en tragédie, en désolation et en désagrégation sociale. Recherchée pour fonder les libertés et induire le développement national et l’épanouissement des individus, la démocratie se trouve préparer dans notre pays une nouvelle forme de tyrannie.

Elle a occasionné depuis presque 20 ans plus de morts, plus de violences brutes et aveugles, plus d’exilés, l’abaissement total du pays, le déchirement du tissu social, l’affaiblissement de l’Etat, la paupérisation aggravée de la masse du peuple, etc., que durant la dictature du monopartisme. Elle a engendré des passions délétères, de l’ostracisme des revanchards, le pogrom, l’exacerbation de la rapacité et des animosités et la décadence morale.

La démocratisation n’a offert essentiellement à la masse depuis 1992 que ruine, confusion, amertume et désespérance. Elle n’est pas encore la servante des grandes et belles causes de l’unité, de l’égalité, de la liberté et du bonheur. C’est la conséquence de la perfidie des politiciens, de la vénalité des parvenus et des cyniques au sein du pouvoir en place mais aussi de l’esprit vindicatif et sectaire des prétendus vrais opposants.

La masse populaire et certains intellectuels dégénérés servent de marionnettes aux forces rétrogrades et antagonistes qui polluent la vie nationale. Ces factions néfastes ont perverti le jeu démocratique et profitent de l’ignorance, de la misère et des frustrations dans le pays. Leur félonie, leur incapacité et leur manque de sens patriotique et d’honneur rendent le règne de la démocratie plus difficile à Djibouti.

Ces factions nuisent au bien-être de l’immense majorité de la population et à notre dignité. J’en éprouve beaucoup de tristesse, de la colère et une douleur lancinante. Dieu nous a créés en nous permettant d’être prévoyants, judicieux, complexes, pénétrants, doués de mémoire, capables de compassion, de raisonnement et de réflexion. Il nous a dotés de vertus mais surtout de la raison qui peut être sublime.

Mais ce sont les bas instincts que nos politiciens suscitent chez le peuple. Ils utilisent à cet effet des slogans les uns plus débiles que les autres, transforment leurs militants en primates et provoquent en permanence des crises.

Ils affichent une défiance et du mépris pour le travail de conscientisation De certains illuminés de la société civile, tout en entretenant à l’égard de celle-ci une campagne de calomnie sournoise et péteuse. Dans ces conditions, il est difficile de fonder une démocratie apaisée à Djibouti.

L’opposition traditionnelle et en priorité le parti de la revanche (MRD), qui revendique le monopole de l’opposition, sont les alliés objectifs du RPP (Je ne nuance pas que le MRD travaille pour Guelleh mais que leurs stratégies politique alimentent sa politique), les fossoyeurs de la démocratie à Djibouti et les virus qui gangrènent notre société. Tant que ces genres des badernes et des chnoques feront partis de l’opposition et floueront le peuple, notre pays continuera à reculer.

Par ailleurs, nous devons savoir que la démocratie peut être funeste pour les sociétés pauvres dans lesquelles prédominent l’ignorance et l’oisiveté et qui sont soumises à des influences de domination politique et économique étrangère. Djibouti a en plus les désavantages de la lourde infirmité de sa classe politique et des mœurs malsaines traversant le corps social. Par delà tout, notre gouvernement actuel est caractérisé par une illégitimité innée, par le crétinisme, par des incompétences et par la sujétion à l’extérieur.

La démocratie est hypothéquée à Djibouti et viciée par les intolérances, le nombre pléthorique de partis politiques et la légèreté de nos élites. Elle ne pourra jamais s’enraciner dans le pays tant que Guelleh la prendra en otage, continuera à exclure et à mépriser ceux qui lui ont permis de se hisser à la tête du pays et de profiter de la protection du pouvoir en place et tant qu’il cherchera à restaurer un passé ombreux et funeste dont il se réclame l’héritier. Qu’importe sa popularité, en état de fugacité et fondée sur de l’illusion et de l’imposture.

Le peuple ne se soumettra plus longtemps à son despotisme comme les partis politiques paillasson qui soutiennent le toilettage de notre constitution le sont. Le jeu politique ne peut se réduire entre son parti et les partis de la majorité. Guelleh et ses acolytes ont provoqué trop de morts et de violences dans le pays et n’offrent aucune vision pour l’avenir. Nous devons être comptables d’un changement dont le contenu est le redressement national. La démocratie exige le recul de l’ignorance, de l’intolérance et l’éradication de la pauvreté. Pour réussir, nous devons restaurer la tolérance, l’unité nationale, l’ordre, la discipline et tourner les pages sombres du passé.

PAUVRETE

Le combat d’arrière-garde, que mènent les conservateurs du RPP et les partis traditionnels de l’opposition, a fini par ruiner notre pays et à rendre la masse populaire plus pauvre qu’elle ne l’était il y’a 20 ans. Au lieu de nous amener à remettre en cause nos habitudes, nos modes de pensée du passé, nos politiciens les cultivent pour servir leurs intérêts personnels. Il suffit de critiquer un acte ou une prise de position d’un leader d’un parti traditionnel de l’opposition pour être accusé d’avoir pris de l’argent ou d’être inféodé au RPP.

Cette intolérance et cet obscurantisme sont meurtriers pour la démocratie. Ils entretiennent les haines, excitent les lubies et provoquent les violences, les crimes et aggravent la pauvreté. Au mépris de l’intérêt supérieur de la nation, les politiciens et quelques lycaons plumitifs de la presse abusent des libertés difficilement acquises.

Au lieu d’inspirer au peuple le respect de la dignité humaine, de l’énergie au travail, le goût de la réflexion, l’amour pour les valeurs morales, ils répandent des rumeurs, excitent aux ressentiments et au dénigrement et entretiennent l’esprit d’oisiveté et de corruption. Les plumitifs abâtardis de la presse écrite, heureusement peu nombreux, ne viennent jamais rencontrer les leaders politiques de l’opposition à Djibouti. Mais ils saisissent toutes les occasions pour dénigrer et qualifient d’insultes les réprobations morales des égarements des leaders de l’opposition dite traditionnelle et d’utopie ou de démagogie les appels au peuple à l’effort, au travail et à la créativité.

Comment va-t-on et comment peut-on vaincre la pauvreté sans travailler avec ardeur et sans compter avant tout sur nos propres forces ? Nous sommes pauvres parce qu’il y a trop d’ignorance, de corruption et de désœuvrement dans notre société. L’inculture et l’illettrisme induisant le parasitisme, la fainéantise, la méchanceté et la misère, je pense qu’il faut être sans complaisance avec les politiciens traditionnels et leurs chiens de garde.

Puisque, en vérité, nous ne sommes pas pauvres mais que ce sont la cupidité, l’incompétence et l’étroitesse d’esprit de nos élites dirigeantes et politiques qui liquéfient nos énergies, bradent nos ressources et nous transforment en mendiants et en indigents.. Il s’agit pour moi de vaincre la pauvreté et non de la réduire comme on nous l’impose.

Les ressources humaines étant la première richesse des nations, nous pouvons compter sur le travail, l’intelligence et la discipline du peuple Djiboutiens pour amener le progrès partout dans le pays.

Pour parvenir à élever notre peuple tout entier à la dignité humaine, il n’est pas vain de lui répéter inlassablement que toute nation a les moyens de décider de sortir de la faillite.

Djiboutiennement

FreeDjibouti

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02/06/10 (B554) La résistance dans le Nord et la situation dangereuse qui se développe dans le pays (Autres articles)

_______________ Dabio.net (article repris par plusieurs média)

Djibouti : 3 morts et 12 blessés dans un accrochage entre l’armée et les forces du FRUD

De violents affrontement ont éclatés entre l’armée nationale djiboutienne et les forces armés de la principal rébellion du pays, le FRUD (Front pour la Restauration de l’Unité et la démocratie).

Pressée par le Président de la République, qui veut des résultats immédiats, l’Armée a entrepris deux attaques contre les combattants de FRUD au Nord de Djibouti : à côté de Bouya (près de la frontière éthiopienne et à Eshatou Asmadera (35 km d’Obock).

Les attaques de l’Armée on été repoussées sur les 2 fronts par les combattants de FRUD, en leur infligeant des pertes : 2 morts et 7 blessés à Bouya, 1 mort et 3 blessés a Eyshatou. Les tensions sont très vives dans les régions de Mabla, de Moussa Ali et Bouya.

Le FRUD impute l’entière responsabilité de cette escalade sur l’entêtement du régime à s’enfermer dans une logique guerrière, plutôt que de favoriser la résolution pacifique des causes des conflits d’après Mohamed KADAMY, un responsable du mouvement.

02/06/10 (B554) La résistance dans le Nord et la situation dangereuse qui se développe dans le pays

_________________________ La LDDH diffuse des appels

____________ à SURVIE

Je lance un Appel à SURVIE qui n’a jamais manqué de nous épauler dans notre combat pour la fierté Africaine, notre combat pour la dignité Africaine, et aujourd’hui dans notre mobilisation contre la modification de la Constitution pour des intérêts mafieux en République de Djibouti.

Nous vous serons reconnaissants d’amplifier et de nous épauler pour qu’enfin l’Afrique soit Libre conformément au Discours politique de 1958 du Général de Gaulle qui n’avait jamais été respecté.

Il est temps que la Politique néfaste et dépassée de la France, Politique dangereuse qu’heureusement SURVIE dénonce constamment.

Il est temps, que le “Pavillon de la France-Afrique à Nice”, baisse Pavillon d’autant plus que les populations Africaines sont déterminées à ne plus être dominées par des Agents de la “Piscine”.

Fidèles amitiés
Jean-Paul NOEL ABDI

________________________Ci-après un Flash Info.

Un vieux Djiboutien s’exprime sur les dangers actuels.

Djibouti, le 1er Juin 2010

Suite à la reprise des conflits armés et des répercutions sur les populations civiles au Nord et Sud Ouest.

Le Nord est à feu et à sang …

Le Sud est dépouillé et sans Chemin de Fer…

La Capitale est en mouvement contre l’Association des Mafieux au Pouvoir.

Les mains sanguinaires d’IOG sont-elles toujours en ballade, loin de la Realpolitik ?

___________________ Appel à Jean-Loup SCHAAL.

Appel sans commentaire immédiat, sur le dernier conflit armé en République de Djibouti provoqué par le candidat perpétuel invité pour le Sommet de France-Afrique afin de s’exprimer sans Impunité pour l’extermination des populations de Mogadiscio et probablement celles de Djibouti.

Les vieux Djiboutiens suivent avec une attention particulière le mea culpa de la France-Afrique consistant à ne plus cautionner les Crimes de Guerre, Crimes contre l’Humanité et autres Crimes Organisés.

Baxwell
un vieil ami des vieux Djiboutiens

02/06/10 (B554) Le Journal de la Flibuste (3 articles)

________________________ 3 – AFP

Les marins d’un cargo capturé au sud du Yémen reprennent le contrôle du navire

Les marins d’un cargo libyen capturé par des pirates somaliens en février ont repris le contrôle de leur navire après un affrontement avec leurs ravisseurs, dont certains ont sans doute été tués, a annoncé mercredi la force navale anti-piraterie de l’UE, Atalante.

"Aujourd’hui (mercredi) à 10H10 locales, le cargo libyen RIM capturé (par des pirates) a informé (la force navale de l’UE) que l’équipage a repris le contrôle du bateau", a indiqué Atalante dans un communiqué.

"Un des membres de l’équipage a été sérieusement blessé" durant l’altercation avec les pirates, a indiqué Atalante et "plusieurs pirates auraient été tués".

Dans un communiqué publié à Bucarest, le ministère roumain des Affaires étrangères a pour sa part indiqué qu’"une altercation avec les pirates a eu lieu à bord du navire et s’est soldée par des blessures légères pour deux membres d’équipage dont un marin roumain".

"La situation est sous contrôle. L’état de santé du citoyen roumain est stable", a précisé ce communiqué.

Le RIM, petit cargo d’une capacité de 4.800 tonnes, avait été capturé dans le nord-ouest du Golfe d’Aden, au sud des côtes du Yémen, par une trentaine d’assaillants, le 3 février dernier. Le bateau qui battait pavillon nord-coréen comptait dix membres d’équipage (9 Syriens et un Roumain).

L’affrontement entre les marins et les pirates a eu lieu au sud-est de Garacad, au large des côtes du nord de la Somalie. Un navire de la Navfor, la frégate espagnole SPS Victoria, qui croisait non loin du lieu de l’incident, s’est porté au secours du cargo et a empêché, grâce à un hélicoptère, que d’autres pirates reprennent le contrôle du navire.

Fin mars, les pirates qui avaient capturé le RIM avait exigé 3 millions de dollars de rançon pour sa libération, menaçant dans le cas contraire d’exécuter l’équipage.

Propriété de la société libyenne White Sea Shipping, le cargo était parti de Roumanie. On ignore la nature de sa cargaison ainsi que sa destination initiale.

Il n’avait pas été enregistré auprès des autorités chargées de surveiller cette zone de l’océan Indien.

Après sa capture, le cargo avait été amené dans un premier temps par ses ravisseurs au large de la localité de Lasqorey, à la limite entre les régions autoproclamées autonomes du Somaliland (nord-ouest de la Somalie) et du Puntland (nord).

________________________ 2 – AFP

Un cargo panaméen et 24 marins capturés par des pirates somaliens

Un cargo battant pavillon panaméen, le Dubai, a été capturé avec ses 24 membres d’équipage par des pirates somaliens, mercredi dans le golfe d’Aden, a indiqué le quartier général de la force antipiraterie de l’UE.

"Aux premières heures le 2 juin, le propriétaire du MV QSM Dubai a rapporté qu’un groupe de pirates en armes étaient montés à bord du bateau et s’en étaient saisi", a annoncé le QG d’Atalante dans un communiqué.

Ce cargo de 15.220 tonnes a un équipage de 24 marins de nationalités égyptienne, pakistanaise, bangladeshi et ghanéenne, a-t-il précisé.

Un navire de guerre américain, le Cole, qui participe à la flottille de l’Otan engagée dans la lutte antipiraterie au large de la Somalie, a observé la présence d’un homme armé d’un lance-roquettes à bord du Dubai et un avion de patrouille maritime a ensuite confirmé sa capture, a encore indiqué Atalante.

Le Dubai, dont la destination était le Brésil, se trouvait dans le couloir de navigation recommandé lorsqu’il a été pris d’assaut par les pirates.

________________________ 1 – Portail des sous-marins

La coopération entre l’EU NAVFOR et la TF 151 se développe

Par Rédacteur en chef.

Le commandant de la force EU NAVFOR a reçu le 31 mai le commandant de la Task Force 151 à bord du navire-amiral européen, le HSwMS Carlskrona. Les 2 commandants se sont déclarés heureux du très bon niveau de coopération régnant entre les 2 forces luttant contre la piraterie au large de la Somalie et ont décidé de la renforcer.

Le commandant de la Task Force 151, le contre-amiral Beom Rim Lee, a exprimé sa satisfaction concernant le bon niveau de coopération entre les 2 forces au large de la Somalie. Il a aussi exprimé l’espoir d’améliorer la coopération avec les forces nationales présentes dans la région : Chine, Inde, Russie et Japon.

Les discussions ont concerné les opérations de lutte contre la piraterie dans le bassin somalien et le golfe d’Aden, ainsi que la coordination des forces patrouillant le corridor recommandé — IRTC (Internationally Recommended Transit Corridor). Les 2 commandants se déclarés heureux du niveau de coopération avec la 3è force internationale, celle menée par l’OTAN, la Task Force 508.

La possibilité d’échanger des officiers entre les 2 forces a aussi été abordée. Le contre-amiral Jan Thörnqvist, commandant de la force européenne, a salué cette idée comme un moyen de développer encore les relations entre les 2 forces. Cette question devra encore être discutée.

Le commandant de la TF 151, le contre-amiral Beom Rim Lee, et sa délégation ont ensuite visité le navire-amiral et le centre opérationnel embarqué de la force européenne.

04/06/10 (B554) Communiqué de la LDDH : le ratissage continue dans le nord ? (+ un hommage à Floribert Cheyeda)



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 3 JUIN 2010.

Le ratissage au nord continue ?

Les disparitions forcées
des populations civiles se déroulent dans le plus grand secret

Le droit d’aller et venir est constamment violé sous prétexte des raisons de sécurité.



Depuis pratiquement plus d’un an, probablement dans le but d’instaurer un climat d’insécurité, la situation au Nord se détériore dangereusement.


La volonté de se maintenir au pouvoir par des modifications illégales de la Constitution, la volonté d’instaurer l’insécurité par un candidat le Dictateur impopulaire Ismaël Omar Guelleh afin de justifier son viole en toute Impunité de la Constitution et ce auprès des Chancelleries et des Forces armées Etrangères basées à Djibouti, cette volonté des sanguinaires au pouvoir est injustifiable et intolérable, d’autant plus que tous ces Crimes de Disparitions forcées et autres Crimes de Guerre depuis le début de l’année prennent une ampleur plus qu’inquiétante.


Tenons compte des difficultés d’obtenir des informations rapides dans les zones d’Andoli, Madeha, de Wadi, de tant d’autres zones au Nord et à l’ouest de notre pays.


Dénonçons les Crimes de Guerre et autres Crimes Organises, qui en toute Impunité et dans le silence généralisé se propage dangereusement sur tout le Territoire nationale.


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très préoccupée de ces méthodes intolérables de répressions aveugles et absurdes contre les populations civiles, qui ne veulent que vivre en paix et choisir leurs propres représentants légitimes.


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est consciente que le nombre exact des Disparitions forcées est difficilement cernable,


Toutefois, la LDDH exige la libération immédiate et la cessation des tortures, qui depuis ces derniers temps, s’abattent sur au moins quatre civilsqui sont détenus illégalement dans un lieu tenu secret comme la SDS ou autres lieux de non droit par des Forces armées ou plutôt par des milices de l’Equipe au Pouvoir. Il s’agit de :

– De l’Okal général MOHAMED HOUSSEIN MOHAMED ;

– HOUSSEIN MOHAMED AHMED ;

– AHMED ALI OBAKAR ;

– AHMED ALI HOUSSEIN.


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel urgent à tous les Défenseurs des Droits de Homme et condamne avec rigueur les Disparitions forcées organisées par le régime en place, probablement avec le silence complice des Forces Etrangères Stationnées à Djibouti.

NOEL ABDI Jean-Paul

_______________ HOMMAGE

AU DEFENSEUR ET AMI FLORIBERT CHEBEYA BAHIZIRE


QUE DIEU TOUT-PUISSANT L’ACCEUIL DANS SON PARADIS CELESTE ;


Ayant connu personnellement FLORIBERT CHEBEYA Défenseur exemplaire qui n’hésitait pas à vous tenir informé de la situation de son pays, d’exprimer régulièrement son témoignage en faveur de tous les opprimés congolais, de combattre sans réserve l’Impunité dans son Pays.


En un mot le courageux Défenseur FLORIBERT CHEBAYA était la VOIX DES SANS VOIX.


Nous sommes persuadés que ce crime odieux émane des responsables au plus haut niveau de l’Etat, voir même commandité par le Chef de l’Etat de la République Démocratique du Congo.


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exige une Commission d’Enquête internationale.


La Ligue Djiboutiennes des Droits Humains (LDDH) partage avec émotion la douleur de son épouse, de toute sa famille ainsi que tous les militants et présente ses profondes condoléances.


Je prie pour le croyant FLORIBERT CHEBEYA et pour son ami FIDELE BAZANA EDADI tous les deux torturés et tués sauvagement par des Responsables corrompus en République Démocratique du Congo.


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) rend un VIBRANT HOMMAGE AU DEFENSEUR AFRICAIN INFATIGUABLE, Vice-président de l’UIDH, VIBRANT HOMMAGE A FLORIBERT CHEBEYA BAHIZE PERE DE LA VOIX DES SANS VOIX (VSV).

NOEL ABDI Jean-Paul

__________COMMUNIQUE DE PRESSE – L’OBSERVATOIRE



République démocratique du Congo (RDC) : Vive indignation suite à la mort du défenseur des droits de l’Homme Floribert Chebeya Bahizire



L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), exprime sa plus vive indignation suite à l’annonce de la mort de M. Floribert Chebeya Bahizire, directeur exécutif de la Voix des sans-voix pour les droits de l’homme (VSV) et membre de l’Assemblée générale de l’OMCT, dans des circonstances peu claires.



Alors que M. Floribert Chebeya Bahizireétait porté disparu depuis le 1er juin 2010, son corps a été retrouvé sans vie par la police ce mercredi 2 juin dans la matinée à bord de sa voiture sur une route à la sortie de Kinshasa. Par ailleurs, M. Fidèle Bazana Edadi, membre et chauffeur de la VSV qui accompagnait M. Chebeya Bahizire, reste porté disparu. Au moment de publier ce communiqué, le directeur exécutif adjoint de la VSV, M. Dolly Ibefo Mbunga, n’avait toujours pas été autorisé à voir le corps de M. Chebeya Bahizire et la police lui a demandé de revenir dans la matinée du 3 juin.



Dans l’après-midi du 1er juin 2010, M. Floribert Chebeya Bahizire avait reçu une convocation à se rendre auprès de l’inspecteur général de la police nationale congolaise (IG/PNC), le Général John Numbi Banza Tambo, pour un motif qui devait lui être communiqué sur place.



Accompagné de M. Bazana Edadi, M. Floribert Chebeya Bahizire s’était alors rendu aux bureaux de l’IG/PNC, dans la commune de Lingwala, Kinshasa, vers 17h. Lorsque ses proches ont cherché à le joindre par téléphone peu après 21h, M. Chebeya Bahizire n’a pas décroché, tandis que le téléphone de M. Bazana Edadi était éteint. A partir d’une heure du matin, tous les appels en direction du téléphone de M. Chebeya Bahizire étaient déviés.



« Nous condamnons fermement la mort de M. Floribert Chebeya Bahizire, défenseur des droits de l’Homme reconnu pour sa lutte en faveur de la justice et des droits de l’Homme, décès survenu dans des circonstances pour le moins obscures, et nous nous associons à la tristesse de ses proches, de ses collègues et de tous les défenseurs des droits de l’Homme congolais », a déclaré M. Eric Sottas, secrétaire général de l’OMCT.



L’Observatoire condamne la mort de M. Floribert Chebeya Bahizire qui s’inscrit dans un contexte d’insécurité croissante et d’intimidations répétées à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme en République démocratique du Congo, et réitère sa plus vive préoccupation au regard de la détérioration de la situation des défenseurs en RDC.



« Nous appelons les autorités congolaises à mener une enquête indépendante afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort de M. Chebeya Bahizire et à retrouver M. Bazana Edadi dans les meilleurs délais. Nous appelons également la MONUC a faire le suivi nécessaire en application de son mandat de protection des défenseurs des droits de l’Homme dans le pays », a déclaré Mme Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.



Plus généralement, l’Observatoire appelle les autorités congolaises à mettre un terme à toute forme de harcèlement à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme en RDC, et à se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, ainsi qu’aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la RDC.



Pour plus d’informations, merci de contacter :

· OMCT : Eric Sottas / Delphine Reculeau : + 41 22 809 49 39

· FIDH : Karine Appy / Fabien Maitre : + 33 1 43 55 25 18

02/06/10 (B554) Nouvelles de Somalie (5 articles)

_____________________ 5 – Les Afriques

Somalie : L’UE contribue à la formation de 400 Somaliens

Afin de soutenir le gouvernement fédéral de transition en Somalie, l’Union européenne contribue à la formation d’un premier groupe de 400 Somaliens en Ouganda.

Ils font partie des 2000 soldats qui devraient être formés à l’ouest de l’Ouganda Bihanga.

En effet, Pita Juan, chargé des relations publiques de la mission de l’UE, a mentionné que « nous en attendons d’autres. Toutefois, tout dépendra de ce qui se passera en Somalie ».

A noter que le soutien à la formation de l’UE vient en appoint de celle financée par le gouvernement des États-Unis.

La Mission de l’Union africaine en Somalie s’attend à former 6000 soldats, afin de superviser la sécurité, vu que plusieurs groupes de militants se battent contre le gouvernement fédéral de transition et des forces de maintien la paix de l’UA.

_____________________ 4 – Le Figaro avec Reuters

Des combats font 24 morts en Somalie

Des combats entre insurgés islamistes et miliciens favorables au gouvernement ont fait hier au moins 24 morts et une cinquantaine de blessés dans deux villes du centre de la Somalie, a déclaré mercredi le groupe somalien de défense des droits de l’homme Elman.

Les affrontements ont opposé des miliciens du groupe Ahlu Sunna Waljamaca, alliés au gouvernement du président Cheikh Sharif Ahmed, aux insurgés islamistes d’Al Chabaab, à Marergur et Gadon, deux villes de la région de Galgadud.

"Au moins 24 personnes ont péri et plus de 50 autres ont été blessées, surtout des combattants, pendant de longues heures d’affrontements", a déclaré Ali Yasin Gedi, vice-président d’Elman, organisation basée dans la capitale Mogadiscio.

Les insurgés cherchent à étendre la zone sous leur contrôle, à partir de leurs bastions du sud, en direction de la région du Puntland, dans le nord-est du pays. Dans la capitale, le gouvernement de transition, soutenu par l’Occident et les Nations unies, ne contrôle guère plus que le port, l’aéroport et le palais présidentiel.

_____________________ 3 – Romandie News (Suisse) avec AFP

Somalie: 16 morts dans des combats au centre du pays

Au moins 16 Somaliens, surtout des combattants, sont morts mardi dans des affrontements entre factions près de deux villes-clés du centre de la Somalie, ont annoncé des anciens et des sources officielles.

Les combats les plus meurtriers ont éclaté dans les environs de Dhusamareb, région frontalière de l’Ethiopie et récemment passée sous le contrôle de la milice pro-gouvernementale Ahlu Sunna wal Jamaa.

Les combattants d’Ahlu Sunna et des islamistes Shebab, proches d’Al-Qaïda, se sont affrontés à l’arme automatique et lourde durant plusieurs heures.

"Nos forces ont intercepté des militants shebab qui tentaient des raids de villages de la région. De nombreux cadavres sont encore dispersés sur le champ de bataille", a déclaré à l’AFP un porte-parole des Ahlu Sunna, Sheikh Abdullahi Abu Yusuf Alqadi.

"Ils se sont enfuis et nos combattants sont encore à leur poursuite", a-t-il ajouté.

Selon des anciens de la zone, ce sont les plus lourds affrontements depuis des mois.

"Les combattants Shebab et Ahlu Sunna se sont affrontés dans le village de Marergur surtout et les corps de dix personnes, surtout des combattants, ont été comptés", a déclaré Abdullahi Husein, un ancien.

Selon un résident, "le nombre de morts pourrait être supérieur à 10 parce qu’il n’y a pas encore d’accès à la zone".

Six autres morts ont été dénombrés dans d’autres combats entre forces gouvernementales et insurgés de l’autre mouvement Hezb Al-Islam dans un village proche de Beledweyn, autre ville de la frontière éthiopienne.

Fidow Ali Wardher, un résident, a indiqué que les forces gouvernementales avaient attaqué le Hezb al-Islam. Il y a eu six morts, dont deux civils.

"Nous ignorons qui contrôle la zone actuellement mais les combats ont cessé ce soir", a-t-il indiqué.

D’autres habitants ont fourni le même bilan.

Des sources officielles somaliennes ont confirmé ces combats meurtriers. "Il y a des combats impliquant nos forces et il y a des morts mais nous n’avons pas d’autres informations pour l’instant", a déclaré à l’AFP le colonel Mohamed Ali, un officier de sécurité.

Les zones de Beledweyn, qui ont changé plusieurs fois de mains et de Dhusamareb sont des voies commerciales stratégiques vers l’Ethiopie.

Les Shebab et leurs alliés du Hezb al-Islam contrôlent la majeure partie du sud et du centre de la Somalie.

Les forces gouvernementales, soutenues par des troupes africaines, ne contrôlent que certains quartiers de Mogadiscio et Ahlu Sunna est bien implantée dans quelques zones du centre du pays.

____________ 2 – Quotidine du Peuple (Chine) avec XINHUA

Somalie : les affrontements provoquent à nouveau la fuite de milliers de personnes (HCR)

Au cours du dernier mois, de nouveaux combats entre forces gouvernementales et groupes armés rebelles dans la capitale Mogadiscio ont entrainé la fuite de plus de 17.000 personnes, dont 14.300 pour les deux dernières semaines, a indiqué vendredi le Haut commissariat des Nations Unies aux réfugiés (UNHCR).

Selon l’agence onusienne, cela porte à 200.000 le nombre total de Somaliens qui ont été déplacés depuis le début de l’année 2010. Elle souligne aussi l’augmentation du nombre de victimes civiles depuis quinze jours, avec 60 personnes tuées et une cinquantaine d’autres blessées à caude des combats de rue de la capitale.

« La majorité de ceux qui ont fuit Mogadiscio était déjà des déplacés internes », a souligné le porte-parole du HCR, Andrej Mahecic, lors d’une conférence de presse au siège de l’organisation, à Genève. Il a rappelé que plus de 350.000 Somaliens s’étaient déjà refugiés dans la capitale. « Les plus chanceux ont été accueillis par des proches ou des amis, les autres errent dans les rues, faute d’abris », a-t-il ajouté, précisant que la plupart n’avaient même pas les moyens de quitter les zones de combats et de rejoindre le corridor humanitaire d’Afgooye, à 15 kilomètres, où 366.000 déplacés sont déjà réfugiés.

« Le nombre de familles qui vive dans les rues de Mogadiscio dans des conditions extrêmes ne cesse d’augmenter. Ce sont les gens les plus vulnérables et les plus dépendants du peu d’aide humanitaire que les organisations parviennent à distribuer », a encore expliqué Andrej Mahecic, déplorant en particulier que de plus en plus de femmes et d’enfants soient obligés de mendier.

« Les rapports de nos partenaires font état de personnes épuisées, tendues, affamées, mais toujours à l’écoute de la radio, avec l’espoir d’y entendre l’annonce de la fin des combats », a-t- il conclu.

La situation en Somalie continue d’être l’une des catastrophes humanitaires les plus dramatiques. Avec la poursuite des affrontements entre troupes du Gouvernement fédéral de transition et milices islamistes, le nombre de Somaliens déplacés dans leur propre pays avoisine désormais 1,4 million, alors que 580.000 autres sont réfugiées dans les Etats voisins. Sur une population de 8 millions d’habitants, trois millions dépendant aujourd’hui de l’aide internationale.

____________ 1 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Somalie: Sharif Hassan Sheikh Adan élu nouveau chef du Parlement

Sharif Hassan Sheikh Adan a été élu vendredi nouveau président du Parlement de la Somalie.

M. Adan, ancien ministre des Finances du pays de la Corne de l’Afrique, a remporté 217 voix sur 388 à la session parlementaire.

Cette information intervient après qu’un officiel somalien eut confirmé vendredi que trois hauts responsables somaliens, dont deux ministres, ont échappé à une tentative d’assassinat dans la nuit de jeudi à vendredi.