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05/01/2016 (Brève 604) Communiqué de la LDDH sous la signature de son deuxième vice-Président pour exiger la libération de son Président Omar Ali Ewado et l’ouverture d’une enquête indépendante sur le massacre du 21 décembre 2015 commis à Buldhuqo

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La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (L.D.D.H) Djibouti, le 4 janvier 2016

COMMUNIQUE de PRESSE
La LDDH exige la libération immédiate de son Président et l’ouverture d’une enquête indépendante internationale sur le massacre du 21 décembre 2015 à Buldhuqo

La famille de M. Omar Ali Ewado et les membres de la LDDH sont inquiets de l’intégrité physique et morale de son président après son arrestation arbitraire et détention au secret depuis une semaine dans la SRD (Section de Recherche et de Documentation), haut lieu de torture de la gendarmerie surnommée « Fichta » correspondant à l’électricité appliquée sur les citoyens djiboutiens lors des séances de torture.

Et pour cause, la famille de Mr Ewado est interdite de toute visite à lui et cela malgré la demande incessante et expresse de la famille pour leur permettre de le voir. Sans avoir eu ses droits à la défense et maintenu dans un isolement total depuis son arrestation par la gendarmerie le 29 décembre 2015 devant l’hôpital Bouffard lors de la sortie imposée de notre Secrétaire Général de la LDDH , il a été déféré hier dimanche 03 janvier 2016 sans la présence de son avocat devant le Parquet à la chambre correctionnelle du Tribunal de Première instance de Djibouti, qui siégeait en matière de flagrants délits , qui a fait un renvoi de l’affaire au dimanche 10 janvier 2015.

Par conséquent, tout laisse a croire que Mr Ewado est probablement malmené et maltraité dans la sinistre prison de Gabode où il est placé en détention provisoire.

Ceci encore une fois démontre l’acharnement et la menace constante des membres de la LDDH d’une justice au service du régime qui veut détruire les preuves du massacre du 21 décembre 2015 dont le régime a déjà fait des compensations à des familles des victimes et le site du carnage est gardé par les militaires qui ont tués encore deux autres personnes et blessé un autre qui se sont approché du site le soir du dimanche 03 janvier 2016 selon des sources

rapprochées. 

La LDDH dénonce et condamne l’arrestation arbitraire et la détention illégale de son Président, exige la libération immédiate de M. Omar Ali Ewado et de tous les détenus politiques.


Enfin la LDDH lance encore un appel pressant à l’adresse de la Communauté internationale, aux organisations internationales des droits de l’homme pour que cessent les violations systématiques des droits de l’homme et exige l’ouverture d’une enquête indépendante internationale.

Le 2ème Vice Président de la LDDH
Mahdi Samireh Sougueh

20/05/11 (B604) A lire sur LOI et les autres publications du groupe, cette semaine …

__________________________ 3 – Djibouti

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1309 – 21/05/2011
La recette d’IOG pour se relancer
Le nouveau gouvernement désigné par le président Ismaïl Omar Guelleh (IOG), le 12 mai, marque un changement dont il est encore trop tôt pour percevoir l’effet politique. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1309 – 21/05/2011
Renad
Khalid Hashem Nagro, l’homme d’affaires saoudien qui est General Manager d’Arabian Renad à Djeddah, vient de créer une filiale à Djibouti . (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1309 – 21/05/2011
Mezz Afrique
Après avoir réalisé quelques travaux d’aménagement (remblai et canaux d’eau en communication avec la mer) sur une zone marécageuse de 95 000 m2 limitrophe de la présidence djiboutienne, la société Mezz Afrique vient de se voir attribuer ce terrain à titre définitif par un décret signé par le président Ismaïl Omar Guelleh, le 25 avril. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1309 – 21/05/2011
Widda Trading
L’homme d’affaires soudanais cheikh Eldin Ali Hamid Widda, qui est déjà implanté en Ethiopie, vient de créer une société commerciale à Djibouti . (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1309 – 21/05/2011
La société ICC bien traitée par IOG
Deux semaines après avoir été réélu pour un troisième mandat, le président Ismaïl Omar Guelleh a signé, le 25 avril, un décret en faveur de la société Independent Construction Co. (…).

AFRICA MINING INTELLIGENCE – Edition française N°250 – 18/05/2011
Stratex International, junior clé pour Thani Ashanti
Fort de son partenariat avec Thani Ashanti opérationnel depuis janvier, Stratex International va démarrer dans les prochains jours une campagne de sondages sur la cible Megenta en Ethiopie. (…).

__________________ 2 – Somalie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1309 – 21/05/2011
Les conseils du chef de l’Africom
Au cours de son entretien avec le président Yoweri Museveni, le 10 mai à Kampala, le nouveau patron de l’United States Africa Command (Africom), le général Carter F. (…).

________________________ 1 – Ethiopie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1309 – 21/05/2011
Addis-Abeba
Le gouvernement éthiopien est parvenu à pousser à l’exil l’ancien ministre de la défense et leader du TPLF (gouvernemental), Seye Abraha, qui milite aujourd’hui dans les rangs de l’opposition au sein du regroupement Medrek. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1309 – 21/05/2011
Année française pour Meles Zenawi
Le premier ministre éthiopien aura au moins deux occasions de se rendre en France avant la fin de l’année, après avoir rencontré Nicolas Sarkozy en février à Addis-Abeba. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1309 – 21/05/2011
OLF : pas d’entente entre factions rivales
Le premier ministre Meles Zenawi peut dormir sur ses deux oreilles, la division mine toujours les rangs de ses opposants. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1309 – 21/05/2011
Les firmes de télécoms sur le qui-vive
Le contrat de gestion d’Ethio-Telecom, accordé l’an dernier à la Sofrecom, filiale de France Télécom (FT), prenant fin dans un peu plus d’un an, d’autres sociétés internationales commencent déjà à s’intéresser à ce qui va se passer ensuite. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1309 – 21/05/2011
Tsadkan Gebre Tensae
L’ancien chef d’état-major de l’armée éthiopienne, le général Tsadkan Gebre-Tensae, est installé depuis quelque temps à Juba, au Sud-Soudan, où il travaille pour le compte des Nations unies. (…)

AFRICA MINING INTELLIGENCE – Edition française N°250 – 18/05/2011
Stratex International, junior clé pour Thani Ashanti
Fort de son partenariat avec Thani Ashanti opérationnel depuis janvier, Stratex International va démarrer dans les prochains jours une campagne de sondages sur la cible Megenta en Ethiopie . (…).

20/05/11 (B604) Yémen Express – le médiateur du Golfe quitte Sanaa sans résultat – un accord de sortie de crise signé – Nouvel échec d’un accord de sortie de crise au Yémen – Les Etats-Unis exhortent le président à signer l’accord de sortie de crise – accord imminent entre le pouvoir et l’opposition – vers la démission du président Saleh – le président rencontre le chef du CCG pour discuter de l’impasse politique – de nouvelles manifestations réprimées – le médiateur du Golfe en mission de la dernière chance

_____________________ 9 – Romandie News (Ch) avec AFP

Yémen: le médiateur du Golfe quitte Sanaa sans résultat

Le médiateur du Golfe, Abdellatif Zayani, a quitté mercredi soir Sanaa sans obtenir la signature du plan de sortie de crise qu’il a proposé aux deux protagonistes de la crise, a-t-on appris de sources concordantes.

Selon l’agence officielle Saba, M. Zayani, arrivé samedi soir dans l’espoir de relancer son plan pour une transition de pouvoir au Yémen, est reparti dans la soirée.

Il a n’a pas réussi à obtenir de ses interlocuteurs la signature du plan, pourtant annoncée comme imminente dans l’après-midi, selon des sources concordantes proches des négociateurs.

Le plan du Golfe prévoit la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard du président Ali Abdallah Saleh en échange de l’immunité pour le chef de l’Etat et ses proches, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.

Selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources médicales et de sécurité, 180 personnes ont été tuées depuis fin janvier dans la répression des manifestations appelant au départ de M. Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans.

_____________________ 8 – 20 Minutes (Fr)

19/05 un accord de sortie de crise signé

Faustine Vincent

Après cinq mois de crise politique au Yémen, l’opposition et le président Ali Abdallah Saleh ont accepté hier de signer le plan de transition élaboré par les pays du Golfe. Cette cinquième version du texte légèrement modifié après l’intervention de diplomates américains et européens prévoit le départ de Saleh de la présidence dans un délai d’un mois. Il lui accorde aussi l’immunité ainsi qu’à ses proches collaborateurs.

Saleh pourrait revenir

« C’est un pas dans la bonne direction. On s’achemine vers un gouvernement de transition. Ce sera ensuite aux partis politiques et aux jeunes de la révolution de préparer les prochaines élections, dont la date n’est pas encore fixée », préccise Hasni Abibi, directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen à Genève. Le président Saleh, au pouvoir depuis 1978, est confronté depuis janvier à de violentes manifestations d’opposants exigeant son départ. Ses propositions pour sauver sa tête avaient été refusées par l’opposition.

Inquiets de voir que la sécurité du pays échappait de plus en plus à son contrôle, au risque de laisser le champ libre à la branche yéménite d’Al-Qaida, les Américains ont donc mis la main à la pâte pour trouver une sortie de crise. Reste à voir si Saleh, qui garde le soutien de certaines tribus, quittera définitivement la scène politique. « Son immunité pourrait lui permettre de revenir, ce qui serait une menace pour le futur gouvernement », relève Hasni Abibi.

_____________________ 7 – L’Express avec Reuters

18/05 Nouvel échec d’un accord de sortie de crise au Yémen

Bertrand Boucey, Eric Faye, Nicole Dupont et Jean-Stéphane Brosse pour le service français

L’accord prévoyant le départ du président du Yémen, Ali Abdalah Saleh, a de nouveau échoué mercredi sur des obstacles de dernière minute, le représentant mandaté par le Conseil de coopération du Golfe ayant quitté le pays sans la signature du chef de l’Etat.

Un accord de sortie de crise au Yémen a une nouvelle fois capoté mercredi malgré les pressions exercées par Washington pour convaincre le président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, d’accepter un transfert du pouvoir.

Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), venu au Yémen pour relancer un accord sur le départ du chef de l’Etat, confronté depuis trois mois à un vaste mouvement de contestation, a quitté Sanaa mercredi sans avoir obtenu sa signature, a rapporté un responsable yéménite.

Le départ d’Abdoullatif al Zaïani est intervenu alors que, après avoir annoncé dans la matinée qu’un accord de principe était conclu, des sources proches des négociations ont fait état d’obstacles de dernière minute.

Le plan de transition élaboré par les pays du Golfe prévoit le départ de Saleh de la présidence dans un délai d’un mois.

L’accord qui selon l’opposition aurait dû être paraphé ce mercredi stipulait aussi que Saleh bénéficie d’une immunité, tout comme ses proches collaborateurs.

Un responsable du gouvernement a déclaré qu’un accord restait possible. "Il y a toujours une lueur d’espoir", a-t-il dit.

Les Etats-Unis et l’Arabie saoudite, qui ont été la cible de tentatives d’attentats de la part de la branche yéménite d’Al Qaïda, ont à coeur de voir se terminer l’impasse politique au Yémen, car ils craignent que la poursuite du chaos ne donne toute latitude au réseau islamiste pour mener d’autres attaques.

La Maison blanche a exhorté mercredi Saleh à signer et à mettre en oeuvre un accord de transition afin que le Yémen progresse immédiatement vers des réformes politiques. Elle a précisé que John Brennan, un conseiller du président Barack Obama, avait téléphoné dans la journée au président yéménite pour lui transmettre le message.

Certains politologues doutaient toutefois que l’accord serait effectivement mis en oeuvre. Deux précédents projets ont échoué à la dernière minute.

Saleh avait laissé entendre en avril qu’il signerait un accord élaboré par les pays du Golfe, mais il avait refusé à la dernière minute en disant qu’il ne signerait pas en tant que président mais en tant que chef du parti au pouvoir.

__________________________ 6 – 20 Minutes (Fr)

18/05 Yémen: Les Etats-Unis exhortent le président à signer l’accord de sortie de crise

La Maison Blanche a exhorté ce mercredi le président du Yémen, Ali Abdallah Saleh, à signer un accord avec l’opposition sur un plan de sortie de crise proposé par les monarchies du Golfe et destiné à engager une transition du pouvoir dans ce pays.

Le principal conseiller du président Barack Obama pour l’antiterrorisme, John Brennan, a fait passer ce message à M. Saleh lors d’une conversation téléphonique mercredi matin, a indiqué la présidence américaine dans un communiqué.

John Brennan «a pressé M. Saleh de signer et d’appliquer l’accord proposé par le Conseil de coopération du Golfe pour que le Yémen puisse immédiatement progresser vers une transition politique», selon la même source.

Plus tôt mercredi, un conseiller de Ali Abdallah Saleh a assuré que le président et l’opposition devaient signer cet accord dès mercredi, mais l’opposition s’est montrée plus circonspecte. Et un médiateur dépêché par le Conseil de coopération du Golfe (CCG), a quitté mercredi Sanaa sans résultat après avoir tenté depuis samedi d’obtenir l’accord des deux protagonistes, selon des sources concordantes.

Le président Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, refusait jusqu’à présent de signer le plan prévoyant la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard du président en échange de l’immunité pour le chef de l’Etat et ses proches, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.

Selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources médicales et de sécurité, 180 personnes ont été tuées depuis fin janvier dans la répression des manifestations appelant au départ d’Ali Abdallah Saleh.

Selon la Maison Blanche, John Brennan a signifié à Ali Abdallah Saleh que «ce transfert (de pouvoir) représente la meilleure voie pour que le Yémen devienne un pays plus sûr, unifié et prospère», tout en exprimant le soutien des Etats-Unis aux Yéménites et à leur futur gouvernement.

Le conseiller de M. Obama a aussi évoqué la nécessité de «stimuler le développement économique et de combattre la menace pour la sécurité (que représente) Al-Qaïda dans la Péninsule arabique», et souhaité que «toutes les parties évitent toute violence et engagent la transition de manière pacifique et ordonnée», selon la Maison Blanche.

__________________________ 5 – AFP

18/05 Yémen: accord imminent entre le pouvoir et l’opposition

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh et l’opposition doivent signer mercredi un accord sur un plan de sortie de crise, a déclaré un conseiller du chef de l’Etat, alors que l’opposition se montrait plus circonspecte.

La signature de l’accord, sur la base du plan proposé par les monarchies arabes du Golfe, "aura lieu aujourd’hui", a déclaré Ahmad al-Soufi à la chaîne satellitaire Al-Arabiya.

Il a fait état d’une "percée positive" et d’un "important progrès" dans les négociations entre les deux parties.

Un médiateur dépêché par le Conseil de Coopération du Golfe, Abdellatif Zayani, tente depuis samedi d’obtenir l’accord des deux protagonistes pour une transition du pouvoir.

Pour sa part, Ahmad Qahtan, porte-parole du Front commun (coalition de l’opposition parlementaire), a affirmé que les deux parties "étaient sur le point de signer l’accord mardi soir", mais que le président Saleh s’est rétracté à la dernière minute.

Les partis de l’opposition devaient tenir une nouvelle réunion mercredi après-midi avec M. Zayani, a ajouté M. Qahtan dans une déclaration à l’AFP.

Le président Ali Abdallah Saleh refusait jusqu’à présent de signer le plan prévoyant la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard du président en échange de l’immunité pour le chef de l’Etat et ses proches, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.

M. Qahtan a souligné que l’opposition voulait signer une mouture initiale du plan présentée le 21 avril, alors que ce document a été modifié par la suite pour prendre en compte des réserves de M. Saleh.

Les jeunes protestataires qui campent à Sanaa depuis le 21 février pour réclamer le départ de M. Saleh avaient samedi averti qu’ils auraient recours "à l’escalade" si M. Zayani échouait dans sa mission.

Selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources médicales et de sécurité, 180 personnes ont été tuées depuis fin janvier dans la répression des manifestations appelant au départ de M. Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans.

Sur le terrain, une grève générale était observée mercredi dans plusieurs villes du sud et de l’est du Yémen pour réclamer le départ immédiat du chef de l’Etat, selon les correspondants de l’AFP.


_____________ 4 – L’Humanité

18/05 Yémen : vers la démission du président Saleh

Un accord a été signé ce mercredi entre l’opposition et le président du Yémen Ali Abdallah Saleh. Ce dernier devrait donc démissionner, ainsi que l’exigent les nombreuses manifestations d’opposants depuis plusieurs mois.

Le plan de transition a été élaboré par les pays du Golfe, après une médiation de diplomates américains et européens, qui a entraîné de légères modifications du texte original. Le président Saleh, qui avait dans un premier temps refusé en bloc de signer l’accord, a donc aujourd’hui cédé, sous la pression internationale et surtout après les nombreuses et violentes manifestations, preuves de la farouche détermination des opposants. Et ce malgré la mort de 180 d’entre eux du fait de la répression.

Le président devrait ainsi démissionner dans un mois maximum, après 33 ans de pouvoir. L’accord prévoit également la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation, en échange de l’immunité pour le chef de l’Etat et ses proches, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.

_____________ 3 – Quotiden du Peuple (Chine)

17/05 Yémen: le président rencontre le chef du CCG pour discuter de l’impasse politique

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a rencontré lundi le secrétaire général du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) Abdullatif al-Zayani à Sanaa, pour discuter de l’initiative arbitrée par le CCG pour venir à bout de l’impasse dans laquelle se trouve la transition du pouvoir, a déclaré un responsable du bureau de M. Saleh à Xinhua.

M. Al-Zayani a informé M. Saleh des résultats de ses négociations avec les dirigeants du parti au pouvoir du Yémen et de la coalition de l’opposition ces deux derniers jours, a indiqué le responsable sous le couvert d’anonymat.

Le responsable a rapporté que M. al-Zayani, qui est arrivé samedi à Sanaa, a ajouté à l’accord du CCG un nouveau point: le président Saleh devrait d’abord signer l’accord en tant que président du parti au pouvoir et ensuite le signer en tant que président.

"Les leaders de l’opposition ont refusé ce point et ont insisté pour que M. Saleh signe l’accord en tant que président uniquement, car la crise est plus avec Saleh qu’avec le parti au pouvoir", a expliqué le responsable, citant M. al-Zayani.

Le responsable yéménite a expliqué que l’opposition tente de dissoudre le parti au pouvoir depuis la démission de M. Saleh.

Le porte-parole de l’opposition, Mohamed Qahtan, n’a pas pu être contacté, alors qu’un responsable de l’opposition a refusé tout commentaire sur les remarques de l’officiel présidentiel, mais a indiqué que l’opposition refusait entièrement le nouveau point de l’accord.

"Quels progrès allons-nous faire si le parti au pouvoir demeure notre partenaire à l’avenir?", s’est demandé le leader de l’opposition, avant d’ajouter: "Saleh devrait signer l’accord dans sa capacité de président, sinon nous n’approuverons pas cet accord ".

Cependant, le parti au pouvoir de M. Saleh s’accroche au pouvoir, malgré les manifestations qui durent depuis trois mois et qui demandent la fin immédiate du règne de M. Saleh depuis 33 ans.

__________________________ 2 – Euronews

15/05 Yémen : de nouvelles manifestations réprimées

Des violences quotidiennes. Vendredi, à Ibb, dans les mêmes circonstances, trois manifestants avaient été tués et 15 autres, blessés. En trois mois et demi de contestation contre le régime et en particulier contre le chef de l’Etat en place depuis 33 ans, le bilan de la répression approche les 180 morts.

Et pour ajouter à la confusion, six soldats ont été tués samedi lors de l’attaque d’un barrage militaire.

Une attaque tribale. Illustration d’un pays qui a basculé dans le chaos. Une instabilité qui inquiète les monarchies membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), dont le médiateur est dans la capitale, Sanaa. Dans l’espoir de relancer un plan de sortie de crise actuellement dans l’impasse. Mais sans réel espoir d’y parvenir.

__________________________ 1 – Le Point avec AFP

15/05 Yémen: le médiateur du Golfe en mission de la dernière chance

Entretemps, le médiateur du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Abdellatif Zayani, est arrivé à Sanaa dans une nouvelle tentative de raviver son plan de sortie de crise, actuellement dans l’impasse.

Un médiateur des monarchies du Golfe menait dimanche une mission de la dernière chance au Yémen, boudée par l’opposition, alors que la répression du mouvement de protestation réclamant le départ du président Ali Abdallah Saleh a fait 180 morts depuis janvier.

Le secrétaire général du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) Abdallah Zayani, qui s’est dit déterminé à "parvenir à un règlement capable de satisfaire toutes les parties", devait s’entretenir avec M. Saleh dans l’espoir de faire progresser sa médiation, selon une source proche des négociateurs.

Mais l’opposition parlementaire, qui avait cautionné le plan de sortie de crise du CCG, est désormais méfiante à l’égard de la médiation des monarchies arabes du Golfe.

"Cette médiation ne nous concerne plus. Ses promoteurs se soucient du président Saleh et non pas du peuple yéménite qui résiste pacifiquement à la répression sanglante", a déclaré à l’AFP Soltane Al-Atwani, un dirigeant du Front commun, coalition des partis de l’opposition parlementaire.

Un manifestant a été tué samedi à Taëz, au sud de Sanaa, par des tirs de la Garde républicaine, corps d’élite de l’armée fidèle au président Saleh, portant à 180 le bilan des victimes de la répression du mouvement de contestation depuis fin janvier, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources médicales et de sécurité.

M. Atwani a assuré que l’opposition n’avait pas été informée officiellement de la nouvelle mission de M. Zayani, qui serait porteur de "nouvelles idées" pour convaincre M. Saleh de son initiative.

"Les frères du Golfe ne pensent qu’à satisfaire M. Saleh, qui cherche à gagner du temps pour sauver son régime", a déploré M. Atwani.

Le négociateur en chef de l’opposition, Mohamed Salem Bassandaoua, pourrait rencontrer M. Zayani "s’il a du nouveau" mais aussi pour "l’informer de notre position", a expliqué M. Atwani.

Les monarchies du CCG, qui redoutent une situation chaotique au Yémen, parent pauvre de la Péninsule arabique, ont proposé un plan prévoyant la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard de M. Saleh en échange de son immunité, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.

Mais M. Saleh a refusé de signer ce plan en sa qualité de président de la République, et le Qatar, l’un des six membres du CCG, a annoncé jeudi son retrait de cette médiation en raison de la position du chef de l’Etat.

A la veille de la nouvelle mission de M. Zayani, le chef de l’Etat a réuni les membres de son gouvernement, de son bloc parlementaire et de son parti, le Congrès populaire général (CPG).

Il a réclamé "un mécanisme d’application" de l’initiative du CCG "qui engagerait toutes les parties" et dont se porteraient "garants" les monarchies du Golfe, les Etats-Unis et l’Union européenne.

Pour leur part, les jeunes protestataires qui campent à Sanaa depuis le 21 février pour réclamer le départ de M. Saleh ont averti qu’ils auraient recours "à l’escalade" si la mission de M. Zayani échouait.

"S’il obtient le départ du président, nous l’appuierons, mais s’il vient négocier pour obtenir l’application du plan initial (accordant l’immunité à M. Saleh), nous refuserons cela et aurons recours à l’escalade", a prévenu un porte-parle des jeunes, Walid al-Ammari.

Sur le terrain, la tension est demeurée vive à Taëz, l’un des principaux foyers de la contestation hostile au régime, où un manifestant a été tué samedi et 34 autres blessés par des tirs de la police et des partisans armés du régime.

Selon des habitants, des partisans du régime armés et encagoulés ont patrouillé dans des quartiers résidentiels de la ville dans la nuit en tirant dans l’air, semant la panique parmi la population.

19/05/11 (B604) Omar Gabasse, co-représentant des réfugiés djiboutiens en Ethiopie et ancien réfugié lui-même, répond à l’auteur d’une caricature diffusée sur FaceBook. Il faut combattre IOG !

Cher Ablis,

La caricature est une manière d’exprimer son point de vue, sa façon de penser et de vouloir la faire partager.

Cependant je tiens à te dire que ta présentation est fort éloignée de la réalité.

Vouloir me travestir en passeur qui inciterait les candidats à l’immigration à affronter les mers pour venir en Europe – Voilà une idée curieuse, qui pourrait même prêter à sourire, si ce n’était la gravité des accusations qui se cachent derrière cette caricature.

D’abord, n’oublions pas les supplices et les risques que des milliers de réfugiés, majoritairement africains affrontent pour quitter leur pays et surtout pour sauver leur peau quand ils sont menacés. Les ridiculiser de cette façon est déjà une insulte à ces malheureux qui n’ont pas eu ta chance.

Mais revenons aux réfugiés djiboutiens. Pour quelles raisons se sont-ils retrouvés en Ethiopie ?

Pour fuir l’offensive des milices tribales qui avaient pour objectif d’exterminer un maximum d’Afars en juillet 93. Ces réfugiés vivent toujours en Éthiopie (région 2 AFAR) et ils ne bénéficient d’aucune reconnaissance de la part des autorités concernées a savoir l’ARA (Organisme Éthiopien chargé des affaires des réfugiés ) et le UN-HCR.

Avec la recrudescence des exactions commises contre eux non seulement dans le nord de notre pays mais aussi en Erythrée, leur nombre augmente´de jour en jour.

Il me semble nécessaire de t’expliquer le problème des réfugiés AFAR Djiboutiens, car tu ignores, au moins partiellement, la situation. Et si j’utilise le mot AFAR, c est parce qu’à cette époque, il n’y a jamais eu de génocide organisé dans le sud (Ali Sabieh – Holl holl ). Ce sont les Afar qui et eux seuls qui ont été persécutés durant la guerre civile. Ils ont subi les massacres, les viols, les exécutions sommaires, les destructions de points d’eau, de cheptels et de centres de soin. On peut raisonnablement dire que le pays Afar a été détruit sur tous les plans : social, économique, culturel …

Cela tu le sais bien.

Ce qui a changé aujourd’hui, c’est que les persécutions, même si elles ciblent toujours les Afar, touchent maintenant le peuple djiboutien dans son ensemble.

Cela explique probablement l’émergence d’opposants politiques non issus de la communauté AFAR.

Les Djiboutiens ont compris (enfin ?) qu’il fallait vivre ensemble dans la dignité et le respect de l’autre et que la justice soit la même pour tous. Nous savons tous que cela est possible, car il y a une réelle volonté parmi la majorité des Djiboutiens, qui ont compris que les affrontements ethniques n’apportaient que de la pauvreté et de la douleur, sans aucune contrepartie positive. .ALHAMDOULILAH

Ces réfugiés Djiboutiens dont je suis le co-représentant avec mon ami Jean Loup Schaal et d’autres personnes qui préfèrent garder l’anonymat nous ont mandatés pour défendre leurs intérêts.

Ce n’est pas Dankalino qui m’a nommé !

Ayant été moi-même, l’un de ces réfugiés en Éthiopie durant des années, j’ai eu la chance d’être admis au programme de réinstallation au Danemark. Je dois cela à l’engagement d’une fonctionnaire courageuse, Madame Jacqueline Parleviet, qui, après avoir analysé mon dossier de six pages, a décidé de proposer mon cas et celle de mon ami Kassim, aujourd’hui présent avec moi au Danemark. Je suis donc un réfugié politique djiboutien (Baagiya lakqot maamatiyo).

Je suis retourné en Éthiopie (à Addis Abeba) en 2007, durant l’été. A cette occasion, j’ai pu mesurer l’ampleur du problème des réfugiés djiboutiens. A cette époque, et très probablement, avec la complicité de certains fonctionnaires du UN-HCR, le gouvernement éthiopien avait décidé de retirer le statut qu’il avait accordé auparavant à une vingtaine de familles, après une occupation pacifique des locaux du UN-HCR d’Addis, dont j’avais été l’instigateur.

Je suis revenu en Europe en août pour médiatiser leur problème. Je me suis adressé à tous les opposants politiques mais aucun ne m’a répondu, ne serait-ce que pour me proposer son aide. Heureusement, grâce à un ami, je suis entré en contact avec Jean-Loup Schaal (Président de l’ARDHD) qui a accepté de m’aider sans aucune hésitation.

Les résultats sont là. Nous avons d’abord réussi à faire revenir les autorités Éthiopienne et le HCR sur leur décision de rayer les 20 familles des bénéfices du statut de réfugié. Puis nous avons réussi à sortir des griffes judiciaires éthiopiennes, une jeune fille mineure violé et incarcérée pour un délit qu’elle n’avait pas sommis. Puis nous avons réussi à faire réinstaller 12 personnes en France. Aujourd’hui, elles se sont bien intégrées depuis leur arrivée, il y a plus d’un an. Nous avons aussi réussi à faire admettre plusieurs dizaines de personnes qui avaient fui Djibouti pour des raisons politiques, au titre de réfugiés.

Parmi ces personnes figurent d’ailleurs un ex-membre de l’ancien comité exécutif du FRUD. Il se reconnaitra !

Contrairement à ce que ta caricature suggère, je tiens à te dire que les réfugiés Djiboutiens ne sont pas des clandestins.

Ce sont des femmes, des hommes et des enfants qui ont été contraint de quitter leur pays pour survivre. D’ailleurs, ce ne serait pas dans la culture AFAR de s’exiler. Ils y ont été contraints par la force des armes.

IOG pense-t-il que chaque exécution d’un AFAR le rapproche d’Allah ? et qu’ainsi il pourra gagner le paradis ?

Comme tu le sais, Ami, lorsqu’un milicien tue un AFAR dans le nord comme dans le sud, il reçoit une décoration et il prend du galon. Il est félicité par les hauts-gradés de l’armée tels que Zakaria, le chef suprême (adjoint) de l’AND.

Aurais-tu jamais entendu parler d’un soldat qui aurait été condamne pour des crimes ou des viols commis dans le nord ? Cela n’est jamais arrivé. Cela ne veut pas dire que tous les Djiboutiens seraient concernés par ces crimes, cette injustice flagrante et ces immunités de circonstance.

Le véritable coupable, c’est IOG et les quelques extrémistes qui l’entourent.

C’est IOG qui encourage l’armée à se comporter ainsi. Il aurait pu tout aussi bien l’encourager à pratiquer la justice et la protection des civils, comme c’est en principe le premier rôle d’un armée digne de ce nom, commandée par des officiers loyaux.

Voila en résumé le problème des réfugiés Djiboutiens et je dis en résumé car il me faudrait plusieurs pages pour expliquer et pour décrire la situation …

Qu’est-ce que l’ADN (Afar Diaspora Network) ? Quel est son objectif ?

Network, c’est un réseau via les nouvelles technologies, si j ai bien compris.

Non, mon cher Ablis, on doit pas répéter les mêmes erreurs politiques. Soit nous luttons pour tous les Djiboutiens, sans distinction d’origine pour éradiquer le mal, soit nous optons pour la séparation.

Personnellement, je suis contre la séparation. Je suis favorable à l’instauration d’un Etat digne de ce nom où toutes les communautés auront leur place, leur rôle à jouer et leur avis à donner.

Un proverbe dit : « c’est en essayant encore et encore, que le singe apprend à bondir ». Il ne faut pas être intelligent pour comprendre cela, ni être polytechnicien. Nous voulons vivre dans un État démocratique où le peuple va choisir librement ses dirigeants au lieu de subir les caprices d’un gros parvenu qui extermine, qui affame et qui expulse les Djiboutiens de souche.

Je suis vraiment désolé pour le petit Charlie. Il parait qu’il a 25 ans et il va conserver des séquelles de son incarcération. Certainement, ils vont le torturer moralement et physiquement jusqu’à lui faire reconnaître qu’il a été mal conseillé. Il est vrai qu’il marque des points sur le terrain d’après mes informations. Il s’attache à aider les pauvres de Balbala et la population de l’arrière-pays, sur le plan social. Mais il n’a rien compris à la situation politique d’aujourd’hui comme mes amis du pal .

On doit combattre le dictateur IOG, pour l’expulser hors de Djibouti. Il n’est plus temps de mendier quelque poste ministériel de couverture.

Si IOG nommait 20 ministres Afar, croyez-vous que le peuple de Djibouti aurait une vie meilleure ? Qui pourrait encore croire que les ministres nommés par IOG travailleront pour les intérêts supérieur des populations ?

Un dernier clin d’œil pour Diltourab, car Charlie va être bientôt libéré (Inch Allah). IOG sait très bien qui est Charlie ! Mais le malheureux ne sera plus comme avant.

Vive l’Unité,
Vivent les Djiboutiens,
Vive l’opposition Djiboutienne

Omar Gabasse
Co-Représentant des réfugiés Djiboutiens

19/05/11 (B604) Point de vue / Djibouti24 ou le nouveau relais du pouvoir ! (Lecteur)

Ce média nous informe mal en matière de politique et d’économie, quand il ne nous désinforme pas.

Je vais prendre trois exemples car ils sont hautement représentatifs de son positionnement (il s’agit d’article diffusé sur leur site).

– la réalite et la souffrance que vivent les djiboutiens du Nord au Sud qui aspirent à un changement,
– les parties de l’opposition et leurs sacrifices quotidiens analysés par Djibouti24
– l’emprisonnement des détenus politiques et civils ou la question des droits de l’homme à Djibouti,

1- la réalité et la souffrance que vivent les djiboutiens du Nord au Sud qui aspirent à un changement

Comme un certain nombre de compatriotes, par les temps qui courent, je lis les informations de ce fameux site qu’est Djibouti24 mais en plus je lis d’un oeil plutôt critique étant expatrié et vivant en Suède. J’ai lu souvent la presse écrite et je consulte les différents sites (ardhd, ard-djibouti,mrd-djibouti,uguta) pour savoir de l’état actuel du pays et les aspirations démocratiques de mes compatriotes d’où la révolution Khamsin. J’ai remarqué que ce fameux site (djibouti24) expose souvent ses aspirations c’est à dire celles de ses administrateurs et non celles du peuple. Ils ont qualifie une partie de la population djiboutienne "de population flottante" (voir article sur les manifestations de l’UAD : Apocalypse now ? paru le 14/02/2011).

Le ne sais pas au nom de quoi la population serait qualifiée de flottante mais ce qui est certain, c’est qu’ils essayent de semer la zizanie au sein même du peuple vaillant djiboutien. Dans ce même article les aspirations au changement du peuple sont décrit comme suit:
– Pour la population du Nord : elle s’équipe de TNT, explosifs et autres armes
– Pour celle du Sud : ce sont les machettes

Cela ne vous rappelle pas quelque chose? oui bien sur et tout le monde l’a bien compris.
Avec constance, depuis un an, Guelleh ne perd jamais une occasion de surfer sur la vague de l’insécurité et il y trouve un bon relais avec Djibouti24 ce qui lui permet d’occulter les véritables attentes de la population. A croire Djibouti24, le changement des ministres est la première étape des changements attendus par le peuple (Djibouti24 : le changement des ministres est la première étape des changements attendus par le peuple et promis par le président Guelleh paru le 12/05/2011 Twitter).

C’est aberrant d’écrire cela. Le peuple djiboutien n’a-t-il pas exigé, haut et fort, le départ de Guelleh. A vous de juger ce que reflète réellement Djibouti24.

Également sur twitter le 12 mai, ils accueillent favorablement ce remaniement mais le plus grave c’est qu’ils prétendent parler au nom de la population djiboutienne (Accueil favorable de la population djiboutienne après l’annonce du nouveau gouvernement paru sur Twitter).

2- Les parties de l’opposition et leurs sacrifices quotidiens vu par Djibouti24

Depuis l’arrivée de Guelleh au pouvoir grâce au coup d’état électoral de 1999 ; l’utilisation subliminale du tribalisme est devenue la figure classique de la chorégraphie politique dans notre pays, toujours pour le pire. En réalité, notre pays s’enfonce inexorablement depuis 11 ans dans une grave crise économique, sociale et politique. Djibouti est devenu un foyer d’abjections et de miasmes sur fond d’exacerbation d’un tribalisme d’Etat. Le tribalisme d’Etat comme doctrine et comme stratégie pour la pérennisation du pouvoir, mais surtout pour diviser l’opposition c’est ainsi que Djibouti24, cheval de relais de Guelleh a publié sur leur site un article qui assimile l’union pour l’alternance démocratique à une union pour l’alternance Tribale (Face à l’opposition tribale, les Djiboutiens ne sont pas dupes! paru 17/02/2011). Diviser pour mieux régner est la devise de cet axe du mal qu’est Djibouti24-Guelleh.

Si on recherche la formule "diviser pour mieux régner" par exemple on trouve : " une stratégie visant à semer la discorde et à opposer les éléments d’un tout pour les affaiblir et à user de son pouvoir pour les influencer. Cela permet de réduire des concentrations de pouvoir en éléments qui ont moins de puissance que celui qui implémente la stratégie, et permet de régner sur une population alors que cette dernière, si elle était unie, aurait les moyens de faire tomber le pouvoir en question" (Source Wikipedia). Je crois que tous le monde a bien compris le pourquoi de la division.

Djibouti24 a diffusé des informations malgré leur manque évident de vraisemblance, dû à leur caractère trop sensationnel pour être crédible sans vérifications approfondies. En diffusant ces informations, ils ont diffamé et sali des personnalités de l’opposition. Et ils l’ont fait à plusieurs reprises, pendant plusieurs semaines.

3- les emprisonnements des détenus politiques et civiles ou la question des droits de l’homme à Djibouti

C’est un sujet qui n’intéresse même pas Djibouti24. Consultez les archives depuis février 2011 jusqu’à l’heure ou j’écris cette article. Pas un mot ni sur les prisonniers politiques enfermés dans les prisons de Guelleh ni meme les composantes de la population quelque soient leurs origines qui sont emprisonnées pour le seul motif d’avoir dit non au couple infernal Guelleh-Odette, non à la misère, non au chômage galopant, non à la discrimination, non à la présidence à vie, non à la monarchie Guellodiene.

Ce site peut-il représenter dignement la population sans dénoncer hautement les dérives de ce régime qui a emprisonné ses enfants, ses fonctionnaires, ses étudiants, ses enseignants et demain ses mères et ses grands pères. La réponse est NON, ce silence signifie beaucoup de chose alors qu’il (Djibouti24) ne répète sans cesse qu’ils sont censurés via Djibouti au nom de quelle cause ?

Ils n’ont pas de dignité humaine, tout simplement parce qu’ilsne pensent qu’au virement de l’argent du peuple sur leurs comptes et à leurs bottes de khats.

Pour conclure

Cette complicité médiatique qui soutient cette dictature est à la limite criminelle.

L’histoire nous a clairement enseigné les rouages de ces atrocités et il serait criminel de ne pas dénoncer ces affronts faits au grand jour à la démocratie et aux droits humains.

Dans une étude que je suis en train de finaliser sur les médias djiboutiens, il ressort que 87% des nouvelles sont consacrées aux activités du parti au pouvoir et aux activités gouvernementales. Une petite précision : par exemple sur le journal La Nation depuis 1999 on voit très souvent sur la première page soit le nom, soit la photo de Guelleh : à vous de juger.

PetitDaf
Jeune opposant djiboutien

19/05/11 (B604) Vérité -> remaniement ministériel aux couleurs du clan, le tyran trompe encore le peuple en nommant des hommes sans expérience, mais qui ont grandi dans le cercle du régime au pouvoir. Les régions grondent et la haine contre IOG monte un cran et en particulier les réactions des jeunes résidant du nord et du sud.

HOUMED – DE TADJOURAH :
Voyez le tyran. Il continue à danser avec ses acolytes et il blesse encore le peuple, en nommant ses hommes de main qui ont travaillé si fort lors du vol du pouvoir le 8 avril dernier.

IOG refuse de respecter le peuple, il prend des décisions dictatoriales et sans étude préalable.

Le roitelet d’Haramous n’a pas le sens de mesurer ses graves actions contre les citoyens qui demandent son départ.

ABDI – D’ALI-SABIEH :
Le peuple n’admire guerre la nomination des certains éléments malhonnêtes et surtout la décision sans partage, ni le comportement du tyran qui choisit sans critère ses moutons humains.

IOG est un homme de mensonge, et il ne pourrait apporter des changements concrets pour orienter le pays vers la transparence, il est limité d’action, il est enfermé dans un cercle de clan, il s’est entouré a des hommes sans crédible et qui détruit le pays.

IOG prend seul toute décision, il n’aime pas de partager ou demander de conseil a des hommes d’expérience, ou les cadres compétents et justes, et ca, c’est sa grande faiblesse.

HOUMED – DE TADJOURAH :
Le tyran a rafistolé son vieux bateau, lors des travaux de rénovation, IOG a annoncé en micro que les gros rats qui se baignent dans la cale avec l’argent sale doivent quittés immédiatement le bateau.

Les warabeys détourneurs, les anciens chouchous, les mongoles paranoïas, les racistes dont leur comportement et leur action au sein de l’administration du chamelier n’était autre ;

– détourner le maximum des fonds
– de placer leur proche dans l’sphère de l’état
– d’enrichir leur famille et proche
– de voler l’aide destiné au peuple avec l’accord du tyran

Tous ces actes ont été courants et flagrants et surtout ils seront gravés dans la conscience des générations.

ABDI – D’ALI-SABIEH :
IOG a écarté les warabas- mongoles- détourneurs pour plusieurs raisons :

1 – pour démontrer aux citoyens qu’il peut faire un changement de son gouvernement et qu’il pourrait remplacer ses anciens bourricot a d’autres moutons énergiques et dociles, car les warabas ont les maladies de la planète.

2 – ils ont durés dans le système et ils savent trop des choses de la famille et du clan au pouvoir.

3 – ils ne sont plus rentables, mouiller jusqu’à la tête, ils ne pourraient rehausser l’image du tyran.

4 – IOG a utiliser les warabas, pour éliminer des hommes honnêtes, pour faire passer ses décisions sans obstruction, pour faire enrichir ses proches, pour faire voter des budgets et acheter des armes sophistiqués et ensuite de massacrer les AFARS DU NORD et détruire les leaders d’opposition soucieux l situation du pays.

IOG a remarqué que les warabas ont devenus très riches et qu’ils pourraient pensés a s’orienter vers la trône, ces derniers pourraient être très dangereux pour la vie du tyran car ils ont participés des actions , pour étouffer et éliminer des citoyens sans défense, et surtout ils détiennent le secret de la polichinelle.

HOUMED -DE TADJOURAH
Les régions n’ont pas apprécié cette nomination au couleur du clan, les nouveaux souteneurs aux intérêts du clan au pouvoir, ils sont tous téléguidés par GABYO qui aime donner des ordres aux hommes incompétents et faibles.

La population des cercles gronde et haïsse IOG ET SON CLAN qui détruit le pays. Les citoyens sont prêts à se révolter contre le régime au pouvoir.

Ces nouveaux nominés, certains sont en provenance dans un milieu d’où les délinquants se côtoient autour des parties de KATH, n’ayant la compétence acquis dans son nouveaux service ou département, alors il est obligé de jouer le règle 3 du clan :

1- obéir, être très docile, jusqu’à trembler devant un fils du clan qui demande un poste de responsabilité, ou un contrat de construction de quelques millions dans votre ministère.
2- détourner, et remettre la part du lion sur un plateau d’argent
3- remplir les poches à leur tour et construire des villas et des immeubles pendant qu’il est encore temps.

ABDI – D’ALI-SABIEH :
Le peuple est surpris de constater, a quel point le tyran impopulaire continue à entraver la bonne conduite et une meilleure gestion et de laisser les citoyens de choisir leur représentant.

Le peuple fait la sourde oreille de cette proposition injustifiée, sans critère apparentes et qui va augmentée la déchirure sociale déjà précaire a cause du tyran qui refuse l’ouverture et l’écoute.

IOG décide et nomme sans l’avis des citoyens, il ne juge ni la compétence, l’expérience politique, alors sa mauvaise conduite ne peut apporter des solutions a la crise ni de sauvegarder le pays et son peuple qui s’enfonce dans la pauvreté.

IOG est un orgueilleux ingrat, il oubli facilement ses racines, cette boue de terre l’accueilli et lui a donné l’asile.

C’est un homme sans vision, dans le cercle du clan, on affirme qu’il est sans pitié et que pour lui le pays ne lui compte pas, peuple n’en parlons pas, il raconte souvent tant qu’il a l’argent et les armes, il pourrait régner aussi longtemps.

IOG est l’homme, qui a façonné les méthodes des pays de l’EST, il a détruit l’existence même des citoyens, il a créé un cercle de décision pour sauver l’intérêt du clan, de protéger et soutenir auprès des banques de la place pour seule motif enrichir les familles et les proches du clan au pouvoir.

Il a mis sur pied des systèmes de pauvreté et de la misère au sein de chaque famille et son but est que les citoyens de cette boue de terre ont toujours dans le besoin d’une meilleur vie, du travail, de mettre quelque chose dans la marmite et surtout de se mendier auprès des membres du clan en échange de soutenir, de mourir et de voter pout le fils de l’oued, le dictateur chevronné.

Alors certains citoyens sont dans le besoin, ils sont faibles, ils sont humeur changeante, mais ils peuvent être orienté et de diriger en leur désignant l’objectif et leur montrant la réalité, et surtout en leur disant la vérité, l’argent du clan, c’est l’argent du peuple qui a été détourné par les proches du clan, et si vous décidez en âme et conscience, vous pouvez les arracher vos biens et votre liberté et ensuite vous pourriez les juger sur la place de l’indépendance, et enfin vous êtes les HEROS DE LA LIBERTE ET VOUS RENTREZ DANS L’HISTOIRE D’UN DJIB-LIBRE.

C’est le rôle des leaders d’opposition honnêtes et engagés de diriger la foule et la masse populaire, la révolution existe et le peuple s’organise pour mettre le fils du rail et ses acolytes hors du pays.

19/05/11 (B604) Avis de recherche ! Sam. M….. est-il la taupe ? (Lecteur)

Sam. M….. serait-il la taupe, tant recherchée, qui ferait circuler toutes les informations, les rumeurs, les intox, la désinformation et bien d’autres informations à caractère privé sur le net.

Le vagabond sur le net transmettrait également des informations parfois précises mais souvent exagérées à d’autres sites (opposants, rpp, ump, non djiboutien, parfois, il envoie aussi des infos à africa intelligence).Sa chasse à propos de la vie politique, privée, publique des hautes personnalités djiboutiennes serait, dit-on, son sport favori.

Serait-il justement le fondateur et l’animateur des sites comme djibcenter.com, djibouti.ning.com, djibtalk.com, djibexpats.com, djibouti24.com ? Cela n’est pas à exclure …

Dans ce cas, Djibouti24 pourrait être son dernier né. Tous ces sites ont été vérifiés par nos soins. Même si le « whois » vous donne d’autres noms de déposants, sachez que c’est lui qui est derrière tous ces sites, et probablement encore d’autres.

On continuera nos recherches et on vous informera.

19/05/11 (B604) Chroniques du Sergent Ariko. Coup d’œil sur le nouveau gouvernement d’Ismail Omar Guelleh. (partie 1)

Comme d’habitude et après avoir maintes fois changé et rechangé la liste de son nouveau gouvernement, le président dictateur de Djibouti est enfin sorti de l’ombre en faisant proclamer par la voix du secrétaire général du gouvernement, Mohamed Hassan Abdillahi, la composition du nouveau gouvernement.

IOG qui savait que ses loups, les Warabeys, sont les plus vomis par la population. Afin de sauver les apparences d’une démocratie trompeuse, il a décidé de les lâcher tous. Sur les recommandations de son ami et conseiller Hachi Abdillahi Orah, tous les ministres Warabeys ont tous été eliminés. les perdants sont :

– Yacin Elmi Bouh

L’ex-ministre de l’Intérieur Yacin Elmi Bouh a été nommé au poste d’ambassadeur à Paris sur l’insistance du leader du clan Mamassan Arabweyne. L’ex-député Djama Djilali Djama n’avait pas du tout apprécié qu’IOG liquide l’un de ses plus proches collaborateurs qui a beaucoup contribué à la réussite l’élection présidentielle volée au détriment de Warsama Ragueh, le candidat des jeunes.

Aux dernières nouvelles Yacin Elmi Bouh devrait rejoindre son poste après le défilé militaire du 27 juin 2011.

– Abdallah Abdillahi Miguil

L’ex-ministre de la Santé Abdallah Abdillahi Miguil a été sommé par IOG de restituer l’argent du programme ONU Sida, qu’il avait détourné. Il a été limogé de son fauteuil. Mais Abdallah Abdillahi Miguil lui avait répondu tranquillement que lui (le grand Chef) savait beaucoup mieux que quiconque où était passé le magot de l’ONU.

En fait ce sont les agences de l’ONU en poste à Djibouti qui ont demandé sa tête. Faute de quoi elles ont menacé de cesser tout nouveau versement dans le cadre des programmes des aides (qui sont systématiquement détournées par le régime). IOG a aussi été influencé par la déclaration de l’ambassadeur des États-Unis qui lui a demandé de renvoyer ce ministre indélicat. Un ministre a-t-il précisé qui n’a pas hésité à mettre l’argent sur son compte personnel (selon le rapport de l’audit général qui a été présenté par une jeune femme djiboutienne dont nous protégeons le nom)

De son côté, l’agence américaine USAID a refusé de financer de nouveaux projets pour Djibouti tant que l’argent détourné par le pouvoir ne serait pas parvenu aux destinataires légitimes qui croupissent seuls et sans aide à l’hôpital Paul Faure. (Hôpital qui accueille la quasi totalité des malades du sida a Djibouti).

Face à ces pressions, Guelleh a pris peur et il a décidé de se débarrasser de son ministre compromettant. Aux dernières nouvelles il aurait été nommé ambassadeur de Djibouti à Sanaa en remplacement de l’actuel ambassadeur de Djibouti à Sanaa, Sahal Ismail Nour, qui est empêtré dans un scandale sexuel.

Une jeune fille somalienne a déposé une plainte contre lui auprès de police yéménite pour viol. La plainte a été classée sans suite par les autorités yéménites qui ont d’autres chats à fouetter avec les mouvements de contestation dans le pays et qui ne voudraient pas déplaire au pouvoir djiboutien. Il y a toujours une grande connivence entre les deux pouvoirs dictatoriaux.

Le pouvoir djiboutien a souvent eu recours aux membres des services secrets yéménites pour se débarrasser des djiboutiens devenus un peu trop fouineurs. Par exemple, ce sont des membres des services secrets yéménites d’Ali Abdallah Saleh qui ont assassiné l’ex-numéro 2 du SDS, Karaf, au cimetière d’Ambouli sur la route vers 22h 30 du soir. Avant de mourir, Kafar a pu dire à sa sœur qu’il l’avait rejoint dans l’enceinte de la brigade de gendarmerie 6 et 7 que ses assassins étaient des gens du Yémen qui avaient été commandités par le régime et non par des djiboutiens d’origine yéménite.

Ali Abdallah Saleh, pour répondre à la demande de Djibouti, avait imposé au regretté Ahmed Dini de faire ses valises pour Paris en 1997, quand Djibouti célébrait en grandes pompes, le 20ème anniversaire de son indépendance.

Le motif invoqué avait été le fait qu’un Dini, même sur l’autre rive de la mer rouge, aurait pu faire de l’ombre au régime de Hassan Gouled. Mais c’est surtout Ismail Omar Guelleh qui était agacé de se retrouver face à face avec Ahmed Dini à Sanaa.

De l’argent à gagner avec un trafic de faux passeports


IOG aurait envoyé, dit-on, son Warabey Kalahayieh à Sanaa qui est en pleine effervescence pour y effectuer un travail de longue haleine. Au Yémen il y a une grande communauté somalienne constituée majoritairement de population du sud qui ont fuit les combats.

Ces somaliens, y compris ceux du Somaliland, ne rêvent que d’immigrer en Europe ou au États-Unis, pour fuir les difficultés qu’ils traversent. Pour l’ambassade de Djibouti c’est un cadeau du ciel. Ces Somaliens ont besoin de passeports. L’idée du régime est de leur attribuer des faux passeports djiboutiens pour qu’ils puissent se rendre en Europe. En 2008, cela s’était déjà produit, quand une vague de détenteurs de passeports djiboutiens était passée à Cuba, en escale vers l’Espagne.

A peine sortis de l’avion sur le sol espagnol, ils avaient demandé l’asile politique à ce pays. En dépit des protestations de l’Espagne, le pouvoir djiboutien n’était pas intervenu et s’était contenté de répondre aimablement aux autorités espagnoles que l’affaire était entre les mains de la justice djiboutienne.

L’Espagne attend toujours les résultats de cette enquête !! IOG et son ami Abdallah Abdillahi Miguil, vont pouvoir vider les poches des pauvres somaliens contre des passeports. Ils savent que les somaliens sont prêt à investir des sommes importantes pour échapper au bourbier yéménite. Donc ils ne vont pas rater sous aucune prétexte.

C’est la raison de la nomination d’Abdallah Abdillahi Miguil comme ambassadeur. Il ne s’agit pas, contrairement à ce que certains pourraient penser, d’une récompense, mais d’une mission pour rançonner de pauvres gens qui sont sans défense.

– Ougoureh Kifleh

L’ex-ministre de la défense Ougoureh Kifleh a été aussi viré de sa charge. Lui ne s’attendait pas à une telle sanction. Lui qui a servi IOG avec loyauté et détermination et qui a certainement fait tuer des Afars uniquement pour se faire bien voir d’IOG. Je tiens à vous faire savoir que ce sont les gardes du corps d’Ougoureh Kifleh qui ont assassiné, au quartier 4, le célèbre opposant Mohamed Ahmed issa dit Cheiko, sur ordre d’IOG …

Cheiko avait été le dernier des opposants à tenir tête à IOG. Il a succombé à un étranglement. Les hommes d’Ougoureh avaient ensuite déposé le corps, à côté de la poubelle municipale comme pour faire croire que Cheiko avait eu un malaise. Son corps avait été découvert par des passants qui allaient a la prière du matin en 1997. Une dame somalilandaise qui avait servi d’appât a été assassinée ensuite à Burao au Somaliland par la sécurité djiboutienne.

Femme de ménage d’un riche commerçant djiboutien, elle a été utilisée par le SDS pour faire tomber dans le piège le célèbre opposant en échange de la promesse d’un visa européen à destination de Londres. Mais elle a été éliminée avant de pouvoir partir, afin qu’elle ne puisse pas témoigner de l’assassinat programmé de Cheiko. Acte commis sous les ordres d’IOG quand il était le chef des services spéciaux de la sécurité nationale.

IOG avait apprécié. Il savait que Cheiko et Ougoureh se connaissaient bien parce qu’ils étaient natifs tous les deux de Dikhil. En récompense de sa trahison, Ougoureh fut donc élevé chevalier de l’ordre du 27 juin. A compter de ce jour, Ougoureh intensifiera sa lutte contre ses amis d’hier qui avaient refusé de retourner leurs vestes. Il était aux premières loges lors de la bataille entre les troupes du FRUD et celles du pouvoir en 1998. Par sa faute beaucoup de combattants du FRUD ont été emprisonnés et d’autres tués par l’AND.

C’est aussi lui qui a livré au pouvoir, en lui faisant une fausse promesse, l’actuel prisonnier de Gabode Mohamed Ahmed Jabhha qui croupit depuis des années en prison.

Mais le caméléon a du déplaire à son maitre !

Il faut se souvenir que lors de l’élection présidentielle d’avril 2011, des jeunes de son district avaient lancé un caillou sur le cortège de la première dame de Djibouti. Kadra Haid avait failli y perdre un œil. Elle n’avait jamais pardonné cela. Elle avait exigé qu’IOG limoge sur le coup Ougoureh, son dévoué d’entre les dévoués. IOG vient donc de céder à sa tigresse et il a sacrifié Ougoureh.

Le problème, c’est qu’Ougoureh sait des choses compromettantes ! Il a menacé IOG de les révéler certaines choses au cas où il ne serait pas rapidement recasé à un poste convenable. Panique pour IOG qui sait que son fidele détient des dossiers explosifs sur lui. Aux dernières nouvelles, il serait nommé Ambassadeur auprès d’un pays africain.

– Rifki Abdoulkader Bamakrama

Le ministre du commerce Rifki Abdoulkader Bamakrama n’a pas été surpris de son limogeage. La baffe qu’il avait reçue d’IOG lors de son « one man show » en fin d’année de 2010 ne lui avait pas laissé grand espoir. Rifki qui n’avait pas digéré cet affront avait pris toutes ses précautions. Il n’allait plus au bureau ou ils venaient à des heures tardives. Il aurait refusé de faire campagne pour l’élection présidentielle en estimant que la constitution n’autorisait pas un troisième mandat a l’actuel locataire du palais de Beit el Wali. Il a été viré en conséquence.

– Saïd Barkhat

Le ministre de la justice Saïd Barkhat a été aussi viré de son poste. Saïd Barkhat est un cumulard. Ministre, député de la tribu Mahad Assey et aussi un grand commerçant.

Il possède plusieurs terrains qui ont été volés à des Djiboutiens. Ce gros Warabeys est parti au grand soulagement même de sa propre tribus qui ne voulait plus de lui. Saïd Barkhat est un vieux loup. Sera-t-il rattrapé par la justice djiboutienne pour des détournements de fonds publics et des extorsions de fonds ? A Djibouti, la justice, comme on le sait, est actionnée directement par le Palais de l’Escale.

Où en sont les développements judiciaires concernant l’affaire qui l’oppose à l’ex-général Ali Meidal Waiss à propos du vol de milliards de fdj pour la construction de logements destinés aux familles des militaires dans les lotissements de Gabode 1 et 2.

C’est le nouveau ministre Ali Farah Assoweh qui va hériter du dossier : est-ce une sorte de punition ?

– Abdi Ibrahim Absieh dit Hamoud

L’ex-ministre de l’éducation Abdi Ibrahim Absieh dit Hamoud a aussi été remercié. Il parait qu’il aurait dilapidé des sommes gigantesques au détriment des caisses de l’éducation nationale. Il s’est construit à Dire Dawa, en toute discrétion, un grand hôtel 4 étoiles. Personne ne le savait. Mais on ne compte plus ses villas et ses voitures. Devenu trop riche et donc trop dangereux pour le couple royal, il a été mis sur la touche.

On pourrait l’appeler, le DSK djiboutien. Il était le seul ministre qui était poursuivi pour viol et séquestration dans l’hôtel Kempisky palace. La plainte avait été déposée par une jeune djiboutienne du Lycée d’état, mais elle avait été rejetée par la gendarmerie, qui lui a même conseillé de se taire, car Hamoud est intouchable a Djibouti.

IOG n’avait pas apprécié qu’il soit derrière la révolte des étudiants qui ont inquiéter son régime. Il aurait refusé à plusieurs reprises les ordres de la première dame en déclarant qu’il n’avait pas été nommé par sa femme mais par le mari. Il a été sacrifié sur l’autel ! Hamoud s’était préparé et il doit son salut en raison au fait qu’il ne broute ni ne fume. Donc il a économisé beaucoup.

– les autres

Les autres ministres qui sont partis comme Nema Bourhan Houssein, Osman moussa Silik, Moussa Bouh Odowa étaient déjà sur la touche. Ils s’étaient préparés en conséquence.
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Mais il n’a pas été facile au vieux dictateur de se résigner à ce rajeunissement des cadres en se séparant des compagnons clés qui ont contribué à faire de lui un homme richissime.

Pendant ce temps, la situation continue à se dégrader sur tous les plans. Les djiboutiens de la classe moyenne se sont évaporés dans la nature et tous à Djibouti, filles comme garçons ne rêvent plus que de s’installer à l’étranger. Le pays est devenu un havre de paix où la paix n’existe vraiment pas.

Les choses devraient commencer à se gâter depuis que le holdup électoral est terminé. Les étudiants sont descendus dans la rue pour demander leurs allocations au ministre des finances qui a répondu en leur envoyant la police.

La bataille s’est déroulée dans tout le centre ville de Djibouti et il a fallu beaucoup de sang froid à la police pour ramener le calme dans le centre ville de Djibouti contre une jeunesse qui aspire à la paix et à la démocratie que lui refuse un despote mal éclairé.

La deuxième manifestation s’est déroulée plus calmement. Organisée par les associations de jeunes Afar qui demandaient au pouvoir mal élu d’IOG de reconnaitre les torts qu’il avait causé à la jeunesse Afar et de les réparer. La manifestation avait été tolérée par le régime.

Les jeunes ont signé une pétition pour demander au dictateur de reconnaitre les erreurs de son régime et celle de son oncle tribaliste comme lui, Hassan Gouled. La pétition a été remise au premier ministre qui avait autre chose en tête. Il était préoccupé par le renouvellement de son fauteuil et il marchait sur des oeufs. Dileita Mohamed Dileita a pris la pétition et au lieu de se concerter avec les jeunes Afar en colère, il a sauté sur l’occasion et il l’a portée au dictateur en déclarant que les jeunes Afar voulaient sa tête.

Fou furieux, IOG a donné l’ordre aux forces de sécurité d’arrêter tous les jeunes qui avaient signé la pétition. Les jeunes, dont la plupart sont étudiants soit au lycée d’état soit au pôle universitaire de Djibouti ont tous été arrêtés à leur domicile ou même dans leur salle de classe.

Le régime a particulièrement ciblé le leader qui avait eu l’idée de demander aux jeunes d’écrire cette pétition. C’est le jeune Charlie qui a été arrêté par la gendarmerie et conduit à la direction de la sécurité nationale pour interrogatoire. Jusqu’à maintenant le jeune Charlie est détenu dans les geôles du régime en place. Les partis d’oppositions ont dénoncé cette situation de « ni paix ni guerre » dans laquelle le régime a précipité le pays.

Djibouti dans le noir

Actuellement la capitale Djibouti est sans électricité. Cette situation serait la conséquence de la soumission aveugle d’IOG à sa femme la tigresse. Elle a exigé la tête de Djama Ali Guelleh, le patron de l’EDD. IOG aurait demandé à Djama Ali Guelleh de quitter de lui-même son poste pour devenir l’ambassadeur de Djibouti à Washington.

On sait que l’administration Obama a exigé le départ immédiat de l’ambassadeur Robleh Olhayeh qui est accusé par le FBI de se livrer à différents trafics dont celui du khat qui est interdit au États-Unis.

IOG n’a pas besoin se faire des ennemis supplémentaires. C’est l’un des derniers soutiens de poids qui lui reste. Face à la passivité du régime djiboutien, Obama a personnellement demandé a sa secrétaire d’état Hillary Clinton d’écrire à la présidence de Djibouti pour exiger le départ de l’ambassadeur Robleh Olhayeh.

On peut supposer que la réponse de Djibouti a cette demande aurait été, selon nos sources, l’assassinat en pleine nuit du chef de la sécurité de l’ambassade des États-Unis à Djibouti ainsi que celui de son adjoint djiboutien qui bossait pour l’organisation internationale Transparency international.

Washington n’a pas supporté ce crime et il a immédiatement délégué sur place des policiers du FBI pour enquêter sur ce crime. Malgré la lenteur de la police djiboutienne handicapée par la corruption qui sévit au sommet des Etats-major, les agents du FBI ont vite démonté la machination et ils auraient remis, selon nos sources, un rapport à la justice du département d’état américain.

Le cadavre a été bien déposé derrière les salines ouest par des inconnus mais qui ont agit sur ordre des puissants services secrets djiboutiens. Selon nos sources, ce seraient des jeunes filles qui auraient servi d’appât pour le type de l’ambassade des États-Unis.

Quand au djiboutien il a été abattu froidement et laissé pour mort dans une rue de Djibouti. Mais cela n’a pas découragé les américains qui ont suspendu les aides financées par leur organisation USAID qui finalisait des projets pour apporter du bien-être à la population djiboutienne.

Djama Ali Guelleh s’accroche à l’EDD


De son côté, Djama Ali Guelleh n’a pas supporté l’humiliation. Il a refusé de démissionner de son poste. Ses arguments sont que s’il démissionne, Djama Haid, le gouverneur de la banque nationale doit aussi le faire et il prend son poste ….

Mais Kadra Haid a refusé que son frère soit envoyé en poste à Washington comme ambassadeur. Le clan de Bafourlaba a demandé à IOG de renoncer à l’idée stupide d’envoyer à l’étranger le gardien des caisses du régime et de nommer un issak à sa place. De leur côté, les leaders du clan d’IOG ont fait savoir à Djama Ali Guelleh qu’il n’était pas question qu’il quitte l’EDD . Djama Ali Guelleh a imposé à ses techniciens de saboter la Centrale de Boulaos et c’est la ville entière qui a été plongée dans le noir.

La stratégie du chef de l’EDD est simple. Faire en sorte que les gens se soulèvent contre IOG. On pourra dire ainsi que la responsabilité des coupures de distribution électrique revient à Kadra Haid.

La stratégie semble avoir une certaine efficacité puisque toute la ville de Djibouti commence a haïr sérieusement la dernière dame de Djibouti.

La maladie du plus jeune fils d’IOG ?

Depuis quelques semaines le fils d’IOG est sérieusement malade. Le jeune Aïnache n’arrive plus à se nourrir. Pour soigner son jeune prince, IOG a fait venir le responsable de la grande mosquée de la Mecque a Djibouti pour qu’il lise quelques Douas et supplications sur la tête du jeune Aïnache.

C’est le jeune Aïnache qui a accueilli le Cheik saoudien à sa descente d’avion comme s’il n’y avait pas de ministre du culte dans notre pays.

Des rumeurs commencent à circuler à Djibouti : les gens commencent à maudire la famille d’IOG et on se demande si le premier qui aurait attrapé le virus du silence ne serait pas le jeune Aïnache, plus jeune fils d’IOG. IOG n’ignore pas que c’est par ses fils que le maréchal Mobutu du Zaïre a perdu le pouvoir.

Ensuite ses héritiers sont morts les uns après les autres. La malédiction s’était abattue sur sa famille. Alors, il veut éviter cela et il essaie de sauver les meubles.

La suite suivra dans notre prochaine édition.

Sergent Ariko
Londres
ex membre de la garde présidentielle.