02/11/2021 (Brève 1945) TRENTE ANS de l’ARDHD – février 1999 : le premier site internet exclusivement consacré à Djibouti (Episode_04)

++ Fin janvier 1999 : Maître AREF traduit en justice à nouveau.
L’équipe de l’ARDHD a été informé trés rapidement de sa convocation devant le tribunal correctionnel le 15 février 1999, pour escroquerie.

Procès politique ou escroquerie véritable ?
La proximité des élections présidentielles, sans la présence d’Hassan Gouled Aptidon qui ne se représentait pas, peut laisser supposer qu’Ismaël Omar Guelleh qui était prêt à tout pour remplacer son oncle, ait choisi ce moyen pour éliminer un concurrent potentiel. C’est ce pensait Amnesty International qui a publié un communiqué en se sens/

Sur les faits d’escroquerie : en audience judiciaire, Maître Aref se serait porté acquéreur pour des clients d’une cargaison de farine. Selon la justice, il n’était pas autorisé à le faire et il aurait reçu une commission. Nous sommes incapables de dire si les faites délictueux étaient fondés, mais cela lui a valu le surnom « d’enfariné » par la suite.

Après 3h30 d’audience et 5 min de délibéré, il a été condamné à deux ans de prison dont six ferme et mandat d’arrêt à l’audience.

La voie était libre pour la victoire d’IOG le 9 avril 1999.

++ 12 février 1999 : le premier site Internet consacré à Djibouti.
Constatant que l’envoi de fax était très consommateur en ressources internes, les dirigeants de l’ARDHD ont pris la décision d’ouvrir le premier site internet consacré à Djibouti. Bien entendu, ils ont privilégié un nom de domaine en relation avec le procès de Maître Aref : www.liberte-aref.com. Le site migrera en juin 2001 pour adopter www.ardhd.org

Le premier communiqué publié dans la version n°1 du site est daté du 12 février 1999. Le webmaster avait ajouté des articles datés de fin 1998. (Lien https://www.ardhd-old.org/francais/actu.htm)

La version n°1 du site avait été réalisée, dans l’urgence, avec les programmes utilitaires disponibles à l’époque. A Djibouti le régime n’était pas organisé pour affronter cette nouvelle forme de communication. Alors comme d’habitude, il a lancé ses meilleurs détracteurs à l’assaut « épistolier » avec forces insultes et menaces.

Mais le mouvement était lancé et bien que le nombre de foyers ayant accès à Internet était très limité à l’époque, en particulier à Djibouti, le site a conquis de nombreux lecteurs, plus nombreux chaque jour avec le déploiement rapide d’Internet.

Dans le prochain épisode, nous parlerons des prisonniers politiques extradés par l’Ethiopie et de la version n°2 du site, puis de son changement de nom.